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Frances Allen, pionnière de l’informatique, est morte

Agée de 88 ans, elle a passé toute sa carrière à IBM, où elle a donné ses lettres de noblesse à la compilation, un des piliers de l’informatique moderne.

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Frances Allen, pionnière de l’informatique, est morte à l’âge de 88 ans. Rama — CC BY-SA 2.0 fr

Seriez-vous en train de lire ces lignes sans Frances Allen ? Il est permis d’en douter : cette informaticienne américaine a apporté, dès les années 1960, une contribution décisive à l’informatique en donnant ses lettres de noblesse à la compilation, qui permet de transformer un code informatique écrit par des humains en instructions compréhensibles par un ordinateur.

Cette pionnière de l’informatique est morte mardi 4 août, le jour de son quatre-vingt-huitième anniversaire. Elle avait reçu en 2006, pour l’ensemble de sa carrière, le prix Turing. Elle fut la première femme à recevoir cette récompense, considérée comme l’équivalent d’un prix Nobel pour l’informatique.

Avec sa mort disparaît aussi un des derniers témoins d’une époque à ce jour révolue dans l’histoire de l’informatique : celle où les femmes y étaient plus nombreuses que les hommes. Elle entre dans cette discipline dans les années 1950 : « une période formidable pour les femmes », se remémorait-elle en 2001 dans une interview, citant le « nombre phénoménal » de femmes dans ce domaine. Les choses se gâtent dans les années 1960 et 1970, lorsque l’informatique devient un domaine scientifique et industriel à part entière, un processus qui conduira à l’apparition d’un « plafond de verre », auquel elle estime avoir été elle-même confrontée.

Il n’est ainsi guère surprenant que Frances Allen se soit engagée, durant les deux dernières décennies de sa vie, à la promotion de la place des femmes dans l’informatique. « Une des nombreuses choses que Frances a réalisées, c’est attirer des femmes dans sa discipline » a salué Jeanne Ferrante, une de ses anciennes collègues, dans le New York Times.

Source : Frances Allen, pionnière de l’informatique, est morte

L’épopée humaine, géographique et historique de James Gray

C’est l’été est donc l’occasion de se détendre. Cinématographiquement parlant, The Lost City of Z de James Gray pourrait répondre à ce besoin. Et l’histoire n’est pas très loin. A vous de voir.

Crédit photo : Charlie Hunnam (Percival Fawcett), Tom Holland (Jack Fawcett) dans « The Lost City of Z » (2016), de James Gray. StudioCanal
Crédit photo : Charlie Hunnam (Percival Fawcett), Tom Holland (Jack Fawcett) dans « The Lost City of Z » (2016), de James Gray. StudioCanal

Adapté d’un ouvrage de David Grann, lui-même inspiré des exploits de l’explorateur Percival Harrison Fawcett, The Lost City of Z procède d’un discret mais implacable travail critique de ce qui fut peut-être, longtemps, un des rêves de l’homme blanc occidental.

Officier déclassé en raison d’une généalogie imparfaite (son père était joueur et alcoolique), Percy Fawcett est envoyé en Bolivie, aux sources de l’Amazonie, par la Société royale géographique londonienne pour y pra­tiquer un relevé de frontières. L’expédition prend, au terme d’un voyage périlleux, une autre dimension.

Convaincu d’avoir trouvé les vestiges d’une civilisation perdue, se heurtant à l’incrédulité des autorités, Fawcett va tenter d’en apporter la preuve au cours d’une seconde expédition qui, là encore, ne comblera pas ses attentes.

The Lost City of Z, de James Gray. Avec Charlie Hunnam, Robert Pattinson (EU, 2016, 140 min).

Source : L’épopée humaine, géographique et historique de James Gray | Le Monde

Intelligence artificielle, éthique et société | The International Review of Information Ethics (IRIE)

La Revue internationale de l’éthique de l’information (IRIE) (The International Review of Information Ethics (IRIE)) vient de publier le volume 28 qui rassemble des articles sur l’intelligence artificielle, l’éthique et la société. Ce numéro est issu de la conférence AI, Ethics and Society conference que le Kule Institute for Advanced Study (KIAS) a organisée.

