Twitter et Facebook en classe | Journal de Montréal

  • De nombreux directeurs d’école québecois jugent qu’il est maintenant temps de permettre aux élèves de «tweeter» en classe et d’utiliser davantage les nouveaux outils technologiques, comme le iPad, malgré une certaine résistance du corps enseignant. Sont-ils par exemple des aides au décrochage? Parallèlement à ces témoignages, les établissement globalement sont peu branchés…

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Café histoire 09/28/2011

  • «Quels sont les obstacles à des humanités 2.0 ? Le temps ? Les chercheurs sont aujourd’hui dans l’alternative Publier ou mourir. Publiez, et vous serez cités. Soyez cités, et votre laboratoire de recherche recevra des subventions. Que votre laboratoire de recherche reçoive des subventions, et votre contrat sera (peut-être) maintenu. Qu’on le veuille ou non, le google ranking fait la loi dans les recherches. Or bloguer est une excellent expérience pour comprendre de l’intérieur les processus d’influence. Bloguez, et vous serez cité. Soyez cité et… Par ailleurs, et c’est sans doute le plus important, le temps d’écriture d’un billet de blog n’est pas un temps pris sur l’écriture d’un article. L’écriture suit une règle simple : plus vous écrivez, plus il vous est facile d’écrire. Ce que vous écrivez pour votre blog vous sera utile pour un article. Et pour ceux qui commencent une recherche, qu’il s’agisse d’un article, d’un mémoire de fin d’année, ou d’une thèse, le blog est un outil très puissant pour rassembler des données et mettre a plat des idées et des problématiques.»

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  • Sa « Twitt pédagogie » a fait école, essaimant des « twittclasses » en France et dans les francophonies, reliées entre elles par les réseaux sociaux. Pionnière dans l’utilisation de Twitter en classe, Laurence Juin a porté l’écho de son expérimentation à Cape Town, à Moscou, au Nouveau Brunswick dans le Jura ; à Ax les Thermes et en Belgique. De retour de Seattle, elle revient sur ce parcours aussi imprévu que l’émergence des réseaux sociaux.

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  • Internet Archive a compilé près de 3 000 heures de vidéo tirées des bulletins télévisés diffusés entre le 11 et le 17 septembre 2001. L’occasion de revoir le déroulement d’un des évènements les plus importants de ces dernières années ainsi que de prendre la mesure de son traitement médiatique. Pour accéder à des contenus en français, il faudra en revanche se tourner du côté de l’INA.

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  • «La crise que les États-Unis traversent est d’autant plus grave que ses racines sont anciennes : l’historien Louis Hyman montre comment l’endettement s’est logé au cœur du capitalisme américain au cours du XXe siècle. Plus qu’un système économique, c’est un véritable modèle de société qui s’est effondré avec la chute des subprimes.»

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  • «Quels sont les enjeux et les limites de la pensée postcoloniale ? L’historien Jacques Pouchepadass souligne que les études postcoloniales ne sont pas une discipline mais un courant de pensée critique qui s’adresse à toutes les disciplines, appellant notamment l’histoire à ne plus célébrer l’odyssée de la modernité occidentale à travers le monde.»

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  • Le dernier numéro de la Revue internationale des technologies en pédagogie universitaire (RITPU) traite en effet de la perception des TICE par les étudiants, au travers de deux articles qui vont sans doute beaucoup intéresser les enseignants et responsables Tice francophones, et québécois en particulier. Compte-rendu de la revue.

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  • «Il y a aujourd’hui en Europe deux mots qui se regardent en chien de faïence : ceux de peuple et de populisme. Avec le paradoxe d’un terme négatif et péjoratif qui dérive de ce qui fonde positivement la vie démocratique. On exècre le populisme alors que l’on exalte le principe de la souveraineté du peuple. Que recèle ce paradoxe ? Comment le comprendre ? Y aurait-il une bonne et une mauvaise façon d’être démocrate ? Une bonne et une mauvaise façon d’être près du peuple ? Il faut lever ces ambiguïtés. Pour éclairer cette question, on ne peut pas en rester à la reconnaissance diffuse du fait que le peuple est le principe actif, moteur du régime démocratique ; qu’il est la puissance indiscutable de légitimation de celui-ci. Le problème est en effet que c’est une puissance indéterminée. Il y a ainsi un écart entre l’évidence d’un principe, la souveraineté du peuple, le pouvoir au peuple, et le caractère problématique de ce peuple comme sujet social et politique.»

