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MSHIS11 Histoire & Internet (2) : Blog & Histoire

MSHIS11 – Histoire & Internet (2)

Mise en situation

Cette deuxième séance (22 avril 2008) est centrée sur l’utilisation d’un outil particuliers dans l’enseignement de l’histoire avec l’Internet: le blog.

Définition du Blog:

Un blog ou blogue (mot-valise de web log) est un site web constitué par la réunion de billets écrits dans l’ordre chronologique, et classés la plupart du temps par ordre antéchronologique (les plus récents en premiers). Les blogs se distinguent d’autres systèmes de publication sur le Web par des auteurs primaires. Chaque billet (appelé aussi note ou article) est, à l’image d’un journal de bord ou d’un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d’hyperliens et d’éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires ou opinions personnelles (auteurs secondaires). (Wikipedia)

Définition du Blog pédagogique:
Espace numérique prédéfini mais paramétrable. Souple, léger, gratuit, nomade et simple d’utilisation il se caractérise par la mise à disposition des utilisateurs des fonctionnalités multimodales (texte, image, son et vidéo).
Le blog utilisé à des fins pédagogiques permet de développer des pratiques collaboratives et de co-construction à l’intérieur d’espaces éducatifs toujours plus vastes. Il inscrit le travail des enseignants et des apprenants dans une logique possible de conception / développement/ collaboration, dans et hors la classe. Dans cette optique la circulation de l’information doit être pensée et organisée en interne et en externe.
– Interne par une circulation hypertextuelle (liens, nuage de mots clés;
– Externe par la gestion des flux RSS, de liste de diffusion et par liens hypertextes.
L’information peut être distribuée en interne en attribuant des rôles aux membres (gestionnaire, auteur, contributeur, lecteur) et en externe par la possibilité de dépôts de commentaires.
A la différence des environnements numériques prescrits (type ENT), le blog peut se définir comme un environnement numérique choisi. Les compétences s’y exercent librement à l’intérieur du cadre légal contraint du statut d’enseignant. (Wikipedia)

Dans le cadre de cette séance, vous serez chacun responsable de l’analyse d’un blog d’enseignant et d’un blog d’élèves. Vous rendrez ensuite compte de vos observations dans le fichier de synthèse commun intitulé « MSHIS11 – Blog&Histoire (Enquête) ».

Remarque: pour des questions pratiques et techniques, je vous propose de rédiger vos deux réponses dans un fichier que vous aurez créé juste pour vous (brouillon) et de passer ensuite par du couper/coller lorsque vous avez fini (et enregistré votre brouillon) dans le fichier « MSHIS11 – Blog&Histoire (Enquête)« . Cela évitera des problèmes parce que vous seriez plusieurs à travailler simultanément sur le même document (principe de précaution, même si cela avait bien fonctionné avec les commentaires!).

 

Votre mission

1. Compléter vos questions que vous souhaiteriez poser aux enseignants et aux élèves recourant à un blog

 

2. Pour le blog enseignant dont vous aurez la responsabilité, vous avez à
  • présenter brièvement votre blog;
  • identifier la conception pédagogique majoritaire auquel celui-ci correspond (frontal, behavioriste, constructiviste);
  • justifier par des exemples tirés du blog la classification de ce blog;
  • déterminer si ce blog répond à la définition d’un blog pédagogique;
  • donner votre avis personnel sur l’intérêt et la qualité du blog.
3. Pour le blog élèves dont vous aurez la responsabilité, vous avez à
  • présenter brièvement la démarche de l’enseignant/des enseignants à l’égard de leurs élèves et le contenu de ce blog;
  • identifier le niveau de prise en charge du blog par les élèves;
  • déterminer si ce blog répond à la définition d’un blog pédagogique;
  • donner votre avis personnel sur l’intérêt et la qualité du blog.
4. Reprendre votre document de la semaine dernière et le mettre au net (compléter en fonction des commentaires reçus, supprimer ensuite les commentaires auxquels vous avez répondu)

Aspects pratiques:
• Je serai présent en ligne mercredi matin à 9h00 pour ceux qui rencontreraient des difficultés techniques

Comme pour la première séance: ma présence en ligne sera assurée à partir de cet espace (accès réservé): http://histoirehep.campfirenow.com/
Et puis, il y a toujours la solution du mail: lyonel [point] kaufmann [at] hepl [point] ch

Les Blogs enseignants retenus

Les Blogs d’élèves retenus

Pour aller plus loin

Pour conclure

Bon travail et bonne semaine. Vous avez jusqu’à notre prochaine séance pour réaliser ce travail (3h-4h de travail max.)

