Periscope : un cheval de Troie ou une chance pour l’école ?


Quelle mouche a piqué le microcosme ? Que s’est-il passé exactement sur Twitter et autres réseaux proches ces derniers jours ? Tout cela faisait suite, en effet, à un article du Huffington Post qui interrogeait quelques témoins du milieu, lycéens, professeurs, syndicalistes… Bref un échauffement généralisé et très peu raisonnable en ces journées où le printemps tarde à arriver quand l’été a déjà commencé.

Je retiens de cette excellente contribution du non-moins excellent Michel Guillou :

«Où sont passés les réflexes éducatifs qui auraient dû primer sur toute répression ? Où est passée la bienveillance de l’école et de ses maîtres ? Où est passé l’esprit de Célestin Freinet qui n’hésitait pas, à son époque, à s’emparer d’une technologie et à négocier avec ses élèves les conditions de son utilisation dans les apprentissages ?»

Autrement vivement l’été et les vacances scolaires !

À lire : Periscope : un cheval de Troie ou une chance pour l’école ? | Culture numérique

“Rebels”, la révolution américaine en comic-book par Brian Wood

Détail de la couverture du quatrième numéro de Rebels par Tula Lotay – Dark Horse

Il serait difficile de compter tous les films, les livres, les chansons, qui dissertent sur la question de ce qu’est vraiment l’Amérique, de ce qu’elle représente. Au centre de la vision idéalisée, et parfois très personnelle, que chaque Américain a de son pays, il y a une histoire, bien particulière, dont tout découle : celle de la déclaration d’indépendance et de la guerre qui a opposé la couronne britannique aux insurgés continentaux. C’est ce sujet qu’a décidé d’aborder Brian Wood dans Rebels, qui a commencé à paraître en avril 2015 et dont le recueil, qui compile les 10 numéros de la série, est sorti aux Etats-Unis début mai chez Dark Horse. Elle suit le parcours de plusieurs personnages durant cette guerre d’indépendance initiée en 1775.

“Le concept de Rebels est de montrer cette histoire d’une nouvelle façon à travers le regard et l’expérience de gens normaux, explique Brian Wood. Ce qui inclut évidemment des citoyens de tous genres et origines ethniques, aussi divers que l’Amérique était à l’époque”.

Brian Wood écrit même un chapitre du point de vue d’un soldat loyaliste, venu des Îles britanniques pour se battre contre les révolutionnaires :

“J’avais l’impression qu’il était juste et légitime d’écrire un chapitre du point de vue de l’autre camp. Et les parallèles avec le monde actuel sont difficiles à ignorer : on parle d’un soldat moyen envoyé loin de chez lui pour tuer des gens au nom de raisons politiques.”

À lire le très intéressant compte-rendu : http://www.lesinrocks.com/2016/06/25/livres/rebels-revolution-americaine-remise-gout-jour-11832797/

Pour l’instant « Rebels » est uniquement disponible en version originale. Urban Comics publiera une traduction courant novembre 2016.

À la poursuite des origines de l’humanité | CNRS Le journal

Au printemps 2016, des chercheurs français sont partis en Namibie à la recherche de pièges à fossiles humains. Carnet de voyage de cette première mission d’exploration.

Durant quinze jours, du 25 avril au 5 mai derniers, le géomorphologue Laurent Bruxelles et ses collègues Marc Jarry et Grégory Dandurand ont mené une expédition en Namibie. Leur but ? Découvrir et explorer des grottes où les scientifiques pensent pouvoir mettre au jour des vestiges pouvant appartenir à un nouveau morceau du berceau de l’humanité en Afrique.

Lire le journal de l’expédition : https://lejournal.cnrs.fr/articles/a-la-poursuite-des-origines-de-lhumanite

Pesante mémoire – La Vie des idées

Dans un ouvrage pluridisciplinaire, Catherine Coquio montre que le culte contemporain de la mémoire et de la vérité cache en fait une crise qui empêche d’avancer.

Recensé : Catherine Coquio, Le Mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Paris, Armand Colin, 2015, 320 p., 25 €.

En un sens, on ne s’est jamais autant souvenu de la mémoire que depuis quelques décennies, c’est-à-dire qu’on l’a perdue comme mode d’organisation sociale et structure de continuité temporelle, puis réinventée au sein d’un modèle culturel, comme patrimoine, commémoration, phantasme identitaire, nostalgie ou marché d’antiquités.

La Grande Guerre est devenue de fait le moment où l’on réfléchit de plus en plus au travail de la mémoire collective, comme si elle resurgissait d’autant plus dans l’actualité qu’elle semblait avoir disparu des manières de valoriser le passé.