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  • La superficie des glaces arctiques a connu la seconde plus forte réduction cet été depuis au moins 1979, a annoncé jeudi le Centre national américain de mesures de la neige et de glace. Le 9 septembre, elles ne couvraient que 4,33 millions de kilomètres carrés.
    La superficie minimum des glaces dans cette zone en été est considérée par la communauté scientifique comme une mesure-clé du réchauffement climatique, attribuée par une grande majorité de climatologues aux activités humaines avec surtout les émissions de dyoxide de carbone (CO2).

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  • «Comme les Homo sapiens, les Néandertaliens mangeaient des fruits de mer il y a 150.000 ans, selon une étude espagnole réalisée à partir de la découverte de restes de coquillages dans une grotte du sud de l’Espagne. Cette découverte vient contredire la théorie selon laquelle seuls les Homo sapiens mangeaient du poisson, ce qui aurait permis un plus rapide développement de leur cerveau que celui des hommes de Néandertal, et donc leur expansion.»

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  • Pour le 10e anniversaire des attentats du 11.09, le Times Magazine publie : Revisiting 9/11 : Unpublished Photos by James Nachtwey. Un portfolio de 16 images accompagne l’article . Le grand photographe de guerre se trouvait à New York ce jour-là et les photographies (argentiques) qu’il rapporta de son immersion sur les lieux ont été largement diffusées par la presse au point que certaines sont devenues des icônes. Selon Times Magazine, les images présentées aujourd’hui seraient « inédites » (never before seen photos from Ground Zero). Cela n’est pas tout à fait exact, car si certaines n’avaient réellement jamais été publiées, il s’agit surtout de doublons figurant sur le même rouleau de film.

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  • «A l’occasion de la publication de PISA 2009, le Café pédagogique a demandé à Nathalie Mons si l’OCDE était à même d’imposer ses conceptions. « Nous avons pu constater qu’un même niveau de résultats dans l’enquête – faible par exemple – mobilisait le politique dans certains pays dans le sens de la réforme ou était passé sous silence dans d’autres », explique-t-elle. « Nous avons aussi pu constater que certains enseignements de PISA étaient repris – par exemple l’efficacité de l’école unique -dans certains pays et pas dans d’autres. Par exemple, PISA n’a pas remis en cause l’école à filières allemande ». Pire les analyses de l’OCDE peuvent être reprises pour légitimer des réformes sans lien avec leurs enseignements. Pour N Mons, « il y a une forte déconnexion entre les résultats de l’enquête, les préconisations de l’OCDE en termes de politiques éducatives et les réformes réellement décidées et mises en œuvre au nom de PISA.»

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  • Les enseignants préparent leur rentrée. Les élèves profitent des derniers jours de liberté. Dans ce contexte bien choisi, Le Figaro magazine a décidé de déterrer un vieux marronnier aux logiques bien huilées : celui d’un enseignement de l’Histoire de France en danger.

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  • La Part de fiction dans les images documentaires est un numéro commun au Bulletin de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP – CNRS) et à la revue Conserveries Mémorielles (CELAT – Université Laval, Québec). Il propose de s’intéresser aux relations entre les images dites documentaires – films et photographies – et le réel qu’elles représentent et médiatisent, en interrogeant la part de fiction contenue dans ces images. Car l’un des ressorts fondamentaux de l’étude de leur médiatisation du réel passe par l’appréhension de la mise en récit qu’elles en font ; et du fait qu’elles sont elles-mêmes – par la suite – l’objet de récits (historiens, critiques etc.).

