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Femmes préhistoriques, le silex fort !

L’histoire reste très fortement genrée et il n’en est pas autrement de la préhistoire. On écoutera donc attentivement et avec intérêt cet épisode de France culture du Cours de l’histoire et de ses nouvelles de la préhistoire (série en 4 épisodes).

Longtemps, les femmes préhistoriques étaient représentées telles les femmes au foyer de notre époque contemporaine, vaquant à leurs occupations domestiques tandis que l’homme chassait. Les rôles étaient-ils aussi genrés ? Quelle place avaient les femmes dans les sociétés préhistoriques ?

Quelques éclats de pierre, un petit nombre de fossiles, des tombes plus ou moins remplies d’objets… Les traces des hommes et des femmes préhistoriques sont peu nombreuses – surtout concernant la période paléolithique, la plus ancienne, celle qui précède le développement de l’agriculture et la sédentarisation. La discipline préhistorique demande ainsi une grande capacité de reconstitution et d’imagination ; pour le meilleur et pour le pire…

Car comment, par ces minces indices, déduit-on les activités menées par les hommes, et celles menées par les femmes ? Étaient-ils d’ailleurs si différents en ces temps reculés de l’humanité ? Les représentations contemporaines de nos lointaines ancêtres sont-elles justes, qu’elles figurent des femmes sédentaires attachées au foyer ou de puissantes guerrières égales aux hommes ? Petit tour d’horizon de l’état actuel des recherches sur ces grandes inconnues, nos grands-mères.

Avec Anne Augereau, protohistorienne, archéologue à l’INRAP. Elle enseigne dans les universités de Paris 1, Paris Nanterre, de Bourgogne, à l’École du Louvre et à l’EHESS. Elle est autrice de nombreuses publications dont, L’industrie du silex du Ve au IVe millénaire dans le sud-est du Bassin parisien. Rubané, Villeneuve-Saint-Germain, Cerny et groupe de Noyen (Documents d’archéologie française 97, 2004), Femmes néolithiques. Le genre dans les premières sociétés agricoles (CNRS éditions, 2021).

Avec aussi Claudine Cohen, philosophe, historienne des sciences, directrice d’études à l’EHESS et membre du Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL). Elle est notamment l’autrice de La femme des origines, images de la femme dans la préhistoire occidentale (Belin/ Herscher, 2003, dernière réed., 2020), Femmes de la préhistoire, Belin 2016, réedition Tallandier, 2019), Nos ancêtres dans les arbres. Penser l’évolution, Paris, Seuil 2021.

Source : www.franceculture.fr

Source Illustration : Ultramarine foto• Crédits : Getty

L’Allemagne reconnaît avoir commis un génocide en Namibie

En mai dernier, l’Allemagne a pour la première fois reconnu avoir commis «un génocide» contre les populations des Hereros et Namas en Namibie pendant l’ère coloniale et va verser au pays plus d’1 milliard d’euros (1,09 milliard de francs) d’aides au développement.

«Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu’ils sont du point de vue d’aujourd’hui : un génocide»

Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères

Les colons allemands avaient tué des dizaines de milliers d’Hereros et de Namas lors de massacres commis entre 1904 et 1908, considérés par de nombreux historiens comme le premier génocide du XXe siècle.

«A la lumière de la responsabilité historique et morale de l’Allemagne, nous allons demander pardon à la Namibie et aux descendants des victimes» pour les «atrocités» commise

Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères

Dans un «geste de reconnaissance des immenses souffrances infligées aux victimes», le pays européen va soutenir la «reconstruction et le développement» en Namibie via un programme financier de 1,1 milliard d’euros. Cette somme sera versée sur une période de 30 ans.

Camps de concentration

Les tribus hereros représentent aujourd’hui environ 7% de la population namibienne contre 40% au début du XXe siècle. Privés de leurs terres et de leur bétail, ils s’étaient révoltés en 1904 contre les colons allemands, faisant une centaine de morts parmi ces derniers. Envoyé pour mater la rébellion, le général allemand Lothar von Trotha avait ordonné leur extermination. Les Namas s’étaient soulevés un an plus tard et subirent le même sort.

