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Teacher Resistance and Reform Failure | Larry Cuban

Dans son dernier billet, Larry Cuban s’inscrit en faux contre la résistance des enseignants au changement. Il pointe par contre des différences d’attentes, d’approche et de mesure du changement suivant que l’on soit responsable politique (éducatif) ou enseignant. Larry Cuban invite les responsables éducatifs à envisager leurs réformes à partir des trois questions que se posent les enseignants devant une innovation pédagogique. En définitive, Larry Cuban décrit les enseignant comme des pragmatiques sceptiques devant l’innovation.

Teachers and policymakers judge the worth of classroom changes differently

Policymakers determine the worth of proposed changes in curricular, instructional, and school practices on the criteria of organizational effectiveness, efficiency, and equity. Teachers  accept, modify, and reject innovations and mandates on the basis of similar criteria but with the focus on students and classrooms. In doing so, they ask substantially different questions than policymakers who focus on the system, not individual classrooms.

Called the “practicality ethic ,” teachers ask:

1. Will the innovation or change directly help me solve learning and teaching problems I face now, not problems someone else has defined?

2. If the change helps me, how much of my time and energy will the innovation take to learn in order for students to benefit?

3. How can I adapt the change to fit my particular students?

Few designers of innovative programs or policymakers who adopt changes consider such practical questions that teachers, the implementers of the change, ask. Pity.

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Teachers do adopt changes but they are, and will be, skeptical pragmatists of classroom-directed policies, not “stone-age obstructionists” all too often blamed for reforms failing  (practicality ethic, p.3).

via Teacher Resistance and Reform Failure | Larry Cuban on School Reform and Classroom Practice.

Utilisation de tablettes tactiles en primaire | Agence nationale des Usages des TICE

L’Agence nationale des Usages des TICE  présente un témoignage très intéressant d’un prof et de ses élèves du primaire concernant l’emploi en classe de tablettes tactiles (iPad).

Alain Jourdan, professeur des écoles, participe à une expérimentation de tablettes tactiles conduite par la mission TICE et le CRDP de l’académie de Grenoble en liaison avec la DGESCO, avec ses élèves de CM2 de l’école des Dauphins de Bernin 38.

via L’Agence nationale des Usages des TICE – Utilisation de tablettes tactiles en primaire.

Le numérique pour changer l'École | Un colloque du Sgen-CFDT

Voici une excellente initiative du syndicat Sgen-CFDT que ce colloque intitulé «Le numérique : quelle Ecole? quels enjeux?», organisé le 18 mai 2011 à Paris.

Et d’abord, une première évidence pour le syndicat:

« Le numérique n’est pas une baguette magique qui permettrait d’imposer en un seul clic un changement du système éducatif »

Ensuite, le syndicat envisage de la manière suivante la réflexion sur l’usage du numérique à l’Ecole:

« Pour le Sgen-CFDT, l’usage du numérique à l’Ecole est d’abord affaire de pédagogie en ce sens qu’il doit participer d’une démarche d’acquisition de connaissances et de compétences. L’oublier réduit ces outils à la dimension de gadgets, sympathiques mais très vite abandonnés. Le comprendre conduit à cette évidence que l’élément central de ces évolutions, ce sont les enseignants ».

Le colloque propose deux tables rondes :

  • Comment l’outil numérique modifie-t-il le travail des personnels en dehors de la classe (ENT, espaces collaboratifs, etc.)?
  • Le numérique pour transformer l’école.

Le blog qui accompagne ce colloque propose déjà une série de contributions et de témoignages d’enseignants fort intéressante comme «Profs et étudiants, amis sur Facebook?».

Via Le numérique pour changer l’École | Un colloque du Sgen-CFDT.

Colloque : Histoire et littérature, regards croisés (26-28 mai 2011)

L’Institut français d’éducation organise un colloque international qui se déroulera du 26 au 28 mai 2011 à l’IFÉ à Lyon. Ce colloque questionnera les relations entre histoire et littérature(s) et interrogera l’épistémologie et l’enseignement de deux disciplines connexes ou rivales parfois.

Cette manifestation s’articulera autour de trois axes :

  • AXE 1. Littérature et histoire, continuités de l’interdisciplinarité
  • AXE 2. Les corpus : du cours de littérature au cours d’histoire et retour…
  • AXE 3. Entre histoire et fiction : la fabrique du réel

Parmi les communications prévues et le programme fort riche, je signale plus particulièrement:

  • Marie-France Rossignol et Brigitte Marin, université de Paris-Est-Créteil, IUFM : Enseigner l’humanisme et la Renaissance en français et en histoire, un commerce équitable ?
  • Kahina Bouanane, université d’Oran (Algérie) : La construction du réel entre contenu historique et trame narrative ?
  • Maryse Vuillermet, université Claude-Bernard Lyon 1, IUFM : Albums et problématiques historiques : comprendre l’histoire et ses enjeux ?
  • Catherine Jorgensen, université Montpellier 2, IUFM : Le personnage historique dans le roman du XIXe et XXe siècles
  • Patricia Victorin et Thomas Granier, université Paul Valéry Montpellier 3 : La « fabrique du chevalier » : apport de l’histoire et de la littérature médiévales
  • Laurent Bazin, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines : Didactique du possible : place de l’uchronie dans l’enseigne- ment des lettres et de l’histoire
  • Jean-François Py, université Claude-Bernard Lyon 1 : Fiction/peinture/histoire
  • Solveig Lepoire et Angelina Ogier, université Claude-Bernard Lyon 1, IUFM : Lecture interdisciplinaire d’un roman historique
  • Sylvie Brodziak, université de Cergy-Pontoise : L’écriture fictionnelle du retour : quelles traces pour l’histoire ?
  • Dominique Briand et Gérard Pinson, université de Caen Basse-Normandie, IUFM : Du roman à son adaptation cinématographique, du film à l’enseignement de l’histoire de la Grande Guerre à partir du roman
  • Pierre Bessagnet, université Toulouse 2 – Le Mirail, IUFM : Didier Daeninckx : écrire en franc-tireur pour garder trace des oubliés de l’Histoire

Pour l’ensemble du programme et les inscriptions (jusqu’au 22 mai 2011), le site de l’IFÉ de Lyon : Histoire et littérature, regards croisés : enseignement et épistémologie.

Sortez vos tablettes, aujourd'hui cours…

Pour Fabrice Comte, la tablette « génère de l’intérêt pour le cours, beaucoup plus que le manuel. Dans une salle ordinaire, à tout moment, elle permet de travailler sur un texte en temps réel, de trouver dautres textes argumentatifs qui illustrent un avis ou en prennent le contrepied. »  Mais nest ce pas la mort de la littérature ? « Je pensais quon ne pouvait pas lire un texte long sur un écran. », nous confie-t-il. « Mais sur la tablette il y a un grand confort de lecture, cest très différent d’un écran dordinateur. On peut télécharger des oeuvres et je pense que ça peut amener des élèves à la littérature. Ca ne vas pas régler tous les problèmes des élèves. Mais cest un outil intéressant dautant que les élèves sont déjà utilisateurs »

Au-delà de l’effet motivationnel qui ne manquera pas d’estomper l’intérêt des élèves au moment de sa généralisation, l’expérience telle que décrite tendrait à démontrer d’autres avantages qui en font un outil intéressant et durable pour l’enseignement : proximité avec les outils qu’utilisent les élèves en dehors des cours, souplesse d’utilisation, faible poids, disponibilité ou autonomie par exemple. Encore faudra-t-il que les élèves puissent l’utiliser pour des démarches de cours recourant aux ressources numériques présentes sur l’Internet. Or, certains établissements interdisent les connexions internet via des téléphones mobiles…

via Sortez vos tablettes, aujourdhui cours de français….

Turquie : on commémore le début du génocide arménien

Pour la deuxième année consécutive, des manifestations ont commémoré, en Turquie, le «24 avril 1915», début du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman. Mais cette année, ces manifestations ne sont pas restées circonscrites à Istanbul, cinq autres villes (Ankara, Bodrum, Bursa, Diyarbakır et Izmir), ont accueilli des commémorations similaires.

Pour le blog Observatoire de la Vie Politique Turque :

«Cette évolution est sans doute le résultat des mutations politiques qui se sont produites au cours de la dernière décennie, et qui ont vu la société turque remettre en cause ou tout au moins questionner un certain nombre de tabous de l’Histoire officielle.»

Et on ne peut que s’en réjouir.

viaLe « 24 avril 1915» commémoré pour la deuxième année consécutive en Turquie. | Observatoire de la Vie Politique Turque.

Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? | OWNI, Digital Journalism

“il est étrange de constater comment les événements prennent un sens tout à fait logique avec le recul – et la frustration que ce constat engendre depuis des temps immémoriaux”.

nous indique  Stacy Schiff (site) [en], l’auteur de La grande improvisation : Franklin, la France et la naissance de l’Amérique dans le dossier réalisé récemment par le New-York Times dans un passionnant débat en ligne, qui revenait, 80 ans après avoir invité huit innovateurs des années 1930 à prédire la vie en l’an 2000, sur la question de notre avenir :  Qu’est-ce qui nous pousse à prévoir l’avenir ?

Pour Owni (et après l’avoir publié sur InternetActu), Hubert Guillaud nous en fournit une superbe synthèse et de magnifiques extraits.

Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? » Article » OWNI, Digital Journalism.

La tyrannie du temps de l’école | Educavox

J’ai vu des dizaines et des dizaines d’excellents enseignants devenir moins bons, voire pire, à partir du moment où ils ne regardaient plus les enfants mais leur montre.[…]

Le meilleur pédagogue engagé dans une séquence de travail sur le modèle de la résolution de problèmes, de l’auto-socio-construction des savoirs, était capable de basculer en quelques secondes dans le questionnement inducteur fermé si répandu et dans l’explication magistrale, faisant perdre tout le bénéfice de la première partie de la séquence à ses élèves soudainement bousculés par la montre.

Il y a des billets qu’on aurait voulu écrire. Celui-ci en fait indéniablement partie. Merci, une nouvelle fois, à Pierre Frackowiak.

via La tyrannie du temps de l’école – Educavox.

Café histoire du 12 March 2011

Samedi 12 mars, entre 9h00 et 12h30, le Cléo participera à une table ronde de la Société…

Certaines formes de mobilisation féminine du “printemps arabe” semblent révéler des invariants…