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  • Le 20 août 1955, dans un petit village du Nord-Constantinois, des dizaines d’Européens sont massacrés. Une des conséquences en sera l’extension de l’état d’urgence à l’ensemble du territoire ; mais la propagande de guerre, les rumeurs, le manque de sources ne contribuent pas à éclaircir l’événement. Une historienne a mené l’enquête.

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  • Tout une série de productions multimédias réalisées par des élèves de collèges français. Les analyses d’images figurent parmi les travaux les plus intéressants.
    Il serait intéressant d’observer avec d’autres élèves l’impact de ces documents réalisés par d

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  • Une impressionnante collection d’ouvrages consultables en ligne, organisée par sujet, et en anglais. Presque too much

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“L’histoire est une matière d’endoctrinement” – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Je ne sais pas si l’histoire est une science : on peut en tout cas la regarder plus modestement comme un “savoir critique”. Or a-t-on jamais parlé sérieusement de “savoir critique” au collège ? Quand on a évoqué le travail sur document, ce n’était pas tant pour aiguiser le regard critique que pour casser le cours magistral. Il suffit d’ailleurs de regarder les documents qui figurent dans les manuels, ces fragments en miettes, pour constater qu’ils ne se prêtent pas vraiment à cet usage. A côté des événements exceptionnels et des initiatives hors du cadre, le lot commun de la pratique ordinaire des enseignants ne consiste pas à recréer les conditions du travail de l’historien.

La Boite à Outils des Historiens: Les historiens seront-ils finalement programmeurs ?

Un article qui prend comme point de départ la fameuse phare d’Emmanuel Le Roy Ladurie : « les historiens seront programmeurs ou ils ne seront plus » pour l’actualiser par rapport à aujourd’hui. A lire donc.

«Un spectre hante les réflexions autour du tournant numérique qui affecte le métier d’historien… Il s’agit d’une déclaration, faite par Emmanuel Le Roy Ladurie, à la suite d’une conférence concernant l’usage du quantitatif en histoire qui eut lieu en 1967 à Ann Arbor (voir ici, texte repris en 1974 dans Le territoire de l’historien) :

« les historiens seront programmeurs ou ils ne seront plus »

Plus de quarante ans plus tard, alors que les historiens semblent s’interroger collectivement sur le rôle des outils informatiques et des ressources numériques dans les transformations qui affectent leur métier (voir ici,là, ou là), la question de la nécessité d’apprendre à « programmer » se pose sous un angle différent.
Sur son site, Frédéric Clavert […] a récemment proposé quelques « pensées éparses » sur « le code et l’historien contemporanéiste« . Prenant pour prétexte les réflexions suscitées par ce texte très stimulant, ce billet se veut une sorte de complément/prolongation à celles que Franziska et moi avons entamées sur le « socle commun » et la nécessité d’une meilleure (in)formation des historiens aux outils numériques, pour un article à paraître en fin d’année dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine (et dont nous discuterons bientôt à Blois – cf. pp. 14/15)»

Lire la suite : La Boite à Outils des Historiens: Les historiens seront-ils finalement programmeurs ?.

La mondialisation dans les années 1920 : le regard d’un Européen sur un fait banal, irréversible et «réflexible» | Histoire Globale

«Qu’est-ce qu’un document d’histoire globale ? La question est délicate et n’a guère été posée en France, où l’on s’est peu soucié jusqu’à présent d’éditer des manuels d’histoire globale, alors qu’il en existe en anglais depuis près de vingt ans (par exemple : Andrea & Overfield 1990). Le risque majeur est de prendre tout document et de tomber ainsi dans l’histoire universelle, dont on sait qu’elle est l’ornière de l’histoire globale. Il est donc évident qu’un choix raisonné s’impose, mais sur quels critères ? Car un autre risque surgit alors, celui d’une histoire œcuménique, qui serait une histoire représentative de l’humanité dans sa diversité, mais sans véritable problématique structurante, et qui ne serait ainsi qu’une variation sur le thème du « patrimoine mondial de l’humanité ».

