Salut d’Auschwitz – Libération

Cette semaine est consacrée aux Journées de la mémoire pour la prévention des crimes contre l’humanités. A l’approche et durant celles-ci, elle donneront lieu dans les médias à des articles nécessaires concernant soit les témoins encore vivants et la nécessité de la transmission de leur mémoire et de cette histoire européenne, soit aux questions relatives à la place de cette question dans la formation des élèves. Nous vous proposerons le renvois à quelques articles parus à ce propos. Aujourd’hui, le travail de l’artiste Pawel Szypulski présenté dans Libération.

L’artiste polonais et commissaire Paweł Szypulski collectionne les cartes postales envoyées par les touristes après leur visite de l’ancien camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau. Les plus anciennes datent de 1947 – seulement deux ans après la libération du lieu. Le livre «Greetings from Auschwitz» paru aux éditions Patrick Frey présente cette collection de cartes, publiées recto-verso.

Verso : Mes chéris ! Bien le bonjour et bisous d'Auschwitz, Hania. P.S. Le temps est avec nous, grand soleil et il fait chaud (7 mars 1992).
Collection Paweł Szypulski - Edition Patrick Frey
Verso : Mes chéris ! Bien le bonjour et bisous d’Auschwitz, Hania. P.S. Le temps est avec nous, grand soleil et il fait chaud (7 mars 1992). Collection Paweł Szypulski – Edition Patrick Frey

—A lire et voir : Salut d’Auschwitz – Libération

L’évadé du convoi de la mort | La Liberté

Cette semaine est consacrée aux Journées de la mémoire pour la prévention des crimes contre l’humanité. A l’approche et durant celles-ci, elles donneront lieu dans les médias à des articles nécessaires concernant soit les témoins encore vivants et la nécessité de la transmission de leur mémoire et de cette histoire européenne, soit aux questions relatives à la place de cette question dans la formation des élèves. Nous vous proposerons le renvois à quelques articles parus à ce propos. Aujourd’hui, un article du journal suisse La Liberté.

24.01.2020. A 11 ans, Simon Gronowski a été sauvé du seul train attaqué sur la route d’Auschwitz. Septante ans après, il a pardonné à un nazi et a tissé une amitié avec un fils de SS.

Tanguy Verhoosel, Bruxelles

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Simon Gronowski (à droite sur la photo) n’a jamais eu de haine ni d’esprit de vengeance envers les nazis. Il a d’ailleurs décidé de pardonner à un garde d’un camp belge d’où il est parti pour Auschwitz.

Né dans une famille juive il y a 88 ans, l’avocat belge Simon Gronowski aurait dû périr dans le camp d’extermination d’Auschwitz, dont on commémorera lundi le 75e anniversaire de la libération, par l’Armée rouge soviétique. Mais à 11 ans, celui qui est aussi un pianiste de jazz renommé a pu s’échapper, en 1943, du convoi de la mort le déportant de Belgique vers la Pologne, où ont été tuées sa mère et sa sœur. Récit de survie.

Lire la suite : www.laliberte.ch

A Auschwitz, brassage de témoins – Libération

Cette semaine est consacrée aux Journées de la mémoire pour la prévention des crimes contre l’humanité. A l’approche et durant celles-ci, elles donneront lieu dans les médias à des articles nécessaires concernant soit les témoins encore vivants et la nécessité de la transmission de leur mémoire et de cette histoire européenne, soit aux questions relatives à la place de cette question dans la formation des élèves. Nous vous proposerons le renvoi à quelques articles parus à ce propos. Aujourd’hui, un article du journal Libération. 

Le journal « Libération » s’est intéressé aux visites scolaires réalisées au mémorial du camp de concentration d’Auschwitz. Ce mémorial, qui s’apprête à célébrer le 75e anniversaire de sa libération, doit continuer à transmettre la mémoire de la Shoah à l’heure du tourisme de masse, alors que les survivants disparaissent peu à peu, et que les jeunes générations sont plus éloignées de la guerre.

