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Les «crises des réfugiés» du XVIe et du XVIIe

À l’époque moderne, l’Espagne et le Portugal ont procédé à des expulsions massives et dramatiques, touchant plus d’un demi-million de personnes de confession juive ou musulmane. Revenir sur le sort de ces populations permet de mettre en perspective la crise des réfugiés que connaît actuellement le monde.

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Aujourd’hui, l’Europe est un point d’arrivée pour les populations venant de pays en guerre, musulmans mais aussi chrétiens d’Irak et de Syrie. À l’inverse, durant la période moderne, l’Europe fut un point de départ pour des milliers de juifs et de musulmans persécutés en Espagne et au Portugal. Les politiques religieuses mises en œuvre dans ces pays entraînèrent des flux d’émigration sans précédent. Irréguliers, difficiles à quantifier, ils concernèrent plus d’un demi-million de personnes. Le recul historique nous permet de voir, dans la longue durée, l’ampleur de ces déplacements et d’établir des comparaisons avec la période actuelle.

Lire la suite : Les « crises des réfugiés » du XVIe et du XVIIe siècle – La Vie des idées

Des jeux numériques dans la classe : est-ce bien sérieux ? – WebTV de l’académie de Versailles

Présentation de l’intervention d’Eric Sanchez

Les jeux numériques utilisés avec des visées éducatives sont parfois qualifiés de jeux sérieux.

Qu’il s’agisse d’enseigner des concepts mathématiques ou les enjeux du développement durable, il est possible de trouver des applications informatiques qui, sous la forme de jeux, permettent d’aborder ces objectifs pédagogiques.

L’usage de ces jeux à l’école est aujourd’hui encouragé par un discours institutionnel plutôt enthousiaste, parfois en décalage avec des points de vue d’enseignants, de parents ou même d’élèves réfractaires à l’idée qu’on puisse apprendre en jouant.

Ainsi, le jeu apparaît comme une pédagogie alternative adaptée à un nouveau public d’élèves, et des enseignants l’ont ajouté à leurs pratiques pédagogiques.

Dans cette conférence (31 mars 2016), Eric Sanchez, professeur à l’Université de Fribourg (Suisse), aborde à partir d’exemples de jeux et de résultats de la recherche tirés d’expérimentations, la question de l’intérêt des jeux numériques pour l’apprentissage.

En quoi peuvent-ils présenter un intérêt pédagogique ?

Quels sont les effets escomptés sur l’apprentissage ?

Réalisation : Jean-Luc Gaffard et Hugues Philippart / Dane de Versailles.

Coordination pédagogique : Anne-Cécile Franc / Dane de Versailles.

Après visionnement :

Types de joueurs :

Au travers d’un jeu permettant aux étudiants d’adopter des comportements adéquat relativement à l’utilisation (droit d’auteur) des ressources numériques, l’équipe d’Eric Sanchez a identifié 5 types de joueurs :

  • les efficients (36%) : peu d’actions, mais efficaces
  • les gaveurs (26,3%) : beaucoup d’essais/erreurs, mais sans forcément comprendre les enjeux, car ils ne consultent pas les ressources mises à disposition.
  • les prudents (20,2%) :
  • les bavards (12,3%) : discutent du contenu du jeu
  • les experts (2,6%) : ceux qui ne se trompent jamais

Jeu, motivation et engagement

Pour que le jeu ait un sens à l’école, il faut dépasser le seul jeu pour développer la motivation des élèves.

Par contre, le jeu peut faciliter le processus de dévolution.

Importance du débriefing soit le moment où on arrête le jeu pour observer/analyser ce qui s’est passé dans le jeu notamment concernant les savoirs mobilisés par les élèves dans le jeu pour progresser dans ce dernier.

La prise de distance par rapport au jeu. Tout jeu comporte une idéologie : ainsi dans SimCity ce n’est pas des choix démocratiques qui permettent de développer la ville, mais une seule personne. De même, SimCity développe une ville selon les principes de la ville nord-américaine, et non pas européenne, ou asiatique, ou africaine…

Lien : http://eduscol.education.fr/jeu-numérique

Quel rôle pour l’enseignant dans le jeu ?

Climaction : les élèves peuvent échanger avec des experts qui en fait sont des/leurs profs. Chacun joue au travers d’un avatar (anonymat).

Enseignant maître du jeu : vers une plateforme de gestion de jeu à l’intention de l’enseignant (utilisable à chaque situation de jeu). Pour l’instant, c’est une plate-forme papier/crayon par une équipe d’Eric Sanchez.

Source : Lien

Renouveau : L’exposition en ligne Musee-ecoles.ch, dédiée au patrimoine scolaire, se met à jour.

