Et les manuels universitaires libres devinrent réalité en Californie | Framablog

C’est officiel. En Californie, le Gouverneur Jerry Brown a signé deux projets de lois (SB1052 et SB1053) qui permettront la création de manuels numériques sous licence libre pour les cinquante cours les plus populaires des universités de Californie . Ce projet de loi a été proposé par le président du Sénat par intérim Darrell Steinberg et est passé au Sénat et à l’Assemblée de Californie fin août.

Un élément essentiel de la législation Californienne est que les manuels ainsi créés seront disponibles sous licence Creative Commons Paternité (CC-BY).

La licence CC BY permet aux professeurs d’adapter le contenu des manuels aux besoins des étudiants, aux sociétés commerciales de se servir de ces ressources et d’en créer de nouvelles à partir des premières (comme par exemple des tutoriels vidéos), et ouvre des portes à la collaboration et à l’amélioration de ce matériel de cours.

via Et les manuels universitaires libres devinrent réalité en Californie – Framablog.

Education : la Génération Facebook

En cette nouvelle année scolaire et avec une nouvelle volée d’élèves pour Laurence Juin, celle-ci nous fait part de ses premiers constats après un mois lorsqu’elle parle à ses élèves de la possibilité de communiquer avec eux et entre eux scolairement au moyen des médias sociaux:

«À cette rentrée, je me suis rendue compte que mes élèves ne réagissaient pas non pas par indifférence mais par “normalité”. Ils ont trouvé ça normal ou du moins pas anormal comme démarche. Parce que les réseaux sociaux font partie intégrante de leur quotidien. Parce qu’ils avaient 9 ans quand Facebook a été créé, parce qu’ils ont eu leurs 1ers comptes en 2009. Parce que Facebook a ete présent le long de toutes leurs années collège. J’ai dans ma classe cette 1ère génération d’ados Facebook. Et qui va plus loin puisque plusieurs d’entre eux ont aussi un compte twitter: inscrits d’abord par curiosité, pour se démarquer des autres, et parce qu’ils y trouvent désormais intérêt. Alors quand j’ai voulu passer une heure à leur faire créer un compte twitter ça a pris 5mn, quand j’ai voulu les faire émettre un tweet, ils avaient déjà remonté toute ma TL et quand je leur ai expliqué ce que voulez dire “RT” , ils m’ont dit “ok, ça veut dire retweet mais on peut follower qui on veut” .»

L’entier des observations de Laurence Juin et de ses prochains projets éducatifs : Une nouvelle année : constats et objectifs « Ma onzième année et les suivantes….

La Révolution française : un événement de la raison sensible (1787-1799)

Extrait de l’Avant-propos de l’ouvrage de Sophie Wahnich (2012). La Révolution française. Un événement de la raison sensible, 1787-1799. Paris : Hachette Supérieur.

«L’histoire de la Révolution française depuis le bicentenaire semblait vouée à la commémoration et à son calendrier. La revisiter permettait de se remémorer origines, fondements, et errements des démocraties naissantes. Mais, selon les termes de Claude Levi-Strauss, elle pouvait apparaître comme relevant d’une fonction mythique. Elle était une histoire révolue ou froide, désactivée.

Or les fortes turbulences financières et sociales qui, depuis au moins 2008, déstabilisent les mondes occidentaux endettés donnent à la question révolutionnaire une nouvelle actualité. Elle peut redevenir cette histoire chaude dont nous aurions besoin pour retrouver une compétence imaginative. Un manuel d’histoire de la Révolution française ne doit plus seulement conduire à déambuler dans le foisonnement des vestiges patrimoniaux, mais bien à comprendre comment nos grands ancêtres peuvent nous aider à faire face aux incertitudes du présent avec plus de lucidité, de pertinence réflexive et de courage, en un mot de civisme. La recherche la plus actuelle a remis à l’honneur la dimension sensible des phénomènes politiques : émotions publiques, rituels d’apaisement ou de transmission, sacralité de la loi, valeur des mots d’esprit et de toute compétence discursive habitée des nouveaux sentiments ou sensibilités politiques.»

L’entier de l’Avant-Propos, la table des matières et le chapitre 3 au format .pdf à consulter ici : La Révolution française : un événement de la raison sensible (1787-1799) – Révolution Française.

Que signifie vraiment « intégrer les TIC » en pédagogie ? | Educavox

Sur Educavox, Yves Morin pose la question suivante : comment un enseignant qui désire intégrer les technologies à sa pédagogie doit-il procéder ou quelles sont les étapes successives et requises visant à l’intégration des TIC par un enseignant ?

