Les sites palafittiques suisses inscrits au patrimoine de l'Unesco | tsrinfo.ch

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Le site des trois lacs (ici Sutz-Lattrigen, lac de Bienne) fait partie de la liste déposée à l’UNESCO. [Keystone]

La Suisse doit à ses sites palafittiques, présents sur son territoire depuis des millénaires, son onzième lieu inscrit au patrimoine mondial de lUNESCO. Sitôt la décision rendue, lOffice fédéral de la culture OFC a annoncé le lancement dune application iPhone pour donner une meilleure visibilité à ces vestiges.
Le Comité du patrimoine mondial a accepté lundi la candidature qui englobe 111 lieux palafittiques ou « lacustres » répartis entre six pays de larc alpin: Suisse 56 sites dans quinze cantons, Allemagne 25, France 15, Italie 25, Slovénie 1 et Autriche 8. Quinze cantons sont représentés.

La suite de l’information : Les sites palafittiques suisses inscrits au patrimoine – tsr.ch – info – culture.

André Gunthert : “Internet est une révolution de la consultation plus que de la production” | InternetActu.net

Ce très intéressant interview d’André Gunthert pour InternetActu sur la culture numérique, l’histoire et les jeunes a de quoi nous stimuler juste avant les grandes vacances. Il ne manque pas de nous interroger sur le rôle et la place que l’enseignement de l’histoire pourrait jouer dans la formation des jeunes ainsi que sur les remises en question qui pourrait le toucher.

L’idée de collection à l’ère numérique:

Bien sûr, pour les lettrés, comme les blogueurs, le reflexe de la conservation et de la collection est dans nos gènes. On a commencé à réfléchir avec des bibliothèques… La collection, c’est les Lumières, la naissance du British Museum, c’est-à-dire le moment où on transforme les cabinets de curiosité en réserves de savoir, en corpus organisés, en outil culturel. Ce sont des collectionneurs qui ont inventé l’histoire, l’archéologie. Notre rapport au savoir et à la politique se transforme à partir de là. Cette organisation du réel se perpétue, mais une autre logique se superpose : celle d’une consommation immédiate et très rapide des contenus.

Les jeunes et l’idée de collection:

Chez les plus jeunes, je constate que l’idée de collection est étrange. L’idée d’acheter des choses pour les garder les surprend. Ils ont du mal à comprendre l’utilité de l’archive: ils vivent sur l’idée de l’abondance des contenus, de la disponibilité permanente et perpétuelle des images, orientée vers le futur et non pas vers le passé. Il y a des serveurs qui, magiquement, maintiennent disponibles un contenu désirable… Le contenu de demain sera toujours plus désirable que le contenu de la veille, et si tu ne trouves pas ce que tu cherches, tu as toujours à ta disposition un contenu de remplacement. Sur Youtube, il y a toujours une réponse. La sérendipité est comme une pertinence seconde, qui vient se substituer à la réponse exacte.

Histoire et mémoire à l’aulne du numérique:

Nous avons trop de mémoires numériques. La bonne réponse n’est pas la mémoire, mais l’histoire. L’histoire, c’est ce qui reste quand on a fait le tri, ce qu’on a jugé important, ce qui fait sens.

André Gunthert est le directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic)

L’interview intégral : André Gunthert : “Internet est une révolution de la consultation plus que de la production” « InternetActu.net.

Comment expliquer, au moment de la parution du troisième volume du manuel d’histoire franco-allemand couvrant l’Antiquité à la chute de Napoléon, le peu d’écho rencontré par ces manuels auprès des enseignants ? Est-ce seulement, comme l’indique le journal Le Monde un symbole de l’évolution des rapports franco-allemands ? Vous en saurez plus en lisant ma chronique du Café pédagogique dans le mensuel du mois de mai 2011.

Le manuel d’histoire franco-allemand : un échec ? | Café pédagogique

Twitter est un outil puissant de veille scientifique. Cependant, on peut se demander si l’outil est vraiment adapté à la communication institutionnelle. Plus que des institutions, ce sont des individus qui se présentent sur Twitter. La diversité de leurs intérêts fait la richesse du média. Pour les institutions, Twitter se limite souvent à un canal supplémentaire pour diffuser leurs fils RSS. Qu’en pensez-vous ?