Au total, au moins 60 000 Hereros et environ 10 000 Namas perdirent la vie entre 1904 et 1908. Les forces coloniales allemandes avaient employé des techniques génocidaires: massacres de masse, exil dans le désert où des milliers d’hommes, femmes et enfants sont morts de soif, et camps de concentration comme celui tristement célèbre de Shark Island.

Source :  https://ift.tt/34rDvLX | Le Temps

Enseignement à distance : quel bagage numérique pour nos étudiants et étudiantes universitaires?

A l’automne 2020, L’Université de Québec publiait cette ressource alors que les étudiants et étudiantes universitaires n’avaient pas nécessairement choisi de suivre leur trimestre à distance. Possédant des expériences et des habiletés numériques inégales, ils intègraient un environnement d’apprentissage méconnu pour plusieurs d’entre eux.

Pour lever certains mythes au regard de l’apprentissage en contexte numérique et guider le personnel enseignant et toute personne impliquée dans le soutien aux étudiants et étudiantes, l’Université de Québec avait alors conçu cette infographie interactive et évolutive pour permettre de :

  • Démystifier la compétence numérique et les raisons de soutenir son développement chez la population étudiante universitaire;
  • Reconnaître les inégalités numériques pouvant influencer la réussite des études;
  • Découvrir et partager des initiatives mises en place par des universités pour soutenir la population étudiante dans toute sa diversité.

En ce printemps 2021, elle garde toute son actualité et son intérêt.

Source : https://pedagogie.uquebec.ca/outils/lautomne-2020-distance-quel-bagage-numerique-pour-nos-etudiants-et-etudiantes-universitaires

Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ? Une étude de 50 démocraties (1948-2020)

Livre. Pourquoi les partis de gauche, qui prônent plus de redistribution, ne profitent-ils pas électoralement de la forte montée des inégalités que connaissent, depuis quarante ans, les pays démocratiques ? Du Royaume-Uni à l’Inde en passant par les Etats-Unis, la Turquie, la France, le Brésil, ce sont, au contraire, les partis nationalistes, les leaders populistes de droite et d’extrême droite, qui progressent d’élection en élection et parviennent même parfois au pouvoir.

C’est ce paradoxe qu’une vingtaine de chercheurs ont essayé d’expliquer [en examinant à la loupe les panels des sondages post-électoraux][1]dans cinquante pays de 1948 à 2020, concernant 500 élections au total. Les informations recueillies sur les personnes interrogées sur leur vote (âge, sexe, revenu, catégorie socioprofessionnelle, diplôme, origine, religion…) permettent, d’une part, de déterminer les corrélations respectives des facteurs socio-économiques (« classistes », disent les auteurs) et, d’autre part, les facteurs « identitaires » (origine, religion, âge, sexe) dans le choix politique.

Deux hypothèses transversales

Ces phénomènes et leurs variations sont analysés plus finement dans l’essentiel de l’ouvrage pays par pays, mais les chercheurs avancent deux hypothèses transversales.

Premièrement, dans le contexte d’une forte hausse du niveau scolaire, les enfants de ceux qui, par leur appartenance sociale, votaient à gauche, ont continué à le faire. En revanche, ceux qui ont été laissés en marge du système éducatif ont abandonné la gauche, car celle-ci a troqué la promesse d’une élévation de la situation sociale de tous pour une nouvelle forme de méritocratie, pendant idéologique de la promesse de droite d’une récompense de « l’effort » au travail : l’élévation par l’effort scolaire.

Deuxièmement se sont ajoutés, à partir des années 1980, les effets de la mondialisation. Alors que la gauche « éduquée » acceptait, au nom de valeurs d’ouverture, la perte de contrôle des Etats sur les flux marchands, ­financiers et humains, les ouvriers et les employés, subissant crises financières, chômage et délocalisations, ont perçu les frontières de l’Etat national ou le repli sur sa communauté (nationale, ethnique, religieuse, culturelle) comme un dernier rempart.