Sur la base de ses recherches et de ses différentes lectures, il indique à quel moment l’intégration formelle et réelles des technologies à la pédagogie d’un enseignant intervient:

«Nos recherches nous ont permis de trouver quelques ébauches de définitions de l’intégration des TIC en pédagogie. Quoique très pertinentes, ces dernières ne nous permettent pas de situer de façon théorique formelle à quel moment précis, dans quels contextes et par quelles actions déterminées nous pourrions considérer qu’un enseignant intègre formellement les technologies à sa pédagogie. Mangenot (1998) propose que l’intégration des TIC débute lorsque l’outil informatique est mis avec efficacité au service des apprentissages. Bracewell & alii (1996) souligne que l’intégration réelle des TIC s’opère lorsque l’informatique sert aux enseignants à faire mieux ce qu’ils font déjà, ou bien à faire des choses différentes ; tout en stipulant que les deux approches doivent être pertinentes sur un plan pédagogique.»

Il ne suffit donc pas de demander aux élèves d’effectuer des tâches et des travaux à l’ordinateur ou de leur montrer comment utiliser tel ou tel programme ou outil informatique ou pour un enseignant de transposer ses présentations théoriques en classe sur un support PowerPoint.

L’article complet : Que signifie vraiment « intégrer les TIC » en pédagogie ? – Educavox.

Que signifie vraiment « intégrer les TIC » en pédagogie ? | Educavox

Sur Educavox, Yves Morin pose la question suivante : comment un enseignant qui désire intégrer les technologies à sa pédagogie doit-il procéder ou quelles sont les étapes successives et requises visant à l’intégration des TIC par un enseignant ?

Sur la base de ses recherches et de ses différentes lectures, il indique à quel moment l’intégration formelle et réelles des technologies à la pédagogie d’un enseignant intervient:

«Nos recherches nous ont permis de trouver quelques ébauches de définitions de l’intégration des TIC en pédagogie. Quoique très pertinentes, ces dernières ne nous permettent pas de situer de façon théorique formelle à quel moment précis, dans quels contextes et par quelles actions déterminées nous pourrions considérer qu’un enseignant intègre formellement les technologies à sa pédagogie. Mangenot (1998) propose que l’intégration des TIC débute lorsque l’outil informatique est mis avec efficacité au service des apprentissages. Bracewell & alii (1996) souligne que l’intégration réelle des TIC s’opère lorsque l’informatique sert aux enseignants à faire mieux ce qu’ils font déjà, ou bien à faire des choses différentes ; tout en stipulant que les deux approches doivent être pertinentes sur un plan pédagogique.»

Il ne suffit donc pas de demander aux élèves d’effectuer des tâches et des travaux à l’ordinateur ou de leur montrer comment utiliser tel ou tel programme ou outil informatique ou pour un enseignant de transposer ses présentations théoriques en classe sur un support PowerPoint.

L’article complet : Que signifie vraiment « intégrer les TIC » en pédagogie ? – Educavox.

Internet : des enfants suisses studieux et matures

Une étude de l’Université de Zurich a analysé le comportement en ligne des mineurs âgés entre 9 et 16 ans. Elle met en évidence des jeunes Suisses conscients des risques liés à l’Internet et l’utilisant à la maison pour leur travaux scolaires.

Bon point pour ces jeunes Suisses, seulement 4% des mineurs interrogés ont un compte public alors que la moyenne européenne s’élève à 26%. Il serait très intéressant de comparer ce résultat avec celui de leurs parents…

Par ailleurs, les travaux en lien avec l’école (pour 78% d’entre eux) est leur deuxième activité en ligne après le visionnage de vidéos (85%). Tout ceci, très loin devant le tchat qui n’intéresse que 31% des jeunes Suisses (62% en Europe).

On note ici, une nouvelle fois, le hiatus et l’asymétrie entre l’emploi de l’internet dans le cadre scolaire qui peine à se développer et celui de l’internet pour les travaux scolaires à la maison qui explose. Nier ou rejeter l’emploi de l’internet à la maison, c’est l’assurance d’une fracture numérique, culturelle et sociale entre les nantis et les autres.

Source : Internet: Les enfants suisses sont les champions de la vie privée – High-Tech – lematin.ch.

Revue de presse : 20 sites qui vous donnent envie d’apprendre | Knowtex Blog

De nombreuses initiatives visant à « révolutionner » l’apprentissage tout au long de la vie ont émergé avec le numérique. Des enseignants et universités ont mis en ligne leurs cours, les ont ouverts aux commentaires et aux échanges. Certains ont même lancé des Massive Open Online Courses (MOOC), des sessions de cours en ligne ouvertes à des milliers de participants qui partagent et alimentent le programme. Des particuliers se sont également investis dans cette transformation de l’apprentissage par le numérique en proposant des échanges entre pairs, accessibles au plus grand nombre. Petit tour d’horizon de ses initiatives intéressantes et inspirantes pour apprendre autrement, à son rythme, à sa façon.

