Pas d’aggiornamento sans les TICE | aggiornamento hist-geo

Le blog  aggiornamento hist-geo a pour objet de proposer une réflexion et des propositions dans l’optique d’un renouvellement en France de l’enseignement de l’histoire et de la géographie scolaires et universitaires. L’un de ces objectif principaux est de permettre l’organisation d’assises pour un aggiornamento de l’enseignement de l’histoire-géographie, prévues en 2012. Dans ce billet, Laurent Gayme a l’ambition de fournir

«une introduction rapide et certainement partielle à ce qui est en train de changer dans l’enseignement avec l’utilisation des TICE, d’où l’abondance de liens. Il appelle bien sûr d’autres billets et n’exprime que le point de vue de son auteur.»

Ce billet s’organise en deux parties. La première présente deux situations où l’utilisation de différents outils numériques saturent l’enseignement de l’histoire-géo. Sous une apparence de science-fiction,

Tout cela est actuellement possible, si l’on dispose de la motivation et de la volonté nécessaires, de l’équipement adéquat et d’un minimum de pratique… Ce qui est décrit ci-dessus est déjà le présent.

Et Laurent Gayme d’en conclure

Pour le dire autrement, un aggiornamento de l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie, quel que soit le niveau d’enseignement, ne peut pas, aujourd’hui, faire l’économie des TICE.

La deuxième partie est entièrement consacrée à des obstacles à la généralisation des TICE. Les obstacles présentés sont de nature techniques, pédagogiques en fonction de l’utilisation de ces outils ou relatifs au devenir des manuels scolaires ou du métier d’enseignant.

Malgré le dernier paragraphe conclusif enjoignant les lecteurs à se saisir des TICE, l’organisation même de l’article met finalement davantage en avant les freins à l’intégration des TICE dans l’enseignement de l’histoire que les moyens d’en généraliser, et avec quelle intensité, leur utilisation et leurs rôles dans le renouvellement de l’enseignement de l’histoire-géo.

Au terme de cette lecture, j’en ressors avec une sensation bizarre. Espérons que d’autres contributions nous éclaireront sur les moyens concrets envisagés pour dépasser ces obstacles et cerneront plus précisément la place que les TICE devraient occuper dans cet aggiornamento.

Source : Pas d’aggiornamento sans les TICE | aggiornamento hist-geo.

Rentrée scolaire 2011 : twitter, tablettes et smartphones

Twitter, les tablettes et les smartphones sont en tête des préoccupations ou des tendances numériques de la rentrée scolaire 2011. Ces quelques articles vous permettront de faire un premier tour de la question

  • Reportage sur des enseignants du primaire et du secondaire français qui utilisent Twitter avec leurs classes/élèves.
  • Si l’on suit l’actualité des TIC, force est de constater que le développement rapide et mouvementé du marché des tablettes et des smartphones ne laissera pas longtemps le monde scolaire et universitaire indifférent. Non pas que ces nouvelles machines vont d’un seul coup révolutionner la pédagogie et renverser de leur chair les enseignants, mais parce que les discours sur, pour ou contre vont se multiplier, Sans prétendre à l’exhaustivité, Bruno Devauchelle dégage quelques questionnements, quelques points à prendre en compte.
  • Depuis deux ans, Laurence Juin est devenue une référence incontournable concernant l’utilisation de Twitter en classe et plus particulièrement en classes professionnelles. Elle est très lucide sur les conditions et limites d’utilisation d’un tel outil en classe. Un article indispensable avant d’envisager l’utilisation de Twitter en classe.
    «Une grande vague de twittclasses s’annonce pour cette rentrée 2011/2012. Génial ! Mais Attention ! Terrain glissant ! Je lisais hier soir via Twitter que ce réseau social est un « outil pédagogique comme les autres » donc qu’il ne pose pas de problème apparent. Je répondrais au contraire que NON ! Ce n’est surtout pas un outil pédagogique. Qu’est ce que je raconte là puisque c’est la 3ème année que je l’utilise en classe?? Simple provocation mais qui vaut surtout pour précaution! Twitter est un réseau social ouvert, donc potentiellement dangereux comme tout ce qu’on peut trouver sur Internet. C’est aussi un outil qui pourrait être bientôt soumis à la publicité, qui peut être racheté (et donc par qui? ) etc. Si on veut un outil ultra sécurisé, il faut se tourner vers les ENT qui permettent des espaces clos et donc sécurisés, labellisés par l’Education nationale.»
  • Trois questions ont été proposées lors de cette table-ronde organisée lors de la 7e université d’été à Ludovia:
    Quelles sont les implications de la multiplication des systèmes d’exploitation mais aussi des supports et des modes de consultation sur la production et l’utilisation des ressources numériques éducatives?
    Quelles sont les implications des nouveaux modes de distribution (arrivée des applications sur Androïd Market, Itunes,… propositions des éditeurs)?
    Quelles tendances, quelles attentes ? Ressources numériques éducatives libres ou propriétaires : où en est-on ? Tendances et attentes?

Pourquoi ne peut-on pas voir le discours de Martin Luther King 'I have a Dream' sur Youtube?