[…] Au regard des difficultés précédemment énumérées, le premier document choisi ne présente pas de risques majeurs. Il s’agit d’un texte extrait d’un ouvrage de Francis Delaisi, Les Contradictions du monde moderne, paru à Paris en 1925. C’est une réflexion sur la « mondialisation ». Certes, le mot n’apparaît pas, même s’il a déjà été utilisé (Otlet, 1916), mais l’idée y est.»

La suite est un très intéressant exemple de démarche de travail, d’études de documents et de problématisation d’un concept.

Source : La mondialisation dans les années 1920 : le regard d’un Européen sur un fait banal, irréversible et « réflexible » « Histoire Globale.

Geo Histoire accusé de censure pour complaire à des annonceurs | Mediapart

La couverture du numéro Géo Histoire

La couverture du numéro Géo Histoire consacré à la France sous l’Occupation

Le dernier numéro de Geo Histoire, consacré à l’Occupation, est paru amputé de 5 pages consacrées à la collaboration des entreprises françaises. La peur de déplaire à des annonceurs comme LVMH, accuse la rédaction; un choix éditorial et juridique, argue la rédactrice en chef déléguée. L’affaire est remontée au comité d’éthique de la maison-mère allemande.

Source : Geo Histoire accusé de censure pour complaire à des annonceurs | Mediapart.

Est-on intoxiqué par l’habitude de noter les élèves?

Ailleurs, est-on intoxiqué par l’habitude de noter les élèves? En revenant de Bolivie où, il conduit depuis 10 ans des stages de formation pour les enseignants, Charles Pepinster s’est demandé si, là-bas les profs étaient aussi « intoxiqués » par la notation que chez lui, en Belgique. L’auteur se livre à une petite expérimentation et constate qu’en Occident, comme aux Amériques, la dispersion de la note rend celle-ci non crédible. Alors, faut-il supprimer la note? La réponse de l’auteur surprendra sans doute les lecteurs : « NON… pas tout de suite ». En effet, selon lui, il s’agit de faire une cure de désintoxication de l’institution car les profs, les parents (voire les experts théoriques et les autorités) n’ont jamais vécu leur scolarité sans jugement chiffré et surtout n’ont jamais conduit eux-mêmes des cohortes d’élèves débarrassées du chantage de la notation. Que faire pour sortir de l’addiction aux notes? Comme tout sevrage, c’est difficile et ça nécessite de l’accompagnement car il faut mêler raison et sentiments. Charles Pepinster propose, en résumé, une philosophie générale ainsi que des mesures concrètes pour quitter, enfin, le mesurage de l’humain.

L’article : Pour une cure de désintoxication des profs et de toute l’institution scolaire. | CEA.

Les 704 bourre-pifs d’Astérix et Obélix | Le Blog de M.Colin

Le très sérieux journal scientifique « Acta Neurochirurgica » (impact factor 1,47) a publié cet article : “Traumatic brain injuries in illustrated literature: experience from a series of over 700 head injuries in the Asterix comic books” Marcel A. Kamp et al. Les auteurs proposent une revue complète des quelques 704 blessures à la tête recensée dans les 34 albums de la célèbre série gauloise de Goscinny  et Uderzo : Astérix le gaulois. Ainsi après une lecture attentive, ils livrent leurs conclusions sur les troubles observés, et les causes ou les facteurs corrélés à ces différents troubles… Des résultats marquants assurément !

A lire le compte-rendu de cet article par Le Blog de M.Colin: Les 704 bourre-pifs d’Astérix et Obélix.

11 septembre 2001 : les enjeux d’une commémoration

Entreprise mémorielle ou histoire? Et faut-il ou non commémorer le 11 septembre en classe d’histoire ? Actuellement une seule vision mémorielle est développée : celle des Etats-Unis.  Est-ce la mémoire du «vainqueur»? A suivre.

Sur le rapport des événements à l’histoire et la mémoire :

«Ces commémorations sont et seront généralement accompagnées d’une envolée d’analyses politico-historico-géographico-médiatiques. Les journalistes ne rencontreront d’ailleurs aucun mal à remplir des heures et des heures de programmes car tout le monde a envie de raconter son 11 septembre, du prisonnier dans sa cellule à l’employée de hotline dans son open space.

