Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? | OWNI, Digital Journalism

“il est étrange de constater comment les événements prennent un sens tout à fait logique avec le recul – et la frustration que ce constat engendre depuis des temps immémoriaux”.

nous indique  Stacy Schiff (site) [en], l’auteur de La grande improvisation : Franklin, la France et la naissance de l’Amérique dans le dossier réalisé récemment par le New-York Times dans un passionnant débat en ligne, qui revenait, 80 ans après avoir invité huit innovateurs des années 1930 à prédire la vie en l’an 2000, sur la question de notre avenir :  Qu’est-ce qui nous pousse à prévoir l’avenir ?

Pour Owni (et après l’avoir publié sur InternetActu), Hubert Guillaud nous en fournit une superbe synthèse et de magnifiques extraits.

Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? » Article » OWNI, Digital Journalism.

La tyrannie du temps de l’école | Educavox

J’ai vu des dizaines et des dizaines d’excellents enseignants devenir moins bons, voire pire, à partir du moment où ils ne regardaient plus les enfants mais leur montre.[…]

Le meilleur pédagogue engagé dans une séquence de travail sur le modèle de la résolution de problèmes, de l’auto-socio-construction des savoirs, était capable de basculer en quelques secondes dans le questionnement inducteur fermé si répandu et dans l’explication magistrale, faisant perdre tout le bénéfice de la première partie de la séquence à ses élèves soudainement bousculés par la montre.

Il y a des billets qu’on aurait voulu écrire. Celui-ci en fait indéniablement partie. Merci, une nouvelle fois, à Pierre Frackowiak.

via La tyrannie du temps de l’école – Educavox.

Café histoire du 12 March 2011

Samedi 12 mars, entre 9h00 et 12h30, le Cléo participera à une table ronde de la Société…

Certaines formes de mobilisation féminine du “printemps arabe” semblent révéler des invariants…

Femmes et Révolutions | OWNI, Digital Journalism

Certaines formes de mobilisation féminine du “printemps arabe” semblent révéler des invariants intemporels. Comme les Françaises des journées d’Octobre 1789, une partie des femmes du Maghreb se sont mobilisées contre le prix du pain. Comme les patriotes américaines qui rejoignaient les campements de l’armée révolutionnaire pendant la Guerre d’Indépendance entre 1775 et 1783, certaines Cairotes se sont employées à soigner les blessés de la place Tahrir.
Aux yeux des hommes, ces actions sont rassurantes : les femmes de tout temps et de tout pays sont ainsi réduites à des vertus nourricières et curatives, associées à l’ « éternelle » fonction maternelle.

Le roi et le photographe | Sous le capteur l'image

Alors que la photographie du roi Georges VI prononçant son discours est une mise en scène où le roi mime son discours et non pas une photographie prise dans le «feu de l’action», Grégory Divoux nous précise que cela n’est pas anodin.

Photographie du roi Georges VI présenté comme s'adressant à la nation le 4 septembre 1939 au micro de la BBC © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS
Photographie du roi Georges VI présenté comme s'adressant à la nation le 4 septembre 1939 au micro de la BBC © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS

En effet,

« en 1939, les conditions du reportage “moderne” sont réunies : les appareils photographiques plus légers et les pellicules permettent aux photographes d’être au plus près des événements, quant aux journaux illustrés, ils permettent à leurs images d’être diffusées. Au moment où le roi Georges VI prononce son discours, Capa a par exemple déjà couvert la guerre d’Espagne, Leica en bandoulière. Les deux systèmes d’énonciation de la photographie coexistent donc mais dans les deux cas la photographie est bien présentée comme témoignage au monde. Là où la radio est bien vue comme le moyen de toucher directement, instantanément et en direct des millions de personnes, la photographie est déjà reléguée à un rôle accessoire dans l’information, soumise à un ensemble de contraintes, à toute une chaîne d’énonciation qui font du photographe un simple rouage d’une machinerie qui le dépasse. D’un côté il est pris entre le commanditaire de l’image, en l’occurrence le roi, et la façon dont on diffuse les images qu’il produit. Et cette dialectique de la photographie construite mais offerte comme document n’est pas seulement un vestige du passé : l’image réalisée après le discours du roi Georges VI es bien encore aujourd’hui utilisée comme illustration de ce discours, comme sur les site Internet du Guardian et de Courrier International (voir ci-dessous) ; c’est même bien ainsi qu’elle est diffusée par Corbis. Aujourd’hui la télévision a remplacé la radio comme canal de diffusion des discours des chefs d’État ; quant à la photographie, 70 ans plus tard, elle est toujours présentée comme ce document devant coller aux faits quand bien même elle n’est qu’une construction.»

via Le roi et le photographe | Sous le capteur l’image.

Le métier d’historien à l’ère numérique : nouvelles pratiques, nouvelle épistémologie ? | L'édition électronique ouverte

Samedi 12 mars, entre 9h00 et 12h30, le Cléo participera à une table ronde de la Société d’Histoire Moderne et Contemporaine (SHMC).

Présentation :

En quoi les outils numériques changent-ils notre manière de travailler ? Il ne s’agit pas ici de revenir sur les rapports entre informatique et histoire, mais bien plutôt de s’interroger sur la manière dont cet outil nouveau qu’est l’ordinateur-portable-relié-à-internet a révolutionné le métier d’historien, depuis moins de vingt ans.

Invités :

Jean-Luc Pinol (ENS Lyon) : « Construire une infrastructure des services numériques pour les SHS »

Emilien Ruiz (EHESS) : « Les transformations du métier d’historien à l’ère du numérique : retour d’expériences »

Pierre Mounier (CLEO/Revues.org) : « Les carnets de recherche en ligne, espace d’une conversation scientifique décentrée »

Yann Potin (Archives nationales) : « Institutions et pratiques d’archives face à l’ère de la numérisation : expériences et malentendus »

Bruno Latour (Sciences Po) : « Comment le numérique repose quelques questions classiques de l’historiographie ».

