Blog

Comment utiliser Twitter en classe [VIDEO]

Le Dr. Rankin, professeur d’Histoire à l’UT de Dallas, cherchait le moyen de faire participer plus d’étudiant-e-s à ses cours et à les engager dans plus de discussions en classe et hors la classe. Voici le compte-rendu en vidéo de son expérimentation de Twitter dans son cours d’histoire.

Personnellement, je retiens la diversité des moyens à disposition des étudiant-e-s pour rédiger leur «tweet»: leur ordinateur, leur téléphone portable (sms) et même la bonne vieille feuille de papier. De plus, il ne faut pas oublier le cadre d’enseignement proposé ici. En effet, le professeur Rankin dispense son cours à un grand groupe en auditoire (cours frontal dialogué) et l’on sait que plus le groupe est grand plus l’échange et la discussion sont difficiles. Comme elle le dit elle-même:

«Most educators would agree that large classes set in the auditorium-style classrooms limit teaching options to lecture, lecture, and more lecture. And most educators would also agree that this is not the most effective way to teach. I wanted to find a way to incorporate more student-centered learning techniques and involve the students more fully into the material.»

Source: Some general comments on the “Twitter Experiment” by Monica Rankin (UT Dallas)

La technologie ici s’intègre donc dans un enseignement de type traditionnel (frontal) pour le renforcer en y insérant d’autres dimensions pédagogiques. Il n’y a pas concurrence de modèles pédagogiques, mais confluence.

J’apprécie enfin que le professeur Rankin présente et analyse très simplement son utilisation de Twitter.

Sources:

Harald Welzer, sociologue : «Les intellectuels français m’influencent peu» | Mediapart

Le sentiment européen existe-t-il?
Dans le cadre d’une étude, le centre de recherche que je dirige a invité des professeurs d’histoire de différents pays européens à parler les uns des autres. Ils disaient tous au départ: «L’Europe c’est important, nous devons apprendre à nous connaître», ce genre de choses que l’on dit tout le temps. Mais en creusant, on s’est aperçu que les imaginaires ne communiquaient pas entre eux. L’idée européenne n’est qu’une abstraction. C’est une énorme bureaucratie à laquelle il est difficile de s’identifier. Nos différences culturelles restent intactes

Harald Welzer, sociologue : «Grand-père n'était pas nazi (2002)» | Mediapart

En Allemagne, votre livre Grand-père n’était pas nazi (2002, voir sous l’onglet Prolonger) a eu un retentissement considérable. Certains ont dit qu’il marquait le point final de la réflexion sur le nazisme…

(Il rit) Un point final? C’est un début, au contraire! Pour un livre de sociologie, ce livre a eu un retentissement formidable. Il a été réédité plusieurs fois, a suscité des films, des documentaires, des projets dans les écoles. Grâce à ce livre, les Allemands ont commencé à s’interroger sur leur propre grand-père. En général, les petits-enfants allemands racontent toujours des histoires positives sur leur grand-père. Ils essaient de lui construire un passé de résistant, même si ce n’était pas le cas. Mais comme le dit l’historien américain Raul Hilberg, l’Holocauste en Allemagne est une histoire de famille. C’est comme ça. Chaque famille a été en quelque sorte contaminée, en bien ou en mal. Imaginez: vous avez 14 ou 18 ans, vous avez ce grand-père, votre grand-père chéri. A l’école vous avez appris que l’Allemagne a fait des choses terribles, qu’il ne faut plus jamais que cela arrive. Eh bien, l’histoire, c’est tout ça à la fois. Ce que les enfants apprennent à l’école et ce gentil papy avec lequel vous fêtez Noël tous les ans. Je voulais juste faire comprendre ça. 

Harald Welzer, sociologue : «Les intellectuels français m’influencent peu» | Mediapart

FreeCol : Colonization le retour | Le réseau Ludus

Freecol est un jeu de stratégie au tour par tour basé sur le Jeu Colonization, développé par Sid Meyer dans les années 90. Freecol est un clone libre (et donc gratuit)!

L’objectif du jeu est simple : à l’aide de quelques colons, construire une nouvelle nation sur un nouveau continent. En gros, c’est la colonisation du continent américain qui sert de support au jeu. Vous commencez le jeu en choisissant une nation (anglais, français, espagnol, hollandais).

Le blog du réseau Ludus ne se contente pas de vous renvoyer vers le site du logiciel, mais renvoie à un site de l’Université du Wisconsin qui propose quelques scénarios dédiés à l’enseignement et à l’espace d’échange sur l’utilisation pédagogique des jeux de Firaxis Games, la société éditrice de Colonization.

» FreeCol : Colonization le retour – Le réseau Ludus : jouer en classe

Voici une façon originale d’intéresser les jeunes aux musées. Le musée régional de Rimouski a demandé à des étudiants de la Commission scolaire des Phares de préparer une exposition virtuelle à partir de ses fonds d’archives photographiques. Projet virtuel certes, mais projet des plus concrets et débouchant sur une réalisation concrète.