« Clivages politiques et Inégalités sociales. Une étude de 50 démocraties (1948-2020) », d’Amory Gethin, Clara Martinez-Toledano et Thomas Piketty, EHESS-Gallimard-Seuil, 608 p., 25 €.

Source : www.lemonde.fr

Colette:A 90 ans, une ancienne Résistante française raconte le combat contre le fascisme – Oscars 2021

Colette Marin-Catherine, 90 ans, confronte son passé en se rendant au camp de concentration allemand Mittelbau-Dora où son frère a été assassiné. Jeune fille, elle combattait les Nazis aux côtés de la Résistance française. Cela faisait 74 ans qu’elle refusait de mettre les pieds en Allemagne. Mais cette revendication est bouleversée lorsque Lucie, une jeune étudiante en histoire, entre dans sa vie. Préparée à rouvrir de vieilles blessures et à revisiter les terreurs de son passé, Colette nous offre à tous des leçons de vie essentielles.

Affiche du documentaire «Colette». PHOTO : The Guardian

« Je suis tout à fait consciente que combattre le nazisme valait tous les risques. […] Parce qu’on a pas le choix. La résistance s’était comme ça. Quand on met le petit doigt dedans tout le reste y passe. Evidemment.»

Colette

« J’ai dépassé la colère. Je suis un peu dépassée par l’horreur. Est-ce que tu te rends compte que Jean-Pierre a fini la dedans ? »

Colette, submergée par l’émotion. au Crématorium du camp de Dora (Nordhausen)

Colette, récompensé d’un Oscar en 2021 dans la catégorie « court-métrage documentaire », est un film d’une vingtaine de minutes, diffusé par le quotidien britannique The Guardian, réalisé par l’Américain Anthony Giacchino et co-produit par la Française Alice Doyard. Le film est disponible sur YouTube où il atteint déjà les 300.000 vues. Il s’agit du premier film produit par une société de jeux vidéo -Respawn Entertainment- à concourir aux Oscar. Le court métrage fait partie de la série de modules vidéo réalisés autour du jeu en réalité virtuelle Medal of Honor : Above & Beyond, dont l’action se déroule durant la Seconde Guerre mondiale.

En dehors de son contexte historique, cette histoire vraie et émouvante n’a cependant aucun rapport avec l’intrigue de Medal of Honor: Above and Beyond. Sorti le 11 décembre 2020, ce jeu de guerre en réalité virtuelle propose de s’immerger dans des combats de la seconde guerre mondiale et d’affronter les troupes de l’Allemagne nazie.

« Ce film qui symbolise la transmission, m’a permis de rencontrer une ancienne résistante, mais ça ne s’est pas arrêté là. Nous avons un lien sentimental, comme une petite-fille et sa grand-mère. »

Lucie Fouble

Il est impossible de ne pas être soi-même submergé par l’émotion en regardant ce documentaire et l’émotion saisissant Colette et Lucie à certains moments de la visite du camp sur les traces de Jean-Pierre.

Sources et références :

Joe Biden reconnaît le génocide arménien, une première pour un président américain

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a reconnu officiellement le génocide arménien. Dans une déclaration solennelle, le président démocrate a admis, samedi 24 avril, que les massacres et déportations commis à partir de 1915, pendant la première guerre mondiale, par les Ottomans contre les populations arméniennes relevaient du génocide.

