Un coup de pouce qui incite les étudiants à s’engager davantage dans les cours en ligne

Unnati Narang, Professeure assistante en Marketing au Gies College of Business, University of Illinois, a publié sur EdSurge un article relativement à la mise en place de stratégies spécifiques pour renforcer et augmenter l’engagement des participant•es à des cours en ligne. Nous en traduisons et adaptons les principaux passages.

Pour cette recherche menée avec Manjit Yadav et Aric Rindfleisch, les trois chercheurs sont partis de l’idée simple que les environnements d’apprentissage en ligne sont différents des salles de classe en face à face.

Pour eux, les environnements en ligne ont tendance à être plus grands, plus diversifiés et plus impersonnels qu’un cours en face à face. Ainsi, les stratégies traditionnelles qui fonctionnent dans une classe physique, telles que les discussions ou les activités brise-glace, peuvent ou non être efficaces dans les environnements en ligne.

Leurs résultats ont montré que le fait de demander aux apprenants de partager leurs idées sur le cours entraîne une augmentation d’environ 30 % de la consommation de vidéos et de la réalisation des évaluations. En revanche, contrairement à un enseignement en face à face, demander aux apprenants de partager leur identité a produit des effets limités.

Les trois chercheur•euses se sont alors demandées quelles sont les raisons pour lesquelles les encouragements à partager des idées sont plus efficaces pour améliorer l’engagement des apprenants en ligne ?

En examinant plus en détail les réponses textuelles postées par les apprenants ayant partager leurs idées, il et elles ont constaté que leurs réponses ont tendance à être plus longues, plus élaborées et plus complexes que de poster quelques phrases courtes sur qui il est, d’où elle vient.

En définitive, il est essentiel que les experts en éducation conçoivent des stratégies adaptées au contexte de formation et aux outils numériques. Ils doivent également appliquer des approches d’analyse de données pour mieux évaluer et faire progresser l’engagement des apprenants (en ligne ou en face à face).

L’article EdSurges : This Simple Nudge Can Get Students More Engaged in Online Courses (29 juin 2022)

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Ulysses passe à table

La fonction la plus demandée par les utilisateurs d’Ulysses ? La prise en charge complète des tableaux1. L’éditeur de texte comprenait la syntaxe MultiMarkdown permettant de créer des séries, mais n’offrait d’aucune aide. Ulysses comble cette lacune, aussi bien sur iOS que macOS, et permet maintenant de créer des tableaux en quelques clics.

Source : MacGeneration (https://www.macg.co/logiciels/2022/06/ulysses-passe-aux-tables-129787)
Source : MacGeneration (https://www.macg.co/logiciels/2022/06/ulysses-passe-aux-tables-129787)

Comme le rapporte justement MacGeneration, la création de tableau en Markdown n’est vraiment pas simple, pratique et rapidement lisible pour son rédacteur :

« la création d’un tableau est souvent une corvée », explique Marcus Fehn, le cocréateur d’Ulysses, « et le résultat est juste moche ». « Me me parlez même pas | des tableaux | Markdown

Dès lors, dans sa dernière version, Ulysses propose une interface d’édition WYSIWYG pour créer et compléter les tableaux. Dans les faits, Ulysses cache la syntaxe du langage de balisage, mais le fichier enregistré sur le disque renferme bel et bien du MultiMarkdown, et peut donc être interprété par n’importe quelle application compatible.

A noter que Typora, une autre application markdown, mais elle entièrement en WYSIWYG pour son rédacteur offre des fonctions similaires pour créer et gérer des tableaux. Une source d’inspiration probablement pour Ulysses.

Cependant Ulysses offre une fonctionnalité supérieure pour la gestion des tableaux en permettant la fusion des cellules, les entêtes et les pieds de tableau.

Réfugiés d’hier, migrants d’aujourd’hui: À quoi sert la parole des témoins? (20 juin 2022)

Le 20 juin, pour la Journée des réfugiés, l’UER Sciences humaines et sociales (SHS) reçoit cinq invités exceptionnels lors d’une manifestation publique: deux des ultimes témoins suisses de la Shoah, Eva Koralnik et Vera Rottenberg, une reporter de guerre en Libye et en Ukraine, Maurine Mercier, un responsable formations de l’OSAR, Andres Guarin, et un historien, le prof. Claude Hauser, interrogeront le sens et l’impact de la parole des témoins dans la tragédie des personnes déplacées.

