La ludification : scénarios et défis pour votre cours ! | #AQUOPS

En ce mardi 31 mars s’ouvre le 33e colloque de l’AQUOPS à Québec. Le thème est « Développer le réflexe technopédagogique ». J’ai la chance d’y participer et d’y animer deux ateliers (un explorcamp et un barcamp) demain et jeudi. En attendant, je découvre le colloque.

1405128960

Jean Desjardins

Ce mardi, mon programme du jour consiste à suivre l’atelier de Jean Desjardins (http://sainte-anne-technopedagogique.weebly.com/). conseiller technopédagogique au Collège Sainte-Anne à Lachine depuis mars 2013 : « La ludification : scénarios et défis pour votre cours ! »

La présentation de cet atelier :

La ludification des cours est à la mode : Cette stratégie pédagogique recourt aux dynamiques des jeux et puise un thème dans la culture populaire, l’actualité ou encore à la culture de votre matière pour scénariser vos activités d’apprentissage. Les résultats sur la motivation sont parfois spectaculaires ! À l’AQUOPS, nous accompagnerons la naissance d’un projet dans votre matière, pour vos élèves et qui vous appartiendra. L’outil de planification que nous avons conçu met à plat 14 mécaniques de jeux propices aux apprentissages : les niveaux, sauvegardes, quêtes, récompenses, etc. Vous aurez aussi acquis un savoir-faire dans Padlet, Popplet, Thinglink, Canva, Kahoot et Slidebean, certains des meilleurs outils-web, parfaits en ludification. On s’en promet ! 

Les ressources de l’atelier : http://sainte-anne-technopedagogique.weebly.com/la-ludification–une-approche-diffeacuterencieacutee.html

La ludification ou gamification  :

L’utilisation du jeu en classe est un mouvement très populaire. En anglais, on parle de « gamification ». Voici cinq étapes pour favoriser une intégration pédagogique réussie!

L’approche par le jeu s’efforce de tirer parti des désirs naturels des gens pour la compétition, la réalisation de soi, le statut social, l’expression de soi et l’altruisme.

Une des stratégies de base de ce mouvement est de récompenser les joueurs qui accomplissent des tâches désirées. 

[…]

Tout ceci est bien intéressant, mais comment, concrètement, intégrer le jeu en classe?

Il n’y a pas de recette magique, mais la lecture de l’article How To Gamify Your Classroom du site Edudemic donne des pistes intéressantes. Lisez l’article pour en savoir plus.

Source : 5 étapes pour intégrer le jeu en classe

Le choix d’une thématique (https://tackk.com/lechoixdethematique) : c’est le fil conducteur de votre ludification. L’origine peut être issue de la culture populaire de vos élèves (Hunger Games, la Coupe du Monde, Game of Thrones, Clash of clan, Donjons & Dragons, Star Wars, Indiana Jones, …) ou de la culture dite matière (la forme du musée Guggenheim de New York et ses oeuvres, la comedia del arte de Goldoni).

Il s’agit pour les participant-e-s à cet atelier de concevoir un scénario de ludification sur une séance ou une planification plus importante. Pour y parvenir, nous disposons notamment d’un outil de planification (voir les ressources de l’atelier : http://sainte-anne-technopedagogique.weebly.com/la-ludification–une-approche-diffeacuterencieacutee.html), de différents outils en ligne (padlet, popplet, thinglink, canva, kahoot ou edpuzzle) et du coaching de Jean, Anne-Marie et Michelle.

Personnellement, j’ai choisi de travailler à partir de « Game of Thrones » mélangeant son univers propre à celui du monde médiéval. Ce sera l’objet de prochains billets.

A suivre…

Quand le tourisme servait de moteur à l’essor lémanique | 24heures.ch

Une carte postale du début du XXe siècle figurant le Grand Hôtel de Vevey. En 1867, l’établissement fait parler de lui en installant un ascenseur à traction hydraulique.

De nos jours, le tourisme est considéré comme une composante importante de l’économie lémanique, tout en laissant la vedette à l’industrie de pointe et aux services financiers. Un projet de recherche soutenu par le Fonds national suisse nous apprend pourtant que ce secteur a joué un rôle central dans le développement économique de la région. Entre 1850 et 1914, sa forte croissance a eu des effets d’entraînement dans l’agriculture, l’artisanat, la construction et l’industrie ainsi que dans les activités de services telles que le commerce, la banque et le secteur médical.

