Première rencontre historique entre les deux Corées.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont entamé vendredi leur sommet, après une poignée de main hautement symbolique sur la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. “Je suis heureux de vous rencontrer”, a lancé Moon Jae-in à son homologue. Celui-ci a alors franchi la frontière, devenant le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre de Corée. “De manière inattendue, Kim a ensuite demandé à Moon de traverser la ligne de démarcation pour venir du côté nord”, raconte jeudi matin le Korea Times. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus à pied côté sud, où est organisé le sommet. L’arsenal atomique nord-coréen figure en bonne place du menu de leur rencontre.

En raison des différentes rodomontades plutôt pitoyables entre Kim Jon-un et Donald Trump (c’est moi qui est la plus grosse), j’ai l’impression que nous avons de la peine de mesurer tout ce que ce moment a d’historique. C’est un des moments les plus improbables qui puisse exister de rapprochement entre deux pays. C’est probablement avec la Chute du Mur de Berlin, la poignée de mains entre Menahem Begin et Anouar el-Sadat Sadate et les Premiers pas de l’homme sur la lune le moment historique le plus fort que j’ai rencontré durant mon existence. Quelque soit la suite de ces négociations,

Histoire et EDD : « Dîner avec Darwin Des cavernes aux cuisines, ce que racontent nos assiettes » et « Manger suisse. Qui décide ? »

Voici deux ouvrages qui intéresseront les enseignants 5e à 8e Harmos notamment en relation avec le Plan d’études romand en Histoire du cycle 2 ainsi que ceux intéressés aux questions liées à l’Education au développement durable (EDD).

Silvertown nous offre un beau voyage à travers le temps de nos papilles gustatives dans « Dîner avec Darwin ». Pour leur part, Rémi Schweizer, Stéphanie Boisseaux, Sophie Reviron et Jean-Philippe Leresche nous en disent plus sur le manger suisse à la lumière de nos préoccupations écologiques, durables et sociales.

Dîner avec Darwin Des cavernes aux cuisines, ce que racontent nos assiettes

Les oeufs, la farine et le lait ont un point en commun, mais lequel? En plus d’être les trois ingrédients de nos crêpes, chacun d’eux a évolué durant des millions d’années pour assurer la survie de son espèce. Il ne s’agit pas de cas isolés. Nos petits déjeuners, nos listes de courses et nos recettes, tous ont une riche histoire à raconter, une histoire qui est en partie la nôtre, celle de nos origines et de notre évolution. Jonathan Silvertown nous entraine au fil des pages dans un délicieux récit, concoction de co-évolution et de cuisine, de microbiomes intestinaux et d’herbes aromatiques, de poules et d’oeufs, de soupes, de coquillages et d’épices. Il déroule l’épopée alimentaire de l’homme, des premiers âges de l’humanité à nos jours. Comme un vrai chef, il passe au crible les interactions entre nos sens et nos aliments, saupoudrant le menu de croustillantes anecdotes : maladies intestinales de Charles Darwin, anatomie de nos papilles ou implication du pain dans la construction des pyramides d’Égypte. Un voyage passionnant à travers le temps, le monde et les repas qui nous unissent. Vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même manière.

Sommaire : 1 Une invitation à dîner

2 L’animal qui cuisine

3 Crustacés – Pêche à pied

4 Pain – Domestication

5 Soupe – Goût

6 Poisson – Odeur

7 Viande – Carnivores

8 Légumes – Variété

9 Herbes et épices – Piquant

10 Desserts – Pêché mignon

11 Fromage – Laitages

12 Vin et bière – Intoxication

13 Festoyer – Société

14 Nourriture du futur

Référence : Dîner avec Darwin Des cavernes aux cuisines, ce que racontent nos assiettes – Jonathan SILVERTOWN – 9782889152438 Presses polytechniques et universitaires romandes, Quanto Sciences culinaires

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Manger suisse. Qui décide ?

Peut-on monter une mayonnaise suisse avec des œufs importés? Aromatiser aux framboises étrangères un yogourt de la région? Faire mousser la croix blanche sur une bière dont le seul ingrédient helvétique serait l’eau? Au cours des dix dernières années, ce qu’est le «manger suisse» est devenu un enjeu politique brûlant. La marque «Suisse» fait vendre. Synonyme de qualité et de tradition, cette indication de provenance s’associe selon les cas à des préoccupations d’écologie, de durabilité ou de conditions sociales. Mais comment garantir cette spécificité nationale: est-ce l’origine des matières premières qui doit primer, ou le lieu de leur transformation?

