Apprendre avec le numérique ? | Le Café pédagogique

A quelques jours de la publication en France d’un plan numérique de 800 millions d’euros, il faut oser remettre en cause l’efficacité du numérique dans l’enseignement. C’est ce que font André Tricot, professeur en psychologie et Franck Amadieu, maitre de conférence, dans un petit livre publié par Retz. « Ce petit ouvrage défend un point de vue très simple : les mythes liés au numérique ont fait beaucoup de mal à la crédibilité des nouvelles technologies pour l’apprentissage ». Ainsi l’ouvrage analyse 11 mythes  numériques qu’il analyse en s’appuyant sur les travaux scientifiques. Le numérique motive les élèves ? Parfois oui. Mais c’est sans rapport avec son efficacité. Le numérique permet un apprentissage plus actif ? Tout dépend du scénario.

Vrais empêcheurs de ronronner béatement, les auteurs nous remettent les pieds sur terre. « Les outils ne sont que des outils. Quand on leur assigne cette place alors les outils numériques ont un potentiel formidable ». Car l’ouvrage n’est pas une oeuvre de technophobes. Les deux auteurs travaillent depuis des années sur les usages éducatifs du numérique. C’est cette connaissance qui les amène à baliser le terrain du numérique à l’école. Et à interroger du coup encore une fois les politiques.

Amadieu, F., Tricot, A. (2014). Apprendre avec le numérique. Mythes et réalités. Paris: Retz. ISBN 978-2-7256-3320-6

L’interview du Café pédagogique : Apprendre avec le numérique ?.

Le plaisir d’écrire grâce au blogue pédagogique |Le RECIT

Le plaisir d’écrire grâce au blogue pédagogique :: RECIT local CSA

Vous trouverez dans ce billet les principales astuces pour animer votre blogue de classe, telles qu’elles ont été répertoriées dans cette formation pédagogique utilisant la plateforme WordPress .

La démarche d’écriture proposée comprend 5 étapes : la planification, la rédaction, la révision, la correction et la diffusion. Le blogue permet particulièrement de mettre l’accent sur la diffusion des écrits.

Lire la suite : Le plaisir d’écrire grâce au blogue pédagogique :: RECIT local CSA.

Restauration flamboyante de Notre-Dame de Chartres

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Inclinez-vous à voir le Moyen-Âge comme une période obscure où règnent les ténèbres ou plutôt enclin à le voir comme une période flamboyante?
Actuellement la cathédrale de Chartres en cours de restauration comblera les tenants de ces deux Moyen-Âge, car le visiteur peut encore observer l’avant restauration de l’après.

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L’avant, c’est le Moyen-Âge obscur qui s’impose. les colonnes sont gris noirs. Seuls les vitraux apportent de la lumière et de la couleur à l’édifice.
L’après, c’est un Moyen-Âge flamboyant qui règne en maître. Les colonnes retrouvent toute la splendeur de leur ocre jaune et d’autres couleurs s’ajoutent pour le plus grand plaisir des yeux. Cette plongée au cœur d’un Moyen-Âge lumineux, coloré et flamboyant est un régal. J’en redemande.

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L’extérieur également connaît une restauration

Concernant la cathédrale et sa restauration, voici quelques informations dispensées dans l’édifice, Édifiée à partir de 1194′ la cathédrale Notre-Dame de Chartres a reçu dès l’origine un décor intérieur constitué d’un enduit ocre-jaune agrémenté d’un réseau de faux-joints blancs appliqués sur la maçonnerie en pierre de Berchères. La restauration offre aussi l’occasion de mettre en valeur la polychromie médiévale ou d’époques postérieures.

L’histoire de la guerre 14-18 racontée au travers d’un jeu vidéo | Serious-Game

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Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre est à mi-chemin entre l’expérience pédagogique et le jeu vidéo. Au travers de cette production originale, Ubisoft souhaite faire découvrir au grand public les horreurs de la première guerre mondiale sans jamais les montrer clairement.
Lyonel Kaufmann‘s insight:
Je note :
«Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre n’est pas un documentaire au sens strict du terme, mais plutôt une fiction qui nous plonge dans le contexte de la Grande Guerre. L’histoire traite plusieurs sujets, comme l’amour, la séparation ou la solidarité et la narration est bien au cœur du jeu, au détriment parfois du gameplay un peu trop simpliste. Entendez par là que les différentes énigmes ne freineront pas la progression du joueur. Autre élément important : le jeu ne juge pas et amène le joueur à comprendre que la guerre oppose des hommes, et non des gentils contre des méchants. Souvent, vous serez amener à aider un personnage, peu importe qu’il soit français ou allemand.»

See on serious-game.fr

Mise à jour (27 juin 2015) :

Un reportage de France24 de juin 2014 (dernière modification décembre 2014) fournit des indications complémentaires concernant ce jeu. Notamment les liens entre Ubisoft et l’équipe d’Apocalypse.

