Les jeunes Québécois ont l'histoire triste | La Presse

See on Scoop.it – histoire

Contrairement à l’idée qu’ils soient complètement ignares, les jeunes qui entrent dans leur premier cours d’histoire au secondaire ont plutôt une idée préconçue de ce…

Lyonel Kaufmann‘s insight:

Pendant 10 ans, Jocelyn Letourneau a mené l’enquête auprès des étudiants à travers le Québec. Francophones et anglophones, de quatrième secondaire à l’université, ils se sont prêtés au jeu consistant à répondre à la question suivante : «Si, en une phrase ou une formule, vous aviez à résumer l’aventure historique québécoise, qu’écririez-vous personnellement?».

L’échantillon recueilli par Jocelyn Létourneau compte également des cohortes qui ont suivi le cours Histoire du Québec et du Canada, enseigné jusqu’en 2006 et d’autres qui sont issus de la réforme, qui ont plutôt eu droit à Histoire et éducation à la citoyenneté.

Aujourd’hui, les résultats de son travail sont publiés aux éditions Fides.

Un site et un blog accompagne cette publication : http://www.tonhistoireduquebec.ulaval.ca

Cet article du journal La Presse résume les résultats de cette très intéressante enquête au long court.

See on www.lapresse.ca

Compte-rendu : Les visages retrouvés de la terreur soviétique | La vie des idées

De la grande vague de massacres programmés qui a caractérisé les années 1937 et 1938 en URSS, on ne connaissait jusqu’à récemment que la version officielle. Accordant une place importante à la photographie et à l’iconographie, le livre de Tomasz Kizny et Dominique Roynette revient sur le détail de cet épisode longtemps caché du stalinisme.

Recensé : Tomasz Kizny & Dominique Roynette (dir.), La Grande Terreur en URSS, 1937-1938, Editions Noir sur Blanc, Lausanne, 2013, 412 p., 40€.

Le compte-rendu : Les visages retrouvés de la terreur soviétique – La Vie des idées

Vive l’ordinateur en classe : une concurrence terrible pour les profs

Une salle de classe miniature (Cliff/Flickr/CC)

Je partage très largement cet avis de Xavier de La Porte que je vous invite à méditer :

Il y aurait mille autres points à examiner mais il me semble que le principal obstacle à la présence de l’ordinateur en classe n’est pas d’ordre cognitif, mais le fait qu’il est un concurrent terrible pour l’enseignant.

Un concurrent terrible parce que l’écran est terriblement séduisant, mais qu’il est protéiforme, parce que d’une seconde à l’autre, il peut faire battre le cœur de l’élève, le faire rire, lui apprendre quelque chose, qu’il oblige donc l’enseignant à une excellence de tous les instants, ce qui est impossible. Un concurrent terrible parce que, si on n’en fait pas un partenaire, il matérialisera impitoyablement les défaillances inévitables d’un cours.

via Vive l’ordinateur en classe : une concurrence terrible pour les profs – Le nouvel Observateur.

Revue de presse : Le choc de la réalité scolaire | The History Education Network

"Qu’est-ce qui nous attend pour vrai?". "Comme jeunes enseignants, sommes-nous acceptés par nos collègues?". "Quelle pression exercent-ils sur nos méthodes pédagogiques?". "Quelles sont les réelles contraintes dans la réalité de tous les jours à l’école?". "Est-il vrai qu’il est impossible d’appliquer ce qu’on apprend à l’Université?".
Pour l’enseignement de l’histoire, il existe une référence intéressante, celle de Bouhon (2010) traitant des différences entre l’idéal didactique des futurs enseignants en histoire et les choix pédagogiques réels qu’ils font une fois sur le terrain.

Le choc de la réalité scolaire | The History Education Network

Les films du cycle sur la Première Guerre mondiale | Arte

wpid-a-l-ouest-rien-de-nouvea-ii03-g-2014-02-16-09-14.jpg

A l’ouest rien de nouveau (All Quiet on the Western Front, 1930) de Lewis Milestone

Le dimanche 16 février à 20h50 sur ARTE débute avec la diffusion de La Grande Illusion de Jean Renoir un cycle de huit films sur la guerre de 14-18 à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Huit films français ou américains produits entre 1930 et 2006 dont certains comptent parmi les plus grands classiques de l’histoire du cinéma, véritables chefs-d’œuvre sur et contre la guerre. ARTE eu envie d’en discuter avec le cinéaste français Damien Odoul qui prépare actuellement le tournage d’un long métrage coproduit par ARTE France Cinéma et inspiré du livre autobiographique « La Peur » de Gabriel Chevallier, sur l’expérience de quatre ans de guerre dans les tranchées d’un jeune soldat français, et qui a choisi de commenter ses quatre films préférés du cycle.
A lire : Les films du cycle sur la Première Guerre mondiale sur ARTE vus par Damien Odoul http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2014/02/14/les-films-du-cycle-sur-la-premiere-guerre-mondiale-sur-arte-vus-par-damien-odoul/