Les institutions culturelles suisses sur Twitter ? | infoclio.ch

Un rôle du martyr qui n’est pas propre aux musulmans, ni aux révoltes arabes. La France pendant la révolution de 1789 comptait également ses martyrs, sacrifiés pour le salut commun. «Ces martyrs sont morts pour le bien public, dans une révolution qui est d’abord vue comme une régénération, témoigne Jean-Clément Martin, historien, spécialiste de la révolution française. Ils justifient le déroulement des événements, en lien avec les héros du moment, ils en sont aussi les exemples qu’il faut suivre. Leur présence a joué également dans l’acceptation de la mort par les Français de l’époque. Mort reçue ou mort donnée.»

Hamza, Neda, Mohammed Bouazizi… Pourquoi la révolution a-t-elle besoin de martyrs? | Slate

En Europe et aux États-Unis, à l’instar de ce qui s’était produit pour Napoléon Bonaparte, il se dév

En Europe et aux États-Unis, à l’instar de ce qui s’était produit pour Napoléon Bonaparte, il se développe dès le vivant de Garibaldi une légende dorée et une légende noire du personnage. Cet ouvrage désire cerner les contours de ces légendes qui transforment le condottiere italien en modèle pour les uns et en contre-modèle pour les autres. Les contributions de nombreux historiens étrangers permettent de dessiner une carte précise de la géographie du garibaldisme et de l’antigaribaldisme dans l’aire latine, anglo-saxonne, germanique et slave.

(via Garibaldi : modèle, contre-modèle » Le blog de l’histoire – Toute l’actualité de l’histoire par Passion-Histoire.net)

Présentation de l’éditeur: Le présent volume termine la grande synthèse de Jean Wirth sur l’im

Présentation de l’éditeur:

Le présent volume termine la grande synthèse de Jean Wirth sur l’image médiévale, commencée en 1999 avec « L’Image à l’époque romane », suivie en 2008 par « L’Image à l’époque gothique ». Il couvre l’évolution de l’image depuis la fin du XIIIe siècle jusqu’à l’iconoclasme de la Réforme. Le point de départ en est donné par la révolution giottesque de la construction picturale : un intérêt croissant pour la représentation des apparences sensibles débouche en effet, chez Giotto et ses contemporains, sur l’invention d’une perspective non mesurée qui se diffuse dans toute l’Europe occidentale et bouleverse les structures narratives, tandis que se met en place le portrait au sens moderne du mot, c’est-à-dire la représentation des traits physiques particuliers d’un personnage. Bien que les gains d’expressivité de l’image se traduisent par un « réalisme », au sens vulgaire du mot, ils visent à rendre le surnaturel palpable et sont mis au service d’une dévotion bigarrée, mêlant les apparitions au quotidien, l’exhibition des richesses aux prouesses d’ascétisme, le puritanisme à l’érotisation des saints.

Le système iconographique pousse à l’extrême les polarités préexistantes. La Vierge, reine des cieux et symbole de l’Église, est devenue une quasi-déesse, éternellement jeune, et le Christ, sanglant et asexué, un étrange objet de désir et de compassion. Les images se diversifient en faisant une place croissante aux saints, protecteurs des communautés et des individus, tandis que l’iconographie des pouvoirs séculiers commence à prendre ses distances avec le symbolisme religieux. Mais l’illusionnisme croissant des images est devenu source de méfiance, l’extravagance et la vénalité de leur culte inquiétant toujours davantage.

Face aux critiques, les peintres flamands et florentins du XVe siècle promeuvent un art sévère et digne, en harmonie avec une dévotion disciplinée. En Allemagne, où ces efforts n’ont pas abouti, les œuvres d’art qui remplissent les églises sont perçues comme les idoles et le faire-valoir d’un clergé détesté, de sorte que leur destruction accompagne son abolition par la Réforme. Ce n’est pas la fin du règne des images, bien au contraire, mais, à partir de ce moment, l’image cesse d’être en soi un phénomène artistique et son étude relève de moins en moins de l’histoire de l’art.

