Faire la guerre avec la peau des autres | Mémorial 14-18.net

Qui a dit :

« La valeur éducative de la guerre n’a jamais fait de doute pour quiconque est capable d’un peu d’observation réfléchie. L’histoire entière le prouve : les époques de forte culture intellectuelle n’apparaissent chez les peuples qu’après qu’ils ont traversé la douloureuse mais féconde école du sacrifice sanglant […].»

Vous l’apprendrez en consultant le blog Mémorial 14-18.net de Fabrice Bompard, passionné d’histoire et doté d’une bonne plume. Ce dernier se propose depuis juillet 2013 de

faire la chronique, plus ou moins régulière, de la période 14-18, celle qui fut bien entendu marquée par la première guerre mondiale et dont nous allons bientôt célébrer le centenaire.

Je vais donc faire « comme si » je vivais il y a cent ans. Tous mes articles évoqueront cette époque « comme si » elle faisait notre actualité commune. Je ne sais pas si j’y parviendrai car il est très facile de tomber dans l’anachronisme ou de prévoir un peu trop rapidement la suite d’événements connus de tous. En tous les cas, je vais essayer.

Le billet où vous trouverez la réponse à cette question : Faire la guerre avec la peau des autres http://www.memorial-14-18.net/?p=2282

Utilisation de l'iPad en éducation collégiale

Dans le but d’effectuer une recherche sur l’intégration d’un outil technologique en enseignement collégial, Isabelle Gignac, enseignante en devenir au niveau collégial, et Anne Pelletier s’intéressent à l’appropriation des tablettes numériques.

Elles ont relevé les avantages de celle-ci, plus particulièrement l’iPad. Elles ont aussi recherché des applications qui pourraient avoir leur place dans un cours d’enseignement collégial en sciences humaines. Pour dévoiler le travail à tous, Isabelle Gignac a décidé de mettre en oeuvre le site web qui pourrait servir lors d’un travail étudiant: Thinglink. En voici un premier résultat, n’hésitez pas à commenter leur travail pour les aider dans leur travail et leur réflexion.

Par ailleurs, Isabelle Gignac a également créé un blog sur tumblr. : http://isabelle-historytic.tumblr.com. Une enseignante 2.0 à suivre.

Apocalypse 14-18 : le remake d'un film de 1965 ?

Après le visionnement de cette nouvelle saison d’Apocalypse, Claude Robinot (aggiornamento hist-geo) met en évidence son fort sentiment de déjà vu :

Non, parce que je connaissais une bonne partie des images montées et remontées dans une bonne dizaine de documentaires. Non, parce que je savais qu’après le 28 juin 1914 à Sarajevo, succèderait inévitablement le 31 juillet au café du Croissant et le début août à la gare de l’Est. L’impression de déjà vu venait de la ressemblance avec un autre documentaire de 1965, qui m’avait laissé un agréable souvenir : le “14-18” du réalisateur Jean Aurel sur un texte de Jacques Laurent, écrivain connu sous le nom de Cecil de Saint Laurent.

Sentiment de déjà vu qui était déjà présent lors de la première saison d’Apocalypse (2009). En effet, en 2009, le propos de Costelle et Clarke concernant la deuxième guerre mondiale reprenait intégralement le point de vue développée par Truman et les Américains dès 1945, via le documentaire « The True Glory ». Je l’avais ainsi souligné dans deux de mes chroniques du Café pédagogique, l’une en 2009 Apocalypse : au delà des prouesse techniques est-ce de l’histoire ? et une seconde en 2011 L’enquête historique à l’âge d’Apocalypse.

Finalement Apocalypse 14-18 n’est que le remake d’un film de 1965.

L’article de Claude Robinot : Hypotheses http://ift.tt/1g1XZI3

Publication : La traversée des Alpes – Essai d’histoire marchée

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Présentation de l’éditeur :

Le 6 septembre 2009, Antoine de Baecque se lance sur le GR5, un sac de dix-sept kilos sur le dos, pour un mois de randonnée solitaire à travers les Alpes, depuis le lac Léman jusqu’à la Méditerranée : six cent cinquante kilomètres, trente mille mètres de dénivelée, sept à neuf heures de marche quotidienne. De cette aventure, il a tiré un exercice d’histoire expérimentale mêlant études savantes sur les Alpes et l’aménagement de la montagne et recherche personnelle, « par les pieds », attentive au corps.

L’auteur raconte la genèse du GR5, tantôt chemin de pèlerinage, tantôt sentier commercial ou de contrebande, draille de la transhumance ou voie militaire. Il montre comment il s’est constitué en emblème, remontant à ses pionniers randonneurs, suivant ses «aménageurs», proposant une typologie de ses usages et une sociologie de ses usagers. De plus, il fait le récit au jour le jour de cette « grande traversée des Alpes » qu’il a désiré éprouver lui-même.

Il résulte de cette expérience une forme originale d’écriture de l’histoire, un essai d’histoire marchée. Née de l’avancée du randonneur, celle-ci rend compte de la progression le long d’un sentier et, dans la foulée, plonge dans l’histoire même de ce sentier, les strates multiséculaires laissées par les circulations alpines passées. Ainsi permet-elle au lecteur lui-même de suivre, au rythme de la marche, le chemin qui va dans la montagne.

