Si Rome n’avait pas chuté | Raphaël Doan

Présentation de l’éditeur

Demain, serons-nous remplacés par des robots ? Cette crainte est renforcée par le développement sans précédent des intelligences artificielles. Certaines sont déjà capables de générer du texte, des images, bientôt de la musique et des vidéos. Et si, au lieu de se détourner d’une nouvelle technologie, les historiens essayaient de se l’approprier pour la mettre au service de leur matière ? C’est le pari fou d’un des historiens de l’Antiquité les plus talentueux de sa génération, Raphaël Doan, déjà auteur de plusieurs livres récompensés par des prix prestigieux. Passionné par les évolutions technologiques, il s’est plongé dans le dernier état de la recherche en « IA générative » afin d’en tirer le plus grand profit pour dominer la machine, et comprendre comment l’histoire pouvait s’articuler avec ces nouveaux outils. De cette expérience est né ce livre saisissant, Si Rome n’avait pas chuté, une uchronie sur un Empire romain bénéficiant d’une révolution industrielle avant l’heure. Le scénario a été imaginé et pensé par l’historien, mais l’écriture et les illustrations ont été, sous sa direction, réalisées par différentes intelligences artificielles. L’ouvrage est précédé d’une longue introduction où l’auteur explique la façon dont il a travaillé, dévoile les ombres et lumières de ces nouveaux logiciels, les raisons pour lesquelles il faut parfois s’en méfier, mais aussi celles pour lesquelles tout nous invite à s’en saisir afin de les mettre à notre service.

« Vue d’artiste de l’un des premiers chars à vapeur militaires ». Légende et image générées par une IA pour le roman « Si Rome n’avait pas chuté ». © Raphaël Doan / Passés/composés

L’avis de RTS Culture:

Sur de nombreux points, les propositions du texte peuvent sembler frustrantes et superficielles, par exemple quand GPT annonce que le progrès technique amène à l’émancipation des femmes, sans articuler en rien la relation entre évolution technique et conscience politique, donnant pour acquis que l’une entraîne l’autre – et ici, l’auteur humain ne nous éclaire pas. Ou quand Raphaël Doan choisit de ne pas interroger la crise de la civilisation industrielle (entre épuisement des ressources et réchauffement climatique).

[…]

Mais il faut le reconnaître: ces frustrations de lecture s’avèrent ainsi, en même temps qu’agaçantes, franchement stimulantes par les questions qu’elles ouvrent. Tandis que les commentaires de Raphaël Doan ne cessent de nous interroger à la fois sur l’Antiquité et sur notre époque. Jusqu’à nous faire nous demander, avec Yourcenar et son Hadrien, si Rome, splendide et esclavagiste, éprise de morale et corrompue, a vraiment chuté – ou si elle ne s’est pas simplement métamorphosée, et continue de se métamorphoser dans notre civilisation.

Pour son nouveau livre, Raphaël Doan a employé l’intelligence artificielle GPT

Références:

ISBN 979-1-0404-0386-9

Edition Passé composés
Parution 03/05/2023
Pagination 160 pages
Format 165 x 240
Prix 20 €

Pour acheter/commander l’ouvrage : https://passes-composes.com/book/370

L’IA pour déchiffrer des rouleaux carbonisés par l’éruption du Vésuve – rts.ch

Trois chercheurs ont remporté un prix de 700’000 dollars pour avoir réussi à déchiffrer, grâce à l’intelligence artificielle, une petite partie de rouleaux manuscrits vieux de près de 2000 ans et gravement endommagés par l’éruption du Vésuve en 79 après J.C.

Une partie des rouleaux carbonisés retrouvés à Herculanum, dans la Villa des papyrus. Plus de 600 sont complètement intacts, enroulés, scellés, et n’ont pas encore pu être lus. [University of Kentucky]

C’est une fabuleuse avancée pour l’archéologie et la connaissance de la culture de l’Antiquité, potentiellement une révolution: des textes gréco-romains ensevelis au premier siècle de notre ère, sous la boue et les cendres du Vésuve, vont enfin pouvoir être lus.