Sommaire : 1 La marque «Suisse» dans tous ses états

2 Le terreau fertile des «indications de provenance»

3 Dynamique d’acteurs de la filière agroalimentaire

4 De la croix suisse au Swissness

5 La nouvelle norme du «manger suisse»

6 Le «manger suisse» crédibilisé et… démystifié

Référence : Manger suisse. Qui décide ? – Rémi Schweizer, Stéphanie Boisseaux, Sophie Reviron et Jean-Philippe Leresche. PPUR – Collection : Savoir suisse

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“Hamon, fractures de campagne”, comment le candidat socialiste a raté le rendez-vous présidentiel | Les Inrocks

La dernière élection présidentielle française est à envisager comme un événement historique majeur en devenir. Elle marque la déroute des partis politiques traditionnels et indique une recomposition du champ politique issu de la Révolution industrielle et de l’Après-Guerre1. Dans cette optique-là, le documentaire sur la campagne de Benoît Hamon est à considérer comme une source pour une histoire future.

De la défaite à la dernière élection présidentielle, le Parti socialiste pâtit encore aujourd’hui. Chute vertigineuse du nombre des militants (moins de 20 000 militants actifs), ligne politique ambiguë, et fuite d’une grande partie des éléphants socialistes vers La République en Marche. L’élection d’Olivier Faure à la tête du parti ne semble pas arranger les affaires du parti à la rose. Trop modéré pour les uns, trop social-libéral pour les autres, le nouveau dirigeant du parti se montre mal placé sur l’échiquier politique pour ressusciter le parti. Autant de retombées politiques de ce funeste épisode électoral.

Quoi qu’il en soit, l’histoire retiendra sans aucun doute le nom de Benoît Hamon, candidat du parti auxdites présidentielles, comme principal responsable de ce désastre. Les responsables sont pourtant multiples, à commencer par les cadres du parti mais surtout les participants à la primaire de la Belle alliance populaire qui l’ont abandonné au cours de la campagne.

C’est le constat qui ressort du documentaire Hamon, fractures de campagne. Celui-ci propose deux récits parallèles. L’un narré par Benoît Hamon quelques mois après les élections présidentielles, l’autre mis en scène par le réalisateur, Hugues Nancy, qui a vécu la campagne de l’intérieur avec le chef opérateur Grégoire de Calignon.

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Crédit photo : Benoit Hamon revient sur sa campagne des élections présidentielles 2017. (Capture d’écran, « Hamon, fractures de campagne »). POLITIQUE

  1. On peut d’ailleurs se demander laquelle entre la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide. Si ce n’est les deux. ↩

Jouer à la guerre dans l’Europe contemporaine

Une découverte que le site de l’Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe, à l’exemple de cet article consacré à l’essor des jeux guerriers depuis le 19e siècle.

En essor depuis le xix siècle, les jouets guerriers sont à la fois des objets culturels et des produits commerciaux. En temps de guerre, ils contribuent à la mobilisation des civils, en particulier des enfants et des jeunes. Longtemps produits de luxe, les jouets, tout comme les jeux, plus libres, façonnent l’imaginaire et constituent un exutoire symbolique. En temps de paix, ils sont les vecteurs d’un discours historique dont le potentiel pédagogique, surtout depuis l’émergence des jeux vidéo, est encore largement inexploité. Vecteurs d’une interprétation du passé guerrier, ils suscitent des critiques et des polémiques, soulèvent des enjeux mémoriels et représentent, de fait, un champ d’étude en friche.

Lire la suite : Bérénice ZUNINO, « Jouer à la guerre dans l’Europe contemporaine », Encyclopédie pour une histoire nouvelle de l’Europe en ligne, 2016, mis en ligne le 30/11/2017, consulté le 25/04/2018. Permalien : ehne.fr/node/1169

Crédit photo (en-tête): Anglais sous forme de pantin à construire, 1914. © Landesmuseum Stuttgart/Museum der Alltagskultur Schloss Waldenbuch, collection F. Schreiber, VK 1978/50-8156. Source : photo de B. Zunino.