Pour rappel, il n’y aura pas de cours le 30 avril. Nous nous retrouverons le mercredi 7 mai.

HEP-VD | Sciences humaines | Histoire | © Lyonel Kaufmann 2008

Photographies 14-18 | Portrait de Jeanne d'Arc (liens)

Historiae-Les troisièmes mènent l’enquête (lien)

Où l'on se heurte, une nouvelle fois, à l'obstacle technique…

Ce matin, je menais une séance entièrement on-line (c’est-à-dire ici sans présentiel aucun) avec des étudiant-e-s:

  • la tâche était fournie à l’aide d’un document Google Documents;
  • les étudiant-e-s devaient rédiger une synthèse en créant un nouveau document texte dans Google Documents;
  • ils devaient partager ensuite ce document pour que chacun puisse en prendre connaissance et faire des commentaires;
  • un mode d’emploi de Google Documents (texte) était fourni sous la forme d’un Diaporama (Google Présentation);
  • un chat était mis sur pied: en premier lieu comme soutien on-line lors de la tâche, en second lieu pour la synthèse de la fin de la matinée.
Je précise que c’est la première activité de ce type menée avec ces étudiant-e-s dans le cadre de la formation de ce deuxième semestre. Elle fut riche et j’en remercie pleinement ces étudiant-e-s.  Je reviendrai certainement et prochainement sur l’activité et la démarche suivie en cette occasion.
Au travers de leur texte de synthèse et lors de la discussion, la question de la maîtrise technique est une nouvelle fois apparue. Je parle ici de la maîtrise technique des étudiant-e-s soit pour mener l’activité du jour, soit pour la mener en classe avec leurs élèves. Cette question de leur maîtrise technique est clairement pour eux un frein majeur à la réalisation de séquences recourant aux médias et technologies en classe. Cependant, il était relativement cocasse qu’à la suite de cette séance, ils soient demandeurs de cours techniques pour réaliser une séquence comparable à celle de ce matin avec leurs élèves alors qu’ils venaient d’acquérir au travers de la tâche réalisée la maîtrise de Google Documents et de son utilisation collaborative!
Ce matin, ils estimaient par ailleurs lacunaire la formation spécifique des médias et technologies qu’ils reçoivent en formation initiale (remarque d’un-e participant-e dans sa synthèse : «Il faut ici  s’intéresser  à la formation continue de ces enseignants et aux cours en lien avec les TICE qui manquent parfois de concret»). D’autre part, les spécialistes informatiques dans leur établissement ne paraissent pas être des soutiens sur lesquels ils pourraient compter pour initier une démarche telle que celle vécue ce matin (remarque d’un-e des participant-e-s au chat de ce matin: «il me semble que ce genre de dispositif est rarement mis en place même par les profs d’infos»). Le constat est cruel et ce frein vient même avant la question de l’organisation, de l’énergie-temps que prennent de tels dispositifs ou de l’équipement dans leurs établissements.
Bien évidemment en ces débuts d’enseignement la question pour eux de la maîtrise de la classe est centrale et il est difficile pour eux de lâcher prise sur l’ampleur de la maîtrise technique dont ils devraient faire preuve pour gérer une telle leçon. Néanmoins cette question de la maîtrise technique nécessaire revient quelque soit le type d’enseignant en formation initiale ou en formation continue. Cette question de la maîtrise technique est donc centrale à plus d’un titre concernant le frein à l’intégration des médias et technologies en milieu scolaire, car
  • c’est l’identité professionnelle qui est en jeu: l’enseignant-e reste le maître, ce dispensateur de savoir tant d’un savoir «pur» que des savoirs procéduraux;
  • c’est la représentation de comment on apprend qui est en jeu: d’abord maîtriser la littératie informatique, les savoirs-faire logiciels, après s’intéresser à ce qu’on peut en faire avec les élèves;
  • c’est le modèle institutionnel de l’école qui intervient, car dans ce dernier le savoir du maître précède celui de l’élève dans un modèle bottom-up avec la difficulté (ou la crainte) d’intégrer le fait que les élèves viennent en classe avec des savoirs ou des bouts de savoir sur lesquels ces derniers ainsi que leurs professeurs peuvent s’appuyer.
Cet ensemble d’éléments conduit essentiellement à privilégier le maintien des ordinateurs dans des cartons ou confinés dans des salles informatiques, sanctuaires d’enseignant-e-s chargés de dispenser seuls la bonne parole. 
Pourtant, il ne s’agit pas de nier l’importance d’une maîtrise élémentaire de la littératie numérique pour les enseignant-e-s, car il est évident qu’il s’agit de déterminer quel est le niveau de compétence informatique que les enseignants doivent avoir ou ont à acquérir pour être des enseignant-e-s en ce début du 21e siècle. Néanmoins, aujourd’hui et à titre d’exemple, la maîtrise de Google Documents ou de logiciels comparables aux fonctions élémentaires me paraît plus fondamentale que celle très approfondie de la suite Office. Autrement dit, dans de nombreux domaines, les applications du Web 2.0 par la nécessaire épure qu’elles nécessitent pour qu’on puisse travailler en ligne de manière convenable m’apparaissent fournir un horizon intéressant du niveau de littératie élémentaire à acquérir pour les enseignant-e-s. De même, la maîtrise de la vidéo de son téléphone portable est plus fondamentale que celle d’une caméra numérique haute-définition. Ces démarches simplifieront non seulement l’acquisition du savoir technique par les enseignant-e-s, mais également la littératie technique à acquérir par leurs élèves. En définitive, tout cela sera un gain pour se concentrer sur les démarches pédagogiques et les savoirs disciplinaires, ainsi qu’interdisciplinaires à faire acquérir à l’aide des médias et des technologies ou pour comprendre les enjeux d’une société numérique.
Un dernier élément encore. Mes étudiant-e-s sortent de l’Université. Ils sont jeunes. Pourtant leur perception de leur niveau de maîtrise technologique leur fait dire qu’ils sont peu habiles en ce domaine. En cela, ils sont comparables aux étudiant-e-s que je formais dans les années quatre-vingt-dix. Ceci est évidemment un frein à leur formation, car cela s’ajoute aux autres éléments qu’ils doivent acquérir en formation initiale. Mais surtout la conséquence prévisible est que, malgré leur bonne volonté, leur utilisation des outils informatiques en classe devrait rester limitée. Dans quel domaine professionnel peut-on aujourd’hui encore
a) maîtriser si peu les outils informatiques à usage professionnel?
b) ne pas les utiliser quotidiennement  dans ses actes professionnels?