Ce numéro de l’IRIE marque également le premier numéro publié sur la plateforme PKP gérée par la bibliothèque de l’Université d’Alberta.

Plus particulièrement en lien avec les questions d’enseignement ou éducative, je signalerai deux articles.

Student Centeredness as InnovationThe Creation of an AI-Powered Virtual Assistant by and for Students de Donald Ipperciel – PDF


Résumé (traduit): Cet article examine comment l’accent mis sur l’étudiant peut conduire à l’innovation et comment l’innovation peut améliorer l’orientation de l’étudiant. Mettre les étudiants au centre de toutes les considérations peut libérer leur potentiel de créativité et d’innovation. Et les innovations récentes ont permis de faire plus facilement des étudiants le point central de la prestation de services. Après une description de ce que nous comprenons sous ces deux concepts directeurs, nous présentons une étude de cas dans laquelle un assistant virtuel d’étudiant alimenté par l’IA a été développé à l’Université de York à Toronto, au Canada. Toutes les étapes de la création du produit, y compris la conception, le design, le prototypage et l’évaluation sont décrites, ainsi que les étapes suivantes impliquant la maintenance et l’expansion

Privacy concerns in educational data mining and learning analytics d’ Isak Potgieter – PDF

Résumé (traduit) : L’enseignement à tous les niveaux est de plus en plus complété et amélioré par l’exploration et l’analyse des données, catalysées par la prévalence croissante de l’enseignement à distance automatisé. Avec une capacité sans précédent d’échelle à la fois horizontale (personnes atteintes) et verticale (niveau d’analyse), l’exploration et l’analyse des données sont appelées à transformer l’avenir de l’éducation. Nous réfléchissons aux hypothèses qui sous-tendent l’exploration des données et aux conséquences potentielles de l’analyse de l’apprentissage, en nous référant à un dossier préparé pour le ministère américain de l’éducation intitulé Enhancing Teaching and Learning Through Educational Data Mining and Learning Analytics. Nous soutenons que les gains associés dissimulent des risques subtils mais importants. Le data-isme, un paradigme sous-jacent, attribue une véracité injustifiée à la science basée sur les données et l’application d’analyses personnalisées peut compromettre la vie privée, l’agence et l’inventivité des individus. Cela a de graves implications éthiques, en particulier si l’on considère l’impact sur les mineurs, ce qui rend l’adoption en masse prématurée.

Cependant, l’ensemble de ce numéro mérite une attention particulière et se lit avec intérêt.

Source : The International Review of Information Ethics – Theoreti.ca

Au Grand Palais, une balade immersive dans les rues de Pompéi

Reconstitution en 3D du Vésuve dans le cadre de l’exposition « Pompéi », au Grand Palais, à Paris, le 26 juin. DIDIER PLOWY

Pompéi en a vu d’autres. La ville romaine a été détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79 ; ses habitants ont succombé à d’horribles nuées ardentes qui ont fondu sur eux comme un tsunami gazeux ; elle a été ensevelie sous plusieurs mètres de pierres ponces et de cendres ; enfin, elle a hiberné dix-sept siècles dans le sol avant de commencer à revoir le jour. Pompéi sait ce qu’est une catastrophe brutale et connaît la patience. Alors, que dire du Covid-19 qui a stoppé net la préparation de l’exposition sur Pompéi, laquelle devait ouvrir au Grand Palais mercredi 25 mars ? Pas grave, il suffisait d’attendre. Un peu plus de trois mois après, la voici offerte au public, dans une version réadaptée aux exigences sanitaires qu’impose l’épidémie : une capacité d’accueil réduite qui va de pair avec la réservation obligatoire des billets sur Internet, le port du masque, la désactivation de deux petits ateliers avec écrans tactiles. L’essentiel, cependant, est préservé : l’idée d’une balade immersive dans le passé. Le temps de la visite, le salon d’honneur du Grand Palais se transforme en une rue de la ville antique. Sur les murs sont projetées, grandeur nature, les façades des maisons romaines. A un bout du quartier, les ombres des Pompéiens s’y promènent dans leur vie quotidienne. A l’autre, elles laissent place aux ombres des archéologues.

