Gallica et Wikisource désormais liés | Le blog de Gallica

Désormais, Gallica a un bouton Wikisource, vous permettant d’accéder à l’édition améliorée par les Wikisourcien.ne.s.

En 2010, la BnF a soumis à Wikisource près de 1500 ouvrages numérisés, images de pages et textes issus de la reconnaissance optique de caractères (OCR), comme évoqué dans ce précédent billet. Ce partenariat a donné lieu à de nombreuses actions de correction de la part des Wikisourciens et la mise en ligne des textes corrigés.

Aujourd’hui, Gallica valorise ce travail contributif en signalant, sur la page des documents Gallica concernés, la présence dans Wikisource de l’édition corrigée (ou en cours de correction).

Source : Gallica et Wikisource désormais liés | Le blog de Gallica

Source image en-tête : Alphabet des jeux, Capendu, Paris, 1890.

Maison Blanche (1912) – Le Corbusier – La Chaux-de-Fonds

Après l’AG statutaire du Groupe d’étude de la Didactique de l’Histoire de la Suisse romande et italienne (GDH) et avant la partie « remplir des estomacs affamés« , Nicolas Guillaume-Gentil, notre collègue de la HEP Bejune, avait organisé ce samedi 18 mai une visite de la Maison Blanche, réalisée par Le Corbusier.

Une partie des membres du GDH en file indienne accédant à la Maison Blanche

Âgé de 25 ans, Charles-Edouard Jeanneret (qui ne prendra le nom en 1920 de Le Corbusier), construit en 1912 la La Villa Jeanneret-Perret (dite Maison blanche) pour ses parents.

Vue sur la maison et principalement la salle à manger depuis le Jardin supérieur.

Nous avons pu bénéficier des très grandes connaissances de Edmond Charrière, président de l’Association Maison Blanche et architecte de formation, pour (re)découvrir une construction qui annonce très largement le programme de Le Corbusier.

La salle à manger. Sur la table un fax similé des carnets de notes de Le Corbusier, dont celles de son voyage en Orient.

En effet, cette réalisation à caractère néo-classique rompt avec l’Art nouveau régional et cristallise les expériences de Charles-Édouard Jeanneret faites à Paris auprès d’Auguste Perret, à Berlin auprès de Peter Behrens et lors de son voyage d’Orient, en 1911. Elle annonce, par ailleurs, certains points qui vont caractériser l’architecture puriste de Le Corbusier comme les fenêtres en bandeau, le toit-terrasse ou la promenade architecturale.

Vue depuis la pergola du Jardin supérieur

Un très bon moment comme l’ensemble de cette journée passée en excellente compagnie. Un grand merci aux organisateur.trice.s de la journée.

Dans tous les cas, si vous êtes de passage à La Chaux-de-Fonds, n’hésitez pas à faire la visite de cette maison, ouverte au public depuis 2006. Pour les heures d’ouverture : la maison est ouverte les vendredis, samedis et dimanches; des visites sur demande sont également possibles, dans la mesure de la disponibilité des guides bénévoles.

Le sable d’Hiroshima contient des traces de la bombe atomique

Les sables des plages situées à proximité d’Hiroshima contiennent des particules inhabituelles, comme des petites sphères vitreuses. D’après les analyses réalisées à l’université de Berkeley, il s’agit de résidus provenant de l’explosion de la bombe atomique en 1945.

Cette étude parue dans la revue Anthropocene est la première à décrire précisément les particules tombées sur le sol après l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima. Le 6 août 1945, l’explosion a causé le décès immédiat d’au moins 70.000 personnes ; en comptant les personnes décédées à cause des radiations, il y aurait eu au moins 145.000 morts. La bombe et les incendies qui ont suivi ont rasé une zone d’environ 10 km.

Le principal auteur de cet article est Mario Wannier, un géologue à la retraite, spécialiste des organismes marins microscopiques. Il étudiait des sables de plages de la péninsule de Motoujina au Japon, dans la baie d’Hiroshima, quand il a repéré des particules inhabituelles : des petites sphères vitreuses, des filaments, des particules composites fondues…

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Photo en-tête : la gare d’Hiroshima après l’explosion de la bombe

L’utilisation des médias sociaux : un effet néfaste « minime » sur les jeunes

Une étude réalisée par deux chercheurs de l’Université d’Oxford en Angleterre conclut que l’utilisation des médias sociaux a peu d’impact sur le bien-être des jeunes, déboulonnant ainsi plusieurs mythes sur les effets néfastes des réseaux sociaux.

