Le design thinking est une méthodologie issue de l’industrie et basée sur l’empathie et l’intelligence collective, elle peut être utilisée dans l’enseignement supérieur pour favoriser un apprentissage en profondeur. Pédagoscope en parle avec le Dr. Richard-Emmanuel Eastes, responsable du centre d’appui au développement académique et pédagogique (SADAP) de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO).
Application à l’enseignement supérieur
Management de projets et d’équipes
Conception des programmes de formation
Réalisation de locaux et d’équipements pour la formation
Conception d’enseignements adaptés aux besoins des étudiant·es
Sommes-nous vraiment en train de fabriquer des « crétins digitaux » – J’ai l’impression que le discours sur les jeunes et les écrans est en train de changer. Alors qu’il y a quelques années, on vantait les compétences de ces digital natives – certes un peu accro à leurs écrans, mais tellement habiles à les manipuler- aujourd’hui, ce qu’on entend, ce sont le plus souvent des discours très alarmistes. Pourtant, ce discours très alarmiste, qui s’appuie essentiellement sur les neurosciences pour dire qu’on est en train de fabriquer des crétins et des addicts, ne satisfait pas totalement Xavier de la Porte. Il y a des choses qui ne me vont pas. En fait, Xavier de la Porte a l’impression que, sans être forcément faux, il ne nous informe que sur une partie du problème…
L’invitée
Anne Cordier est maîtresse de conférences HDR en sciences de l’Information et de la communication à l’Université de Rouen. Elle est spécialiste des usages et pratiques numériques, particulièrement des « jeunes », ainsi que de leurs usages et a réalisé de nombreuses enquêtes de terrain auprès des publics jeunes. Un podcast de Xavier de la Porte sur France Inter.
La place d’une femme est à la chasse, selon une étude / Crédit image : Randall Haas – Sciences Advances
Il y a des milliers d’années, des femmes ont participé à la chasse, y compris au gros gibier. Une nouvelle étude publiée mercredi vient tordre le cou à des croyances bien ancrées.
Les auteurs du texte se basent sur la découverte des restes vieux de 9000 ans d’une jeune femme, enterrée dans les Andes péruviennes avec de nombreuses armes de chasse au gros gibier.
Pour savoir si cette jeune femme était une exception, les chercheurs ont étudié 429 squelettes enterrés à travers 107 sites du continent, vieux de 17’000 à 4000 ans environ. Ils ont trouvé 27 individus, dont le sexe a été déterminé de façon fiable, et dont les tombes contenaient des outils de chasse. Il y avait 16 hommes et 11 femmes.
« L’échantillon est suffisant pour conclure que la participation des femmes à la chasse au gros gibier était à cette époque normale », écrit l’équipe, qui a utilisé un modèle statistique pour estimer que 30 à 50% des chasseurs dans ces sociétés étaient des femmes.
L’étude publiée dans la revue Science Advances contredit la notion très répandue selon laquelle, dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, les chasseurs étaient principalement des hommes: « Cela nous montre que cette allégation était inexacte, au moins pour une partie de la préhistoire humaine », a dit Randall Haas, de l’Université de Californie-Davis, qui a dirigé l’étude.
Randall Haas espère désormais que cette étude entraînera d’autres recherches pour savoir s’il existait d’autres chasseresses à cette époque dans d’autres parties du monde.