Bande-annonce de l’exposition au Grand Palais

L’exposition a réservé une part importante aux dernières fouilles archéologiques, effectuées entre 2017 et 2019 sous la supervision de Massimo Osanna dans le cadre du Grand Projet Pompéi, doté d’un budget de 105 millions d’euros fourni par l’Union européenne et l’Etat italien. Même si l’objectif principal de ce projet était de consolider le front de fouilles, c’est-à-dire la frontière entre la zone dégagée et celle qui ne l’est pas (un tiers de la ville antique dort encore dans le sol), plusieurs maisons situées sur des zones sensibles ont été mises au jour, comme la maison d’Orion, celle de Léda et le Cygne, ou encore la maison au Jardin.

« Pompéi ». Grand Palais, 3, avenue du Général-Eisenhower, Paris 8e. Jusqu’au 27 septembre, de 10 heures à 20 heures du jeudi au lundi, de 10 heures à 22 heures le mercredi. De 10 € à 14 €, réservation obligatoire.

Source : www.lemonde.fr

Le roi des Belges exprime pour la première fois des «regrets» pour le passé colonial en RDC – Libération

«Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés (…) A l’époque de l’État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective», écrit le roi des Belges Philippe, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance.
«La période coloniale qui a suivi (celle du Congo belge de 1908 à 1960) a également causé des souffrances et des humiliations», ajoute-t-il. En Belgique, la mort de l’Afro-Américain George Floyd, asphyxié fin mai par un policier blanc à Minneapolis, a ravivé le débat sur les violences de la période coloniale au Congo et le rôle très controversé du défunt roi Léopold II, accusé par certains militants anticolonialistes d’avoir tué des millions de Congolais. La Première ministre belge Sophie Wilmès a salué ce geste en précisant que «l’heure est venue pour la Belgique d’entamer un parcours de vérité. (…) Tout travail de vérité et de mémoire passe d’abord par (le fait de) reconnaître la souffrance de l’autre».(photo AFP)
— À lire sur www.liberation.fr/direct/element/le-roi-des-belges-exprime-pour-la-premiere-fois-des-regrets-pour-le-passe-colonial-en-rdc_115694/

L’école de l’égalité débarque dans les établissements

Le répertoire d’activités pour une pédagogie égalitaire entre filles et garçons démarre sa diffusion dans les écoles romandes. Un défi relevé avec brio qui régénère.

Rosa Parks. Illustrations: KO Design
Rosa Parks. Illustrations: KO Design

La diffusion des cinq brochures de L’école de l’égalité, destinées aux élèves de la 1re à la 11e HarmoS, apparaît dans une concaténation parfaite: #MeToo, la discussion de l’égalité salariale au niveau parlementaire, la grève des femmes du 14 juin. Qui aurait cru que ce projet tentaculaire, né il y a cinq ans d’une volonté de la Conférence romande des Bureaux de l’égalité, accompagné par sept départements cantonaux de l’instruction publique et de nombreuses personnes actives dans la recherche et l’enseignement allait voir le jour et arriver à un moment où des ados sont dans la rue pour crier l’urgence de changements dans notre société? Il y a cinq ans, il fallait y croire et tenir bon surtout tenir bon face aux nombreux obstacles et critiques. Mais, voilà, c’est fait: les 5 × 250 pages d’activités sont là, sous la main pour oser accompagner un changement effectif en matière d’éducation à l’égalité…

— À lire sur L’école de l’égalité débarque dans les établissements

Au Brésil, la redécouverte des grandes figures noires qui avaient été « blanchies »