20 sites qui vous donnent envie d’apprendre | Knowtex Blog

14 septembre 1515 : un podcast de la bataille de Marignan !

«La Retraite de Marignan», Ferdinand Hodler, 1900, Musée national suisse, Zurich/LM-41994

Le 11 août dernier, la chronique historique de France Info ramenait ses auditeurs à cette date et cette bataille que des générations d’écoliers de Suisse comme de France se devaient de retenir. Mais la bataille elle-même, ses causes et ses conséquences, est largement oubliée.

Mieux vaut ne pas trop poser la main sur les canons. Ils sont encore chauds. Pendant les 20 heures qu’aura duré cette bataille exceptionnellement longue, ils ont cruellement décimé les adversaires des Français : les Suisses, des soldats redoutés dans toute l’Europe. C’est la première fois que l’artillerie est utilisée à cette échelle. Ca ne sera pas la dernière. La victoire a ouvert l’Italie du nord aux Français. Une fois de plus, pourrait-on dire, tant les allées et venues des armées européennes sont permanentes dans la Péninsule. L’Italie fascine par sa richesse, sa beauté, sa sophistication. Elle attire par sa faiblesse politique : cette myriade de micro-Etats en conflit permanent, qui permettent aux puissances étrangères d’intervenir sans trop de difficulté. Les Français se sont fait peur en cette matinée du 14. Sans l’arrivée de leurs alliés vénitiens, ils étaient en fâcheuse posture. Mais toutes ces péripéties semblent oubliées, quand le jeune roi François Ier, qui fête se 21 ans, s’avance dans le champ Saint-Dom. Il va être fait chevalier, sous les yeux de l’envoyée spéciale de France Info…

Au-delà de l’évocation de cette bataille, cette chronique peut donner des idées aux professeurs d’histoire et les inciter à faire produire des podcasts (émissions de radio numérique) historiques à leurs élèves. Dans le canton de Vaud, ils disposent même avec le RadioBus et les RadioBox de tout une aide et d’un accompagnement pédagogique pour réaliser leur projet. Le site : http://www.radiobus.fm/infos/

Concernant la place de Marignan dans l’histoire suisse, on pourra lire l’article récent du journal L’Hebdo (Le 14 septembre 1515, Marignan, le choix de la mondialisation). On y apprend que cette bataille n’a retrouvé une place de choix qu’au début du 20e siècle et l’historien Hans-Ulrich Jost estime que loin de se recroqueviller sur elle-même après 1515, la Confédération «n’a jamais été aussi active à l’étranger».

A titre d’exemple, Hans-Ulrich Jost indique qu’il y a eu davantage d’Helvètes enrôlés dans les armées européennes après les guerres d’Italie : «Il y avait continuellement 40 000 à 60 000 Suisses en service.» Ce commerce était très lucratif pour les cantons et les capitaines signant des contrats. Ce fut notre première industrie d’exportation en quelque sorte pendant longtemps.

On pourra aussi lire sur Allez Savoir! la polémique provoquée par Ferdinand Hodler avec son évocation de la bataille de Marignan : Hodler était-il le Thomas Hirschhorn du XIXe?

Revue de presse : A quoi sert l’histoire des arts? | L'Atelier des icônes

Mais en ce cas, pourquoi ne pas proposer plutôt un enseignement des images ou des études visuelles, plutôt que des arts? Les élèves sont-ils “submergés” d’œuvres d’art qu’il y aurait une nécessité urgente à expliquer? Nul ne l’a prétendu. Au contraire, il était frappant de constater que presque aucune œuvre d’art n’a été citée par les participants. La seule œuvre mobilisée de manière autre qu’allusive aura été la célèbre photo par Nick Ut de la petite vietnamienne fuyant nue (pour répéter la fable médiatique répandue qui veut que cette image ait “contribué à arrêter la guerre”, voir ci-dessus). Une image du photojournalisme, mal analysée, pour justifier l’enseignement de l’histoire des arts semblait une mauvaise plaisanterie plutôt qu’une justification convaincante.

A quoi sert l’histoire des arts? | L’Atelier des icônes

Revue de presse : Des outils pour contrer le plagiat | Portail du soutien à la pédagogie universitaire

Comment favoriser la création de contenu original par les étudiants? Comment s’assurer que les textes qu’ils remettent sont bien de leur cru? Dans la carte ci-dessous, nous avons regroupé différentes ressources pour vous aider à répondre à ces questions: exemples de règlements, articles sur le sujet, guides pour les enseignants. Vous y trouverez également le rapport du  Groupe de travail sur le plagiat électronique présenté au Sous-comité sur la pédagogie et les TIC de la CREPUQ en décembre 2011, Les logiciels de détection de similitudes: une solution au plagiat électronique?

Des outils pour contrer le plagiat | Portail du soutien à la pédagogie universitaire