Cliquez pour télécharger le flyer

Parce que la Journée de la mémoire n’a pu se dérouler comme prévu le 27 janvier dernier en raison de la pandémie, la HEP Vaud a décidé de l’associer à la Journée mondiale des réfugiés qui aura lieu le 20 juin. À cette occasion, l’Unité d’enseignement et de recherche Didactiques des sciences humaines et sociales propose au public une rencontre exceptionnelle le 20 juin dès 18h, avec Eva Koralnik et Vera Rottenberg, deux des ultimes témoins suisses de la Shoah, Maurine Mercier, reporter de guerre en Libye et en Ukraine, le prof. Claude Hauser, historien, et Andres Guarin, responsable formations pour la Suisse romande, à l’Office suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). Le prof. Guillaume Roduit, didacticien du droit et modérateur, animera la table ronde: «À quoi sert la parole des témoins?»

Programme

18h00: Mot d’ouverture par l’Office suisse d’aide aux réfugiés (OSAR)
18h10: Présentation de l’application numérique «Fuir la Shoah» par Nadine Fink et Nathalie Masungi, HEP Vaud
18h25: Témoignage, suivi d’une rencontre-discussion avec Eva Koralnik, l’une des cinq témoins dans «Fuir la Shoah».
19h15: Table ronde: A quoi sert la parole des témoins? Claude Hauser, Vera Rottenberg, Maurine Mercier et Andres Guarin. Modérateur: Guillaume Roduit, HEP Vaud
20h00: Apéritif à La Parenthèse

Informations pratiques

Lundi 20 juin à 18h00
Auditoire C33-229
HEP Vaud, av. de Cour 33, Lausanne
Entrée libre

Plus d’infos : https://www.hepl.ch/accueil/actualites-et-agenda/actu-hep/journee-de-la-memoire–journee-mondiale-des-refugies.html

Libreo – La nouvelle plateforme des éditeurs en sciences humaines et sociales de Suisse

libreo.ch est la nouvelle plateforme de l’Association suisse des éditeurs de sciences humaines et sociales (ASESHS). Dédiée à l’accès en ligne à la littérature scientifique, elle offre une interface qui permet de lire à l’écran, de télécharger ou d’acheter les productions des éditeurs participants.

Le projet était en préparation depuis 2014, lorsque le Fond national suisse a rendu obligatoire la publication en Open Access des monographies qu’il soutient financièrement. Après des années travail, la plateforme est désormais en ligne, et six éditeurs (Alphil, Antipodes, BHMS, Chronos, Seismo, Georg) y proposent leurs publications. Elle contient à ce jour plus d’une centaine de monographies et une demi-douzaine de périodiques, dont la grande majorité sont en libre accès. L’offre de contenus ainsi que le nombre d’éditeurs participants est destiné à s’accroître rapidement.

Visiter libreo.ch

Un général, des généraux : les coulisses du putsch d’Alger du 13 mai 1958 et le retour de de Gaulle sur un air d’opéra-bouffe

Le retour aux affaires de l’Homme du 18-juin a perdu depuis longtemps son aura providentielle. Le scénario d’Un général, des généraux bâti par Nicolas Juncker se fondant strictement sur les faits, il fallait trouver un angle saillant pour conter l’arrivée du messie de Colombey à l’Elysée, précédée du grand cirque de ses apôtres algérois et parisiens. Grâce au talent sans égal de François Boucq pour croquer les trognes, les auteurs ont donc choisi le ton de la farce irrévérencieuse. De ce jeu de dupes pour la conquête du pouvoir, ils tirent un album trépidant, dont le ton du vaudeville n’obère pas la finesse d’analyse sur les mœurs politiques de la IVe République agonisante.

Dans l’une des dernières BD tout public consacrées au grand Charles*, Jean-Yves le Naour avait déjà levé, sur un ton malicieux, ce qui restait de voile sur la véritable histoire du 13 mai 1958. À sa fidèle épouse un peu blasée, de Gaulle ressassait en effet comment il avait berné tout son monde en parvenant habilement à se faire passer pour la solution aux yeux des Français d’Algérie, de l’armée sur place voire des tenants de l’indépendance algérienne. Ce retour inespéré au centre du jeu politique avait en plus le goût inimitable de la revanche sur les « politicards » de la IVe République, ceux-là même qui l’avaient poussé sans égard vers la sortie en 1946 puis en 1953. Quand il fut acté que la suprématie militaire rudement acquise lors de la bataille d’Alger (1957) ne suffirait pas à régler définitivement la question algérienne, le temps d’une nouvelle ère était venu. Ne restait plus qu’à trouver le chef d’orchestre capable de faire jouer ensemble des instrumentistes dont aucun ne croyait plus en une destinée commune.

