Pocket: La première édition de l’Encyclopedia Britannica (1771) à découvrir en ligne

La bibliothèque nationale d’Écosse (National Library of Scotland, NLS) vient de mettre en ligne la toute première édition de l’Encyclopaedia Britannica, après numérisation, gratuitement en ligne. Les pages de cette grande encyclopédie furent imprimées voilà 250 ans tout juste, à Édimbourg. Bel hommage.

De toute évidence, la première édition des textes mettait en avant une certaine subjectivité écossaise, avec deux thèmes de prédilection : la science moderne et l’identité locale.

Des gravures évoquant le travail des sages femmes avaient d’ailleurs scandalisé les lecteurs, et furent par la suite arrachées de tous les exemplaires, sur ordre de la Couronne. Fort heureusement, un exemplaire – au moins ! – fut conservé par la NLS.

Et désormais, il est pleinement accessible en ligne. Pour y accéder, ce sera à cette adresse.

— À lire sur getpocket.com/a/read/2418779961

Éducation numérique : moins une question d’algorithme qu’une question d’éthique, d’education aux médias et de société

L’histoire est de celles qui font monter les larmes. C’est celle d’une femme qui à perdu son enfant à la naissance. Un enfant mort-né. Une femme qui écrit aux patrons des GAFA, aux patrons des « Tech Companies », pour leur demander d’arrêter de lui proposer des liens publicitaires sur une maternité dont elle doit faire le deuil.

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Cette femme s’appelle Gillian Brockell. Et voici la lettre qu’elle a publié sur Twitter :

« Chères entreprises technologiques,

Je sais que vous avez su que j’étais enceinte. C’est ma faute, je n’ai pas pu résister aux Hashtags #30weekspregnant et #Babybump sur Instagram. Et j’ai été tellement stupide que j’ai même cliqué une fois ou deux sur des publicités que me proposait Facebook pour des vêtements de maternité.

Vous avez certainement vu ma lettre de remerciement à toutes mes amies qui sont venues pour la fête prénatale et à mes soeurs qui ont pris un vol depuis l’Arizona et qui m’ont tagué dans leurs photos. Vous m’avez certainement vu taper sur Google « robe de vacances maternité » et même « barrière de sécurité pour lit bébé ». Et je parie qu’Amazon vous a même donné ma date de terme, le 24 Janvier, lorsque j’y ai créé ma liste de voeux de cadeaux de naissance.

Mais ne m’avez vous pas vu également taper « est-ce que c’est une contraction de Braxton Hicks ? » et « bébé qui ne bouge pas » ? N’avez vous pas remarqué les trois jours de silence, très inhabituels pour une utilisatrice très connectée comme moi ? Et puis n’avez-vous pas vu non plus l’annonce avec les mots-clés « coeur brisé » et « problème » et « mort-né » et les 200 émoticônes larmes de mes amis ? Cela ne fait-il pas partie des choses que vous pouvez surveiller ?

Vous savez, il y a 26 000 décès à la naissance aux USA chaque année, et des millions de plus parmi vos utilisateurs à l’échelle de la planète ; et laissez-moi vous expliquez ce que sont les réseaux sociaux quand vous rentrez finalement chez vous en sortant de l’hôpital avec les bras les plus vides du monde, après que vous avez passé des jours à sangloter dans votre lit et que vous allumez votre téléphone pour quelques minutes de distraction avant de vous effondrer de nouveau en larmes. C’est exactement, de manière écrasante, la même chose que si votre bébé était encore en vie. (La lettre de Gillian mentionne ici les trois principales marques de vêtements pour les femmes enceintes et les jeunes mamans)

Et lorsque des millions de gens avec le coeur brisé cliquent sur « je ne veux pas voir cette publicité », et que là encore votre réponse est « pourquoi ? » avec le cruel mais vrai « ce n’est pas pertinent pour moi », vous savez, vous, les entreprises technologiques, ce que votre algorithme décide ? Il décide que vous avez accouchée, il suppose que tout s’est bien passé, et il vous inonde de publicités pour les meilleurs soutien-gorge d’allaitement (j’ai des feuilles de chou sur mes seins parce que c’est que la médecine offre de mieux pour stopper la montée de lait), il vous inonde de trucs et astuces pour endormir bébé (je donnerai n’importe quoi pour pouvoir l’entendre crier la nuit), et d’annonces pour les meilleures poussettes pour ses premières années de croissance (le mien pèsera pour toujours 1 kilo et 800 grammes)

Et puis, après tout ça, Expérian (société spécialiste du ciblage marketing) s’enfonce encore avec le ciblage le plus inapproprié qui soit : un courriel non-sollicité (spam) qui m’encourage à « finir la déclaration de naissance de mon enfant » (que je n’ai hélas jamais commencée) pour pouvoir le suivre tout au long de la vie qu’il ne mènera jamais.