Eric Brian (EHESS) : « Incidences du numérique sur la division du travail historique »

Informations pratiques :

Samedi 12 mars 2011, 9h.-13h30 (avec pause café-croissants)
ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (RER Luxembourg)

Crédits photographiques : Old style way, par BrunoDelzant en cc by-nc-sa 2.0 sur Flickr

Le métier d’historien à l’ère numérique : nouvelles pratiques, nouvelle épistémologie ? | L'édition électronique ouverte

Présentation :

En quoi les outils numériques changent-ils notre manière de travailler ? Il ne s’agit pas ici de revenir sur les rapports entre informatique et histoire, mais bien plutôt de s’interroger sur la manière dont cet outil nouveau qu’est l’ordinateur-portable-relié-à-internet a révolutionné le métier d’historien, depuis moins de vingt ans.

[…]

Invités :

Jean-Luc Pinol (ENS Lyon) : « Construire une infrastructure des services numériques pour les SHS »

Emilien Ruiz (EHESS) : « Les transformations du métier d’historien à l’ère du numérique : retour d’expériences »

Pierre Mounier (CLEO/Revues.org) : « Les carnets de recherche en ligne, espace d’une conversation scientifique décentrée »

Yann Potin (Archives nationales) : « Institutions et pratiques d’archives face à l’ère de la numérisation : expériences et malentendus »

Bruno Latour (Sciences Po) : « Comment le numérique repose quelques questions classiques de l’historiographie ».

Eric Brian (EHESS) : « Incidences du numérique sur la division du travail historique »

Informations pratiques :

Samedi 12 mars 2011, 9h.-13h30 (avec pause café-croissants)
ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (RER Luxembourg)

Crédits photographiques :  Old style way, par BrunoDelzant en cc by-nc-sa 2.0 sur Flickr

via Le métier d’historien à l’ère numérique : nouvelles pratiques, nouvelle épistémologie ? | L’édition électronique ouverte.

Café histoire du 5 March 2011

Pourquoi raconter des histoires ? | Performances: Le petit livre de Jerome Bruner donne des éléments…

“L’incrédulité d’une partie des Occidentaux, en particulier des Français, à l’égard de la…

Cette révolution est tunisienne et non un avatar de la Révolution française. Le contexte est très…

“Une chose est sûre : les crises, révoltes et révolutions du monde arabe constituent un…

ETATS-UNIS | Le dernier vétéran américain de la Première guerre mondiale, Franck Buckles, qui…

jefftavernier:</p> <p>L’innovation pédagogique passe-t-elle par la...

jefftavernier: L’innovation pédagogique passe-t-elle par la destruction de la salle de classe ?

jefftavernier: L’innovation pédagogique passe-t-elle par la destruction de la salle de classe ?

L’innovation pédagogique passe-t-elle par la destruction de la salle de classe ?

Pour le cabinet d’architecture et de design 3XN basé à Copenhague, pas de doute : l’éducation du XXIè siècle passe par la fin des murs au sein de l’école pour une véritable pédagogie basée sur la collaboration. Les prises de vue sont captivantes et je me surprends à m’imaginer parcourir ces allées, rencontrer un groupe d’élève au détour d’un espace numérique et préparer une séance au milieu de ces poufs orangés…

La bande dessinée historique | Université de Pau

L’Université de Pau organise en novembre prochain son Premier colloque international sur la Bande dessinée historique (23-25 novembre 2011). L’appel à contribution est ouvert jusqu’au 30 avril 2011. Cette première édition est centrée sur la bande dessinée et l’Antiquité.

La présentation du colloque et de la thématique
En janvier 2010 disparaissait l’un des derniers maîtres de la bande dessinée franco-belge de l’épopée du journal Tintin, Jacques Martin, dessinateur et scénariste de nombreuses séries, au premier rang desquelles Alix, à l’origine d’un nouveau courant dans la bande dessinée franco-belge : la bande dessinée historique. Chaque année, on constate la sortie de nombreuses bandes dessinées qui prennent l’Histoire comme trame de fond, comme architecture fondamentale ou simplement comme prétexte. Mais plus de soixante ans séparent le premier Alix du dernier Murena : étudier la bande dessinée historique, ce n’est pas seulement réfléchir à l’Histoire dans la bande dessinée, c’est aussi réfléchir à l’histoire de la bande dessinée, entre Alix « classique » reconnu et Murena désormais « incontournable » de l’Antiquité en BD, mais également à la bande dessinée dans l’Histoire, comme reflet de son époque.

Alix t. 1 – Alix l’intrépide par Martin © Casterman 2008 (rééd. de l’album du Lombard 1956, aventure pré-publiée en 1948 dans Tintin)

Murena t. 8 – Revanche des cendres par Dufaux et Delaby © Dargaud 2010

Le colloque international, organisé par le Centre de Recherches Poétiques et Histoire littéraire (CRPHL), qui se tiendra à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) du 23 au 25 novembre 2011 a pour but de mieux (faire) comprendre les spécificités de ce que l’on peut appeler la bande dessinée historique. Les invités d’honneur de ce colloque seront Jean Dufaux et Philippe Delaby, le scénariste et le dessinateur de Murena.
Ce colloque international comportera trois volets : scientifique, pédagogique et artistique ; il est destiné aux chercheurs, aux enseignants (de tout niveau et de toute matière), aux professionnels de la bande dessinée (dessinateurs, scénaristes, coloristes, éditeurs, conservateurs, galeristes, etc.) et aux autres spécialistes de l’image fixe ou mobile.

via La bande dessinée historique.