Les papyrus d’Herculanum consistent en quelque 800 rouleaux carbonisés lors de l’éruption qui a enseveli Pompéi et Herculanum. Deux cités vitrifiées dans le temps, remplies de trésors scientifiques inestimables.

Lire l’article complet : https://www.rts.ch/info/sciences-tech/2024/article/l-ia-pour-dechiffrer-des-rouleaux-carbonises-par-l-eruption-du-vesuve-28392697.html?rts_source=rss_t

Close-up. Une histoire suisse du cinéma | Musée national suisse (12.01.2024 21.04.2024)

A l’occasion des 100 ans de la société de production Praesens-Film AG, le Musée national suisse à Zurich propose l’exposition Close-up. Une histoire suisse du cinéma du 12 janvier au 21 avril 2024.

Fondée en 1924 à Zurich, la Praesens-Film est la plus ancienne société cinématographique de Suisse encore en activité. Dès la fin des années 1920, elle produit des films qui racontent une partie de l’histoire culturelle suisse et reflètent l’époque, la politique et la société du moment. C’est notamment le cas dans les années 1930 en lien avec la politique de la défense spirituelle.

Affiche «Le Fusilier Wipf» (1938)

La société cinématographique suisse possède une riche histoire dont les ramifications s’étendent jusqu’à Hollywood. L’exposition braque les projecteurs sur les personnes qui, devant comme derrière la caméra, ont contribué à écrire l’histoire du cinéma suisse, et illustre la manière dont le grand écran reflète l’époque, la politique et la société dans lesquelles il s’inscrit.

Pour en savoir plus sur Praesens-Films : Entre avant-garde et Hollywood | Blog du Musée national suisse

La construction historique d’une politique de la culture – Podcast Guy Saez

Comment se sont construites les politiques culturelles ? En quoi les controverses d’aujourd’hui reflètent-elles les préoccupations des révolutionnaires de 1789, la rupture entre Rousseau et D’Alemberg, la politique du Front populaire ou celle des années Lang ? De la Révolution à aujourd’hui, Guy Saez nous entraine, avec ce podcast, dans le récit passionnant de l’histoire de la culture. 6 épisodes à écouter.
— À écouter sur www.observatoire-culture.net/dossier/construction-historique-politique-culture/

Appel à contributions : Samouraïs et chevaliers à l’écrit et l’écran, cultures des mondes médiévaux et de la première modernité : regards croisés sur les enjeux historiques, mythologiques et artistiques

L’Université de Poitiers vient de publier un appel à contribution pour un colloque qui Le colloque aura lieu à Poitiers les 16-17 octobre 2025. La thématique est passionnante. Elle interroge la notion même de médiéval, de la culture qui lui est associé. Il devrait particulièrement intéressé les enseignants romands d’histoire de 9e année Harmos. En effet, le thème 8 des Moyens d’enseignement (MER) est consacré à la Féodalité et comprend notamment une partie consacrée aux Chevaliers et aux Samouraïs.

Les Chevaliers du Zodiaque

Ce colloque international proposera d’explorer les points de jonction ou passerelles culturelles, les différences et/ou les similitudes essentielles dans le monde oriental et occidental de la période médiévale et de la première modernité tels que représentés dans les productions artistiques, littéraires, picturales et cinématographiques. Si les aires d’exploration sont larges, une place prépondérante est accordée au Japon pour l’Orient, sans pour autant exclure la Perse ou l’Asie (Inde et Chine), ainsi qu’à l’Europe anglaise, septentrionale et méditerranéenne pour l’Ouest.