La trahison de Cortés – Désobéissance, procès politiques et gouvernement des Indes de Castille, seconde moitié du XVIe siècle

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Présentation de l’éditeur :

Ourdi au Mexique en 1565, le complot de Martin Cortés (fils d’Hernan Cortés) s’avère paradigmatique des nombreuses rébellions contre la couronne de Castille. Loin de se réduire à un face-à-face entre Espagnols et Indiens, la conquête brouille tous les clivages et sécrète précocement une conscience politique créole. Pour comprendre ces Espagnols des Indes, le livre révèle l’ampleur des désobéissances coloniales depuis les années 1540.

Il nous fait revivre le déroulement des grands procès politiques conservés dans les archives américaines et péninsulaires. Les personnages extraordinaires et les histoires de vies les plus rocambolesques abondent dans cette radiographie méticuleuse du monde colonial et de ses relations avec la péninsule Ibérique. On y découvre la misère des émigrés, les convergences d’intérêts entre indigènes et colons, la corruption des magistrats, les faiblesses de l’appareil administratif et le mélange détonnant d’une société conservatrice avec des formes innovantes de culture politique et judiciaire.
La Castille parvient péniblement à faire la reconquête des Indes contre les fils de conquistadors. En sorte qu’on ne saurait parler ni de pacification, ni d’enracinement de la colonisation, durant la seconde moitié du XVIe siècle.

8 questions pour en finir avec les clichés sur la théorie de l’évolution | Passeur de sciences

Jean-Sébastien Steyer est paléontologue au CNRS et rattaché au Muséum national d’histoire naturelle. Avec l’astrophysicien Roland Lehoucq, l’archéologue Jean-Paul Demoule et l’écrivain de science-fiction Pierre Bordage, il vient de co-signer Exquise Planète (éditions Odile Jacob, 190 p., 19 €), un livre où, sur le principe du cadavre exquis, les auteurs imaginent une planète où se développe la vie, en suivant les lois de la physique et de la biologie. L’exercice permet de réinterroger la théorie de l’évolution, souvent déformée par une série d’idées reçues. Décryptage par Jean-Sébastien Steyer pour Passeur de Sciences.

Lire la suite : 8 questions pour en finir avec les clichés sur la théorie de l’évolution | Passeur de sciences.

Histoire : comment les Albanais perçoivent-ils la Première Guerre mondiale ? – Le Courrier des Balkans

L’historien Shkelzen Gashi a analysé les livres d’histoire en Serbie, en Albanie et au Kosovo. Il a ainsi constaté que les textes albanais ne mentionnent pas du tout l’existence, dans l’Albanie du début du vingtième siècle, de différents mouvements politiques aux positions inconciliables. Au contraire, on parle d’un mouvement national homogène, avec des objectifs clairement identifiés. Les auteurs des livres kosovars et albanais ont souvent recours au cliché du « peuple qui résiste à l’unisson contre l’envahisseur ». Cette résistance aurait été conduite par Idriz Seferi dans la zone d’occupation bulgare et par Azem Bejta dans la zone d’occupation autrichienne. On ne trouve nulle part mention des batailles communes menées par Azem Bejta et les Serbes locaux contre les forces austro-hongroises. Shkelzen Gashi note également que, dans ces mêmes livres, on ne fait jamais mention des crimes commis par les Albanais contre les Serbes. Les criminels sont toujours les autres, tandis que « notre peuple » serait toujours la victime.
Source: Histoire : comment les Albanais perçoivent-ils la Première Guerre mondiale ? – Le Courrier des Balkans.

Compte-rendu : 1914-1918: l'écriture de la guerre, une affaire politique

Elle est la première guerre à avoir inspiré autant décrits: d’abord par les nationalistes dont les plaidoyers encouragent l’esprit belliciste, ensuite par les troupes elles-mêmes. Du poilu à l’écrivain, de la correspondance au récit, du témoignage au roman, la littérature s’est engagée.    

AFP

AFP

Jamais une guerre, la première dite mondiale, n’avait suscité une telle quantité de littérature ! Le premier à la recenser fut, concernant l’édition française et les récits publiés durant les années de guerre, Jean Norton Cru, professeur de lettres franco-américain, dans l’étude fameuse, et controversée, qu’il consacre au sujet (Témoins, 1929, réédition 1993) étudie plus de 300 textes.

Plus récemment, Nicolas Beaupré, qui travaille sur les Ecrits de guerre, 1914-1918 CNRS, Biblis, 2013, a rassemblé un échantillon de 291 ouvrages français et 242 ouvrages allemands. Les auteurs composant l’échantillon devaient répondre à au moins une des caractéristiques suivantes : « avoir écrit sur la guerre, avoir porté l’uniforme et avoir combattu, avoir été tué au combat, avoir été officier, avoir été engagé volontaire, avoir publié entre 1914 et 1920 ».

Lire la suite 1914-1918: lécriture de la guerre, une affaire politique – Le Monde.

La guerre à hauteur d'homme. Les enjeux d'un centenaire

Le hors-série publié par le journal Le Monde poursuit un double objectif : raconter la guerre à hauteur dhomme et faire la plus grande place aux analyses qui permettent de comprendre comment la Grande Guerre a forgé le monde dans lequel nous vivons. Dans le cadre des commémorations du centenaire, Le Monde reprendra dans son édition du lundi 10 mars datée mardi 11 mars la publication du supplément mensuel consacré à la guerre de 14-18.

Dernier Hors-Série du Monde, « 14-18 Les leçons dune guerre. Les enjeux dun centenaire », en vente dans les kiosques le jeudi 27 février 2014 et sur la boutique en ligne du Monde, 7,50 euros.

via La guerre à hauteur d’homme.