Surprise, le fameux discours du pasteur Martin Luther King ne tombera pas dans le domaine public avant 2038… Express.be nous en explique les raisons.

20060829115601 Martin Luther King March on Washington

«On pourrait s’attendre à ce qu’un discours historique tombe automatiquement dans le domaine public et devienne disponible à la consultation gratuite sur Youtube. Mais ce n’est pas le cas. Les droits de l’émouvant discours du pasteur américain Martin Luther King du 28 août 1963, « I Have a Dream », que certains décrivent comme le meilleur discours de l’histoire, sont ainsi détenus par la famille de King.
En 1999, un tribunal a statué que ce discours était un spectacle qui s’adressait aux médias d’actualité, et non pas au public […]»

Par contre, je viens de le trouver sur DailyMotion avec des sous-titres en français… http://www.dailymotion.com/video/x2vlq1_martin-luther-king-i-have-a-dream-s_news

Source : Pourquoi ne peut-on pas voir le discours de Martin Luther King ‘I have a Dream’ sur Youtube?.

Crédit photo : Dr. Martin Luther King, Jr. speaking at the Civil Rights March on Washington, D.C., in 1963. Credit: National Archives and Records Administration

Sir Ken Robinson: Révolutionnez l'éducation!

«Les dogmes du passé serein sont inadéquats pour le présent tempétueux.»

Abraham Lincoln au Congrès (1862)

Désormais les jeux sont faits concernant les deux projets d’école soumis aux citoyen-ne-s vaudois-e-s. Quelque soit le résultat, ces deux projets sont ancrés dans le paradigme d’un système scolaire issu de l’industrialisation du 19e siècle et construit sur le modèle de l’usine. Il nous faudra attendre avant de construire l’école du 21e siècle. Pour vous y préparer, Sir Ken Robinson est un passeur de choix. Moteur!

Dans cette première vidéo, brillamment illustrée, Sir Ken Robinson nous présente les principales caractéristiques de notre école formatée par la société industrielle et la manière dont celle-ci tue la créativité et la pensée divergente.

En 2010, Sir Ken Robinson plaide lors de la conférence TED pour un apprentissage personnalisé en lieu et place des enseignements standardisés. Pour Robinson, il s’agit de créer les conditions où les talents naturels des enfants peuvent s’épanouir. Il explique notamment les raisons pour lesquelles réformer l’école ce n’est pas suffisant aujourd’hui:

Tous les systèmes éducatifs du monde sont en pleines réformes aujourd’hui. Et ce n’est pas assez. Réformez ne sert plus à rien parce que c’est simplement améliorer un modèle inopérant. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas une évolution, mais une révolution de l’éducation. […] Le grand problème pour réformer ou transformer est la tyrannie du bon sens : «On ne peut pas le faire autrement parce que ça se fait comme ça.»

Son intervention complète sous-titrée en français:

Sir Ken Robinson

Sir Ken Robinson est né à Liverpool en 1950. Il est un chef de file reconnu du développement de la créativité, de l’innovation et des ressources humaines. Il a travaillé sur le sujet avec plusieurs gouvernements, avec des organismes internationaux, des systèmes éducatifs, des organisations à but non lucratif et quelques-uns des plus grands organismes culturels à savoir : la Royal Shakespeare Company, Sir Paul McCartney ‘s Liverpool Institute for Performing Arts, le Royal Ballet, la Hong Académie des arts du spectacle. De 1989 – 2001, il a été professeur de l’éducation artistique à l’Université de Warwick, l’une des cinq principales universités de recherche au Royaume-Uni.

Il a été conseiller pédagogique au Conseil de l’Europe pour son rapport issu de la Commission mondiale sur la culture et le développement pour l’UNESCO. Il faisait partie d’un petit groupe de conseillers internationaux pour le Getty Center et du Conseil pour l’éducation basé à Washington sur le développement de normes nationales en matière d’éducation aux Etats-Unis.

 

Ludovia 2011 : Tous nomades ?

Les nomades n’ont pas d’histoire, ils n’ont qu’une géographie.

Jean Duvignaud ((Pour une esquisse du nomade))

L’intégration (ou non) des outils numériques mobiles et sociaux à l’école est-elle un nouveau champ de tensions ou la réactivation sous d’autres formes de tensions ancestrales entre nomades et sédentaires? A moins que cette distinction entre nomades et sédentaires ne soit que les deux faces d’une même pièce. Un de ses actes s’est déroulé cette semaine lors de l’édition 2011 de Ludovia à Ax-les-Thermes.

En 2010, j’ai eu la chance de participer à Ludovia,  l’Université d’été organisée par le Conseil général de l’Arriège à Ax-les-Therme et consacrée aux technologies dans l’enseignement. En 2011, mes nouvelles obligations (élection à la syndicature) m’ont obligé tardivement à renoncer à ce déplacement. Cela ne m’a pas empêché de suivre partiellement l’édition 2011 de Ludovia au travers du réseau. En discussion cette année, les outils numériques mobiles et leur intégration à l’école.