L’article met en avant que l’utilisation des réseaux sociaux lors de la visite correspond aux langages des jeunes d’aujourd’hui dont il faut avant tout comprendre les motivations et entrer en dialogue avec eux en postant notamment des commentaires sous leur photos plutôt que de les stigmatiser. Grâce à ses campagnes, les responsables notent que les photos indélicates sont en diminution.

Par ailleurs, la question suivante se pose de plus avec la disparition progressive des derniers témoins : Comment continuer à transmettre l’expérience des survivants, sans les survivants ? Ici tout le monde s’accorde à mettre en avant le rôle fondamental de l’école. A ce propos, il faut noter que les programmes scolaires ont évolué, et l’enseignement de la Shoah s’est développé dans de très nombreux pays, en Europe comme aux Etats-Unis. Ces éléments doivent permettre de préparer la visite à Auschwitz. Comme le note Piotr Cywinski, directeur du mémorial ,

«Si le groupe arrive ici alors que les élèves voulaient aller à Europa-Park, ça ne marchera pas.»

–A lire : A Auschwitz, brassage de témoins – Libération

Légende photo d’en-tête : A Auschwitz-Birkenau, le 22 janvier. Photo Michal Luczak

Soirée publique : Carl Lutz et l’engagement citoyen: obéir ou désobéir?

À l’occasion de la Journée de la mémoire 2020, la HEP Vaud organise une soirée ouverte au public, le 29 janvier prochain, sur le thème de l’engagement citoyen, de la désobéissance civile et du délit de solidarité.

Un premier temps de la soirée sera dédié au diplomate suisse Carl Lutz qui, à l’insu de sa hiérarchie, a dirigé la plus grande opération collective de sauvetage de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Un second temps permettra d’élargir la réflexion aux enjeux actuels de la désobéissance. Nos invités débattront de l’engagement citoyen, de la désobéissance civile et du délit de solidarité. Ils en interrogeront les motivations, les justifications, les légitimités, les contraintes. Il s’agira in fine de questionner un espace possible à l’école et, plus généralement, dans l’espace public démocratique, pour une éthique de la désobéissance. Qu’apprenons-nous de celles et ceux qui enfreignent les lois d’un État pour défendre les droits humains?

Programme

18h15 Accueil et introduction par Nadine Fink et Nathalie Masungi

18h30 Projection du film «Carl Lutz, un diplomate en résistance»

Présentation et commentaire par Frédéric Hayat, vice-président du Cercle Carl Lutz

19h30 Débat: Les actes de désobéissance aux lois en vigueur: un modèle à suivre en démocratie?

Avec la participation de:

  • Pablo Cruchon, Amnesty International Suisse
  • Niels de Dardel, avocat, membre du comité de la Fondation Paul Grüninger
  • Anita Halasz, secrétaire générale du Cercle Carl Lutz
  • François Wisard, historien, Département fédéral des affaires étrangères
  • Débat animé par Barbara Fournier, responsable de la communication, HEP Vaud

20h15 Apéritif pour continuer la discussion sur un mode informel

Informations pratiques

Projection et débat

29 janvier 2020, 18h15

Aula des Cèdres, HEP Vaud

Av. de Cour 33bis

Manifestation publique, entrée libre

Cliquez pour télécharger le flyer

Renseignements: uer-sh(at)hepl.ch

Un tribunal chinois accepte qu’une création d’une IA soit couverte par le droit d’auteur – Numerama

Historique ? Cette semaine, nous avons vu passer une décision de justice qui pourrait bien être l’une des plus importantes de ce début de XXIème siècle. Pour la première fois au monde, un tribunal a estimé qu’une création produite par une intelligence artificielle pouvait être protégée par un droit d’auteur. L’affaire a eu lieu en Chine et le litige portait sur un article écrit automatiquement par un programme. Normalement, les juges doivent chercher l’originalité d’une création, qui traduit l’expression d’une personnalité. Il paraît donc incongru qu’une machine puisse faire preuve d’originalité. Mais les juges chinois ont fait sauter ce verrou, en estimant au passage que les droits revenaient à l’entreprise qui a produit cette intelligence artificielle. Il ne serait pas étonnant à présent que les États-Unis ou l’Union européenne emboîte le pas à la Chine.