Les historiens ont été en revanche beaucoup plus prudents dans leurs déclarations autour de cet évènement qualifié un peu trop souvent et rapidement d’ « historique ». Qui sommes-nous en effet pour juger de la place d’un attentat dans une chronologie en devenir ?»

Sur la vision mémorielle actuelle:

Pour l’instant, la chronologie impose encore une lecture essentiellement géopolitique de l’événement. Le modèle américain mobilise toute sa puissance pour convaincre le monde de la légitimité de sa politique étrangère, quitte à instrumentaliser un peu les passions mémorielles.

Pour en revenir à l’histoire, le traitement en classe d’histoire de cet événement devrait alors s’inscrire, à mon avis, dans le cadre de l’histoire des Etats-Unis au 20e siècle ou après 1945.

Une autre piste consisterait à travailler sur la notion d’événement historique. Qu’est-ce qui en fait sa spécificité, quels sont les éléments nécessaires pour que l’on puisse parler d’événement historique, le 11-Septembre est-il déjà ou non un événement historique?

Je conclurai en indiquant que les programmes d’histoire contemporaine et les manuels ont toujours cherché à incorporer l’histoire la plus récente en leur sein. Avant même qu’un discours ou un découpage historique ne soit construit. Il n’est donc pas étonnant que la question du 11-Septembre soit déjà une question à l’école et dans les programmes ou manuels d’histoire.

Source : 11 septembre 2001 : les enjeux d’une commémoration – le Plus.

 

Ludovia 2011 : Table Ronde «Les tablettes numériques, le futur cartable numérique»?

Cette table-ronde de Ludovia consistait en un retour d’expérience sur les premières expérimentations sur Tablettes et Netbooks au sein des établissements. Les thèmes abordés étaient les suivants : fiabilité des matériels, adaptation au contexte de l’établissement, évolutions envisagées, le point sur le contenu et les ressources disponibles… Cet article synthétise les discussions.

Après une année d’utilisation par les enseignants d’un collège avant que tous les élèves en soient équipés, Claudio Cimelli, de l’académie de Créteil, relève que

Les tablettes s’avèrent plus maniables et ne semblent pas faire barrière entre l’enseignant et les élèves. Parmi les limites de l’outil, il note les problèmes de compatibilité de formats en passant à des appareils Apple. Par ailleurs, on n’a pas résolu tous les défis de catalogage et de mutualisation de l’information pour faciliter le partage et la recherche de ressources pour les enseignants.

Je note que la tablette, contrairement aux ordinateurs même portables, ne modifie pas la gestion de la classe et l’habitus des enseignant-e-s. Quelque part, elle se rapproche du manuel scolaire facilement accessible que l’on peut sortir ou ranger sur ou sous les pupitres de classe. Elle est facilement transportable également d’une classe à l’autre jusqu’à la maison. Ce sont des éléments-clés pour une intégration réussie,  à mon avis, d’une technologie éducative.

Pour leur part, Stéphane Carasco et Philippe Mittet, de l’académie de Bordeaux, soulignent que

On note un net avantage dans l’utilisation des tablettes quand elle s’accompagne d’une réflexion pédagogique.

Dire cela paraît être d’une banalité sans nom, mais indique bien que ce n’est pas toujours le cas, voire rarement le cas, lors de l’intégration d’outils technologiques en classe. D’où les échecs à répétition par le passé.

Dans les interventions, je constate que désormais les collectivités qui investissent dans les outils numériques sont très soucieuses de déployer ces outils par étapes, d’analyser les actions effectivement réalisées en classe et d’accompagner leur introduction par une formation sur les usages de l’outil. Cela me paraît primordial. En effet, précédemment, l’essentiel des ressources engagées portaient sur l’équipement matériel seul alors qu’il faudrait au moins au 50% pour l’équipement et un 50% pour les ressources, la formation et l’accompagnement.

Source : 3ème Table Ronde «Les tablettes numériques, le futur cartable numérique»?.