S’il vous plaît, entreprises technologiques, je vous en supplie : si vous êtes assez intelligentes pour comprendre que je suis enceinte, que j’ai accouchée, alors vous êtes également suffisamment intelligentes pour comprendre que mon bébé est mort et pour me diffuser des publicités appropriées, ou peut-être, peut-être, pour ne pas me diffuser de publicités.

Sincèrement

Gillian. »

A l’heure où le canton de Vaud se lance dans l’introduction l’éducation numérique dès la première année de la scolarité et prévoit de centrer cette éducation sur la notion d’algorithme au cycle 2, cet exemple démontre que cette éducation numérique est fondamentalement moins une question de technique et de science informatique, mais bien plus une question d’éthique, d’éducation aux médias et de société. Elle est bien trop importante pour être laissée aux seuls informaticiens.

-Source : ALGORITHMES PARTOUT, INTELLIGENCE NULLE PART. A PROPOS DE GILLIAN BROCKELL

Crédit photo : CC0 Creative Commons. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

L’équilibre entre jeu et serieux | S’CAPE

Concernant la question toujours sensible du nécessaire équilibre entre jeu et sérieux dans une séquence d’enseignement, S’CAPE précise les éléments essentiels suivants :

Ce fragile équilibre entre jeu et sérieux – certains auteurs évoquent plutôt une tension entre jeu et non jeu – dépend de la façon dont est construit l’escape game, mais aussi de la manière dont il sera mené (j’allais dire « joué ») par l’enseignant. Le lâcher-prise, qui se traduit par la diminution des temps d’intervention du professeur, se prépare en amont lors de la conception, notamment par la réduction des consignes dans les exercices afin de les transformer en énigmes.

Durant l’indispensable étape de débriefing, l’institutionnalisation des connaissances permettra de les extraire du jeu et de les transformer en savoir.

La phase de conception se révèle être cruciale et doit permettre ce passage de la consigne à l’énigme. Elle est loin d’aller de soi. Elle nécessite une certaine maîtrise didactique. En ce sens, le site S’CAPE offre des ressources et des scénarions plus qu’intéressants pour les enseignant.e.s souhaitant se lancer dans une telle démarche. Pour commencer, je vous invite à consulter l’espace « Aide à la création ».

L’illustration en tête de l’article met également en évidence l’importance des objectifs pédagogiques à l’oeuvre dans un scénario de ludfification ou de gamifcation.

Source : S’CAPE-L’équilibre entre jeu et serieux

Mantes-la-Jolie : Le visage défiguré de la République (appel)

Suite aux interpellations indignes de lycéens à Mantes-la-Jolie, le Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUH), Association d’historien.n.e.s et d’enseignant.e.s créée en 2005 contre la loi du 23 février 2005 sur l’enseignement du « rôle positif » de la colonisation) vous invite à signer le texte suivant de protestation :

Un policier qui filme des dizaines de lycéennes et lycéens à genoux à terre menottés dans le dos face au mur, ou alignés en rang à genoux les mains sur la tête, ou encore alignés cette fois assis au sol toujours les mains sur la tête, en faisant ce commentaire : « Voilà une classe qui se tient sage ».

Cela s’est passé en France, hier du côté de Mantes-la-Jolie.

Ces actes d’humiliations publiques envers des jeunes âgés de 12 à 20 ans resteront une blessure indélébile pour nous républicaines, républicains, soucieuses et soucieux de la dignité des personnes, de l’éducation de nos enfants, de la promesse républicaine en laquelle nous croyons et pour laquelle nous nous engageons au quotidien chacune et chacun à notre façon, et davantage encore à chaque fois qu’elle se trouve abîmée comme aujourd’hui.

Ces images sont pour nous le visage défiguré de la République.

Si vous souhaitez signer ce texte, envoyez un mail, en indiquant votre fonction si vous le souhaitez, à l’adresse suivante: ledoux.sebastien5@gmail.com

Source : Le visage défiguré de la République | Le Club de Mediapart

Cathy O’Neil : « Les algorithmes exacerbent les inégalités »

Dans son livre « Algorithmes, la bombe à retardement », Cathy O’Neil, ex-analyste à Wall Street, étudie les dérives de ces algorithmes qui influencent tous les domaines de la société.