Le portrait volontairement « blanchi » de l’écrivain Joaquim Maria Machado de Assis, réalisé vers 1896. WIKIMEDIA COMMONS

C’est à l’époque du baccalauréat, vers 17-18 ans, qu’André Tadao Kameda a découvert que le plus grand écrivain de son pays était noir. « Jusque-là ce n’était pas très clair, se souvient le jeune homme. Machado de Assis est un immense classique au Brésil, mais le sujet n’avait jamais vraiment été abordé en classe. Cette année-là, le professeur a finalement mentionné sa couleur de peau… mais sans s’attarder sur cet aspect. »

Comment aurait-il pu s’en douter ? Sur la photo officielle de l’auteur, illustrant la plupart de ses livres, Joaquim Maria Machado de Assisa le teint aussi pâle que sa chemise : visage surexposé, cheveux lissés, lèvres masquées par la barbe. « Difficile de trouver sur ce cliché la moindre trace de ses origines africaines ! », remarque André, aujourd’hui âgé de 37 ans, et qui consacre une thèse au grand auteur.

Machado de Assis era negro: campanha recria foto clássica do escritor. A campanha « Machado de Assis Real », criada pela Universidade Zumbi dos Palmares e a agência Grey, tem como objetivos impedir que o racismo na literatura seja perpetuado e encorajar novos escritores negros. https://t.co/Qgx9LFgRsr

— afroliteraria (@Resistência Afroliterária)

En vérité, le traitement réservé à « Machado » (comme on l’appelle) ne doit rien au hasard : l’écrivain, comme bien d’autres personnalités noires ou métisses, a vu son portrait volontairement « blanchi », résultat d’un racisme odieux à l’œuvre au début du XXe siècle.

Dans le Brésil de Machado, le racisme est omniprésent et l’esclavage règne en maître jusqu’à son abolition tardive en 1888. La situation ne s’améliore pas avec la République, proclamée l’année suivante. Les gouvernants d’alors rêvent d’un pays au « sang lavé » et mettent en place une politique très officielle de blanchiment de la population : 4 millions d’immigrants sont « importés » d’Europe jusqu’en 1929 pour s’installer au Brésil.

En 2011, c’est tout « naturellement » un acteur blanc qui prend ainsi les traits de l’écrivain dans une publicité pour une banque publique. L’auteur est loin d’être le seul à avoir reçu pareil traitement. Une même « blanchisation » photographique a été appliquée à rien de moins que Nilo Peçanha, président du Brésil entre 1909 et 1910, mais aussi au père José Mauricio (1767-1830), compositeur de musique classique, ou à l’immense écrivain et journaliste Lima Barreto (1881-1922). Tous métis, et descendants d’esclaves.

A partir des années 2000, sous les gouvernements de gauche de Lula et Dilma Rousseff, l’identité noire s’affirme et des grandes figures afro-brésiliennes sont « déblanchies ». Les archives sont fouillées et de nouvelles photographies du « vrai Machado » exhumées. En 2019, l’université Zumbi dos Palmares, à Sao Paulo, publie une nouvelle version du cliché officiel de l’écrivain, qui y retrouve sa véritable couleur de peau.

Source : www.lemonde.fr

« Collaborer pour hybrider les formations dans l’enseignement supérieur » Un groupe de travail ouvert proposé par JM Gilliot

Partant du principe que l’enseignement hybride continuera à la rentrée et afin de permettre de mieux s’y préparer, Jean Marie Gilliot (auteur du blog « Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur » et co-animateur de Riposte Créative Pédagogique propose la création d’un groupe de travail ouvert aux acteur.ice.s de l’enseignement supérieur francophone.

Un texte repris et légèrement adapté de Riposte Créative Pédagogique

Collaborer pour hybrider les formations dans l’enseignement supérieur 

La rentrée va se dérouler sous le signe de la formation hybride qui associera des temps en présence sur nos campus avec des temps à distance.

