L’histoire globale est-elle une menace pour l’enseignement de l’histoire en France ?

Dans un article consacré à L’histoire globale en débats, le blog Histoire Globale conteste l’affirmation de Pierre Nora, dans le dernier numéro de la revue Le Débat, selon laquelle l’histoire globale serait une menace pour l’enseignement de l’histoire en France.

Dans l’éditorial du dernier numéro de la revue Le Débat, Pierre Nora ((Nora, P. (2013). « Difficile enseignement de l’histoire », Le Débat, n° 175, p. 5.)) affirme

« Sur quoi l’émergence d’une approche globale, ou mondiale, est venue servir de prétexte pour les uns et d’impératif majeur pour les autres au dépassement définitif d’une histoire nationale. Cette déconstruction et ce retournement de l’histoire officielle auraient pu être la source d’un enrichissement fécond. Ils l’ont été parfois. Mais le plus souvent, ils n’ont abouti qu’à un militantisme idéologique qui est le pendant du militantisme nationaliste. »

La réponse du blog Histoire globale est la suivante :

« Cette mise en avant de l’histoire globale révèle d’une part, un fantasme sur une galaxie historiographique  qui n’a eu aucun impact réel sur la réécriture des programmes du primaire et du secondaire opérée ces dernières années, pour la simple et bonne raison que l’histoire globale reste encore très marginale en France ; d’autre part, une vraie crispation nationale face à une mondialisation perçue comme une menace. »

De plus, sur cette affirmation de la revue Le Débat, Vincent Capdepuy a apporté une réponse plus circonstanciée sur Aggiornamento. ((Capdepuy, V. (2013). « Le déni du Monde », Aggiornamento, 17 juin.))

A lire :  L’histoire globale en débats « Histoire Globale.

Revue de presse : Traite des Noirs: Gorée, c’était de l’artisanat | Domaine Public

C’est au Ghana qu’il faut aller pour voir l’industrie de la traite des esclaves. Le long de ses 300 kilomètres de côtes, 32 forts parsèment le rivage. Une grande partie des pays européens y sont représentés et affichent leur architecture particulière: les Portugais ont été les premiers, suivis des Espagnols, des Hollandais, des Danois, des Suédois, des Français et enfin des Anglais.

Traite des Noirs: Gorée, c’était de l’artisanat | Domaine Public

Revue de presse : Quelle place pour le numérique à l'école primaire ?

Dès sa sortie, j’indiquais que l’iPad était probalbement «premier cartable numérique véritablement crédible pour le monde de l’éducation» (iPad le chaînon manquant?). Dans cet article, cet extrait explique bien le pourquoi :

 «Les tablettes fascinent aussi bien les élèves que les enseignants. Toutefois de nombreuses imperfections bien connues apparaissent : une tablette ne fait pas un usage. Les logiciels d’entraînement systématique (exerciseurs) ne font pas l’apprentissage, surtout des objets complexes. A l’inverse la tablette répond merveilleusement bien à des éléments de contexte incontournable dans la gestion de la classe : ça prend peu de place, ça démarre sans attendre, ça se manipule de manière intuitive avec le doigt (les doigts), ça donne accès directement au travail à faire sans attendre les minutes réglementaires imposées par certains systèmes d’ordinateurs, même portable. Le numérique à portée de la main, voilà un rêve d’enseignant pour ne plus faire de l’informatique l’intrus, le tiers dérangeant d’une pédagogie.»

Quelle place pour le numérique à l’école primaire ?

Revue de presse : Histoire et géographie : libérons les élèves du programme | Journal d’un prof d’histoire | Rue89 Les blogs

«Davantage peut-être que les sujets d’examen en eux-mêmes, c’est la lourdeur des programmes qui focalise le mécontentement, renforcé par le refus obstiné de l’Education nationale de prendre en considération ce que les enseignants sont quasi unanimes – chose rare – à lui signifier : en classe d’examen, est-il vraiment pertinent que la préoccupation majeure des enseignants consiste à boucler le programme, au détriment de toute autre considération ?»