Source : Un tribunal chinois accepte qu’une création d’une IA soit couverte par le droit d’auteur – Numerama

Crédit photo :Pixabay License. Libre pour usage commercial Pas d’attribution requise

Une historienne découvre la plus ancienne vue de Venise, un dessin datant du XIVe siècle

Une vue de Venise remontant au XIVe siècle, dessin considéré comme la plus ancienne représentation de la Cité des Doges connue à ce jour, a été découverte par une chercheuse de l’université écossaise de St Andrews.

Le dessin considéré comme la plus ancienne vue de la ville de Venise.  (AFP PHOTO / MINISTRY OF CULTURAL ACTIVITIES OF HERITAGE AND TOURISM)
Le dessin considéré comme la plus ancienne vue de la ville de Venise. (AFP PHOTO / MINISTRY OF CULTURAL ACTIVITIES OF HERITAGE AND TOURISM)

Le dessin, découvert par l’historienne Sandra Toffolo, fait partie d’un manuscrit racontant le voyage de Niccolò da Poggibonsi, un pèlerin italien qui s’est rendu à Jérusalem au cours de la période 1346-1350. « La découverte de cette vue de la ville a de grandes conséquences pour notre connaissance des représentations de Venise, car elle montre que la ville exerçait déjà très tôt une grande fascination sur ses contemporains« , a expliqué Sandra Toffolo.

Selon l’historienne de l’art, Kathryn Blair Moore, qui l’explique dans un article publié en 2018 sur le site de l’université de Cambridge, le manuscrit de Niccolò da Poggibonsi correspond à l’émergence d’un nouveau genre, celui du « guide de pèlerinage« . « Contrairement aux guides latins des siècles précédents, la volonté d’inclure ensemble des illustrations qui recréent l’expérience du pèlerinage et la description inédite de la prose suggèrent que l’ouvrage peut être considéré comme le texte fondamental pour le genre du guide illustré du pèlerinage« , écrit l’experte.

Source : France Info

États- Unis : le commissariat aux archives au temps de Trump

Dans des systèmes politiques où l’histoire adopte une géométrie variable, et au fur et à mesure que se dévoilent traîtres, agents de l’étranger, ennemis du peuple et autres renégats, l’image fixe est toujours en retard d’une purge ou d’une révision. D’où la tentation de la falsifier. En 1987, Alain Jaubert en détaillait les techniques (retoucher, détourer, découper, effacer) dans un ouvrage intitulé Le Commissariat aux Archives. Les photos qui falsifient l’histoire.

En 2020, dans son blog consacré à la politique américaine. Richard Hétu nous apprend que l’Administration nationale des archives et des documents américaine présente sous son toit une exposition sur le centenaire du mouvement des suffragettes qui inclut des photos de la marche des femmes organisée à Washington au lendemain de l’investiture de Donald Trump, le 21 janvier 2017.

Or, comme le révèle le Washington Post, certaines des photos ont été modifiées pour obscurcir le nom de Trump sur des affiches critiquant le président ou des mots, y compris chatte et vagin, employés dans divers messages. D’aucuns ont trouvé le procédé indigne d’une institution comme les Archives nationales et plutôt digne de la Chine ou de la Corée du Nord.

Dans un premier temp, les responsables de l’agence ont justifié leur décision en faisant valoir qu’ils ne voulaient pas entrer dans la «controverse politique actuelle». Puis elles ont reconnu que c’était une erreur :

Source : La Photo du jour | Le blogue de Richard Hétu

Crédit photo : Photos Getty Images

Conférence-débat d’André Tricot « Des outils numériques pour quoi faire ?