Pour en savoir plus Deux publications parues dans le cadre du projet de recherche soutenu par le Fonds national suisse:

  • Humair, C.,  Gigase, M., Lapointe Guigoz, J. et Sulmoni, S. (2014). Système touristique et culture technique dans l’Arc lémanique: analyse d’une success story et de ses effets sur l’économie régionale (1852-1914).  Neuchâtel : Alphil, 476 p.

  • Gigase, M.  Humair, C., Tissot, L. (éds) (2014). Le tourisme comme facteur de transformations économiques, techniques et sociales (19e-20e siècles). Neuchâtel : Alphil, 2014, 354 p.

via Histoire: Quand le tourisme servait de moteur à l’essor lémanique – News Vivre: Histoire – 24heures.ch.

Le mythe Hjalmar Schacht | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Hitler et Schacht pour l’inauguration des travaux du nouveau bâtiment de la Reichsbank

À l’occasion de la parution d’un livre sur Hjalmar Schacht, 20minutes.fr a publié une interview de son auteur, Jean-François Bouchard. Le contenu de cette interview montre que – sans préjuger de ce qu’il y a dans le livre de Bouchard – l’auteur cède à une forme de mythe – «Schacht, génie des finances» -, sans se soucier d’aucune sorte de sources primaires ou des ouvrages précédemment publiés sur Schacht ou de son antisémitisme.

Voici une revue des éléments les plus contestables de cette interview, sur la base de la biographie de Schacht que Frédéric Clavert a publiée en 2009.

Lire la suite : Le mythe Hjalmar Schacht | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Jeux sérieux : Vivre au temps des châteaux forts

La présentation de ce jeu sérieux

Réalisé par Canopé de Caen avec la participation de collégiens de l’académie, le jeu « Vivre au temps des châteaux forts » invite à découvrir la vie quotidienne et l’organisation sociale du Moyen Age.

Le site se présente en trois parties :

  • un blog : le blog propose de suivre la genèse et l’évolution du projet ainsi que de nombreux objets 3D.
  • le jeu à télécharger pour PC ou Mac : grâce à la réalité virtuelle, l’utilisateur est immergé dans un château fort du XIIe siècle. Il peut cliquer sur de nombreux objets pour prendre connaissance sous forme vidéo du mode de vie de l’époque. Des centaines d’objets ont été modélisés pour créer cet environnement réaliste.
  • le dossier pédagogique : sur le site pédagogique,10 vidéos thématiques complétées par des exercices d’auto-évaluation permettent aux élèves de tester leurs connaissances sur le monde médiéval.

Concernant le site pédagogique, cette ressource pédagogique permet d’aborder de nombreux thèmes du programme d’histoire et d’histoire des arts des classes de CM1 et de 5e (L’Occident féodal, XIe – XVe siècle) :

  • Paysans et seigneurs ;

  • Féodaux, souverains, premiers états ;

  • La place de l’Église.

10 vidéos thématiques sont proposées avec des exercices d’auto-évaluation qui permettent de tester les connaissances des élèves. Elles sont regroupées sous trois rubriques :

  • Ceux qui combattent : les seigneurs, les chevaliers, l’art de la guerre, l’architecture militaire ;

  • Ceux qui travaillent : les paysans, les bâtisseurs :

  • Ceux qui prient : l’Église, l’architecture religieuse, la musique médiévale, l’art du livre.

Le site de ce jeu sérieux : Vivre au temps des châteaux forts

Revue de Presse : L’école et les jeunes, le grand écart du numérique | L’Hebdo

Selon l’étude JAMES 2014 (Jeunes activités médias – enquête Suisse) réalisée par la Haute école zurichoise en sciences appliquées (ZHAW), 97% des jeunes vivant en Suisse possèdent leur smartphone; 87% l’utilisent pour surfer sur Internet, 88% pour écouter de la musique, 68% pour prendre des photos ou filmer, 61% pour échanger des courriels, 53 pour jouer à des jeux. Près de 90% des jeunes ont un compte sur un réseau social quel que soit leur âge. Pourtant, à l’école, les téléphones portables restent habituellement interdits…

Source : L’école et les jeunes, le grand écart du numérique | L’Hebdo

Revue de Presse : Mooc, elearning, gamification, serious-games… innovations réelles ou mirages ?