Revue de presse : L’axe du monde | Histoire Globale

Le déclin de l’Europe, telle est l’inquiétude de Paul d’Estournelles dans un article paru dans La Revue des Deux mondes en 1896, et intitulé « Le péril prochain. L’Europe et ses rivaux ». Avant, donc, Albert Demangeon, auteur, en 1920, du Déclin de l’Europe. Et Jean-Baptiste Arrault, dans sa thèse, avait bien raison d’affirmer que « le premier XXe siècle, même avant 1914, peut être analysé, et nous avons commencé à le faire, comme une période de crise pour l’Europe ».

Parmi les différents textes de l’époque, Vincent Capdepuy s’attache plus particulièrement dans cet article à l’analyse d’un texte d’Anatole Leroy-Beaulieu, professeur d’histoire contemporaine et des affaires d’Orient à l’École libre des sciences politiques, et intitulé « L’Asie et l’Europe », paru en 1901 dans La Revue d’Asie.

L’axe du monde | Histoire Globale

Le premier génocide contemporain a-t-il eu lieu à Sotchi, avec le massacre des Circassiens le 21 mai 1864? | Slate.fr

A l’occasion des Jeux de Sotchi vous entendrez peut-être parler de la cause circassienne. Il ne s’agira pas de revendications de gens du cirque. Les Circassiens, ou encore Tcherkesses (selon l’étymologie arabe), sont des guerriers montagnards dont le premier royaume fut établi au IVe siècle avant JC dans une région de 100.000 km², aujourd’hui éclatée entre les Etats russe et géorgien. Et, à la veille des JO, la diaspora circassienne compte bien faire entendre son combat pour la reconnaissance du massacre de son peuple, perpétré il y a cent cinquante ans à l’endroit même où se dérouleront les Jeux d’hiver en Russie.

Les Montagnards quittant l’aoul, Pyotr Nikolayevich Gruzinsky (1872) via Wikimedia Commons

Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800.000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864. Un million d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.

La suite : Le premier génocide contemporain a-t-il eu lieu à Sotchi, avec le massacre des Circassiens le 21 mai 1864? | Slate.fr.

« La Grande Guerre a nourri la littérature durant un siècle »

Pour Laurence Campa, maîtresse de conférences en lettres modernes à l’université Paris-XII Val-de-Marne, la Première Guerre mondiale continue d’inspirer les écrivains parce qu’elle est plus qu’un cadre historique. Auteure de la « Petite bibliothèque du centenaire », sélection commentée d’œuvres littéraires sur la Grande Guerre de 1914 à aujourd’hui, elle est à l’interview pour Le Monde : Laurence Campa : « La Grande Guerre a nourri la littérature durant un siècle ».

Sa « Petite bibliothèque du centenaire » comporte 4 parties, chacune comportant une sélection d’écrits littéraires :

  1. Le temps de la guerre, 1914-1919
    Les récits publiés pendant la guerre et dans l’immédiate après-guerre portent le sceau de l’événement.
  2. D’une guerre à l’autre, 1920-1939
    Au sortir du conflit, le grand public se lasse de la littérature de guerre et aspire à tourner la page. En 1919, le Goncourt prime À l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, plutôt que Les Croix de bois de Roland Dorgelès.
    Cependant, la littérature de guerre n’a pas dit son dernier mot. Écrire sur la guerre demeure une préoccupation majeure. Les uns se penchent sur leur expérience combattante, les autres sur la douloureuse question du retour des hommes.
  3. Après 1945, 1945-1979
    Débâcle française, divisions nées de l’Occupation, génocide et bombe atomique, dévastations de l’Europe, la guerre qui s’achève a engendré tant de malheurs que la Grande Guerre s’en trouve éclipsée. De l’une à l’autre, le monde a changé et avec lui, la littérature. L’affrontement entre nations a laissé place aux conflits idéologiques ; la déshumanisation des tranchées à l’inhumanité des camps. Or, si elle reflue chez les jeunes esprits et dans les fictions, la Grande Guerre perdure dans les mémoires.
  4. Récits contemporains, 1980 à nos jours
    Depuis une trentaine d’années, la Grande Guerre fait retour en littérature. Avec la disparition des derniers témoins, les archives, toujours plus nombreuses, deviennent les vecteurs de la mémoire et le relais de la parole vive. La Grande Guerre procède aujourd’hui du partage, de la transmission et de la filiation. De même que jadis, carnets, journaux et lettres ont servi la mise en récit des écrivains et des témoins, de même l’histoire familiale et les papiers, privés ou publics, nourrissent-ils à présent de nombreuses narrations.

A lire aussi, notre précédent billet : La Première Guerre mondiale : une passion littéraire française ?