Le premier volet de l’Appel est consacré aux définitions et aux repérages chronologiques. Il s’attachera à cerner l’étude des grandes valeurs sociales, politiques et culturelles prévalant à ces périodes. Si les termes « médiéval » et « de la première modernité » s’appliquent tout autant au monde oriental qu’à l’occident, ils peuvent néanmoins être à géométrie variable selon les approches adoptées par les historiens et les pays ou les parties du monde concernées.

Le deuxième volet sera consacré à l’artiste et à son sens de l’histoire via une approche biographique et esthétique. Il s’agira de voir comment l’artiste-auteur d’hier et d’aujourd’hui — qu’il soit poète (haiku), romancier ou conteur de légendes, homme de théâtre, peintre, graveur d’estampes ou cinéaste — rend manifeste sa propre conscience de l’histoire, ce qu’il sait ou pressent de son époque ou du passé historique et légendaire, et comment il parvient à représenter son expérience et sa vision du monde par le biais d’un mode de représentation artistique propre.

Le troisième volet portera sur le rôle des mythologies en tant que marqueurs culturels fort(s des deux mondes, marqueurs locaux, ou plus larges, tendant vers l’universel : les bestiaires et les grandes figures mythologiques transversales (araignée, renard, loup), les sorciers et les sorcières, les grandes notions spirituelles,comme le bouddhisme et le sens de l’éphémère ou de la transcendance pour l’humain et la nature (mujô), ou les approches artistiques variées liées à la représentation de la nature. On pourra envisager ce qui pourrait relier les grands mythes humains, le Fatum grec, l’animisme shinto et le transcendantalisme occidental, la Roue de la Fortune de la Renaissance et la Roue de la Vie ou Roue de l’Être bouddhiste. Peut-on dès lors parler de choc des cultures ? Au-delà des différences immédiates, peut- on tisser la trame de schémas éthiques et philosophiques communs, d’une « trans-éthique », et de formes d’humanisme universelles ?

Délai de soumission : 31 mars 2024.

L’appel : « Samouraïs et chevaliers à l’écrit et l’écran, cultures des mondes médiévaux et de la première modernité : regards croisés sur les enjeux historiques, mythologiques et artistiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 31 janvier 2024, https://calenda.org/1130406. Rien que la bibliographie vaut le détour.

L’avion de l’aventurière Amelia Earhart a-t-il été retrouvé 87 ans après sa disparition ?

C’est l’un des plus grands mystères de l’aviation : alors qu’elle tentait de devenir la première femme à faire le tour du monde à bord de son bimoteur Lockheed Electra, l’aventurière américaine Amelia Earhart a disparu le 2 juillet 1937 dans l’océan Pacifique. Une équipe d’explorateurs de Deep See Vision croit maintenant avoir localisé l’épave de l’appareil.

Amelia Earhart le 5 mars 1935. Source Wikipedia

Cependant, une conservatrice du musée national de l’Air et de l’Espace de la Smithsonian Institution, à Washington, nuance, auprès du Washington Post, qu’il reste encore beaucoup de travail pour déterminer si Deep Sea Vision a réellement découvert l’avion d’Earhart. Président de Deep Sea Vision, Tony Romeo convient que le processus pour confirmer les découvertes de Deep See Vision pourrait prendre des années.

USA Today signale qu’Amelia Earhart était célèbre en son temps, devenant ainsi, en 1928, la première femme pilote à traverser l’Atlantique sans escale.

Amelia Earhart a disparu le 2 juillet 1937, après avoir été vue pour la dernière fois à Lae en Papouasie-Nouvelle-Guinée alors qu’elle tentait, avec son navigateur Fred Noonan, de faire le tour du monde par l’est, en passant par l’équateur, sur un bimoteur Lockheed Electra 10-E.

Sa disparition avait marqué les esprits et a donné lieu à des livres, à des documentaires, à des enquêtes et à de nombreuses théories.

Source : https://www.courrierinternational.com/article/histoire-l-avion-de-l-aventuriere-amelia-earhart-a-t-il-ete-retrouve-87-ans-apres-sa-disparition