Après les traumatismes des deux guerres mondiales et des génocides successifs, depuis celui des Arméniens et des Juifs jusqu’à ceux du Rwanda et du Cambodge, la mémoire a repris une importance collective tout en restant fondée sur un terrain miné : cette revalorisation de la mémoire passe, en effet, par sa mise en forme culturelle (le patrimoine en est un bon exemple). Or, en même temps, comme le disait avec son ironie habituelle l’écrivain Imre Kertész, « notre époque est celle de la vérité ». Le grand mérite du Mal de vérité ou l’utopie de la mémoire consiste justement à tâcher de penser conjointement mémoire et vérité, actualité des traumas et recherche de catharsis dans un monde marqué par ce que Catherine Coquio, spécialiste de la littérature de témoignage (notamment sur les crimes de masse), appelle la « Catastrophe » : « un phénomène anthropologique complexe issu d’une certaine opération politique : rupture des liens sociaux, brutale dévaluation de la vie, altération de la figure humaine ou scission d’humanité, et dans l’après-coup deuil impossible, hantise de la vérité » (p. 124). C’est à l’examen minutieux de ce phénomène anthropologique qu’elle consacre un livre riche et dense.

Lire la suite de cet important compte-rendu : Pesante mémoire – La Vie des idées

Cinq ans de prison pour un ancien gardien de camp nazi – Libération

L’Allemand Reinhold Hanning avait été en poste durant deux ans à Auschwitz.

Un tribunal de Detmold, au centre de l’Allemagne, a condamné vendredi dans l’après-midi Reinhold Hanning à cinq ans de prison. Cet ancien gardien d’Auschwitz, âgé de 94 ans, a été reconnu coupable de «complicité dans l’extermination d’au moins 170 000 Juifs». «Vous avez travaillé près de deux ans à Auschwitz et avez ainsi soutenu le génocide», a estimé la juge Anke Grudda. Hanning avait travaillé dans le camp d’Auschwitz entre 1942 et 1944. Au moins 170 000 personnes sont décédées dans le camp pendant cette période.

Ouvrier d’usine, Reinhold Hanning a 18 ans lorsqu’il s’enrôle chez les Waffen SS. Blessé au front, il est muté à Auschwitz en 1942, en charge de la garde du camp. Son unité se rend également régulièrement à Birkenau (la partie du camp où se trouvaient les chambres à gaz) à l’arrivée de nouveaux convois de prisonniers. La plupart des détenus sont envoyés dans les chambres à gaz dès leur descente du train. Hanning a bien reconnu avoir travaillé à Auschwitz mais a toujours nié avoir participé à l’assassinat des prisonniers.

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« A tous les Français » : l’affiche de Londres | L’histoire par l’image

De l’Appel du 18 juin au premier bulletin officiel des FFL

Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle prononce à Londres un message radiophonique où il exhorte ses compatriotes à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie, inscrivant ce dernier dans un contexte de guerre mondialisée. Alors que le célèbre Appel diffusé sur les ondes de la BBC est peu entendu sur le moment, il est publié dans la presse française (Le Petit Marseillais, Le Petit Provençal, Le Progrès) le lendemain, puis repris ultérieurement par les radios et journaux étrangers.

Si elle reprend les mêmes arguments et répète certaines formules de cette déclaration, l’affiche « A tous les français » en est cependant une version différente. Suivant l’Appel, elle est d’abord tirée à 1 000 exemplaires dans la seconde quinzaine de juillet, puis placardée sur les murs de Londres et des grandes villes anglaises les 3 et 4 août. L’affiche est ensuite publiée (à côté du texte de l’Appel proprement dit) en première page du premier et unique numéro du Bulletin officiel des Forces françaises libres qui paraît à le 15 août 1940.

Edité à environ 10 000 exemplaires, le document ici étudié est surtout diffusé auprès des Français de Londres. Il joue cependant un rôle symbolique et politique très fort dans le contexte d’émergence, de structuration et d’organisation de la Résistance, en Angleterre comme en France.

Lire l’analyse et l’interprétation de l’image : « A tous les Français » : l’affiche de Londres | L’histoire par l’image

Référence : Alexandre SUMPF, « « A tous les Français » : l’affiche de Londres », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 18 Juin 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tous-francais-affiche-londres

Devoir de mémoire: anatomie du «plus grand mythe démocratique»

Se souvenir et commémorer n’empêche pas les tragédies de se répéter, explique l’historien Henry Rousso.

