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Explorer les usages médias des 7-10 ans

En 2019, pour la Semaine des médias à l’école, la Radio Télévision Suisse proposera une web série inédite consacrée aux pratiques numériques des plus jeunes. Dix thématiques seront abordées (10 x 3 min), par le biais de questions d’enfants. Ses contenus seront conçus pour répondre aux objectifs du PER MITIC. Au sommaire (provisoire) :

  • « Internet, comment ça marche ? » (Julie, 7 ans)
  • « Pourquoi mes parents m’interdisent de jouer aussi longtemps que je veux aux jeux vidéo ? » (Léa, 8 ans)
  • « Est-ce que c’est vrai qu’Internet ça pollue ? » (Oscar, 9 ans)
  • « Pourquoi ma maman dit que Tik Tok, ça peut être dangereux ? » (Coralie, 7 ans)
  • « Est-ce que c’est vrai que des gens peuvent m’espionner sur mon smartphone ? » (Ivan, 8 ans)
  • « Comment savoir, sur Internet, si une information est vraie ? » (Marie, 11 ans)
  • « Pourquoi, sur Internet, les jeux, les réseaux sociaux, les vidéos, c’est gratuit ? » (Louis, 10 ans)
  • « Est-ce que c’est vrai que la voiture du papa de Dona est connectée à Internet ? » (Ania, 9 ans)
  • « J’aimerais faire des vidéos sur YouTube, est-ce que je peux ? » (Abel, 8 ans)
  • « Un copain m’insulte sur un groupe WhatsApp. Qu’est-ce que je dois faire ? » (Romain, 11 ans)

Un dossier pédagogique proposera des pistes pour chaque épisode. A suivre !…

La page met également à disposition les contenus réalisés lors des précédentes éditions de la Semaine des médias (depuis 2010).

—A lire : La série RTS

« L’attention est devenue le nouveau pétrole »

Mathématicien et médiateur scientifique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Lê Nguyên Hoang revient avec  Usbek & Rica sur les notions d’éthique by design et de transparence algorithmique. Objectif : faire en sorte que les intelligences artificielles de demain soient plus responsables que celles d’aujourd’hui. Extrait.

« De ce point de vue, on peut dire que certaines entreprises du numérique n’ont aucun modèle d’affaire. Instagram est l’exemple typique de ce phénomène : son fonctionnement ne repose sur aucun modèle d’affaire, si ce n’est la recherche permanente d’un maximum d’utilisateurs. L’objectif de ces entreprises n’est plus le profit, mais l’attention. La même chose peut être dite des youtubeurs : à titre personnel, je ne fais pas ma chaîne YouTube pour l’argent, je ne la monétise pas. Mais en grandissant, je peux obtenir des contrats et c’est beaucoup plus facile d’écrire un livre, par exemple. L’attention est devenue le nouveau pétrole et, aujourd’hui, les gens se battent pour l’attention peut-être plus encore que pour l’argent.»

— À lire sur usbeketrica.com/article/certaines-entreprises-du-numerique-n-ont-aucun-modele-d-affaire

La carte, objet éminemment politique : les interventions des Etats-Unis et de la Russie dans les élections à l’étranger (1946-2000)

L’ingérence de la Russie dans les élections présidentielles américaines de 2016 (affaire du Russiagate) a marqué l’actualité politique et constitué un précédent. Jusque-là les deux grandes puissances s’abstenaient en général d’intervenir dans les affaires intérieures de l’autre. Ce qui ne signifie pas qu’elles ne s’immisçaient pas dans les élections à l’étranger. De l’Europe à l’Amérique centrale ou à l’Asie, ces formes d’ingérences électorales ont constitué une des dimensions importantes de la Guerre froide jusqu’à nos jours. Will Geary a élaboré une carte animée qui recense les cas connus d’ingérence électorale américaine et soviétique entre 1946 et 2000.

• A lire : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/10/ingerences-electorales-EU-Russie.html

« J’ai longtemps détesté cette photo », confie celle qui a été la fille au napalm

Kim Phuc est l’iconique « petite fille brûlée au napalm ». Aujourd’hui quinquagénaire, celle dont la photo a fait le tour du monde et changé le cours de la guerre du Vietnam raconte à la RTS comment elle a surmonté la haine et la souffrance.

Kim Phuc Phan Thi a fait la Une des médias internationaux car elle a vécu l’enfer. Le 8 juin 1972, des bombes au napalm tombent sur son village du Sud-Vietnam, larguées par erreur par les forces de Saïgon. Âgée alors de 9 ans, elle prend la fuite sur une route, mais est happée de dos par les flammes. Les vêtements réduits en cendres, sévèrement brûlée et terrorisée, elle est photographiée par un reporter d’Associated Press. L’image devient un symbole de l’horreur de la guerre du Vietnam.

Le cliché de Nick Ut est lauréat du World Press Photo 1972 et du prix Pulitzer de la photographie d'actualité en 1973.
Le cliché de Nick Ut est lauréat du World Press Photo 1972 et du prix Pulitzer de la photographie d’actualité en 1973.