L’édition 2011 de Ludovia a connu un succès certain en terme de participations et d’échanges. Réunissant enseignant-e-s, innovateurs technologiques et responsables éducatifs et politiques, Ludovia est un lieu unique de rencontres. Certaines peuvent produire des étincelles. La table-ronde consacrée aux «politiques e-éducatives à mettre en place face aux enjeux de la mobilité et de l’ouverture» a particulièrement opposé les intervenants institutionnels présents sur scène aux blogueurs installés dans la salle et leurs relais sur la toîle.

Dans le Café pédagogique, un excellent article de Monique Royer dépasse ((Numérique : la tentation de l’entre-soi – LUDOVIA 2011)) la querelle entre ces deux groupes de personnes pour élargir la réflexion. L’article identifie les tensions existantes à propos du développement des outils mobiles et les accès au numérique à l’école. Quelle doit-être leur intégration et la forme que doit prendre celle-ci à l’école et en classe? Continuer la lecture de « Ludovia 2011 : Tous nomades ? »

Les mises en scène de la guerre au XXè siècle, Théâtre et cinéma

Un ouvrage à lire pour les enseignants qui abordent les conflits charnières présentés en classe d’histoire à l’aide du film de fiction ou du film documentaire.

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La présentation de l’éditeur (c’est nous qui mettons en gras)

«Si le xxe siècle a été celui des guerres, il a été aussi celui de l’avènement de la mise en scène de théâtre et de cinéma. Cet ouvrage interroge le lien étroit et vivant entre guerre et mise en scène, tant théâtrale que cinématographique.

Abordant les représentations de cinq périodes ou conflits charnières, la Première et la Seconde Guerre mondiale, les guerres postcoloniales, les guerres du Proche-Orient, le conflit en ex-Yougoslavie et l’après-11-Septembre, les études rassemblées ici sont l’oeuvre d’universitaires, de spécialistes, et ménagent une parole aux artistes eux-mêmes (cinéastes, metteurs en scène, auteurs, traducteurs). Elles abordent le traitement fictionnel aussi bien que la démarche documentaire, en faisant la part de leurs interpénétrations. Se dessinent de la sorte un panorama des événements les plus tragiques et destructeurs de notre histoire contemporaine, mais aussi un parcours des oeuvres qui, depuis cent ans jusqu’à notre plus récente actualité, se sont acharnées à construire une mémoire vivante de notre passé et de notre présent.»

Source : Les mises en scène de la guerre au XXè siècle, Théâtre et cinéma (description).

On pourra compléter cette lecture avec

  • La Part de fiction dans les images documentaires est un numéro commun au Bulletin de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP – CNRS) et à la revue Conserveries Mémorielles (CELAT – Université Laval, Québec). Ce numéro propose de s’intéresser aux relations entre les images dites documentaires – films et photographies – et le réel qu’elles représentent et médiatisent, en interrogeant la part de fiction contenue dans ces images. Car l’un des ressorts fondamentaux de l’étude de leur médiatisation du réel passe par l’appréhension de la mise en récit qu’elles en font ; et du fait qu’elles sont elles-mêmes – par la suite – l’objet de récits (historiens, critiques etc.).
  •  

     

     

Les notes à l’école sont un lourd facteur de démotivation | LeTemps.ch

Il semble convenu que l’évaluation chiffrée dès le plus jeune âge pousse l’écolier au défi et à la réussite scolaire. Eh bien, c’est tout le contraire, affirment trois chercheurs qui viennent de publier une étonnante étude: la perspective de la note incite l’élève à en faire le moins possible.

«En somme, l’introduction des notes en première ou en cinquième année est une importante question politique. Toutefois la recherche sur l’effet des notes pose inévitablement la question de leur utilité. Alors, sont-elles utiles, ces notes? Nous montrons ici que si on ne veut pas inciter les élèves à éviter les défis, à avoir peu de plaisir et d’intérêt pour les tâches scolaires, à remettre autant que possible le travail à plus tard, à voir les épreuves comme une menace, à avoir un niveau d’ambition faible, à ne pas se sentir capables, et à avoir de mauvais résultats… la réponse est non.»

Sources :

Les notes à l’école sont un lourd facteur de démotivation | LeTemps.ch

Il semble convenu que l’évaluation chiffrée dès le plus jeune âge pousse l’écolier au défi et à la réussite scolaire. Eh bien, c’est tout le contraire, affirment trois chercheurs qui viennent de publier une étonnante étude: la perspective de la note incite l’élève à en faire le moins possible.

«En somme, l’introduction des notes en première ou en cinquième année est une importante question politique. Toutefois la recherche sur l’effet des notes pose inévitablement la question de leur utilité. Alors, sont-elles utiles, ces notes? Nous montrons ici que si on ne veut pas inciter les élèves à éviter les défis, à avoir peu de plaisir et d’intérêt pour les tâches scolaires, à remettre autant que possible le travail à plus tard, à voir les épreuves comme une menace, à avoir un niveau d’ambition faible, à ne pas se sentir capables, et à avoir de mauvais résultats… la réponse est non.»

Sources :