L’industrie de l’IA d’aujourd’hui est-elle la grande entreprise des peaux de castors du XIXe siècle ?


L’historienne de la technologie Margaret O’Mara compare l’industrie de l’IA d’aujourd’hui à la grande entreprise des peaux de castor.

Atelier de teinture des peaux pour la préparation du maroquin. Source : https://www.flickr.com/photos/fdctsevilla/4726549905/

Au XIXe siècle, une abondance de castors errait en Amérique du Nord, si nombreuses que la demande de chapeaux de forme pour hommes a entraîné une vaste entreprise de piégeage pendant des décennies, jusqu’à ce que les castors soient presque éteints. Ensuite, les fabricants de chapeaux ont compris comment travailler avec de la soie à la place, ce qu’ils auraient pu faire depuis le début.

“J’obtiens une ambiance de chapeau de fourrure de castor dans certaines des conversations sur l’IA maintenant”, a déclaré O’Mara à la journaliste technologique Caitlin Dewey. “Ces entreprises ont tellement de ressources : tant d’argent, tant de talent, tous ces centres de données massifs, la capacité de créer des modèles incroyablement puissants. Et c’est ainsi qu’ils créent ces modèles, et le marché se développe pour les rencontrer.”

“Mais il n’est pas toujours évident si nous avons vraiment besoin de cette technologie, dans tous les cas, ou si quelqu’un pose ces questions.”

Source : https://www.axios.com/2024/04/24/generative-ai-why-future-uses

La mémoire iconographique de la Suisse en Wikimedia Commons

Les archives de la maison d’édition de cartes postales Photoglob-Wehrli sont les plus importantes du genre. 13 000 photographies de lieux et de paysages suisses prises entre 1897 et 1934 sont désormais répertoriées sur www.helveticarchives.ch et mises gratuitement à la disposition de tous sur Wikimedia Commons. Ce précieux fonds photographique permet au public de partir à la découverte de la Suisse.

Blick vom Stanserhorn auf die Berneralpen (1906). Helvetica Archives. Wikimedia Commons. Lien : https://www.helveticarchives.ch/detail.aspx?ID=1484050

Les archives Photoglob-Wehrli, qui regroupent les collections des deux plus grandes maisons d’édition de cartes postales suisses, Photoglob AG et Wehrli AG, sont les plus importantes du genre. Elles sont conservées au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Grâce à un vaste projet de catalogage et de mise en valeur, 13 000 photographies de lieux et de paysages suisses prises entre 1897 et 1934 ont été numérisées et sont désormais disponibles sur www.helveticarchives.ch. Elles sont également librement accessibles à tous en haute résolution sur Wikimedia Commons.

Le communiqué de presse (23.04.2024) : https://wikimedia.ch/wp-content/uploads/2024/04/communique-de-presse-photoglob-embargo-2342024.pdf

La révolution des œillets vue de Suisse | Dodis

«Il n’aura fallu que quinze heures pour que s’écroule, sans qu’un coup de feu ait été tiré, un régime qui allait atteindre son demi-siècle d’existence», résume l’Ambassadeur de Suisse à Lisbonne, Jean-Louis Pahud, dans son rapport à Berne (dodis.ch/39053). Le 25 avril 1974, un groupe de militaires opposés à la poursuite des guerres coloniales et à la dictature fait chuter pacifiquement le régime de Salazar. Dans une Europe en pleine guerre froide, les événements du Portugal sont scrutés partout.

Des Portugaises et des Portugais montent sur un char pendant la révolution des œillets.

Coup d’État ou révolution ?

Pour Berne, la question la plus préoccupante suite à ce putsch est de savoir s’il s’agit d’une réorganisation à la tête de l’État entre faction ou si le MFA risque de perdre le contrôle des événements et le Portugal d’être emporté dans une révolution. La crainte de la prise du pouvoir par organisations marxiste est très vive pendant tout le processus constitutionnel, bien que le Parti communiste participe au projet légaliste ensemble avec les autres composantes du mouvement (dodis.ch/39055).

Mais en parallèle de la crise politique, le Portugal s’enfonce également dans une importante crise économique à partir de la fin de l’année 1974 (dodis.ch/39059). Face au risque de révolution, les pays occidentaux préparent des mesures d’aide économique, à travers la CEE mais aussi l’AELE, auxquelles l’administration suisse décide de ne pas s’associer dans un premier temps, sous pression du Vorort qui est inquiet du traitement des entreprises suisses sur place (dodis.ch/39060). Finalement, en septembre 1976 le Parlement accepte la participation de la Suisse au Fonds de développement industriel mis en place par l’AELE (dodis.ch/48596).

Cet e-dossier sur la révolution des œillets intervient dans le sillage du séminaire organisé par l’Ambassade du Portugal à Berne et Dodis le 21 novembre 2023 (dodis.ch/W30629) et à la parution de deux ouvrages sur les relations bilatérales de la Suisse avec le Portugal et ses anciennes colonies:

Reto Monico, Regards suisses sur la révolution des œillets: les rapports secrets de l’Ambassade à Lisbonne (1974–1976), Lisbonne ; Genève, 2023.

