Christopher Alan Bayly (2007) La naissance du monde moderne

«Peu nombreux sont les ouvrages historiques qui font instantanément date. Dans le domaine en rapide expansion de l’histoire mondialisée, c’est pourtant le cas du livre de Christopher Bayly, La Naissance du monde moderne, et ce depuis sa parution originale en langue anglaise en 2003. Il n’est pas excessif de prétendre qu’il a transformé la nature même de sa période – le « long dix-neuvième siècle », entre les révolutions de la fin du XVIIIe siècle et la Première Guerre mondiale – et de son sujet. Désormais, il constituera le point de départ obligé de tous les travaux sérieux et de tous les débats portant sur l’histoire du monde moderne. ».

(extrait de la préface signée Eric Hobsbawn)

David Landry, professeur au Lycée du parc des chaumes à Avallon, a réalisé un compte-rendu de cet ouvrage pour le compte des Clionautes. Vous pourrez ainsi vous familiariser tant avec le contenu qu’avec l’approche de cet ouvrage important issu du courant de la Worldhistory.

La naissance du monde moderne : 1780-1914

Référence : Christopher Alan BAYLY (2007). La naissance du monde moderne : 1780-1914. Paris: Les Éditions de l’Atelier – Le Monde diplomatique, 863 pages.

Fable de Noël

Instant charmant ou redouté, voire redoutable, la chère poésie devant le sapin.
– Allez, Christoph fait un effort, dis-nous ta poésie si tu veux avoir ton cadeau de Noël.

Galère, dans ces cas-là, non? Surtout que la cousine Eveline s’est précipitée tout à l’heure pour réciter la sienne. Avec brio, comme d’habitude. Tout le monde l’a félicitée, comme de soi.
– Grrrr, fait Martin intérieurement.

Alors pour tous ceux pour qui ce moment évoque de bons ou de mauvais souvenirs, pour réconcilier Christoph et Eveline ainsi que Pascal et les autres, je leur/vous offre ce petit poème et je vous dis «Joyeux Noël».

La Fabrique des images contemporaines


La Fabrique des images contemporaines (2007)
Par Christian Delage, Vincent Guigueno et André Gunthert
Editions du Cercle d’art, 192 p., 101 ill. coul., 45 €, ISBN: 978-2-7022-0840-3
Animés par la volonté d’offrir à un très large public des outils de jugement critique sur l’iconographie contemporaine, les auteurs de l’ouvrage nous font entrer dans la fabrique des images: celles, mythifiées, de Robert Doisneau dans sa série des « Baisers », comme celles, composées successivement par plusieurs générations de cinéastes, du débarquement en Normandie. Ils reviennent également sur le rôle décisif qu’ont joué les images dans des moments clés de l’histoire contemporaine, tel l’assassinat de Kennedy, les attentats du 11 septembre 2001 ou bien encore la fin du communisme en Roumanie. Dans ce dernier cas, est élucidée ici l’affaire dite des « faux charniers » de Timisoara qui fut considérée à tort comme un exemple-type de désinformation.

A rebours de l’opinion commune selon laquelle l’image « mentirait » davantage encore depuis l’arrivée du numérique, les auteurs montrent combien les nouveaux usages renforcent, au lieu de les affaiblir, la vigilance citoyenne et le lien organique qui unit l’image au réel. Il en va de même de l’évolution des techniques qui permettent de développer une nouvelle échelle du regard (Google Earth).

La Fabrique des images contemporaines révèle en outre comment, dans le monde entier, la mobilisation militante, politique, écologique ou syndicale met en place de véritables canaux d’information parallèle, capables de parasiter jusqu’aux plates-formes commerciales et institutionnelles de partage d’images ou de vidéos.

Table des matières

Mai 68 et les intellectuels versus l'histoire orale (lien)

  • Le séminaire « Mai 68 et les intellectuels versus l’histoire orale » affiche dans son titre la dualité de son propos. Au titre de l’enseignement, il propose une réflexion sur les spécificités d’une discipline historique – l’histoire orale – en la comprenant dans un contexte international de circulation des savoirs, dans une temporalité historique et dans l’application d’une méthode scientifique. Pensé comme un atelier de recherche, il est dans l’agir puisque les postulats sont immédiatement convertis par la fabrication puis l’analyse d’un corpus raisonné de témoignages « d’intellectuels » qui, en situation à l’École des chartes, à l’Université ou dans les emprises du pouvoir politique, ont connu une intersection signifiante avec 68. Ce site Web reflète les activités du séminaire et en offre les résultats.

Les changements de climat sont-ils responsables des guerres?

C’est l’excellent site d’informations en ligne Rue89 qui nous fournit cette superbe problématique historique, via les résultats d’une recherche internationale conduite par Peter Brecke, chercheur en science politique du Georgia Institute of Technology d’Atlanta aux Etats-Unis et dont les conclusions sont publiées dans les Proceedings of the National Academy of Sciences:

Et si les crises climatiques et les guerres étaient liées ?

La recherche a créé une base une base de données de 4500 conflits qui se sont produits à travers le monde entre 1400 et 1900, puis David Zhang, chercheur en géologie de l’université de Hong Kong a rassemblé des données climatiques et des étudiants ont collecté des informations sur la production agricole et ses prix.

Pour autant, nous n’aurions guère à nous réjouir sur le plan des conflits du réchauffement climatique, car Peter Brecke n’exclut pas qu’un réchauffement climatique puisse avoir les mêmes effets :

« des températures plus élevées sont responsables de sécheresses qui peuvent avoir les mêmes effets : baisse des ressources naturelles et violences pour se les approprier ».

Le résumé de la recherche dans Rue89: Les changements de climat sont-ils responsables des guerres?

Histoire contemporaine et suisse – Hans Ulrich Jost (lien)

  • Professeur honoraire d’histoire contemporaine à l’Université de Lausanne, Hans Ulrich Jost a porté une attention soutenue à l’histoire de la Suisse aux 19e et 20e siècle. Son site regroupe sa production éditoriale et quelques textes.
    Par ailleurs, Hans Ulrich Jost a été un de mes professeurs d’uni qui m’a le plus marqué et apporté relativement à mon métier d’historien. Son cours-séminaire de première année notamment m’a fourni les bases essentielles de la méthode historique. Je lui en serai à jamais reconnaissant.