(via L’image à la fin du Moyen Age » Le blog de l’histoire – Toute l’actualité de l’histoire par Passion-Histoire.net)

Et si on résumait l’histoire en 140 caractères ? Imaginez : @Christophe_Colomb : Plages superbes, mais infestées de moustiques et de cannibales. Et les Taïnos n’acceptent que la verroterie. Pas d’Amex… Et pas de réseau… @Napoléon @Marie_Louise : Ouh la branlée. J’attends Grouchy pour noyer ça au bistrot. Il va m’entendre, celui-là. Et bien, cela existe déjà et cela s’appelle TwHistory?

L’histoire de France vue par Twitter

À travers un choix de textes de l’époque, traduits et présentés par François Baldy, ce deuxième tome

À travers un choix de textes de l’époque, traduits et présentés par François Baldy, ce deuxième tome de Conquérants et Chroniqueurs raconte l’épopée que fut la découverte des contrées situées au sud du Mexique, le Chiapas, le Guatemala, le Honduras et le Yucatán ainsi que l’expédition de Cortés qui traversa pacifiquement le Petén, depuis le Tabasco jusqu’au Río Dulce, au prix d’énormes difficultés, rencontrant des peuples et des pays alors totalement inconnus.

(via Conquérants et Chroniqueurs espagnols en pays Maya (1515-1697) – Livre 2 : Conquêtes » Le blog de l’histoire – Toute l’actualité de l’histoire par Passion-Histoire.net)

Le roman historique : un « art de l’éloignement » ?

Dans la continuité des travaux antérieurs sur l’écriture de l’histoire, Aude Déruelle et Alain Tassel publient les actes du colloque intitulé « Pour une approche narratologique du roman historique », qui a eu lieu à Nice du 19 au 21 mai 2005. Étudiant les rapports problématiques entre l’histoire et la fiction romanesque, l’ouvrage pose un certain nombre de questions, soulevées  en partie par Claudie Bernard dans l’introduction.

La première question est celle de la poétique du roman historique. Comment concilier en effet un vrai historique et le genre romanesque qui, cherchant à plaire à ses lecteurs, s’appuie sur le vraisemblable et met en jeu des procédés fictionnels en contradiction avec la vérité de l’écriture du factuel.

La seconde question que pose le roman historique est celle de l’historiographie. Quelle lecture et quelle conception de l’histoire nous livre la fiction romanesque ?  Le roman révèle bien souvent la conception que le romancier se fait de l’histoire, comme si la fiction se servait de l’histoire pour en dénoncer les insuffisances et les limites.

Enfin, le roman historique se sert de l’histoire dans une perspective idéologique, dans la mesure où le roman se sert du passé pour dénoncer le présent et l’histoire lointaine sert ainsi à crypter une histoire contemporaine.

La conclusion du compte-rendu indique que

Il faut aussi remarquer que le roman se sert de l’histoire plus qu’il ne la sert. D’un point de vue moral, il en montre les faiblesses en se montrant plus moral qu’elle. D’un point de vue philosophique, il en démonte les rouages en donnant du sens au chaos des événements, en niant la notion de progrès ou sa capacité à donner des leçons. Enfin, d’un point de vue poétique, cette remise en cause de l’histoire oblige le roman à innover, à se transformer tantôt pour échapper à l’invraisemblance, tantôt pour dire la faiblesse du narratif, tantôt pour mettre en valeur le personnage. C’est par son incapacité ou son absence de volonté à suivre l’histoire que le roman historique s’est paradoxalement enrichi.
Enfin, la dernière question qui se pose est celle de l’existence même de l’histoire dans ces œuvres. Roman historique ne signifie pas reproduction du réel, parce que l’histoire mise en scène est une histoire culturelle (histoire privée, fondée sur des sources secondaires), une histoire déjà passée par le prisme du rêve où domine l’émotion. Le roman historique est peut-être paradoxalement le véritable « art de l’éloignement ».

Le compte-rendu complet de l’ouvrage : Le roman historique : un « art de l’éloignement » ?.