Mooc, e-learning, serious-games… le monde de la formation, à l’instar de l’ensemble de la société, est bousculé par le numérique, les réseaux sociaux et l’évolution des pratiques socio-culturelles. Faut-il absolument s’adapter à ces nouveaux outils et nouvelles pratiques ? Voici la question globale à laquelle Mediaculture tâche de répondre par le détour de ces 7 questions “taboues” :

1- Les Mooc : révolution ou feu de paille ?

2- Gamification : peut-on vraiment apprendre sans effort ?

3- Visio-formation, e-learning, mobile-learning… la formation en présentiel est-elle dépassée ?

4- Apprenant autonome : le formateur sert-il encore à quelque chose ?

5- Les nouveaux outils peuvent-ils vraiment mesurer le ROI des formations ?

6- Faut-il nécessairement innover en matière de formation ?

7- Formation en ligne : comment maintenir la motivation à l’heure du zapping permanent ?

Pour lire cet excellent dossier : – Mooc, elearning, gamification, serious-games… innovations réelles ou mirages ?.

Revue de Presse : Comment les Américains voyaient le monde en 1837

Ce document qui représente la situation géopolitique du début du XIXe siècle, nous donne aussi un aperçu de la vision qu’avait de ce monde moral un américain. Cette carte nous renseigne près de deux siècles plus tard sur les représentations intellectuelles du XIXe siècle. A voir également la carte dans sa version modernisée réalisée par Martin Grandjean.

WorldMoralMapOriginal

Cette carte fait partie de la David Rumsey Historical Map Collection qui contient plusieurs dizaines de milliers de cartes historiques et les partage en ligne après numérisation.

WorldMoralMap

La version modernisée proposée par Martin Grandjean.

 
Source : Blog Histoire – Géo http://ift.tt/1FDIm8u

L’apprentissage actif expliquerait les effets positifs de la classe inversée | L’École branchée

Pour plusieurs intervenants du milieu de l’éducation, la classe inversée est un modèle qui aurait des impacts positifs sur la réussite et la motivation des élèves. Mais le succès de la classe inversée relève-t-il du modèle lui-même ou des implications qu’il sous-tend? Une étude s’est penchée sur la question.

Une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Life Sciences Education s’est intéressée à cette question. Les chercheurs de l’Université Brigham Young, aux Etats-Unis, et de l’Université Potiguar, au Brésil, ont voulu répondre à la question suivante : étant une forme d’apprentissage actif, la classe inversée produit-elle des résultats supérieurs quant à la réussite des élèves et le développement d’attitudes positives face au processus d’apprentissage que les autres formes d’apprentissage actif? 

Pour y répondre, deux groupes universitaires suivaient le même cours de biologie, le premier en format classe inversée, le second en format plus traditionnel.

Les résultats :

Results showed that both low-level and deep conceptual learning were equivalent between the conditions. Attitudinal data revealed equal student satisfaction with the course. Interestingly, both treatments ranked their contact time with the instructor as more influential to their learning than what they did at home. We conclude that the flipped classroom does not result in higher learning gains or better attitudes compared with the nonflipped classroom when both utilize an active-learning, constructivist approach and propose that learning gains in either condition are most likely a result of the active-learning style of instruction rather than the order in which the instructor participated in the learning process.