Concernant les personnages de ce jeux :

«Émile le prisonnier français, Freddie le soldat américain, Karl le jeune allemand, Anna l’infirmière belge et Walt le chien des tranchées. Le jeu vidéo « Soldats Inconnus »  propose de prendre en main la destinée de ces cinq personnages projetés en pleine Première Guerre mondiale. De l’enfer des tranchées aux combats aériens en passant par la vie à l’arrière, l’immersion se fait sous plusieurs angles.»

La présentation en vidéo du jeu :

Sur le travail de conception, les liens de l’éditeur Ubisoft avec l’équipe d’Apocalypse et la Mission centenaire :

«Pour concevoir cette aventure au cœur de la « Der des Ders », l’équipe du studio Ubisoft de Montpellier s’est entourée d’historiens et des réalisateurs du documentaire à succès « Apocalypse« , diffusé par France 2. Elle a également reçu l’appui du label national de la Mission centenaire. Même si leurs personnages sont fictifs, les concepteurs du jeu ont tenu à respecter scrupuleusement la véracité historique. Pour Paul Tumelaire, il s’agit d’un véritable travail de mémoire : « On a vraiment été dans le souci du détail, aussi bien dans les événements, que dans les batailles, les uniformes, les soldats engagés ou les inventions qui ont été faites à l’époque ».»

Le site accompagnant le jeu : « Soldats Inconnus« .

Cette collaboration avec l’équipe d’Apocalypse et la Mission centenaire est certainement aller dans les deux sens puisque ces derniers viennent de publier un jeux sérieux destinés aux écoles et intitulés Apocalypse – 10 destins (http://www.apocalypse-10destins.com). Cette fois-ci, les élèves disposent de 10 personnages dont ils peuvent suivre le destin (mais le chien a disparu).

VIDEO. Voici comment on se battait (vraiment) au Moyen-âge | Sciences & Avenir

«Cette vidéo a été tournée dans le cadre de mon travail de doctorat » a expliqué Daniel Jaquet à Sciences et Avenir. Elle se décompose en deux parties. La première montre la mobilité du chevalier en armure, et la seconde explique les différentes techniques de combat, reconstituées d’après un corpus de 52 manuscrits traitant du combat en armure, qui couvrent de la fin du 14e siècle jusqu’à la première moitié du 16e.»

viaVIDEO. Voici comment on se battait (vraiment) au Moyen-âge – Sciences et Avenir.

Astérix «Le Domaine des Dieux»

Je découvre ce jour un texte datant de 2007 analysant l’album «Le Domaine des Dieux», puis la bande-annonce de la sortie, prévue fin novembre, du dessin animé 3D avec Alexandre Astier (Kaamelott) aux commandes.

Tout d’abord, l’analyse par Loleck du «Domaine des Dieux» :

Le Domaine des dieux, publié dans Pilote en 1971, présente un immense intérêt : il reprend le thème fondateur de la série, celui de la gallo-romanisation comme colonisation réelle. En prenant pour moteur de l’aventure la volonté romaine de faire disparaître les Gaulois en les entourant d’une ville nouvelle (dont le modèle est Parly II, aux portes de Paris), Goscinny se concentre sur le thème de la résistance du petit village autochtone contre la volonté d’extension spatiale des Romains, qui constitue le fond et le contexte historique de la série, mais qui est souvent estompé ou laissé à l’arrière-plan (ou neutralisé comme foyer de conflit).
Ici, cette opposition se met à fonctionner comme la coupure centrale, celle qui donne le sens général des aventures d’Astérix, ce qui n’est pas si fréquent : Le Tour de Gaule[1] ou Le Bouclier Arverne[2] jouent aussi sur ce thème, mais plus tôt, et de façon plus anecdotique, en se concentrant moins directement sur la colonisation au sens strict ; Obélix et Cie[3] en revanche reprendra franchement le thème. On peut même dire que le Domaine des Dieux comporte une séquence qui constitue une anticipation pure et simple de la trame d’Obélix et Cie, ce qui contribuerait à définir une «période» ou une inflexion conhérente de la série entre 1971 et 1976.

Ce travail me renvoie notamment à l’ouvrage de Rouvière, N. (2006). Astérix et les lumières de la civilisation. Paris: PUF. Cet ouvrage fait notamment l’hypothèse que les albums des années 1965-1975 constituent aussi l’interprétation d’une profonde modification du statut de l’individu et du sens de la modernité qui affecte la France. La Revue Anabase en avait fait le compte-rendu suivant : http://anabases.revues.org/2871?lang=es. Si le compte-rendu était fort critique concernant ce travail, il n’en concluait pas moins par

En cela, ce livre nous convainc qu’Astérix, à travers l’utopie d’un village gaulois (et au-delà de tout recours à l’anachronisme comme ressort comique), est aussi un discours – construit à la fois par ses auteurs, par sa dynamique propre et par ses lecteurs – sur notre propre société.