L’étude des professeurs Andrew Przybylski et Amy Orben de l’Oxford Internet Institute s’est échelonnées sur presque une décennie, soit de 2009 à 2017. Les deux chercheurs ont analysé les réponses de 12 672 jeunes âgés de 10 à 15 ans au sujet de leur temps passé quotidiennement sur les réseaux sociaux, afin d’évaluer leur indice de bonheur.

Dans un article publié dans la revue scientifique PNAS (Nouvelle fenêtre), ils concluent que les conséquences des réseaux sociaux sur la « satisfaction des jeunes face à la vie » sont minimes, voire absentes.

Dans une entrevue accordée à la BBC [en anglais] (Nouvelle fenêtre), Andrew Przybylski, directeur de la recherche à l’institut Oxford Internet, a affirmé que « 99,75 % du bonheur dans la vie d’une personne n’a rien à voir avec son utilisation des médias sociaux ».

Selon ses conclusions, les trois facteurs qui influencent vraiment le bonheur des jeunes sont ancrés dans leur vie réelle : le contexte familial à la maison, le cercle d’amis et la vie scolaire.

Source et reportage L’utilisation des médias sociaux aurait un effet néfaste « minime » sur les jeunes | Radio-Canada

Crédit photo : Photo de Benjamin Sow sur Unsplash

Créer archives communes pour Notre-Dame de Paris sur Wikimedia

A la suite de l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier et suscité une grande émotion en France et à l’international, l’association des archivistes français appelle les centres d’archives et autres institutions patrimoniales à contribuer au rassemblement du patrimoine documentaire sur Notre-Dame.

Archives nationales (France) CC BY-SA 4.0 – Plan détaillé du quartier de la Cité, de l’isle du palais, de l’isle Notre-Dame et de l’isle Louviers… Pl. terrier. Début XVIIIe s.

« Cette émotion collective dont les médias se sont largement fait écho témoigne une fois de plus du lien affectif qu’entretiennent les Français vis-à-vis de leur patrimoine », indique l’AAF. Et de rappeler : « Quelques jours après cet incendie, l’association Wikimédia France lançait un appel au téléversement dans la base Wikimédia Commons de photographies pouvant illustrer Notre-Dame de Paris. »

Source : Créer archives communes pour Notre-Dame de Paris sur Wikimedia

Eva.Stories ou comment « storifier » la Shoah sur Instagram – rts.ch

Raconter la Shoah aux jeunes générations sur Instagram pour qu’elles n’oublient pas ce qui s’est passé, tel est l’objectif du compte Eva.Stories, qui retrace la vie d’une adolescente juive hongroise durant la Seconde Guerre mondiale.

Eva a 13 ans, elle vit en 1944 mais elle a aussi un smartphone et un compte Instagram. Un anachronisme qui permet de suivre le quotidien d’une adolescente juive qui se filme à l’école, avec son amoureux, avec ses amies, avec sa famille, comme n’importe quelle adolescente de 2019. Depuis la mi-avril donc, Eva documente, en temps réel, la vie en 1944 d’une jeune juive hongroise sur Instagram.

Puis, c’est l’histoire qui bascule. Le nazisme, le racisme, la haine, la stigmatisation, les privations, la déportation, la mort. Tout cela est raconté à la forme personnelle, en « je », en format stories, c’est-à-dire des vidéos verticales de 15 secondes tournés qui se suivent les unes les autres sur le compte Instagram d’Eva. L’histoire d’une vie pour raconter le destin des juifs au siècle dernier.

-Lire la suite : Eva.Stories ou comment « storifier » la Shoah sur Instagram – rts.ch – Culture

L’émission de la RTS : Médias: Eva.Stories, la Shoah « storifiée » sur Instagram Vertigo / 6 min. / hier à 16:52