Sur la base de ces résultats, les auteurs concluent que les gains d’apprentissage observés sont plus le résultat du style d’apprentissage actif de l’enseignement que l’ordre dans lequel l’instructeur a participé au processus d’apprentissage. Ils poursuivent en reprenant d’autres recherches qui mettent en évidence l’efficacité plus grande des méthodes actives d’apprentissage sur l’enseignement traditionnel :

Active learning is a more effective means of instruction over a traditional, didactic approach (Andrews et al., 2011; Freeman et al., 2014). In an influential study of more than 6000 physics students across multiple high schools and universities, Hake (1998) found that students taught using active strategies learned twice as much as students taught using a direct instruction approach. This trend has been documented in a variety of science disciplines (e.g., Shaffer and McDermott, 1992; Jensen and Finley, 1996; Wright, 1996; Ebert-May et al., 1997; Crouch and Mazur, 2001; Knight and Wood, 2005). Michael (2006) reviewed multiple active-learning techniques and concluded that active learning is now a well-supported pedagogical strategy to improve student learning. Most recently, a meta-analysis was done on 225 studies comparing active learning with traditional lecture (Freeman et al., 2014). Results confirm that active learning is superior to traditional lecture-based teaching, increasing exam scores by 6% and decreasing fail rates by more than 50%.

Au final, Il ne serait donc pas nécessaire d’inverser la portion pratique et la portion théorique, mais plutôt de s’assurer de trouver des activités et des scénarios dans lesquels les étudiants doivent s’impliquer.

Source: L’apprentissage actif expliquerait les effets positifs de la classe inversée – L’École branchée – actualité

L’étude : Jamie L. Jensen, Tyler A. Kummer, and Patricia D. d. M. Godoy (2015). Improvements from a Flipped Classroom May Simply Be the Fruits of Active Learning. In Life Sciences Education, Vol. 14, 1–12, Spring 2015 : http://www.lifescied.org/content/14/1/ar5.full.

Opinion : En 2015 comme en 1945, il faut étudier les bourreaux

auschwitz_i_entrance_snowL’entrée du camp de concentration d’Auschwitz, en 2007. Logaritmo via Wikimedia Commons.

Titiou Lecoq nous offre sur Slate.fr un intéressant article alliant historiographie du Génocide des Juifs et histoire de son enseignement. A la base une question centrale, à l’heure des commémorations de la Seconde Guerre mondiale et des horreurs actuellement commises dans le monde : comment l’humain est-il capable de basculer dans l’horreur? Cet article offre est à lire en complément à mon billet récent sur Auschwitz Revue de Presse : Auschwitz | Aggiormento.

Pour, Iannis Roder, auteur, professeur d’histoire-géo et formateur pour le Mémorial de la Shoah,

«Il faut entrer dans cette histoire par les bourreaux, pas par les victimes. Ce sont eux qui sont actifs. Il faut donner à comprendre aux élèves qui étaient les nazis, comment ils voyaient le monde.»

Cependant, ce n’est de loin pas l’approche empruntée ni par les programmes, ni par les enseignants.

L’autre problème du programme selon Iannis Roder, c’est qu’il inclut la Shoah au sein du bloc sur la guerre, suivant le courant fonctionnaliste et la coupant de l’idéologie. Ce sont certes les circonstances de la guerre qui font basculer dans le génocide, mais ce génocide n’est possible qu’à l’aune de l’idéologie nazie. Comprendre cette idéologie est donc une nécessité absolue, de même qu’étudier le contexte du passage à l’acte.

Pire encore, si vous avez fait votre scolarité avant 1995 ou si vous avez regardé le documentaire-fiction Apocalypse ou Apocalypse Hitler de Costelle et Clarke ((Kaufmann, L. (2009). Apocalypse : au delà des prouesse techniques est-ce de l’histoire ? Le Café pédagogique, No 105, septembre et Kaufmann, L. (2011). L’enquête historique à l’âge d’Apocalypse. Le Café pédagogique, No 127, novembre)), il y a des chances pour que l’alpha et l’omega de ce qu’on vous a enseigné sur la Shoah ressemble à ça: Hitler était un fou charismatique qui, depuis Mein Kampf, nourrissait le projet d’exterminer les juifs. Il ait, en gros, réussi à hypnotiser tout un peuple (grâce au terreau de l’humiliation du Traité de Versailles et de la crise économique) et aurait progressivement mis en place la solution finale. C’est la thèse, dite intentionnaliste qui n’a plus les faveurs des historiens depuis longtemps, mais qui a été remise en vogue à la télévision par la série Apocalypse de Costelle et Clarke.

L’article : En 2015 comme en 1945, il faut étudier les bourreaux | Slate.fr