«Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés (…) A l’époque de l’État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective», écrit le roi des Belges Philippe, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance.
«La période coloniale qui a suivi (celle du Congo belge de 1908 à 1960) a également causé des souffrances et des humiliations», ajoute-t-il. En Belgique, la mort de l’Afro-Américain George Floyd, asphyxié fin mai par un policier blanc à Minneapolis, a ravivé le débat sur les violences de la période coloniale au Congo et le rôle très controversé du défunt roi Léopold II, accusé par certains militants anticolonialistes d’avoir tué des millions de Congolais. La Première ministre belge Sophie Wilmès a salué ce geste en précisant que «l’heure est venue pour la Belgique d’entamer un parcours de vérité. (…) Tout travail de vérité et de mémoire passe d’abord par (le fait de) reconnaître la souffrance de l’autre».(photo AFP)
— À lire sur www.liberation.fr/direct/element/le-roi-des-belges-exprime-pour-la-premiere-fois-des-regrets-pour-le-passe-colonial-en-rdc_115694/
Mois : juin 2020
L’école de l’égalité débarque dans les établissements
Le répertoire d’activités pour une pédagogie égalitaire entre filles et garçons démarre sa diffusion dans les écoles romandes. Un défi relevé avec brio qui régénère.

La diffusion des cinq brochures de L’école de l’égalité, destinées aux élèves de la 1re à la 11e HarmoS, apparaît dans une concaténation parfaite: #MeToo, la discussion de l’égalité salariale au niveau parlementaire, la grève des femmes du 14 juin. Qui aurait cru que ce projet tentaculaire, né il y a cinq ans d’une volonté de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité, accompagné par sept départements cantonaux de l’instruction publique et de nombreuses personnes actives dans la recherche et l’enseignement allait voir le jour et arriver à un moment où des ados sont dans la rue pour crier l’urgence de changements dans notre société? Il y a cinq ans, il fallait y croire et tenir bon surtout tenir bon face aux nombreux obstacles et critiques. Mais, voilà, c’est fait: les 5 × 250 pages d’activités sont là, sous la main pour oser accompagner un changement effectif en matière d’éducation à l’égalité…
— À lire sur L’école de l’égalité débarque dans les établissements
Au Brésil, la redécouverte des grandes figures noires qui avaient été « blanchies »
Le portrait volontairement « blanchi » de l’écrivain Joaquim Maria Machado de Assis, réalisé vers 1896. WIKIMEDIA COMMONS
C’est à l’époque du baccalauréat, vers 17-18 ans, qu’André Tadao Kameda a découvert que le plus grand écrivain de son pays était noir. « Jusque-là ce n’était pas très clair, se souvient le jeune homme. Machado de Assis est un immense classique au Brésil, mais le sujet n’avait jamais vraiment été abordé en classe. Cette année-là, le professeur a finalement mentionné sa couleur de peau… mais sans s’attarder sur cet aspect. »
Comment aurait-il pu s’en douter ? Sur la photo officielle de l’auteur, illustrant la plupart de ses livres, Joaquim Maria Machado de Assisa le teint aussi pâle que sa chemise : visage surexposé, cheveux lissés, lèvres masquées par la barbe. « Difficile de trouver sur ce cliché la moindre trace de ses origines africaines ! », remarque André, aujourd’hui âgé de 37 ans, et qui consacre une thèse au grand auteur.

Machado de Assis era negro: campanha recria foto clássica do escritor. A campanha « Machado de Assis Real », criada pela Universidade Zumbi dos Palmares e a agência Grey, tem como objetivos impedir que o racismo na literatura seja perpetuado e encorajar novos escritores negros. https://t.co/Qgx9LFgRsr
— afroliteraria (@Resistência Afroliterária)
En vérité, le traitement réservé à « Machado » (comme on l’appelle) ne doit rien au hasard : l’écrivain, comme bien d’autres personnalités noires ou métisses, a vu son portrait volontairement « blanchi », résultat d’un racisme odieux à l’œuvre au début du XXe siècle.
Dans le Brésil de Machado, le racisme est omniprésent et l’esclavage règne en maître jusqu’à son abolition tardive en 1888. La situation ne s’améliore pas avec la République, proclamée l’année suivante. Les gouvernants d’alors rêvent d’un pays au « sang lavé » et mettent en place une politique très officielle de blanchiment de la population : 4 millions d’immigrants sont « importés » d’Europe jusqu’en 1929 pour s’installer au Brésil.
En 2011, c’est tout « naturellement » un acteur blanc qui prend ainsi les traits de l’écrivain dans une publicité pour une banque publique. L’auteur est loin d’être le seul à avoir reçu pareil traitement. Une même « blanchisation » photographique a été appliquée à rien de moins que Nilo Peçanha, président du Brésil entre 1909 et 1910, mais aussi au père José Mauricio (1767-1830), compositeur de musique classique, ou à l’immense écrivain et journaliste Lima Barreto (1881-1922). Tous métis, et descendants d’esclaves.
A partir des années 2000, sous les gouvernements de gauche de Lula et Dilma Rousseff, l’identité noire s’affirme et des grandes figures afro-brésiliennes sont « déblanchies ». Les archives sont fouillées et de nouvelles photographies du « vrai Machado » exhumées. En 2019, l’université Zumbi dos Palmares, à Sao Paulo, publie une nouvelle version du cliché officiel de l’écrivain, qui y retrouve sa véritable couleur de peau.
Source : www.lemonde.fr
« Collaborer pour hybrider les formations dans l’enseignement supérieur » Un groupe de travail ouvert proposé par JM Gilliot
Partant du principe que l’enseignement hybride continuera à la rentrée et afin de permettre de mieux s’y préparer, Jean Marie Gilliot (auteur du blog « Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur » et co-animateur de Riposte Créative Pédagogique propose la création d’un groupe de travail ouvert aux acteur.ice.s de l’enseignement supérieur francophone.