Image: Musee-ecoles.ch

Le musée scolaire virtuel créé en 2014 par la Fondation vaudoise du patrimoine scolaire se met à la page. Une nouvelle version du site Web propose désormais une visite guidée interactive. Un petit clic et un présentateur accueille les visiteurs dans une visualisation panoramique à 360 degrés.

Avec plus de 50 000 objets digitalisés et accessibles à tous, cette démarche muséale valorise une grande collection de documents. Livres, cahiers d’élèves, films documentaires, diaporamas photos, anciennes lois scolaires: tout ce matériel est consultable en ligne, et ce, en tout temps.

Le site : Musée-Ecoles.ch

Revue de presse : «Die Letzte Chance»: la barque n’était pas tout à fait pleine – Le Temps

Dans la section Cannes Classics, la Cinémathèque suisse présente le fameux film de Leopold Lindtberg, une œuvre marquante de la cinématographie helvétique.

La Cinémathèque suisse travaille à la restauration des grands classiques de 1930 à 1960. Son directeur, Frédéric Maire, était heureux de présenter Die Letzte Chance à Cannes, septante ans, enfin soixante-dix après sa projection lors de la première édition du festival, où il remporta un Grand Prix, prélude à un succès mondial. Produite par Praesens Film, l’œuvre est signée de Leopold Lindtberg. Né à Vienne, en 1902, il fuit le nazisme en 1933.

L’action de Die Letzte Chance se situe en Italie du Nord, en 1943. Deux officiers prisonniers, un Anglais et un Américain, s’évadent et essayent de passer en Suisse. Le récit picaresque glisse vers la tragédie dans une petite paroisse montagnarde abritant une quinzaine de réfugiés juifs. Ils désespèrent de passer le col qui les sépare de la Suisse. Les officiers décident de guider les migrants, auxquels se joignent des orphelins italiens. Passer la frontière est une épreuve; il en est encore une, plus redoutable peut-être car elle dépend de la bureaucratie: la Suisse est un petit pays qui ne peut pas accueillir tout le monde…

Pour Antoine Duplan, Die Letzte Chance pose des questions morales toujours actuelles.

Source : Le Temps «Die Letzte Chance»: la barque n’était pas tout à fait pleine – Le Temps

En complément de cet article du Temps, j’ajoute l’analyse, toujours pertinente, faite en 1987 par Rémy Pithon en rapport avec les dernières scènes du film :

«Le dernier aspect de cette production cinématographique que nous jugeons utile de signaler encore concerne les films de la fin de la guerre et de l’immédiat après-guerre. Le film suisse va alors insister fortement sur le thème de la Suisse, asile de tous les malheureux. Esquissé déjà, comme nous l’avons vu, dans FUSILLER WIPF à propos de 1914-1918, […] [ce sujet] est traité deux fois par Lindtberg : dans MARIE-LOUISE en 1944 et dans DIE LETZE CHANCE en 1945. Le cinéma suisse contribue donc pour une très large part à la diffusion d’une image positive de la Suisse, refuge de tous les déshérités et les sans patrie. DIE LETZE CHANCE fut durablement l’œuvre de référence à cet égard, et cela non seulement en Suisse même, mais aussi à l’étranger, car le film connut une carrière internationale absolument exceptionnelle. Or si on le revoit maintenant, on remarque que son message n’est pas aussi linéaire : lorsque les réfugiés parviennent enfin en Suisse, après mille péripéties, ils demeurent un certain temps dans l’incertitude : va-t-on les accepter ou les reconduire à la frontière, c’est-à-dire les condamner à mort ? Finalement la décision officielle tombe : l’asile est accordé. La réalité a souvent contredit la fiction cinématographique; nous le savons maintenant, mais il n’était pas courant de le dire à ce moment-là. Aussi à l’époque, cette inquiétante séquence fut-elle reçue comme un élément de suspense à valeur strictement dramatique. Ce que l’on retint avant tout fut l’édifiant discours final des rescapés militaires, et les images de colonnes de réfugiés sauvés par la Suisse.»

Référence : Pithon, R. (1987). Le cinéma Suisse et les mythes nationaux (1938-1945). In Crettaz, B., Jost, H.-U., Pithon, R. (1987). Peuples inanimés, avez-vous donc une âme? Images et identités suisses au XXe siècle. Lausanne : Histoire et société contemporaines, 6/87, p. 58

Québec : Enseignement de l’histoire au secondaire: la réforme est reportée

La réforme de l’enseignement de l’histoire du Québec et du Canada au secondaire n’aura pas lieu à l’automne prochain comme prévu, a confirmé le ministère de l’Éducation, jeudi.

Au lieu de cela, le ministère effectuera des changements au programme pour qu’il reflète mieux les minorités culturelles et linguistiques de la province, selon une source au ministère de l’Éducation et d’autres sources bien au fait du dossier.

