En dernière semaine de campagne électorale, Barack Obama a livré un objet rare avec un publi-reportage d’une durée inhabituelle de 27 minutes, diffusé simultanément sur sept chaînes nationales (4 millions de téléspectateurs). Jusqu’à présent de tels objets médiatiques (dont son déjà célèbre discours sur la question raciale) avait eu internet comme diffuseur. Un tel discours appartient en plein au « storytelling ». André Gunthert l’analyse sous l’angle des films de propagande anciens. Quatre traits ont retenu son attention: « le rôle de l’illustration musicale, l’intangibilité d’un certain nombre de formes du récit politique; la place donnée à la figure de la famille; le caractère finalement plutôt terne d’un projet très mesuré. » A lire pour la qualité de l’article et aussi pour la qualité des commentaires qui s’en suivent.