Une encyclopédie des violences de masse sur Internet

Le XXe siècle possède le triste privilège d’être celui des massacres, des génocides ou de l’épuration ethnique. Et d’autres exactions variées pour lesquelles il a fallu inventer de nouveaux termes : démocides, fémicides, urbicides, etc. Environ 210 millions d’individusauraient ainsi péri, dont les trois quarts des civils : Tutsis, Juifs, Arméniens, Bosniaques…
Depuis la Seconde Guerre mondiale, ces violences ont déboussolé philosophes et historiens. Après avoir rédigé en 2004 Purifier et détruire : Usages politiques des massacres et génocides, Jacques Sémelin, directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), s’est lancé dans un projet encore plus vaste : une Encyclopédie des violences de masse, qui ambitionne de recenser, documenter et éclairer les massacres du siècle passé. Mais, au lieu de procéder de manière traditionnelle et de livrer un ouvrage contributif en trois volumes, Jacques Sémelin a décidé d’ancrer cette œuvre sur Internet, où elle sera consultable par tous dès jeudi 3 avril.

Mais pourquoi ce terme de violence de masse?:


Semelin 2
envoyé par Mediapart

 

L’interview complet de Mediapart avec Jacques Sémelin:
http://www.mediapart.fr/journal/international/020408/une-encyclopedie-des-violences-de-masse-sur-internet