Le plan controversé a été présenté par le gouvernement du Parti québécois avant qu’il ne perde l’élection de 2014 et faisait l’objet d’un projet pilote dans quelques écoles du Québec.

La porte-parole du ministère, Marie-Ève Dion, a précisé que les écoles qui veulent tenter l’expérience du nouveau programme en août 2016 pourront le faire tandis que les autres pourront conserver l’ancien programme jusqu’à nouvel ordre.

Le programme devait être introduit à l’échelle de la province au cours de l’année scolaire 2016-2017, qui s’amorce à la fin du mois d’août.

Lire la suite : Enseignement de l’histoire au secondaire: la réforme est reportée | Giuseppe Valiante | Éducation

Compte-rendu : Robespierre. La Fabrication d’un monstre de Jean-Clément Martin

Une biographie bienvenue qui replace le personnage dans sa complexité. Le compte-rendu de Robespierre. La Fabrication d’un monstre de Jean-Clément Martin.

« Robespierre a la mâchoire arrachée par un coup de pistolet dont nul ne saura jamais s’il s’agit d’une tentative de suicide ou du tir du gendarme Méda ou Merda » . Les lacunes des sources exprimées ici sur cet événement majeur précédant l’exécution de Robespierre révèlent les doutes subsistant sur ce personnage. En effet, la certitude et la brutalité avec lesquelles sont assénées certaines « vérités » contrastent avec l’absence ou les limites des documents à notre disposition. Pour l’auteur, ces sources sont peu nombreuses et parfaitement connues, il est donc impossible d’accéder pleinement au personnage. Certes, en entamant un ouvrage de Jean-Clément Martin, on ne s’attend pas à un propos simple et encore moins simpliste, mais le Robespierre présenté contraste par sa complexité avec la certitude de certains jugements portés sur l’homme depuis plus de deux siècles. Il ne s’agit pas d’une énième biographie – celle d’Hervé Leuwers , citée à de nombreuses reprises, constitue une parfaite synthèse répondant aux canons du genre – mais d’une mise en perspective. L’historien replace Robespierre parmi les autres révolutionnaires, vis-à-vis desquels il ne fut ni meilleur ni pire. Et surtout, il montre à quel point notre vision de l’homme découle du personnage fabriqué par les Thermidoriens. Ces derniers, dès le lendemain de sa mort, se sont appliqués à en faire l’incarnation d’un système qui par conséquent disparaissait avec lui et faisait oublier leurs propres responsabilités.

Lire la suite du compte-rendu : L’énigme Robespierre

Revue de presse : History News Network | Review of Larry Cuban’s « Teaching History Then and Now: A Story of Stability and Change in Schools »

via History News Network – Front Page http://ift.tt/1CnyfET

History News Network | Review of Larry Cuban’s « Teaching History Then and Now: A Story of Stability and Change in Schools »

Utiliser un schéma pour apprendre

Une petite vidéo fort bien faite sur l’intérêt de réaliser des schémas pour aider les élèves à mieux apprendre. De manière générale, un schéma permet de visualiser une synthèse facile à comprendre et à retenir et est donc bien plus efficace qu’un long discours.

Pour prolonger, lire également cet article : Utiliser le schéma pour apprendre avec les enfants

A lire : Larry Cuban’s « Teaching History Then and Now: A Story of Stability and Change in Schools » 

Larry Cuban Eh bien, Larry Cuban est de retour avec un ouvrage consacré à l’enseignement de sa propre discipline : l’histoire. Il part de sa propre pratique d’enseignant il y a six décennies et retrace, au travers de différentes études de cas, la manière dont l’histoire a été enseignée et son évolution. Comme l’indique le titre : une histoire de stabilité et de changements dans cet enseignement aux Etats-Unis.

Sans trop de surprise, malgré les différentes réformes dans l’enseignement, peu a changé.

History News Network offre un intéressant compte-rendu de cet ouvrage en attendant que je le lise. A suivre donc…

Source : History News Network | Review of Larry Cuban’s « Teaching History Then and Now: A Story of Stability and Change in Schools »

Pour un « learning design » explicite, avec ou sans numérique. La présentation efficace d’un objet de formation

Le savoir-faire est souvent lié exclusivement à la pratique que réalise un apprenant en atelier ou en laboratoire. Le savoir-faire comporte deux mots, savoir et faire. On peut faire sans savoir et on peut savoir sans être capable de faire. L’assemblage de ces deux mots fait en sorte de nous guider dans la façon de…

Sourced through Scoop.it from: didapro.me

Une fiche de travail qui synthétise bien les éléments d’une tâche à fournir aux apprenants (élèves, étudiants, …). Un article à lire !

See on Scoop.it – histoire