En 1498, Vasco de Gama débarque à Calicut en Inde. Parti chercher des « chrétiens et des épices », il trace une nouvelle route maritime, permettant la circumnavigation de l’Afrique.
Compte-rendu de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, Les Indes et l’Europe. Histoires connectées, XVe-XXIe siècle, Folio.
Dans ce Blog, j’ai plusieurs fois documenté la « méthode » des Classes inversées. Dans ce nouvel essai, j’essaierai de répondre à celles et ceux qui nous disent régulièrement « Mais, les classes inversées, ça existe depuis longtemps … ». Ma réponse est : Oui, sans aucun doute.
Dans le nouveau théâtre de Montreuil, en 2001, Jean-Pierre Vernant racontait l’histoire d’Ulysse à un public d’enfants. Dans l’émission « Histoire d’écoutes », Jean-Pierre Vernant racontait l’histoire d’Ulysse à des enfants, un enregistrement de 2001. Une perle.
Comme le dit fort justement Martin Lessard, «la disparition d’Umberto Eco fait baisser à lui tout seul la moyenne du QI planétaire». Rendons-lui hommage en lui donnant la parole et plus particulièrement sur la question de l’Internet et de l’éducation.
Pour Umberto Eco, «Internet est le scandale d’une mémoire sans filtrage, où on ne distingue pas l’erreur de la vérité.» À l’avenir, disait-il l’éducation aura pour but d’apprendre l’art du filtrage.
«Ce n’est plus nécessaire d’enseigner où est Katmandou, ou qui a été le premier roi de France après Charlemagne, parce qu’on le trouve partout. En revanche, on devrait demander aux étudiants d’examiner quinze sites afin qu’ils déterminent lequel, selon eux, est le plus fiable. Il faudrait leur apprendre la technique de la comparaison.»
C’est le problème fondamental du Web. «Toute l’histoire de la culture a été celle d’une mise en place de filtres. La culture transmet la mémoire, mais pas toute la mémoire, elle filtre.» Sur le Web, nous sommes dans la situation de devoir filtrer seuls une information «tellement ingérable vu son ampleur que, si elle n’arrive pas filtrée, [qu’]elle ne peut pas être assimilée.»
Née en 1930, Simone Lagrange a été déportée à l’âge de 13 ans à Aushwitz-Birkenau, en Pologne.
Elle a été torturée durant des jours par Klaus Barbie, surnommé «le boucher de Lyon». Elle a survécu et a témoigné avec force au procès de son bourreau. «Barbie a tiré sur la résille qui retenait mes longs cheveux blonds. Ils se sont déroulés, il a tiré dessus de toutes ses forces et j’ai reçu la première paire de gifles de ma vie. Mon père a tenté de s’interposer, on lui a mis un revolver sur la tempe», rapportait Libération en 1987 de son témoignage devant la cour d’Assises de Lyon.
VIDEO. Extrait de «Moi petite fille de 13 ans, Simone Lagrange témoigne d’Auschwitz»
Depuis, elle a consacré une bonne partie de sa vie à témoigner. D’abord, en parcourant les établissements scolaires pour y raconter les horreurs de la Shoah. Puis en publiant en 1997, «Coupable d’être née», le récit de son adolescence dans un camp de concentration. La rescapée était également présidente de l’Amicale des déportés d’Aushwitz-Birkenau et des camps de Haute-Silésie. En 2010, son témoignage a fait l’objet d’un documentaire : «Moi petite fille de 13 ans : Simone Lagrange témoigne d’Auschwitz». Un film récompensé la même année au festival du fil d’histoire de Pessac.