Dès la couverture de l’album, la messe est dite. Au garde-à-vous devant un de Gaulle dont la stature et les bras à l’horizontale ne sont pas sans rappeler le Christ du Corcovado, six galonnés sont désormais disposés à obéir aux ordres de celui qui, en habile stratège, a su prendre in fine le contrôle d’une situation ayant conduit le pays au bord de la guerre civile. L’album ravira les exégètes de ce moment intensément dramatique de l’Histoire de France, tant la chronologie des événements a servi de fil conducteur à Juncker. Il aurait été périlleux de ne pas s’appuyer sur la dramaturgie propre de ces semaines pendant lesquelles la France écrit une nouvelle page de son histoire « décoloniale ». Restait à trouver le bon ton pour éviter à cet album de virer à la radioscopie. La maestria de Boucq, capable de transporter le lecteur du bâtiment du Gouvernement général d’Alger au cœur du palais Bourbon, ou de l’hôtel Matignon à la Boisserie (demeure familiale du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises) insuffle bien l’urgence dans laquelle des décisions lourdes de conséquences doivent être prises. Cette capacité à changer de plan et de décor en quelques cases permet l’immersion dans les coulisses des événements et accentue la théâtralité du récit, dont quelques protagonistes sont particulièrement soignés.

Lire la suite : Un général, des généraux : les coulisses du putsch d’Alger du 13 mai 1958 et le retour de de Gaulle sur un air d’opéra-bouffe | Cases d’histoire

Zotero 6.0 : un lecteur de pdf amélioré et un nouvel éditeur de notes

En mars 2022, la version 6 de Zotero a introduit une série de nouvelles fonctionnalités, y compris une toute nouvelle façon de travailler avec les PDF et les notes, qui transformeront la façon dont vous menez votre recherche. C’est probablement la principale nouveauté de cette version.

  • Ouvrir les PDF dans un nouveau lecteur intégré à la fenêtre principale de Zotero, dans une nouvelle interface à onglets.
  • Modifier les informations bibliographiques d’un document tout en visualisant le PDF associé.
  • Annoter vos PDF avec des surlignages, des notes et des annotations d’image.
  • Ajouter aux notes Zotero des annotations avec des citations automatiques, dans un puissant nouvel éditeur de notes.
  • Ajouter des citations directement dans les notes en utilisant la boîte de dialogue d’insertion de citations habituelle de Zotero.
  • Insérer dans vos documents Word, LibreOffice et Google Docs des notes avec des citations Zotero actives, pour générer automatiquement des bibliographies.
  • Exporter vos notes vers des éditeurs Markdown externes, avec des liens en retour vers les notices et les PDF de votre bibliothèque Zotero.

La boite à outils des historien•nes (Découvrir Zotero 6 – le lecteur de pdf et la prise de notes en vidéo) a réalisé une très intéressante petite vidéo qui montre le potentiel du nouveau lecteur de pdf et de son intégration dans un workflow de prise de notes et de rédaction. Merci à eux.

Parmi les autres nouveautés, il faut souligner que désormais les possesseurs d’iPhone et d’iPad disposent enfin d’une application spécifique/native et que les possesseurs de mac retrouvent une extension spécifique pour leur navigateur Safari.

Je retiens également que les notes ont maintenant leur propre paramètre de copie rapide, avec un choix entre Markdown + Texte enrichi ou HTML brut. Vous pouvez copier ou faire glisser des notes depuis la liste des documents de votre bibliothèque, ou même des annotations individuelles depuis le lecteur PDF, directement vers un éditeur externe, avec des liens Markdown en retour vers la notice et la page du PDF associé dans votre bibliothèque Zotero.

Pour prendre connaissance de toutes les nouveautés de la version 6, le blog Zotero francophone a traduit le dernier billet publié sur le blog Zotero : Stillman Dan, Zotero 6: Your research workflow, transformed, https://www.zotero.org/blog/zotero-6.

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Anarchisme, au-delà des idées reçues – Anarchisme = chaos ? (1/5) – Histoire vivante