-À lire et à écouter : « J’ai longtemps détesté cette photo », confie celle qui a été la fille au napalm

Steinlen (1859-1923) «Guerre à la guerre!» | MCBA Lausanne

Ce week-end a eu lieu l’ouverture au public du MCBA à Lausanne. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le musée et ses collections acquises par donation.

Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) est l’une des figures majeures de l’art européen autour de 1900. D’origine veveysanne, naturalisé français, il fut tout à la fois dessinateur, graveur, caricaturiste, illustrateur, affichiste, peintre, sculpteur. Bien qu’autodidacte, il est l’héritier d’une riche tradition artistique dans le domaine de l’iconographie politique, de l’art religieux, dans le genre du nu, de la nature morte, du portrait et surtout dans la peinture de genre. D’un côté il fait revivre le souvenir des chefs-d’œuvre de Delacroix, Daumier, Doré ou Manet.


Près de dix millions de soldats morts: tel est le bilan de la Première Guerre mondiale. Les soldats se sont vus confrontés à l’inertie des tranchées, à cette zone intermédiaire appelée le no man’s land et, face à eux, à un ennemi invisible, une artillerie de pointe, des zeppelins, des avions. Si peu de peintures de batailles ont été produites, les gravures, les illustrations, les affiches, les photographies, les films sont légion. Steinlen a largement contribué à cette iconographie avec plus de deux cents gravures, une quinzaine d’affiches, une dizaine de peintures et des centaines de dessins. Dès la mi­août 1914, il se rapproche à plusieurs occasions du front. Il devra attendre avril 1917 pour se rendre sur le théâtre des hostilités, à Châlons­sur­Marne, dans le cadre des Missions artistiques aux armées (son compatriote Vallotton fait alors de même). Steinlen saisit l’humanité souffrante: vieillards et enfants, femmes faisant la queue pour s’alimenter, veuves et orphelins, familles dispersées, mais aussi soldats blessés, épuisés, esseulés. Au final s’impose l’image d’un artiste demeuré foncièrement humaniste et pacifiste. (Steinlen, l’œil de la rue)

Infos sur l’artiste : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Théophile_Alexandre_Steinlenhttps://fr.m.wikipedia.org/wiki/Théophile_Alexandre_Steinlen

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Où en sont les MOOC ? 6 recherches passionnantes sur le sujet | Thot Cursus

La presse souligne la mue des MOOC qui se transforment dans leurs modèles économiques et pédagogiques tout en s’installant tranquillement dans le paysage. Des recherches publiées en 2019 évaluent les usages, les avancées et les limites des MOOC. Entre déception et exploration, surprise et adaptation, le format continue de chercher ses marques et de creuser son sillon.

Cet article de cursus.edu fait le point sur ces différentes recherches. A la lecture de ces recherches, je fais le constat que les éléments relevés concernant les MOOC ne diffèrent guère des constats faits depuis longtemps relativement au e-learning.

—A lire : Où en sont les MOOC ? 6 recherches passionnantes sur le sujet | Thot Cursus

Du code… et bien d’autres choses : quelle est la capacité du numérique à transformer les méthodes pédagogiques des enseignant.e.s ?

Dans un entretien réalisé par DocPourDocs en 2014, Louise Merzeau1, décédée en 2017, est interrogée sur les question de culture numérique, de média, des communs et du vivre ensemble. Dans ce passage, elle est interrogée sur les questions de transmission et de la capacité du numérique à transformer les méthodes pédagogiques des enseignants et dans quel sens. Plutôt que de technologie du numérique, elle en appelle à une écologie. Brillant.

« C’est tout un ensemble de facteurs (économiques, démographiques, culturels…) qui contraint les enseignants à remettre en question certaines méthodes et certains principes. Mais l’avènement du numérique constitue bien sûr un tournant fondamental qui transforme les processus de fabrication et de transmission du savoir.

Pour en mesurer la portée, il faut s’affranchir d’une pensée instrumentale, qui est encore celle de l’informatique, et prendre conscience que le numérique désigne désormais un milieu beaucoup plus qu’un outil. C’est ainsi que le vivent la plupart des utilisateurs au quotidien, mais l’institution l’envisage encore bien souvent dans un rapport d’extériorité au système de connaissance, de mémoire et de transmission qu’elle est censée perpétuer. Ainsi, on insiste sur les effets de vitesse, d’automatisme ou de formalisme inhérents à la technologie numérique, là où les usagers ressentent au contraire des effets d’enveloppement, de continuum, voire de naturalisation des prothèses techniques. On a tendance à confiner le numérique dans des sections, des lieux et des créneaux séparés, alors qu’il faudrait le penser comme le contexte qui réorganise l’ensemble des connaissances. Le débat récent autour de l’apprentissage du code à l’école illustre bien ce décalage. L’institution scolaire voit dans cette initiation une nouvelle « matière », qui lui permettrait de combler ce qu’elle considère elle-même comme un retard, sans affecter le reste des disciplines. Or si la compréhension du code informatique doit être généralisée, ce n’est pas pour former une nouvelle classe d’experts, mais pour appréhender la manière dont il reconfigure tous les contenus, opérations et liaisons dans le savoir. L’enjeu est de passer d’un face à face avec la machine (le fameux « rapport homme-machine » et la question centrale de l’interactivité qui a occupé les années 1990), à une relation avec un environnement, qui réclame moins une technologie qu’une écologie. »