Notons également la parution en 2012 de Nicolas Rouvière (dir.), Bande dessinée et enseignement des humanités


La table des matières (http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100212370&fa=sommaire)
et un compte-rendu de l’ouvrage (http://lectures.revues.org/8943) sont consultables en ligne. Ce dernier nous apprend que «la troisième et quatrième partie de l’ouvrage articulent l’objectif général des contributions : montrer en quoi la B.D. contribue à l’enseignement des humanités». Globalement,

L’ouvrage Bande dessinée et enseignement des Humanités sous la direction de N. Rouvière publié chez Ellug en 2012 comble le retard culturel qui a conduit l’école à longtemps marginaliser la lecture du genre de la B.D. considéré comme paralittéraire. Mais grâce aux enseignants, la B.D. a su gagner en légitimité grâce à la prise en compte des pratiques personnelles des lecteurs comme le confirme un récent rapport1 : près d’un Français sur deux âgé de 11 ans et plus, déclare posséder personnellement des bandes dessinées au format papier.

Nous terminerons par l’actualité cinématographique et la sortie en novembre en dessin animé 3D du «Domaine des Dieux» avec Alexandre Astier (Kaamelott) aux commandes:

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=U6y63JW_qv0&w=640&h=360]

Ca promet !

Robert Paxton : « L’argument de Zemmour sur Vichy est vide » | Rue89

Rue89. Selon Eric Zemmour, votre regard sur Vichy est idéologique et manichéen : le régime aurait, à la différence de ce qui s’est passé dans d’autres pays comme la Hollande, permis de sauver de nombreux juifs français en sacrifiant les juifs étrangers…

Robert Paxton. Cet argument est parfaitement vide, de même que le livre d’Alain Michel sur lequel il s’appuie. Il suffit de lire les lois promulguées par Vichy entre 1940 et 1942, qui imposent des exclusions sur tous les juifs, y compris les juifs de nationalité française. Le statut des juifs qui les exclut des services publics ; l’instauration de quotas à l’université ; la loi du 22 juillet 1941 sur l’aryanisation des biens juifs… tous ces textes ne font aucune distinction entre juifs français et juifs étrangers.

Lire l’article de Rue89 et les propos de Paxton : Robert Paxton : « L’argument de Zemmour sur Vichy est vide » – Le nouvel Observateur.

Charly 9

rvwild:

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Charles IX fut de tous les rois de France l’un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint- Barthélemy qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous… Pourtant, il avait un bon fond.

Auteur : Richard Guérineau d’après le livre de Jean Teulé

Lire la suite du compte-rendu

Cities & Numbers | Festival #Images @ Vevey


Leçon 4 : mélanger la vie du lieu avec la vie de l’image.

Cities & Numbers : 
A la manière d’un anthropologue, l’artiste Hans Eijkelboom utilise la photographie comme moyen d’étude pour ses recherches sur les apparences et les identités. Intrigué par l’évolution de la société de consommation et son influence sur l’individu, il a réalisé plusieurs séries en immersion dans l’espace public. Pour Cities & Numbers il se donne quelques jours pour identifier dans les rues de six villes des personnes portant sur leur vêtement un numéro compris entre 1 et 100. Le délai écoulé, il organise les images par ordre numérique croissant. Placé au centre-ville, l’installation reflète le contexte dans lequel Eijkelboom a pris ses clichés : caché au milieu de la foule.

Mon portfolio IMAGES’ : http://lyonelk.smugmug.com/Portfolio/Festival-Images-2014/

Sur les traces du ghetto de Theresienstadt | Slate

1,62 mètre carré. C’est la place dont disposait chaque prisonnier du ghetto de Theresienstadt en 1942 pour «habiter, vivre et mourir», comme l’écrit l’hebdomadaire Der Spiegel. Plus de 140.000 juifs furent internés par les nazis entre 1941 et 1945 dans l’enceinte de la forteresse baroque de la petite ville de Terezin, située sur le territoire actuel de la République Tchèque, à une heure de route au nord de Prague.

Plus d’un quart d’entre eux moururent sur place, tant les conditions de détention y étaient redoutables: le travail forcé, la faim, le froid, la saleté et la promiscuité attendaient ceux qui passaient l’épais portail de ce camp de concentration déguisé en paradis résidentiel par la propagande nazie.

Commentaire:

On pourra compléter avec l’article de l’encyclopédie Wikipedia consacré à  Theresienstadt. Ein Dokumentarfilm aus dem jüdischen Siedlungsgebiet (Theresienstadt. Un documentaire sur la zone de peuplement juif), également connu sous le titre Der Führer schenkt den Juden eine Stadt (Le Führer offre une ville aux Juifs), est un film de propagande nazie en noir et blanc sonore réalisé en 1944 par Kurt Gerron sur ordre des autorités nazies et achevé en 1945, dans le camp de concentration de Theresienstadt, le second et le plus notable qu’elles ont entrepris d’y faire réaliser. Theresienstadt est le seul camp sur lequel les nazis aient ainsi choisi de montrer un film, après l’avoir « embelli », et ce second film est le seul film sonore existant sur les camps, cette situation unique faisant qualifier Theresienstadt par H.G. Adler (en) de « Hollywood des victimes de la SS ». Le film est considéré comme perdu, seuls en subsistant quelques fragments.

L’article de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theresienstadt_(film)

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