Histoire et géographie : libérons les élèves du programme | Journal d’un prof d’histoire | Rue89 Les blogs

Revue Presse : MOOCs… toujours

Les MOOCs n’arrêtent pas de faire parler d’eux sur la toîle. Voici deux nouveaux et intéressants articles à leur sujet. Le premier est consacré au coût d’un MOOC académique. Il intéressera les organismes qui pensent que les MOOCs peuvent leur permettre de faire des économies. Le second s’appuie sur le test d’un cours MOOC et sa capacité à changer ou non l’enseignement, plus particulièrement magistral.

Très chers MOOCs… | Thot Cursus

15, 50, 100 000 dollars ? Combien coûte un MOOC académique, exactement ? « Exactement » est peut-être un bien grand mot. Mais peut-on avoir une idée du prix des cours en ligne offerts gratuitement à des dizaines de milliers d’étudiants par les universités ?

Après un premier temps d’enthousiasme et de discours messianiques affirmant que la terre promise de l’accès universel et gratuit à l’enseignement supérieur était à portée de main, les universités commencent à faire leurs comptes, et les plus connues des plateformes de MOOC aussi.

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Faut-il avoir peur des grands méchants MOOCs ? | Cracking the management code

Les MOOCs font couler beaucoup d’encre. Entre ceux qui les analysent comme un énième artefact des cours à distance initiés depuis 1728 (d’après distancelearning.com) et ceux qui y voient LA nouvelle donne pédagogique, la modération n’est pas de mise.

Iabelle Barth a choisi de se livrer à une analyse marketing du sujet éclairée par des recherches récentes. Afin de, peut-être, pouvoir répondre à la question : faut-il avoir peur des grands méchants MOOCs?

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Revue de presse : Refonder l’école ou la flipper ? | Ludovia Magazine

Bien que pratiquée depuis longtemps par des pionniers, le concept, ou en tout cas l’appellation de Flipped Classrooms, est apparu vers 2007 quand deux enseignants en chimie dans l’équivalent de notre niveau secondaire, Jonathan Bergman et Aaron Sams, ont découvert le potentiel de vidéos (PowerPoint commentés, Screencast, Podcast …) pour motiver leurs élèves à préparer (à domicile ou plutôt hors classe) les leçons qui seront données en classe afin de rendre ces dernières plus interactives.
L’air de rien, cette méthode serait à la fois une petite révolution par rapport à l’enseignement dit traditionnel (le magistral, l’enseignement ex cathedra) et une piste d’évolution acceptable et progressive pour les enseignants qui souhaitent se diriger, sans négliger la transmission des savoirs, vers une formation davantage centrée sur l’apprenant, ses connaissances et ses compétences.
Marcel Lebrun, enseignant à l’Université catholique de Louvain à Louvain-la-neuve, nous présente la méthode de la classe inversée (ou flipped classroom).

Refonder l’école ou la flipper ? | Ludovia Magazine

Comment passer du statut de "Schindler" à celui d'Himmler ? | Histoire, Mémoire et Société

L’exemple de Giovanni Palatucci est particulier. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce policier italien est considéré comme un véritable « héros » pour avoir contribué à sauver plusieurs milliers de Juifs dans la ville de Fiume (aujourd’hui Rijeka, en Croatie). Or, une nouvelle étude conduite par le centre Primo Levi contredit totalement cette image en affirmant non seulement que l’homme n’a pas sauvé des Juifs, mais qu’il aurait au contraire activement collaboré avec l’occupant nazi.

La contradiction dépasse ici le cadre du simple débat d’interprétation et pose d’importantes questions sur le processus d’auto-construction de ces figures mémorielles.

Lire l’enquête et les importantes réflexions de Mickaël BERTRAND à ce sujet : Comment passer du statut de « Schindler » à celui d’Himmler ? – Histoire, Mémoire et Société.

Une importante cité maya découverte au Mexique

Un groupe international d’archéologues a découvert dans l’est du Mexique une importante cité maya dont l’apogée se situerait entre les années 600 et 900 de notre ère, a annoncé mercredi 19 juin l’Institut national d’anthropologie (INAH), qui publie photos et vidéos du site.

Source de l’info : Une importante cité maya découverte au Mexique.