Cette annonce de Joe Biden, qui marque la commémoration du début des massacres en 1915, n’est pas complètement une surprise. L’an dernier, en pleine campagne électorale, le candidat qui n’était pas encore investi par le Parti démocrate pour la présidentielle américaine avait publié une longue déclaration en ce sens :

« Aujourd’hui, nous nous souvenons des atrocités subies par le peuple arménien dans le Medz Yeghern – le génocide arménien. De 1915 à 1923, près de 2 millions d’Arméniens ont été déportés en masse et 1,5 million d’hommes, de femmes et d’enfants ont été tués. Des Grecs, des Assyriens, des Chaldéens, des Syriaques, des Araméens, des Maronites et d’autres chrétiens ont également été visés. Nous ne devons jamais oublier ni garder le silence sur cette horrible et systématique campagne d’extermination. »

« Il est particulièrement important de dire ces mots, avait déclaré M. Biden, et de commémorer cette histoire à un moment où l’on nous rappelle quotidiennement le pouvoir de la vérité et notre responsabilité partagée de lutter contre la haine – car le silence est complicité. »

« Si nous ne reconnaissons pas, ne commémorons pas et n’enseignons pas pleinement à nos enfants le génocide, les mots “plus jamais” perdent leur sens », avait-il poursuivi, avant d’ajouter : « Le fait de ne pas se souvenir ou de reconnaître le fait d’un génocide ne fait que préparer la voie à de futures atrocités de masse. »

Source : Joe Biden reconnaît le génocide arménien, une première pour un président américain | Le Monde

Can Educators Teach Students To Spot Fake News (Frederick Hess)

Reprise du billet publié par Larry Cuban Can Educators Teach Students To Spot Fake News (Frederick Hess)

Following up on my recent post, Whatever Happened to Current Events, this op-ed by Frederick Hess who interviewed Stanford University Professor, Sam Wineburg, goes to the crucial intersection of children and youth learning how to sort accurate from inaccurate information. Digital literacy in dealing with mainstream and social media, according to Wineburg, spans all academic subjects that children and youth take during their student careers of 13-plus years in schools.

Frederick Hess is director of education policy studies at the American Enterprise Institute, where he studies and writes about K-12 and higher education. This article appeared in Forbes magazine April 13, 2021.

One of the great educational conundrums of the moment is how to help Americans navigate a digital landscape filled with fake news, dubious claims, and rank disinformation. Educators, like the rest of us, are searching for practical strategies. That’s what makes Stanford University’s Sam Wineburg so interesting.

Wineburg, Stanford’s Margaret Jacks Professor of Education, studies how people judge the credibility of digital content. A former history teacher with a PhD in education psychology, he’s perhaps the nation’s leading scholar when it comes to helping people figure out what’s actually true on the Internet. I recently had the chance to talk with him about his work and the practical lessons it holds.

Wineburg approaches his work with a simple guiding principle: “If you want to know what people do on the Internet, don’t ask them what they would do. Put them in front of a computer and watch them do it.”

He recounts a 2019 experiment studying how high school students evaluate digital sources, in which 3,000 students performed a series of web tasks. One task asked students to evaluate a website about climate change. Wineburg notes, “When you Google the group behind it, you learn that they’re funded by Exxon—a clear conflict of interest. Yet, 92 percent of students never made the link. Why? Because their eyes remained glued to the original site.” In other words, looking into the source of information is essential to judging its veracity—and yet, students didn’t make that leap. 

In another study, Wineburg compared how a group of PhD students and Stanford undergraduates stacked up against fact-checkers at leading news outlets in New York and Washington when it came to assessing the credibility of unfamiliar websites. He says that fact-checkers speedily “saw through common digital ruses” while trained scholars “often spun around in circles.”

Why? Wineburg concludes, “The intelligent people we’ve studied are invested in their intelligence. That investment often gets them in trouble. Because they’re smart, they think they can outsmart the Web.” The result is that when they see a professional-looking website with scholarly references, they conclude it’s legitimate. “Basically,” he says, “they’re reading the web like a piece of static print—thinking that they can determine what something is by looking at it . . . On the Internet, hubris is your Achilles heel.”

Fact-checkers employ a different approach, one that Wineburg terms “lateral reading.” This involves only briefly looking at a website, then leaving it to search for background information on the organization or group behind the original site to determine if it is worth returning to. “In other words,” he says, “they learn about a site by leaving it to consult the broader Web.”