Education, justice, emploi, politique… Les algorithmes s’invitent dans tous les pans de la société, avec des conséquences parfois dramatiques. C’est, en tout cas, le constat de Cathy O’Neil, ancienne analyste à Wall Street, frappée par le rôle joué par ces « armes de destruction mathématique », comme elle les surnomme, dans la crise financière de 2008. Depuis, cette mathématicienne américaine dénonce les effets pervers de ces programmes informatiques, notamment dans son livre Algorithmes, la bombe à retardement, sorti en 2016 aux Etats-Unis et dont la traduction française vient d’être publiée aux Arènes, mercredi 7 novembre (352 pages, 20,90 €). Entretien.

—A lire sur : Cathy O’Neil : « Les algorithmes exacerbent les inégalités »

Crédit photo : La mathématicienne américaine Cathy O’Neil en 2017. Sara Arnald / CC0 1.0

Préhistoire, aux sources de la modernité | CNRS Le journal

Forme du crâne, patrimoine génétique, existence de sépultures ou production artistique, ces critères ont longtemps servi à distinguer Homo sapiens, « l’homme moderne », de tous les autres homininés, Néandertal en tête. Mais les découvertes ne cessent de jeter le trouble sur cette frontière un peu trop nette. Aujourd’hui, des préhistoriens, des anthropologues, des généticiens… proposent de revoir le concept même de modernité, en particulier lors du colloque coorganisé par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle les 30 novembre et 1er décembre dernier.

Vue d’artiste de Néandertal : une version ultramoderne face à une version plus « primitive » de lui-même. On lui reconnaît, aujourd’hui, certaines caractéristiques que l’on croyait réservées à Homo sapiens, l’« homme moderne ». S. ESSTRANGLE, E. DAYNES/LOOKATSCIENCES; WIESLAW SMETEK
Vue d’artiste de Néandertal : une version ultramoderne face à une version plus « primitive » de lui-même. On lui reconnaît, aujourd’hui, certaines caractéristiques que l’on croyait réservées à Homo sapiens, l’« homme moderne ». S. ESSTRANGLE, E. DAYNES/LOOKATSCIENCES; WIESLAW SMETEK

Et si la notion d’homme moderne était dépassée ? Pendant des décennies, les préhistoriens ont défini l’homme moderne comme la somme d’une série de critères anatomiques et culturels. Un homme au crâne développé et à la mâchoire en retrait, le front haut, capable de langage et d’utilisation d’outils complexes. Cet Homo sapiens parti d’Afrique il y a 70 000 ans pour rejoindre le continent européen serait devenu, subitement, l’homme moderne que nous connaissons aujourd’hui. Pourtant, au fil des découvertes archéologiques, génétiques et anatomiques, la révolution moderne est aujourd’hui mise en doute.

—A lire la suite sur : La modernité, une notion qui fait débat | CNRS Le journal

« Das Feuer », nuit violente au coeur de la Première Guerre mondiale

La pluie, la boue, le sang, la Première Guerre mondiale. C’est le décor, le corps même de « Das Feuer », bande dessinée sombre de Patrick Pécherot et Joe Pinelli.

« Das Feuer » est l’adaptation du roman de Barbusse, « Le feu ». Un livre qui date de 1916 et qui avait obtenu, en son temps, le prix Goncourt. Dans son livre, Barbusse raconte la vie de ses camarades sur le front. Il est Français et ses compagnons d’armes sont d’origines sociales diverses et variées. Le scénariste de la BD, Patrick Pécherot, a transposé cette ambiance chez les Allemands. Parce qu’au final, l’horreur n’a pas de camps. Et il a concentré le récit de cette escouade, sur cette nuit de pluie, de boue et de mort.

Le récit des tranchées à la première personne est ici raconté par la voix et les yeux d’un soldat allemand. Le camp a changé, mais la boucherie est la même.

Das Feuer – Joe Pinelli & Patrick Pécherot – éd. Casterman

-A lire :  »Das Feuer », nuit violente au coeur de la Première Guerre mondiale | RTS culture

Complément : Das Feuer de Pinelli, Pécherot et… Henri Barbusse

Révolution française : « Un peuple et son roi », un film exemplaire

Alors que hier je vous entretenais du projet de Netflix de produire une série fantastique sur la Révolution de 1789, je vous propose aujourd’hui de lire la critique de Dominique Godineau, professeure d’histoire moderne à l’Université Rennes 2, directrice des Annales historiques de la Révolution française, à propos du film de Pierre Schoeller Un peuple et son roi (2018).