Un texte repris et légèrement adapté de Riposte Créative Pédagogique
Collaborer pour hybrider les formations dans l’enseignement supérieur
La rentrée va se dérouler sous le signe de la formation hybride qui associera des temps en présence sur nos campus avec des temps à distance.
- Comment ré-organiser nos formations en ce sens ?
- Quelles sont les clés pour monter de telles formations ?
- Comment accompagner au mieux les élèves dans ces modalités hybrides pour qu’ils s’y engagent, qu’ils y soient accompagnés et qu’ils y réussissent ?
- Quelles sont les ressources à créer ensemble pour gagner en temps et en efficacité ?
L’idée est de produire ici de manière coopérative un ensemble d’éléments qui permettent à chacun de mieux préparer ses cours de la rentrée. Et peut-être les suivants.
L’initiative propose notamment un intéressant questionnaire des 4C : quelle Coopérations ? que Cesser ? que Conserver ? que Créer ?
A lire également l’article précédent de Jean Marie Gilliot : Présence hybride ou la rentrée sous le signe de l’hybridation – préparons là ensemble !
Enfin si cela vous intéresse :
- Lien Web pour rejoindre le groupe : https://lite2.infini.fr/p/hybridationFormations
- N’hésitez pas à mettre vos propositions, votre nom, vos idées, dans cette fiche ou dans le document partagé indiqué
- Pour contacter Jean Marie Gilliot,, n’hésitez pas à lui envoyer un message sur twitter, sur sa page pro https://www.imt-atlantique.fr/fr/pe… ou ailleurs.
Crédit image : Image de Gerd Altmann sur Pixabay
Médias et journalistes réclament à l’UE «des mesures plus fortes» face à la désinformation – Le Temps
Dans une «déclaration conjointe», la Fédération européenne des journalistes, le Conseil européen des éditeurs et l’Association des Télévisions commerciales européennes réclament «un régime de sanctions» pour garantir que «les cosignataires du code de bonnes pratiques soient incités à agir».
Des organisations représentant des radiodiffuseurs, des éditeurs et des journalistes ont réclamé lundi à la Commission européenne «des mesures plus fortes» face aux plateformes internet (Google, Facebook…) pour lutter contre la désinformation.
Cette «déclaration conjointe», signée notamment par la Fédération européenne des journalistes, le Conseil européen des éditeurs et l’Association des Télévisions commerciales européennes (ACT), est publiée après la présentation mercredi par Bruxelles de nouvelles mesures contre la désinformation, suscitée par la pandémie de Covid-19.
Les signataires se disent «alarmés par l’augmentation de la désinformation en ligne pendant la pandémie», qui a eu «un impact dévastateur sur les efforts de santé publique». Ils considèrent que le «code de bonnes pratiques» européen, signé en 2018 par les plateformes internet, «s’est révélé inadéquat pour traiter la source et les moteurs de la désinformation propagée en ligne».
«Il est urgent de disposer d’instruments efficaces pour mieux évaluer et traiter le problème avec succès», écrivent-ils, estimant que «l’Europe dépend trop de la bonne volonté des acteurs systémiques».
Crédit image d’en-tête : Un panneau contre la prolifération des « fake news » en ligne sur le coronavirus à Hanoi (Vietnam), le 20 avril 2020. — © REUTERS /Kham
Présence hybride ou la rentrée sous le signe de l’hybridation – préparons là ensemble ! | Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur
Alors que la pandémie recule dans notre pays, voire semble derrière nous pour certains, la rentrée à venir dans l’enseignement supérieur se prépare selon un scénario qui intègre la nécessité de limiter les brassages de population, le fait que tous les étudiants ne pourront pas être présents à la rentrée (les extra-européens et les personnes « à risque ») et le risque d’une seconde vague. Même si on peut dénoncer le fait que l’enseignement à distance, surtout en situation d’urgence, n’est pas de même qualité que celui en présence, le numérique et la distance auront la part belle à la rentrée. Les rencontres en présence seront très limitées (on parle de 20 % comme base de travail), elles seront donc précieuses. L’hybridation des formations est donc le mot d’ordre pour la rentrée.
Jean-Marie Gilliot énumère les questions spécifiques qui se posent et aborde des pistes de réponses. Je ne saurais trop vous recommander de les lire dans la perspective de la rentrée académique prochaine. Merci à lui.
— À lire sur tipes.wordpress.com/2020/06/10/presence-hybride-ou-la-rentree-sous-le-signe-de-lhybridation-preparons-la-ensemble/