The problem for educators, according to Wineburg, is that this goes against the grain of how teachers usually teach students to evaluate a text. Usually, students are taught to read carefully and fully, and only then render judgment. “Yet, on the Web, where attention is scarce, expending precious minutes reading a text, before you know who produced it and why, is a colossal waste of time,” Wineburg says.

In fact, the usual methods teachers use for addressing online credibility are mostly unhelpful. Wineburg laments that we often approach the subject like a game of twenty questions. We ask, “‘Is the site a .org?’ If so, ‘It’s good.’ ‘Is it a .com?’ If so, ‘It’s bad.’ ‘Does it have contact information?’ That makes it ‘good.’ But if it has banner ads? ‘It’s bad.’” The problem, he says, “is that bad actors read these lists, too, and each of these features is ludicrously easy to game.”

To help teachers wrestling with all this, Wineburg and his collaborators have created a “digital literacy curriculum” with 65 classroom-ready lessons and assessments, a complementary set of videos, and an online course on “Online Civic Reasoning” done with MIT’s Teaching Systems Lab. Wineburg notes that all of these materials are free and can be downloaded by registering at sheg.stanford.edu.

Wineburg thinks we should be teaching these skills from “the moment we give [kids] a smartphone” and that “we’re deluding ourselves” if we imagine that schools adding “an elective” will be enough to “drag us out of this mess.” Rather, he wants educators to ask: “How, in the face of our current digital assault, do we rethink the teaching of history, science, civics, and language arts—the basics?”

Ultimately, Wineburg says, “On every question we face as citizens—to raise the minimum wage, to legalize marijuana, to tax sugary drinks, to abolish private prisons, you name it—sham sources jostle for our attention right next to trustworthy ones. Failing to teach kids the difference is educational negligence.”

via Larry Cuban on School Reform and Classroom Practice https://ift.tt/1kBMiKL

April 18, 2021 at 10:12PM

Aux États-Unis, un musée en ligne consacré aux lettres de guerre du Vietnam

Dans un projet accessible entièrement en ligne, l’historien Andrew Carroll présente, en la contextualisant, la correspondance de soldats américains lors de la guerre du Vietnam. Ces documents, pour certains inédits, éclairent le quotidien du conflit.

“Ils m’appellent, prends soin de toi, je vais bien”, conclut un certain Arthur Bustamante dans une lettre à sa mère. On peut lire la missive du caporal au Museum of American War Letters (musée de la Correspondance de guerre américain), qui s’est ouvert, en ligne, ce 28 mars. Comme l’indique The New York Times, il s’agit d’un exemple parmi d’autres. “Cette lettre, soigneusement rédigée à l’encre noire sur du papier ligné jaune et datée du 12 novembre 1967, est vraisemblablement la dernière que [Bustamante] a écrite avant d’être tué au combat, deux mois plus tard, à 22 ans.”

Dans l’exposition virtuelle, on peut déambuler dans une salle à la lumière tamisée qui présente sur ses murs des lettres de soldats ou de leurs familles, écrites durant la guerre du Vietnam. Elles sont accompagnées de notices, de documents sonores et de vidéos qui rappellent le contexte historique du conflit le plus meurtrier de la guerre froide.

Expérience humaine

Le spécialiste de la correspondance de guerre Andrew Carroll travaille depuis chez lui au lancement du Museum of American War Letters. Le 25 mars, à Washington. Photo Jared Soares/The New York Times.

À l’origine de ce projet, un historien et historiographe doté d’une formation littéraire. “Andrew Carroll est le directeur du Centre américain de la correspondance de guerre de l’université Chapman, à Orange, en Californie, et l’auteur de quatre anthologies de lettres de soldats”, précise The New York Times. Un fonds de dotation public de 30 000 dollars (25 500 euros) a été accordé à l’université Chapman pour mettre en place ce musée en ligne, accessible gratuitement.

Andrew Carroll explique qu’il compte enrichir le Museum of American War Letters d’une collection allant de l’indépendance américaine, en 1776, à nos jours.