Simone Lagrange, présidente de l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau en 2012. Photo DL/Ly REAKSMEI
En 2012 encore, Simone Lagrange prenait la parole lors d’une commémoration de la libération des camps. Elle dénonçait alors la montée des fascismes en Europe :
« Aujourd’hui en Ukraine, en Russie, des groupuscules fascistes se retrouvent, souvent le regard indifférent des gens. En Slovaquie, en Hongrie, on fait renaître les fers de lance existant durant la dernière guerre mondiale. En Roumanie, des sortes de ghettos sont construits pour y enfermer des Roms. En Autriche, à Brennau ville natale d’Hitler, un musée rappelle maintenant sa naissance. Les voyous de l’extrême-droite ne se cachent plus. En Allemagne, des nazillons sont là. J’ai vu qu’ils avaient même des camps d’entraînement. Ils ont aussi des insignes et des drapeaux qui rappellent le passé. Et en France, chez nous, à Lyon, un des leurs défile, avec ses amis sur les quais du Rhône. Lyon, ville de Résistance, a dans son assemblée régionale un conseiller fasciste, exclu du FN, si c’est vous dire ! En Angleterre, des groupes importants d’extrême-droite tiennent des réunions publiques. Pendant qu’en Savoie dans une auberge en deux fois déjà, des Anglais boivent à la mémoire du Führer. L’aubergiste ne se rend compte de rien, sinon de l’argent qui tombe dans sa caisse. Le cercle se referme ! Il est plus que temps de se réveiller ! N’attendons pas que le danger nous retombe dessus, la dernière fois, on nous a dit : Nous ne savions pas. Aujourd’hui, on ne peut plus dire cela ! » (Le discours choc de Simone Lagrange, survivante d’Auschwitz | Le Dauphiné)
Yann Houry reprends sur son blog dix propositions qui fondent sa conception de l’école numérique. Voici la première.
L’élève est un écrivain
Le numérique, c’est le retour à la case Gutenberg. Nos enfants se doivent donc d’écrire et d’écrire beaucoup dans des situations très diverses : ils tweetent, mettent à jour leur statut, ils bloguent, ils ont peut-être un journal (quelle merveilleuse application que Day One), ils notent (avec Evernote, OneNote, Keep, etc.), ils rédigent pour l’école (sur leurs copies numériques), ils font des livres eux-mêmes avec un simple traitement de texte (et l’extension idoine) ou une app comme Bookcreator, ils participent à une encyclopédie libre et gratuite, ils m’écrivent à moi, leur professeur (via le mail, le chat, l’ENT…), etc.
Jamais un enfant n’a eu autant besoin de maîtriser les codes de l’écrit, de la typographie et de l’orthographe. Il doit avoir du style (au double sens du terme : il use les styles de son traitement de texte et possède une belle plume). Aussi doit-il savoir utiliser dictionnaires numériques et logiciels d’aide à la rédaction. Antidote est l’application rêvée pour cette maîtrise du langage. On sait qu’une simple faute d’orthographe dans un tweet peut vous faire devenir la risée du pays tout entier. Quelques personnalités politiques l’ont récemment expérimenté.
Certains membres des Sonderkommandos, les unités spéciales d’Auschwitz chargées de brûler les cadavres, ont réussi à laisser un témoignage des atrocités que les nazis leur faisaient commettre.
Ce que l’on appelle les «Rouleaux d’Auschwitz» sont plusieurs documents de différentes natures, réalisés par des membres du Sonderkommando, ou unité spéciale, un groupe de prisonniers principalement juifs obligés de travailler dans les crématoriums d’Auschwitz-Birkenau. (Les Rouleaux ont inspiré le film Le fils de Saul, Grand Prix du dernier Festival de Cannes et qui vient d’être nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.)
Ces écrits furent enfouis dans le sol des crématoires en 1944. Entre 1945 et 1980, huit cachettes de documents de cinq auteurs identifiés ont été découvertes, la plupart du temps par hasard; peu de ceux qui en connaissaient l’existence avaient survécu. Comme le montre notre ouvrage publié récemment, Matters of Testimony: Interpreting the Scrolls of Auschwitz, les documents enterrés à Auschwitz permettent de voir sous un angle nouveau et primordial le Sonderkommando et les témoignages de la Shoah.
Les récits des survivants du Sonderkommando d’Auschwitz sont principalement des réactions d’horreur et d’incompréhension face à leur abjecte situation. Les gardes étaient souvent décrits comme des brutes avinées, qui avaient trahi leurs coreligionnaires juifs en échange d’un sursis de quelques mois. Les auteurs les plus compréhensifs les présentaient quand même comme des hommes traumatisés et dépourvus d’émotions, et les survivants de l’unité spéciale eux-mêmes racontèrent souvent qu’ils n’avaient été capables de supporter leur sort qu’en abandonnant toute vie intérieure. Les Rouleaux d’Auschwitz nous offrent la possibilité d’entendre les vraies voix de membres des Sonderkommandos, depuis ce qu’ils décrivaient eux-mêmes comme le cœur de l’enfer. Loin des automates qu’en a fait la légende, on peut ici les voir comme des humains, qui pensent et qui ressentent.