Conférence-débat d’André Tricot « Des outils numériques pour quoi faire ? Plaidoyer pour une prise en compte des tâches et des contenus d’apprentissage » aux #RNRE20. Très dense au niveau du contenu et de la réflexion : prise de note imagée #sketchnote https://t.co/J1ruujD30A

http://twitter.com/sophieallain25/status/1217766171157635078

via @sophieallain25

https://t.co/J1ruujD30A

« L’Esprit européen en exil » : Stefan Zweig, dos à la catastrophe

Un recueil d’essais inédits des dernières années du célèbre écrivain autrichien montre son impuissance, puis son désarroi, devant le nazisme et la guerre.

La publication de L’Esprit européen en exil, qui recueille des articles, discours et entretiens inédits, présentés et traduits par Jacques Le Rider et Klemens Renolder, permet au lecteur d’aujourd’hui de mieux connaître la vie et les prises de position de cet écrivain, condamné à s’engager alors qu’il se voulait passionnément détaché de tout pouvoir politique. Dans ces textes, il exprime, comme le souligne Jacques Le Rider, la « crise d’identité dans laquelle il a sombré, sa désorientation et son besoin de garder, au-dessus du déferlement des événements, sa propre liberté ».

EXTRAIT

« L’esprit européen existe, sans aucun doute, mais il est encore à l’état latent. Nous avons de cela la même certitude que l’astronome qui voit apparaître dans sa lunette un astre dont ses calculs lui ont révélé la présence. Bien que l’esprit européen ne se soit pas encore manifesté, nous savons avec une certitude ­mathématique qu’il existe. La tâche des intellectuels est de transformer cette force latente en force dynamique. Il leur faudrait essayer de paralyser les forces contraires qui s’y opposent. Tout d’abord, le nationalisme, qui devrait être, en Europe, et depuis longtemps déjà, un phénomène historiquement classé. Nous ne devons laisser passer aucune occasion de souligner que si le nationalisme, qui traduit l’existence de privilèges, existe, ne peut être nié comme tel, il est, dans l’ordre des valeurs, inférieur à l’Europe que nous devons réaliser. »

L’Esprit européen en exil (4 juillet 1936), page 192

« L’Esprit européen en exil. Essais, discours, entretiens (1933-1942) », de Stefan Zweig, traduit de l’allemand (Autriche) par Jacques Le Rider, édité par Jacques Le Rider et Klemens Renoldner, Bartillat, 416 p., 22 €.

Source :« L’Esprit européen en exil » : Stefan Zweig, dos à la catastrophe

Crédit photo ; L’écrivain autrichien Stefan Zweig (1881-1942), au Portugal, en 1938. LA COLLECTION

Note de synthèse : enseignement de l’histoire et pensée computationnelle

Depuis près d’une dizaine d’années, la pensée computationnelle (computational thinking) occupe une place grandissante au sein de la recherche en éducation. Qu’en est-il de l’origine de ce terme et de sa définition ? Qu’elle en peut être sa traduction dans notre enseignement de l’histoire ?

Postulée par Seymour Papert en 1996, la pensée computationnelle est le processus réflexif impliqué dans la formulation de problèmes et de leurs solutions de manière que leur résolution puisse être effectuée par un agent de traitement de l’information. La pensée computationnelle s’intéresse à la résolution de problèmes, à la conception de systèmes ou même à la compréhension des comportements humains en s’appuyant sur les concepts fondamentaux de l’informatique théorique,

Concernant ce concept en éducation, Jeannette Wing est souvent citée en référence. Dans un article paru en 2011, Jeannette Wing soutient que la pensée computationnelle est une compétence fondamentale émergente qui devrait faire partie intégrante de l’éducation. Basiquement, la « pensée computationnelle » se composerait d’un ensemble d’outils de réflexion pour permettre à quelqu’un de décomposer un problème dans le genre d’étapes logiques dont un ordinateur aurait besoin pour résoudre ce problème.

Au niveau conceptuel, la pensée computationnelle se décompose en
– Logique (prévision et analyse)
– Algorithmes (étapes et règles)
– Décomposition (décomposition en parties)
– Modèles (repérer et utiliser des similitudes)
– Abstraction (suppression des détails inutiles)
– Évaluation (jugement)

Pour certains critiques cependant, la pensée computationnelle n’est qu’un nouvel emballage ou avatar de la science informatique.

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