Fracture numérique des enseignant•es : 25% en grande difficulté pour Pascal Plantard #ludoviach21

Après ludovia#ch21, Pascal Plantard revient dans le journal Le Monde sur l’évolution de la culture numérique des enseignant•es à la suite de la covid-19. Si l’on constate une évolution intéressante des pratique, un quart des enseignant•es est en très grande difficulté.

De tous les débats qui agitent les « salles des profs », celui sur l’utilisation du numérique compte parmi les plus clivants, opposant souvent « anciens » et « modernes ». La crise sanitaire a-t-elle contraint les enseignants à faire leur mue numérique ?

Nos données de 2019 – antérieures au Covid-19, donc – montraient qu’un quart des enseignants était acculturé aux technologies numériques, qu’une moitié en faisait un usage simple, et qu’un quart n’en faisait pas (ou très peu) usage. L’enquête de 2020 a révélé que les 50 % médians ont basculé vers une utilisation bien plus importante du numérique. Parmi leurs motivations, la crainte de perdre le contact avec les élèves est citée prioritairement.

Reste un quart d’enseignants en vraie difficulté. S’il est très difficile de savoir ce qui se passe dans leurs classes, on identifie chez eux des « conflits de légitimité » : l’évolution rapide, forcée de leur métier les paralyse.

Source : Pascal Plantard, anthropologue : « A la faveur de la crise, parents et enseignants ont connu un rapprochement inédit »

Que restera-t-il aux chiffres romains ? Louis XIV devient Louis 14

Voilà une tradition scolaire mise à mal avec la disparition des chiffres romains dans les musées parisien. Et l’annonce peut-être d’une nouvelle bataille culturelle dont les médias sont friands ? A suivre.

Un portrait de Louis XIV, par Hyacinthe Rigaud (1659-1743), au château de Versailles en décembre 2020. PHOTO AFP / ALAIN JOCARD
Un portrait de Louis XIV, par Hyacinthe Rigaud (1659-1743), au château de Versailles en décembre 2020. PHOTO AFP / ALAIN JOCARD

Le roi Louis XIV est mort, vive le roi Louis 14. Après quatre ans de travaux, le musée Carnavalet est à nouveau prêt à accueillir le public, rapporte le Corriere della Sera. Et selon le quotidien italien, “lorsque les mesures de restriction liées à la pandémie le permettront”, les visiteurs découvriront que cette institution dédiée à l’histoire de Paris a décidé d’abandonner les chiffres romains au profit des chiffres arabes dans ces inscriptions explicatives.

Le Roi-Soleil a donc été rebaptisé “Louis 14”, et le “XVIe siècle” devient ainsi “16e siècle”, “car les chiffres romains peuvent être un obstacle à la compréhension”, explique Noémie Giard, chef du service des publics du musée Carnavalet, citée par le Corriere della Sera.

Le quotidien indique que “même le Louvre” a renoncé à utiliser les chiffres romains pour indiquer les siècles. Le plus grand musée du monde n’est toutefois pas allé aussi loin que le Carnavalet : il maintient l’usage des chiffres romains pour les rois et les reines.

Pour le Corriere della Sera, les deux musées parisiens relancent l’“éternel débat entre la défense du savoir, d’une part, et la vulgarisation et la culture de masse, d’autre part”. Et le quotidien d’observer que les musées français sont souvent accusés de faire “trop de concessions” au marketing et au tourisme.

D’autant que les chiffres romains résistent dans des contextes “plus éloignés” de la culture classique. Aux États-Unis, depuis 1971, la finale du championnat de football américain, le Super Bowl, est en effet désignée avec des chiffres romains. En février dernier, les Buccaneers de Tampa Bay ont ainsi battu les Chiefs de Kansas City lors du Super Bowl LV – la 55e édition de cette finale.

Qui l’eût cru avec les Etats-Unis dans le rôle de sauveur de la culture antique ?

Source : Vu d’Italie.Louis XIV devient Louis 14 : ces musées français qui renoncent aux chiffres romains