Sabina Widmer, Switzerland and Sub-Saharan Africa in the Cold War, 1967–1979, Leiden; Boston, 2021.

Lien : Le dossier des Documents diplomatiques suisses (Dodis)

Auguste Forel : Tombé de son piédestal | Blog musée national suisse

L’avant-dernier billet de mille francs arborait le portrait d’Auguste Forel, éminent chercheur considéré comme une icône de la science et un symbole national. Cette figure de héros stylisée n’a toutefois pas résisté à une enquête plus approfondie. Le blog du Musée national suisse consacre un très intéressant article à la figure et à la place d’Auguste Forel.

Le portrait d’Auguste Forel figurait au recto du billet de mille francs mis en circulation en 1978.Musée national suisse

Le portrait d’Auguste Forel, une figure scientifique suisse, ornait le billet de mille francs, symbolisant son statut d’icône nationale. Cependant, une enquête approfondie révéla des aspects problématiques de sa personnalité. Forel, célèbre pour ses contributions à la psychiatrie et à l’entomologie, fut un adepte du darwinisme social, considérant que les processus sociaux étaient influencés par des facteurs biologiques. Ses idées comprenaient des notions d’hygiène raciale, d’eugénisme et même d’euthanasie. Malgré ces aspects controversés, Forel était célébré et honoré, mais au fil du temps, des voix se levèrent pour remettre en question son héritage. En 1986, son buste fut volé puis retrouvé sur un marché aux puces, symbolisant un rejet croissant de son admiration. Des débats éclatèrent à l’université sur la manière de reconnaître son passé tout en critiquant ses idées. Finalement, le buste fut retiré et placé dans un entrepôt, marquant la fin de son adulation inconditionnelle. Ce débat stimula une réflexion profonde sur l’histoire de la psychiatrie en Suisse et la reconnaissance des injustices passées.

L’article : Tombé de son piédestal | Blog du Musée national suisse

Colombie-Britannique : Faut-il enseigner l’histoire des réfugiés palestiniens ?

En Colombie-Britannique, les enseignants jouissent d’une liberté importante sur la matière enseignée, ayant la possibilité de sélectionner parmi une liste de sujets recommandés pour enseigner des enjeux comme la discrimination ou les droits de la personne.

L’objectif de la démarche est d’inclure la situation du peuple palestinien comme sujet suggéré dans le programme scolaire, au même titre que l’apartheid en Afrique du Sud, le génocide au Rwanda ou l’internement des Japonais au Canada durant la Deuxième Guerre mondiale, afin de mieux outiller les enseignants.

Un groupe de réfugiés arabes marchent sur la route vers le Liban, portant avec eux leurs possessions, le 9 novembre 1948. Les réfugiés ont dû quitter leurs maisons après des attaques en Galilée. Les Palestiniens décrivent cet exode comme la Nakba, ou catastrophe. PHOTO : AP / JIM PRINGLE

Se jugeant peu outillé pour parler du conflit israélo-palestinien à l’école, un groupe d’enseignants de la Colombie-Britannique milite pour ajouter l’histoire des réfugiés palestiniens, dont l’exode de Palestiniens (ou Nakba), au programme scolaire. L’opposition qu’ils ont rencontrée illustre toutefois la polarisation qui entoure cette question historique.

De son côté, la ministre de l’Éducation, Rachna Singh, a refusé de se prononcer sur l’inclusion de la Nakba dans le programme scolaire.

Je laisse cela aux enseignants, a-t-elle dit. Je m’attends à ce qu’ils utilisent leur jugement professionnel pour enseigner ces questions complexes et sensibles.

La ministre a ajouté que, selon elle, les enseignants sont correctement outillés à l’heure actuelle.

Lire l’article complet : Faut-il enseigner l’histoire des réfugiés palestiniens à l’école? | Radio Canada

Découverte à Pompéi de fresques inspirées de la guerre de Troie | Le Monde

De splendides fresques inspirées de la guerre de Troie ornant une salle de banquet ont été découvertes à Pompéi, a annoncé, jeudi 11 avril, la direction du célèbre site archéologique situé près de Naples, dans le sud de l’Italie.

Une fresque découverte à Pompéi représentant Hélène, femme de Ménélas, le roi de Sparte, et Pâris, le prince troyen qui enleva cette dernière.  HANDOUT / AFP

Cette pièce aux dimensions imposantes – 15 mètres sur 6 – présente des décorations raffinées de sujets mythologiques ressortant sur des murs au fond noir ainsi que des mosaïques. Autant d’éléments qui témoignent du mode de vie luxueux régnant dans la cité antique détruite et ensevelie sous les cendres en l’an 79 lors d’une éruption du Vésuve.

Lire la suite de l’article : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/04/11/decouverte-a-pompei-de-fresques-inspirees-de-la-guerre-de-troie_6227252_1650684.html