Grande Guerre : un musée pour honorer la mémoire des soldats australiens

Un nouveau centre d’interprétation sur la Grande Guerre est inauguré 24 avril dans la Somme. Situé près du mémorial de Villers-Bretonneux, il raconte l’engagement des troupes australiennes durant ce conflit sur le front occidental. 400 écrans dans un espace de 1000m2 composent l’essentiel de la visite.
Visite du centre Sir John Monash en photos (3 extraits)

L’entrée du centre Sir John Monash se fait par une rampe qui rappelle la descente dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.© Stéphanie Trouillard, France 24

Grâce à une application mobile, les visiteurs suivent le parcours des soldats australiens engagés sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale.© Stéphanie Trouillard, France 24

L’accent est mis sur certains parcours individuel, dont ceux des soldats aborigènes. Quelques 400 membres de cette communauté autochtone ont servi sous le drapeau australien pendant la Première Guerre mondiale.© Stéphanie Trouillard, France 24

Plus de 100 000 visiteurs sont attendus chaque année au centre Sir John Monash.

Lire l’article : https://ift.tt/2HKG5mE | France 24

Tablettes au collège : à Rixheim, le numérique révolutionnerait  l’enseignement de l’histoire

Depuis décembre 2017, tous les élèves du collège Dreyfus de Rixheim ont une tablette dans leur sac. L’article de France 3 Grand Est rend compte de cette expérience et oscille entre la pensée magique (« Fini, donc, le cours magistral, écrit au tableau » ou « Les tablettes sont donc en train de révolutionner la pédagogie »), au publireportage pour Apple et l’amorce d’une critique (« Apple, qui en proposant des stages assurés par ses propres formateurs, met ainsi un pied à l’école, puis par extension, dans les familles des élèves, et se crée un vivier de futurs clients. »).

Un passage concerne plus particulièrement un moment d’enseignement de l’histoire et permet ensuite d’affirmer que le cours magistral c’est fini :

« [Dans la classe d’histoire de Bénédicte Le Gorec], en petits groupes, les élèves décryptent des tableaux de l’époque napoléonienne. Ici les outils s’appellent skitch et thinglink: on dessine les lignes de force du tableau directement sur l’image, on ajoute des annotations, des liens vers les croquis préparatoires, vers les biographies des principaux personnages. L’image devient interactive, elle contient le cours à elle toute seule, et ce sont les élèves qui ont effectué le travail, orientés par les questions de leur professeur. Une professeure qui va, en retour, adapter le contenu de ses cours en fonction des travaux et des questions des élèves. La représentation du sacre de Napoléon par Jacques-Louis David donnera par exemple lieu à une digression sur la construction des images de propagande à travers l’histoire et jusque sur les réseaux sociaux fréquentés par ces collégiens. »

Le reportage complet :

Source : Tablettes au collège : à Rixheim, le numérique révolutionne l’enseignement – France 3 Grand Est

Crédit image : Pixabay. CC0 Creative Commons. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

L’histoire du Titanic que l’on vous a cachée | Slate.fr

Le film Titanic a fixé dans les mémoires la tragédie qu’a connue le paquebot en avril 1912. Le couple formé par Rose et Jack est devenu le visage des victimes, jeunes premiers rayonnants dans un casting somme toute très blanc. Il y avait pourtant des passagers de pas moins de trente-trois nationalités différentes, dont certaines sont tombées dans l’oubli de l’histoire ou, plus exactement, en ont été effacées.

Parmi les passagers qui ont embarqué à Southampton le 10 avril 1912, il y avait huit Chinois, dont le nom avait été griffonné sur un même ticket de troisième classe. Cinq jours plus tard, lors du naufrage, il restait six survivants. Arrivés aux États-Unis, ils ont pourtant disparu des registres comme de la mémoire collective.

«Six hommes chinois sont sortis vivants du Titanic et vingt-quatre heures plus tard ils étaient effacés de l’histoire. Ce n’était pas un accident. C’était délibéré. C’est quelque chose dû à la culture de l’époque», raconte Steven Schwankert, qui participe à l’élaboration du documentaire The Six cherchant à réhabiliter l’histoire des passagers chinois du Titanic.

Lire l’article : L’histoire du Titanic que l’on vous a cachée | Slate.fr

Crédit image : Le naufrage du Titanic, de Willy Stöwer, 1912 | AFP

Traces de mémoires collectives et bases de données de la Première Guerre mondiale | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Pour une proposition de contribution à un colloque, Frédéric Clavert souhaite se pencher sur les bases de données recensant des soldats de la Première Guerres mondiales. Il s’agit de regarder différents aspects de ces bases de données (éditeur, relation au grand public, fonctionnalités, schéma de la base de données, l’accessibilité, etc) pour analyser comment les mémoires collectives de la Première Guerre mondiale font trace dans ces bases de données.