C’est en 1872, à Saint-Imier dans le Jura bernois, qu’a été fondée l’internationale Anti-Autoritaire, un événement qui a marqué la naissance du mouvement anarchiste organisé. A l’occasion des 150 ans de la création de ce mouvement, des rencontres ont lieu à Saint-Imier tout au long du mois de juillet 2022; l’occasion de s’intéresser à l’histoire de l’anarchisme et de découvrir ce que font les anarchistes aujourd’hui. Quelles sont leurs idées et leurs actions? Comment ont-ils/ont-elles contribué à l’histoire mondiale depuis plus de 150 ans? Une semaine d’entretiens réalisés par Frédéric Pfyffer.Dans ce premier épisode, rencontre avec le géographe Philippe Pelletier, qui propose d’aborder l’histoire de l’anarchisme en partant de préjugés. L’anarchisme prône-t-il la violence? Existe-t-il un anarchisme de droite? L’écologisme s’inspire-t-il de l’anarchisme? Philippe Pelletier est géographe spécialiste de l’histoire des libertaires français et du Japon. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la question de l’anarchisme dont « Anarchisme, vent debout: idées reçues sur le mouvement libertaire », paru aux éditions Cavalier bleu, Paris en 2013.Dimanche 12 juin dès 21h00 sur RTS Deux, vous pourrez voir le documentaire en quatre parties « Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme ».

A écouter et à voir : Anarchisme, au-delà des idées reçues – Anarchisme = chaos ? (1/5) – rts.ch – Portail Audio

Markdown : SimpleNote, l’écriture collaborative facile

Le format markdown présente l’avantage d’être un langage à la syntaxe relativement simple et léger. Il permet aussi de s’affranchir, au moment de la rédaction, de la question du format de fichier. En effet, au moment de la publication vous pourrez enregistrer le texte et les images dans un certain nombre de format courant (.docx, .pdf, .html, .epub a titre d’exemple). Ce n’est pas un format de texte propriétaire et il est plus puissant que le format .txt.

En plus, il existe plusieurs solutions open source ou commerciales qui répondront à vos besoins (ordinateur, tablette, smartphone, navigateur). Si vous êtes à la recherche d’une application de prise de notes simple qui offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer, alors Simplenote pourrait être fait pour vous.

Présentation

SimpleNote est l’une des meilleures applications de prise de notes. Elle dispose d’une interface très épurée que je trouve personnellement superbe. Cette interface est non seulement claire et simple, mais elle fournit, dans sa partie supérieure droite, toutes les fonctionnalités de base dont vous aurez besoin pour une application de prise de notes.

L’interface épurée et minimaliste de SimpleNote avec la barre des menus

Vous pouvez facilement créer des notes de texte, des rappels, des listes de choses à faire, et plus encore. Toutes vos notes sont synchronisées entre les appareils, ce qui vous permet de prendre des notes n’importe où. Cela dit, la meilleure partie de Simplenote est son interface utilisateur moderne et minimaliste.

En mode sombre et sans la barre des menus

Seule l’insertion de photo ou d’image est un peu compliquée, car il vous faut maîtriser la syntaxe markdown et la photo devra déjà être publiée en ligne. Il y a plus simple, il faut l’admettre.

Avec SimpleNote, il vous faudra ouvrir un compte sur le site du logiciel ou bénéficier d’un compte wordpress pour synchroniser vos notes sur vos différents appareils. Par contre, l’application sera disponible également sur Android, Windows ou Linux. Enfin, Simplenote est une application entièrement gratuite.

Organisation des notes, publication et collaboration

Le classement des notes se fera par mots-clés (tags) et non par dossiers. Cela représente un avantage puisque plusieurs mots-clés permettent de classer vos notes pour les retrouver. Par contre, il faudra probablement veiller à ne pas multiplier vos mots-clés.

SimpleNote permet de mettre des notes en avant (Pin to top, via l’icône information), indépendamment de leur date de création. L’application vous permet également d’avoir l’historique de votre travail et de restaurer une version ancienne. Cette fonctionnalité est importante dans le cadre d’un travail à plusieurs sur une note partagée.

En effet, il possible de collaborer à plusieurs sur le même document (Collaborate…). Ce qui en fait une application pour un travail collaboratif simple.

Enfin, vous pouvez également publier votre note en ligne pour vos éventuels lecteurs.

Il faut noter que, via le site, il vous est possible d’exporter vos notes au format texte (.txt).

Sécurité des données

Concernant la sécurité et le respect de la vie privée, SimpleNote comporte des lacunes. Si les fichiers sont cryptés pendant le transfert ou la synchronisation, ils sont laissés en texte clair lorsqu’ils sont stockés dans le nuage. Cela peut être une pratique dangereuse, car toute personne ayant accès aux serveurs Simplenote pourra lire vos notes sans clé de cryptage.

Si cette situation est compréhensible pour les notes rendues accessible via un lien, il n’y a aucune raison de ne pas offrir de cryptage pour les autres notes.

Simplenote ne propose pas non plus d’option d’authentification à deux facteurs (2FA), une fonction qui aide à protéger contre l’accès non autorisé au cloud en cas de vol du mot de passe.