Histoire et patrimoine à l’école (exposition virtuelle du Musée régional de Rimouski) « Patrimoine, Histoire et multimédia

Vingt ans après la chute du communisme, la Pologne redécouvre son passé juif : la présence mill

Vingt ans après la chute du communisme, la Pologne redécouvre son passé juif : la présence millénaire des communautés juives, mais aussi la Shoah et surtout la participation de certains Polonais à l’extermination de leurs « voisins ». En rendant compte de diverses initiatives – festivals, monuments, recherches historiques –, le livre-enquête de Jean-Yves Potel permet de rompre avec les discours rabâchés sur le supposé antisémitisme viscéral des Polonais.

Jean-Yves Potel, La Fin de l’innocence. La Pologne face à son passé juif, Paris, Éditions Autrement, 2009, 287 pages, 22 €.

Quand la Pologne redécouvre ses Juifs – La vie des idées

Au Moyen Age, le paysage du mal est systématique: les péchés s’engendrent et se nourrissent l’un l’autre, se recoupent ou s’alignent en ordre de bataille face aux vertus. Histoire d’une tradition à la fois ancienne et, parfois, d’une actualité troublante

LeTemps.ch | Les sept visages du mal

Inventé au Moyen Age, le septénaire des péchés capitaux prend sa source dans les obstacles opposés p

Inventé au Moyen Age, le septénaire des péchés capitaux prend sa source dans les obstacles opposés par la nature humaine aux efforts d’ascèse des moines. Une vision qu’on juge aujourd’hui bien dépassée. Mais est-ce bien sûr?

LeTemps.ch | Les sept visages du mal

Il est bon, mon sauvage ! – Causeur

Figurez-vous qu’un chercheur français, nous apprend The Guardian, vient peut-être de résoudre une des énigmes les plus taraudantes de la Préhistoire : la disparition des Néanderthaliens. D’après Fernando Rozzi du CNRS, leur extinction n’a rien de si mystérieux, ils auraient juste été bouffés par les hommes modernes : Cro-Magnon considérait son lointain cousin à gros pif comme un vulgaire animal de boucherie ! A l’appui de cette hypothèse, le paléo-nutritioniste nous explique qu’un nombre impressionnant de squelettes néanderthaliens porte des micro-traces de dépeçage, qui laissent peu de doutes sur l’identité des coupables et sur leurs mobiles. La coexistence pacifique entre les deux catégories d’homos était jusque-là un des thèmes récurrents de la plupart des séries de vulgarisation scientifique, genre L’odyssée de l’espèce. Il est vrai qu’elle présentait l’insigne avantage de faire remonter à la nuit des temps la mondialisation forcément heureuse et l’enrichissement obligé par les différences. Avec cette réécriture du mythe du bon sauvage, va falloir trouver autre chose à se mettre sous la dent…

MSHIS11 Histoire & Internet (4) : Blogs enseignants et blogs élèves

Au printemps 2008, je me lançais avec un petit groupe d’étudiant-e-s dans l’analyse de 8 blogs consacrés à l’enseignement de l’histoire. Pour quatre d’entre eux, il s’agissait de blogs d’enseignants et pour quatre autres de blogs d’élèves.
Pour mes étudiant-e-s, un des enjeux consistait à se familiariser avec l’outil blog dans un contexte pédagogique. Au niveau du travail demandé, un des objectifs était pour eux de déterminer la conception pédagogique implicitement ou explicitement à l’oeuvre au sein de ces blogs. Par ailleurs un questionnaire avait également été conçu par les étudiant-e-s à l’adresse des auteurs/animateurs des blogs concernés qu’ils soient enseignants ou élèves.
Ce dispositif a déjà fait l’objet de deux articles spécifiques sur ce blog:

MSHIS11 Histoire & Internet (2) : Blogs enseignants et blogs élèves. Cet article présentait la tâche que devait réaliser les étudiant-e-s et les consignes de travail.

MSHIS11 Histoire & Internet (3) : Blogs enseignants et blogs élèves revenait sur le travail réalisé et surtout renvoyait aux réponses apportées aux questionnaires par les enseignant-e-s et leurs élèves. Vous trouverez ici les réponses des enseignants à ce questionnaire et ici> les réponses des élèves qui ont pu répondre.

Par contre, les résultats des analyses des blogs faites par les étudiant-e-s n’avaient pas encore été mises en ligne. Cet article comble ce vide:

MSHIS11Blog&HistoireEnquête

Par ailleurs, en 2009, un groupe plus importants d’étudiant-e-s a analysé 21 blogs pédagogiques (niveau collège) de différentes disciplines. Les questions de recherche ont été les mêmes pour une exploitation des résultats qui donnera lieu à un article dans un prochain dossier des Cahiers pédagogiques, intitulé Blogs, wikis, forums, nouveaux réseaux sociaux : quel intérêt pédagogique ?

A suivre…