«La mémoire constitue sans nul doute le grand mythe contemporain des sociétés démocratiques modernes, une forme de conjuration contre la répétition des catastrophes de l’histoire récente dont on commence à voir les limites.» Henry Rousso brise ici le leitmotiv selon lequel se souvenir de son passé permet d’éviter sa répétition. Il paraît en effet difficile de contredire l’auteur puisqu’en 1994-1995, au moment où Jacques Chirac s’apprête à reconnaître la responsabilité de l’État français dans la déportation, le Rwanda et l’ex-Yougoslavie connaissent des situations de génocide.

L’ouvrage se présente sous la forme d’un recueil d’articles. Le «je» y est omniprésent, non pas à des fins narcissiques, mais dans une logique d’autocritique. Le propos remet en question les missions que nous octroyons à la mémoire. Souvent pessimiste, il ouvre cependant des pistes intéressantes, notamment pour en faire une question transnationale, puisqu’en nous concentrant sur nos mémoires nationales, nous risquons de créer les nouvelles causes d’un conflit.

Le compte-rendu de l’ouvrage http://ift.tt/1tyGzSv

Où sont les femmes ? Appel à contribution – HistoireEngagée

Appel à contributions

Bien que la volonté de mettre fin à l’invisibilisation des femmes et des féministes dans la discipline historique semble être une réalité tangible depuis quelques décennies, ces dernières y demeurent, toutefois, sous-représentées (M. Dumont, 2013; M-H. Brunet, 2013). Malgré l’effort de nombreuses historiennes, anthropologues, politologues et sociologues désirant mettre fin à cette problématique, un constat demeure : l’occultation des femmes des récits historiques. La prise en compte de celles-ci dans l’histoire et l’étude du féminisme, voire des féminismes, permettent de questionner autrement le passé, le présent et le futur sur une multitude d’aspects. Ainsi, HistoireEngagee.ca vous invite à proposer des articles de fond, de courts textes, des prises de position, des recensions ou des entrevues concernant l’histoire des femmes afin de rendre les femmes et les féministes sujets et actrices de l’histoire.

Marche pour la commémoration du 50ème anniversaire du droit de vote aux femmes, New York, 26 août 1970.

Les pistes de réflexion sont nombreuses; nous souhaitons qu’elles demeurent diversifiées et qu’elles s’inscrivent dans des champs spatio-temporels variés. Voici une liste non-exhaustive de thématiques pouvant être envisagées:

  • Nouvelles perspectives en histoire des femmes/histoire du genre/histoire genrée;
  • Histoire des féminismes;
  • Femmes et éducation(s);
  • Femmes et mouvements sociaux;
  • Femmes et immigration(s);
  • Femmes et sports;
  • Historiographies de l’histoire féministe;
  • Débats féministes et histoire(s)/l’histoire dans les études féministes;
  • Dialogues entre plusieurs générations d’historiennes féministes;
  • Représentations de figures féminines et féministes historiques dans la culture populaire (télévision québécoise, téléséries, films, jeux-vidéos, musique, littérature…);
  • Mémoire(s) de l’histoire des femmes;
  • Vulgarisation de l’histoire des femmes;
  • Etc.

Les propositions présentant un projet de contribution de 250 à 400 mots sont attendues avant le 15 juillet 2016, à l’adresse suivante : contributions@histoireengagee.ca. La mise en ligne finale des contributions est prévue pour octobre 2016. Vous trouverez de l’information sur nos balises de rédaction et directives de soumission en cliquant ici.

Source : Lien

Découvertes Archéologiques: Une pièce de jeu d’échecs rarissime découverte dans l’arrière cour d’un musée en Angleterre

Il s’agit de la plus petite pièce d’un jeu d’échecs arabe à être découverte dans le pays; elle a été mise au jour lors de fouilles archéologiques dans le Musée de Wallingford. D’autres pièces pourraient bien être retrouvées lors de prochaines fouilles qui auront lieu cet été.

Photo: Wallingford Museum

La minuscule pièce a été découverte lors des fouilles de l’arrière cour du musée. Une fois nettoyée, elle a été identifiée comme étant une pièce de jeu, très décorée avec des anneaux et des pointes.

« L’identification a montré que la pièce était une pièce d’échecs arabe du moyen âge. C’est l’une des 50 pièces médiévales de jeu d’échecs en Angleterre, et, avec ses 21.7mm de haut, elle est unique en étant la plus petite connue à ce jour dans le pays. » rapporte la conservatrice.

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