Il est communément admis aujourd’hui que la Shoah est impossible à représenter. Les tentatives de représentation sont toujours accusées d’être des trahisons des expériences des victimes. Les Rouleaux nous montrent que certaines de ces victimes, pendant qu’elles le vivaient, ont fait tout leur possible pour faire savoir ce dont elles étaient les témoins.
Ces extraits donnent une idée de l’éventail d’écrits que produisit le Sonderkommando.
Depuis près de trente ans, l’archéologie préventive révèle une nouvelle image des Gaulois qui ont occupé notre territoire au second âge du Fer (entre 450 et 50 ans avant notre ère). Leurs vestiges, passés au crible des sciences de l’archéologie, offrent une vision fine de leur quotidien, y compris de leur habitat. Ce magazine multimédia vous invite à entrer chez eux ! Le site est organisé en trois parties :
LA GAULE EST DANS LE PRÉ : Si les guerriers dominaient la société, les paysans représentaient la majorité. Le paysage des campagnes gauloises offrait une mosaïque de vastes champs cultivés et de pâtures, régulièrement ponctués d’exploitations agricoles de différentes tailles.
L’ÉMERGENCE DES VILLES : À partir du IIIe siècle avant notre ère, la population gauloise a connu une forte croissance démographique, accompagnée d’une intensification de la production agricole. Ces phénomènes ont conduit à des regroupements au sein de villages, de bourgades et même à la création de capitales, les fameux oppida.
QUAND LA GAULE DEVIENT ROMAINE : En 50 avant notre ère, toute la Gaule (oui, toute !) était conquise par les Romains. L’adoption des coutumes romaines alliées aux traditions gauloises a donné naissance à l’originale civilisation gallo-romaine. Ses caractéristiques s’exprimèrent notamment dans l’habitat, aussi bien en ville qu’à la campagne.
Durant toute l’année 2016, la ville d’Hertogenbosch (Pays-Bas) fête son plus célèbre artiste.
Vidéo trailer du festival Bosch 500:
Le festival culturel « Bosch 500 ans » a démarré sur la place du marché, juste devant son ancien atelier. Le 13 Février 2016, l’exposition « Jérôme Bosch – Visions d’un génie » (13 Février – 8 mai 2016) a ouvert ses portes au Het Noordbrabants Museum. L’exposition est le point culminant d’une année de fête, événement culturel international majeur commémorant le 500e anniversaire de la mort du génie Jérôme Bosch dans sa ville natale. C’est une exposition unique, car jamais auparavant un si grand nombre d’œuvres de Bosch n’a été exposé ensemble à Hertogenbosch (20 peintures, 19 dessins, divers triptyques et des panneaux), mais aussi parce que les résultats de nombreuses recherches sur Bosch et d’opérations de conservation seront présentés.
Site web complet
Un site web complet (en anglais et néerlandais) offre un panorama complet des activités de l’année Bosch. Il permet notamment d’acheter les billets en ligne mais offre également une boutique virtuelle. Le festival Bosch est également présent sur les réseaux sociaux: facebook, twitter et Youtube # Bosch500.
Des dispositifs numériques particiluièrement innovants sont également proposés pour accompagner cette année des commémorations dont une Visite virtuelle interactive du « jardin des délices.
Trailer du film « Hieronymus Bosch, touché par le diable »:
Les oeuvres rassemblées sur ce site sont des dessins réalisés par des artistes contemporains de la Grande Guerre qui furent pour certains également combattants.
Ces dessins sont accompagnés de textes de journaux de tranchées, de témoignages écrits d’anciens soldats ou d’extraits d’oeuvres littéraires traitant du conflit.
Le site présente environ 80 dessins.
Ils ont été regroupés en galeries thématiques illustrant la vie des soldats durant la guerre : la tranchée, le répit, le feu…
L’entrée Les dessins donne accès à une visualisation exhaustive où le trait et le plume se cotoient tandis que Les croquis propose une sélection de quelques oeuvres autour de thèmes choisis visibles à l’aide d’une navigation rapide.
La plupart de ces dessins sont, suivant la législation en vigueur, encore protégés.
La Grande Guerre en dessins est un site de particulier.
Les dessins présentés sont issus d’ouvrages anciens. Ils ont été numérisés et traités avec soin.
Comme tout site amateur, le contenu sélectionné peut paraitre incomplet ou non représentatif.