Astuce : Il existe une manière cependant d’y parvenir. Dans un premier temps, il faut se créer un compte sur WordPress.com (propriétaire de SimpleNote), puis passer dans wordpress.com à l’identification à deux facteurs. Ensuite, sur Simplenote, vous vous créer votre compte, via un login sur WordPress.com. De cette manière-là, vous vous connecterez uniquement via votre compte sur WordPress.com (qui nécessitera une connexion à deux facteurs). Vous serez ainsi plus en sécurité.

Pour assurer la meilleure sécurité à vos données, il vous faudra vous tourner vers Standard Notes.

Mon avis

SimpleNote est une application certes épurée, mais pas simpliste. SimpleNote est très largement suffisant pour prendre des notes et rédiger du texte. SimpleNote vous permettra de collaborer sur un document que vous aurez choisi de partager. SimpleNote offre aussi l’avantage de proposer une version web qui vous permet de rédiger vos notes via votre navigateur. Pour rédiger du texte, ce sera largement suffisant.

Par contre, SimpleNote ne doit pas être utilisé pour conserver des informations sensibles, même si les notes sont encryptées durant leur synchronisation (lire ici et là). Il n’est pas possible d’adjoindre un mot de passe à une ou plusieurs notes.

Plateformes supportées : Windows, macOS, Linux(.deb), Linux(.tar.gz), Android, iOS, interface web (SimpleNote)

Open Edition : Géographes français en Seconde Guerre mondiale

L’ouvrage Géographes français en Seconde Guerre mondiale sous la direction de Nicolas Ginsburger, Marie-Claire Robic et Jean-Louis Tissier est désormais disponible en intégralité en Open édition.

Présentation de l’ouvrage

« La terre, elle, ne ment pas. » Ces mots bien connus, valant slogan de la « Révolution nationale », ont longtemps fait croire que les géographes français avaient trouvé un terreau favorable dans le régime de Vichy, comme semblait le montrer sa décision de créer la licence et l’agrégation de géographie. Pourtant, si certains d’entre eux ont bien été proches des structures issues de la défaite française, par idéologie, par autoritarisme institutionnel et technocratique ou encore par opportunisme, d’autres – sans doute plus nombreux – ont été des opposants plus ou moins déclarés et engagés, parfois même d’ardents résistants ou des victimes de l’extrême violence de la Seconde Guerre mondiale. Souvent oubliés aujourd’hui, leurs parcours, témoignant de leurs refus d’accepter les idées et la politique de l’occupant et de l’État français, méritent pourtant d’être mieux connus et compris.

Ces cas individuels, dans leur diversité, incarnent, chacun à sa manière, une discipline alors beaucoup plus riche et active qu’on ne le pense généralement, où le ruralisme et le régionalisme coexistaient avec des courants de pensée dynamiques développant des logiques de spatialité et de mondialité étrangères à la pensée vichyste ou au nazisme, où les idées les plus controversées (comme la « géopolitique » ou l’« espace vital ») étaient discutées voire déconstruites, où des circulations et des réflexions paradoxalement favorisées par le conflit menaient vers des ailleurs et des exils intérieurs et extérieurs, porteurs d’une modernité fructueuse pour la seconde moitié du XXe siècle.
Le regard nouveau que portent les auteurs réunis dans ce volume sur cette période de la géographie française et sur ses représentants en Europe et dans le monde permet de l’envisager de manière équilibrée, pour en rectifier la « légende noire », et de dessiner les véritables lignes de force disciplinaires dans ces « années de tourmente », par l’étude détaillée d’itinéraires personnels et collectifs et le recours à de nombreuses archives et sources.

Lien pour accéder à l’ouvrage : https://books.openedition.org/psorbonne/100430

Le totalitarisme sous toutes ses coutures

À la lumière du concept de totalitarisme, deux ouvrages se proposent d’approfondir certains aspects de la comparaison entre les dictatures du XXe siècle.

Bruneteau, B. (2022). Le bonheur totalitaire. La Russie stalinienne et l’Allemagne hitlérienne en miroir. Cerf, 385 pages

Bernard Brunetau est l’un des meilleurs spécialistes des totalitarismes du XXesiècle. Après plusieurs synthèses sur le sujet, il prolonge son travail par deux ouvrages qui abordent des thèmes originaux : l’un est consacré à la notion de bonheur dans les régimes totalitaires, et l’autre (un collectif piloté avec François Hourmant) se penche sur les vêtements qui en ont été les symboles.

Gourmand, F. & Bruneteau, B. (2022). Le vestiaire des totalitarismes. CNRS, 285 pages.

Lire la suite : https://www.nonfiction.fr/article-11321-le-totalitarisme-sous-toutes-ses-coutures.htm