Pour cela,  Frédéric Clavert a besoin de faire une recension de ces bases de données. Voici un premier résultat, par pays.

Retrouver les bases de données identifiés par le site et contribuer: Traces de mémoires collectives et bases de données de la Première Guerre mondiale | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Les agriculteurs du néolithique ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles | Les Découvertes archéologiques

Une nouvelle étude apporte une réponse à une question longuement débattue parmi les anthropologues et les généticiens: lorsque les agriculteurs sont arrivés en Europe, comment ont-ils réagi avec les groupes de chasseurs-cueilleurs existants ?

Les chercheurs ont utilisé des méthodes génotypiques de haute résolution pour analyser le génome de 180 anciens agriculteurs, dont 130 sont signalés pour la première fois dans cette étude, sur la période 6000 à 2200 avant JC, afin d’explorer les dynamiques des populations sur cette période.

Les agriculteurs du néolithique ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles
Etude d’ossement d’une ancienne tombe néolithique de Bátaszék (Hongrie). Photo: Anett Osztás

La récente étude suggère que les groupes d’agriculteurs venus du Proche-Orient et les chasseurs-cueilleurs existants ont probablement vécu côte à côte  pendant un certain temps avant que les anciens agriculteurs ne se répandent à travers l’Europe.

La récente étude, d’une équipe internationale comprenant des scientifiques de l’Ecole Médicale de Harvard, de l’Académie des Sciences de Hongrie et de l’Institut Max Planck d’Histoire des Sciences, s’est concentrée sur les interactions régionales entre les anciens fermiers et derniers groupes de chasseurs-cueilleurs à travers un large intervalle de temps dans trois endroits en Europe: l’ouest de la Péninsule Ibérique, la région centre Elbe-Saale dans le nord de l’Europe, et les terres fertiles du bassin des Carpates (situés dans ce qui est aujourd’hui la Hongrie)

Lire l’article : Les agriculteurs du néolithique ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles | Les Découvertes archéologiques

Que disent les sciences de l’éducation à propos de l’apprentissage du code ? – Class’Code

L’apprentissage de la pensée informatique est une tendance croissante à l’échelle internationale. Dans ce contexte, des projets comme Class’Code ont permis développer des formations pour les éducateurs, des ressources et une communauté d’apprentissage interdisciplinaire. A l’échelle internationale, des nombreuses expérimentations ont eu lieu dans différents contextes, bien que l’analyse de ces différents pilotes n’ait pas été conduit de manière systématique.

En vue d’établir un état des connaissances ces apprentissages, Margarida Romero du laboratoire LINE a établi, pour Class’Code une lecture et une synthèse de différentes études produites dans le domaine des sciences de l’éducation.

A lire sans modération.

Présentation de la synthèse

Lorsqu’on commence à explorer la littérature en sciences de l’éducation à propos de ce qu’on nomme l’« apprentissage du code »,  il semble que la réponse soit donnée à quatre niveaux.

– Au niveau de l’apprentissage de la programmation à partir d’outils de programmation visuelle. Parmi ces outils, les études sont centrées essentiellement sur Scratch  un grand nombre d’études a permis d’établir l’intérêt de cet outil et pratique, on échantillonnera ici quelques éléments.

– Au niveau de la  robotique ludique et éducative plusieurs études sont aussi disponibles, elles établissent la faisabilité de faire de la robotique avec les enfants et en montrent quelques vertus et limites.

– Quelques études s’intéressent enfin à l’apprentissage de la pensée informatique indépendamment de ces deux volets plus technologiques, par exemple de manière débranchée, on en citera.

– Enfin bien que ce ne soit pas à proprement parler le sujet,  la question de l’apprentissage avec le numérique ou des usages du numérique,  et celui des pédagogies innovantes viennent s’inviter dans notre problématique, et les deux ouvrages de synthèse de Tricot et Amadieu fournissent une réponse tout à fait utile à notre niveau, on le résumera ici.

Une cinquantaine de références de la littérature internationale en sciences de l’éducation conclut la synthèse.

— Lire la suite sur project.inria.fr/classcode/que-disent-les-sciences-de-leducation-a-propos-de-lapprentissage-du-code/

Crédit image : CC0 Creative Commons. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise. https://pixabay.com/fr/numérisation-null-une-2170799/