  • Comment ré-organiser nos formations en ce sens ? 
  • Quelles sont les clés pour monter de telles formations ? 
  • Comment accompagner au mieux les élèves dans ces modalités hybrides pour qu’ils s’y engagent, qu’ils y soient accompagnés et qu’ils y réussissent ?
  • Quelles sont les ressources à créer ensemble pour gagner en temps et en efficacité ?

L’idée est de produire ici de manière coopérative un ensemble d’éléments qui permettent à chacun de mieux préparer ses cours de la rentrée. Et peut-être les suivants.

L’initiative propose notamment un intéressant questionnaire des 4C : quelle Coopérations ? que Cesser ? que Conserver ? que Créer ?

A lire également l’article précédent de Jean Marie Gilliot : Présence hybride ou la rentrée sous le signe de l’hybridation – préparons là ensemble !

Enfin si cela vous intéresse :

Crédit image : Image de Gerd Altmann sur Pixabay 

Médias et journalistes réclament à l’UE «des mesures plus fortes» face à la désinformation – Le Temps

Dans une «déclaration conjointe», la Fédération européenne des journalistes, le Conseil européen des éditeurs et l’Association des Télévisions commerciales européennes réclament «un régime de sanctions» pour garantir que «les cosignataires du code de bonnes pratiques soient incités à agir».

Des organisations représentant des radiodiffuseurs, des éditeurs et des journalistes ont réclamé lundi à la Commission européenne «des mesures plus fortes» face aux plateformes internet (Google, Facebook…) pour lutter contre la désinformation.

Cette «déclaration conjointe», signée notamment par la Fédération européenne des journalistes, le Conseil européen des éditeurs et l’Association des Télévisions commerciales européennes (ACT), est publiée après la présentation mercredi par Bruxelles de nouvelles mesures contre la désinformation, suscitée par la pandémie de Covid-19.

Les signataires se disent «alarmés par l’augmentation de la désinformation en ligne pendant la pandémie», qui a eu «un impact dévastateur sur les efforts de santé publique». Ils considèrent que le «code de bonnes pratiques» européen, signé en 2018 par les plateformes internet, «s’est révélé inadéquat pour traiter la source et les moteurs de la désinformation propagée en ligne».

«Il est urgent de disposer d’instruments efficaces pour mieux évaluer et traiter le problème avec succès», écrivent-ils, estimant que «l’Europe dépend trop de la bonne volonté des acteurs systémiques».

Source : Médias et journalistes réclament à l’UE «des mesures plus fortes» face à la désinformation – Le Temps

Crédit image d’en-tête : Un panneau contre la prolifération des « fake news » en ligne sur le coronavirus à Hanoi (Vietnam), le 20 avril 2020. — © REUTERS /Kham

Présence hybride ou la rentrée sous le signe de l’hybridation – préparons là ensemble ! | Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur

Alors que la pandémie recule dans notre pays, voire semble derrière nous pour certains, la rentrée à venir dans l’enseignement supérieur se prépare selon un scénario qui intègre la nécessité de limiter les brassages de population, le fait que tous les étudiants ne pourront pas être présents à la rentrée (les extra-européens et les personnes « à risque ») et le risque d’une seconde vague. Même si on peut dénoncer le fait que l’enseignement à distance, surtout en situation d’urgence, n’est pas de même qualité que celui en présence, le numérique et la distance auront la part belle à la rentrée. Les rencontres en présence seront très limitées (on parle de 20 % comme base de travail), elles seront donc précieuses. L’hybridation des formations est donc le mot d’ordre pour la rentrée.

Jean-Marie Gilliot énumère les questions spécifiques qui se posent et aborde des pistes de réponses. Je ne saurais trop vous recommander de les lire dans la perspective de la rentrée académique prochaine. Merci à lui.

— À lire sur tipes.wordpress.com/2020/06/10/presence-hybride-ou-la-rentree-sous-le-signe-de-lhybridation-preparons-la-ensemble/