Sur l’innovation pédagogique et les méthodes d’enseignement :

« Le principal changement consiste précisément à travailler à partir du savoir déjà implanté chez les utilisateurs pour le systématiser (expliciter des règles, des logiques, des choix possibles), le mettre en perspective (le situer dans une histoire ou une philosophie) et en révéler les aspects non visibles (dégager ses modèles économiques et idéologiques).

Concrètement, cela revient à faire remonter la pratique en amont de la théorie. Donner aux apprenants la possibilité de réaliser quelque chose, en réinvestissant leurs routines, en bricolant et en s’aidant les uns les autres, pour les pousser dans un deuxième temps à analyser et critiquer leur manière de faire et le produit de leur travail. J’ai pu moi-même constater que les étudiants sont beaucoup plus réceptifs aux cadrages conceptuels quand ceux-ci leur apportent une intelligibilité de l’effort de conception et de réalisation qu’ils ont eux-mêmes fourni. Il ne s’agit donc pas de considérer que les élèves n’ont plus rien à apprendre, mais que le savoir à transmettre est en relation directe avec leurs compétences, leurs besoins, leurs expériences. »

—A lire : Entretien avec Louise Merzeau : culture numérique, média, communs et vivre ensemble

Crédit photo : Photo de Kevin Ku sur Unsplash

  1. Louise Merzeau était Maître de conférences HDR en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Elle y était responsable de l’axe « Culture informationnelle et médiation sociotechnique : biens communs numériques »du master « Industries culturelles et environnement numérique ». Elle était aussi codirectrice du département Infocom et directrice adjointe du laboratoire Dicen-IDF. ↩

L’original du statut des juifs accable le Maréchal Pétain

Le document d’octobre 1940 a été récemment découvert et authentifié, annonce Serge Klarsfeld. Les corrections du chef du régime du Vichy élargissent le nombre de juifs concernés et renforcent les interdictions les touchant.

«Il s’agit d’un document établissant le rôle déterminant de Pétain et son profond antisémitisme », estime le célèbre chasseur de nazis Serge Klarsfeld. L’avocat a annoncé dimanche que la version originale du statut des juifs d’octobre 1940 a été retrouvée et authentifiée. Le texte inédit a été annoté par le Maréchal Pétain. Ses commentaires suggèrent que le chef du régime de Vichy a considérablement durci le texte initial et élargi son impact à toute la population juive française de l’époque. «Les défenseurs de Pétain disaient qu’il avait protégé les Juifs français. Cet argument tombe», souligne Serge Klarsfeld.

-A lire : L’original du statut des juifs accable le Maréchal Pétain | Le Figaro

Photo : Alors que le projet initial prévoyait d’épargner «les descendants de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860», le maréchal Pétain décide de rayer cette mention. -/AFP

Publication – Béatrice Finet, “La Shoah racontée aux enfants : une éducation littéraire ?”

Résumé : depuis 2002, l’enseignement de la Shoah est inscrit aux programmes des écoles primaires, et les enseignants du premier degré sont invités à s’appuyer sur des ouvrages de littérature pour la jeunesse pour assurer cette étude. Mais ces livres sont-ils vraiment des outils pédagogiques ? Quels impacts leurs illustrations, leurs personnages ont-ils sur les jeunes élèves lecteurs ? Comment parviennent-ils à montrer aux enfants que l’extermination des Juifs est un fait historique réel sans les choquer ? À travers une analyse d’ouvrages de littérature pour la jeunesse parus sur le thème entre 1944 et 2013, Béatrice Finet propose une double analyse, littéraire et didactique, pour servir une réflexion plus générale sur les enjeux éducatifs de l’enseignement de la Shoah à l’école élémentaire. Cet ouvrage sera une ressource pour les enseignants et futurs enseignants, et intéressera aussi les chercheurs et éditeurs en littérature pour la jeunesse.

Source : Publication – Béatrice Finet, “La Shoah racontée aux enfants : une éducation littéraire ?”

Les bébés préhistoriques étaient déjà nourris au biberon

De petits récipients en céramique avec un bec verseur et pouvant tenir dans la main d’un bébé sont apparus pour la première fois en Europe au Néolithique (vers -5000 avant notre ère). Ils se sont généralisés à l’âge de Bronze, puis du Fer.

Les archéologues supposaient que cette vaisselle était utilisée pour faire boire les bébés, mais sans en avoir la preuve, car ces poteries auraient aussi bien pu servir à alimenter des malades ou des infirmes. Ils affirment dans une étude parue mercredi dans la revue Nature qu’ils peuvent désormais le prouver.

Source de l’info : https://ift.tt/2nHShMG