Pour Dominique Godineau :

« Le film sonne historiquement juste. Le réalisateur insiste beaucoup (peut-être trop) sur son travail avec les historiens, son souci d’être au plus près de la documentation amassée. Alors, certes, tout·e historien·ne de la Révolution française, immergé·e depuis des années dans cette période, tiquera à un passage ou à un autre sur tel détail, telle parole, tel geste, ou s’interrogera sur le choix de représenter tel aspect ou tel moment et pas tel autre. Mais là n’est pas le plus important. Par-delà la véracité du détail, ce qui importe est l’impression d’ensemble, la capacité du film à rendre l’élan, l’atmosphère, les tensions, à rendre justice à celles et ceux qui ont fait la Révolution, avec leurs espérances, leurs craintes, leurs combats, tissés à la trame de leur vie quotidienne. »

Elle souligne également que «rares sont les films sur la Révolution française. Rares sont les films qui, en un temps où « le peuple » semble avoir disparu de notre vocabulaire et de notre horizon politiques, transformé en « classes moyennes » ou conjugué au « populisme », font du peuple un acteur politique collectif.»

De même, pour une fois, le réalisateur a su échapper « stéréotypes habituels lorsqu’il est question des femmes en révolution».

Enfin, comparant le peuple dans «Un peuple et son roi» et celui de la «La Marseillaise » (Renoir, 1938), l’évolution entre ces deux représentations «souligne les avancées historiographiques et les transformations de la société, et on ne peut que remercier Pierre Schoeller de les faire résonner dans son beau film».

Fort de cette caution scientifique, l’enseignant.e d’histoire dispose ainsi en 2018 d’une oeuvre cinématographique majeure à utiliser en classe par ses élèves.

—A lire : Un peuple et son roi. Pierre Schoeller / 2018 | Le genre et l’écran

Netflix prépare une série fantastique sur la Révolution française alors que plus que jamais le streaming transforme le monde de la TV et du cinéma

Le 29 novembre, les Inrocks annonçaient une production Netflix proposant une relecture de la Révolution de 1789 matinée d’enquête policière et de fantastique. Le même jour, le Courrier international publiait un article du Hollywood Reporter à propos des engagements pris par la Paramount Pictures et un autre studio de cinéma de produire des films destinés uniquement aux plateformes de streaming. Un petit séisme qui annonce de bouleversements majeurs.

Une production Netflix où il sera question de « sang bleu », d’enquête policière et de guillotine pour ce qui s’annonce comme une relecture totale de la Révolution de 1789.

Faisant souvent l’objet de reconstitution historique, la Révolution française sera prochainement abordée sous le prisme de la fiction. La plateforme Netflix a annoncé le 28 novembre dans un communiqué qu’une série centrée sur l’un des événements majeurs de l’histoire de France verra le jour sous fond de récit fantastique. Elle sera composée de 8 épisodes de 50 minutes, avec à la production la société John Doe Production. Le début du tournage est prévu pour l’année prochaine.

-A lire sur LesInrocks – Netflix prépare une série fantastique sur la Révolution française

A noter que le même jour, le Courrier international publiait un article du Hollywood Reporter à propos des engagements pris par la Paramount Pictures et un autre studio de cinéma de produire des films destinés uniquement aux plateformes de streaming. Un petit séisme qui annonce de bouleversements majeurs.

Le 16 novembre, Jim Gianopoulos, le PDG de Paramount Pictures, annonçait que son studio avait passé un accord avec Netflix. Le 15 novembre, le petit studio indépendant A24, qui depuis sa fondation en 2012 a financé des films aussi remarqués que Lady Bird et Moonlight, s’était de son côté engagé à produire des longs-métrages pour Apple.

Plus que jamais le cinéma se déploie ailleurs que dans les salles de cinéma. Pour The Hollywood Reporter

«Pris ensemble, ces deux accords représentent un bouleversement du secteur. Les studios de cinéma ne produisent plus de films pour leur compte, mais pour les sociétés de la Silicon Valley qui, avec leurs ressources inépuisables, sont en train de conquérir Hollywood. D’ici à imaginer que, dans un proche avenir, un studio aussi emblématique que la Paramount pourrait devenir un simple sous-traitant, il n’y a qu’un pas.»

-A lire sur Netflix et Apple inversent les rapports de force à Hollywood | Courrier international

Crédit photo : Valentin Salja sur Unsplash

L’esclavage, une histoire à étudier

Après l’abolition de l’esclavage, l’État français a indemnisé… les propriétaires d’esclaves. Découvrez, dans cette vidéo publiée en partenariat avec LeMonde.fr, les travaux d’une équipe de recherche qui, en étudiant l’esclavage et son abolition, dévoile une image complexe de cet héritage douloureux.

À propos de cette vidéo Titre original : P(a)nser l’esclavage Année de production : 2018 Durée : 6 min 42 Réalisateur : Alexandra Ena Producteur : CNRS Images Intervenant(s) : Myriam Cottias, Directrice du Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC)
Jessica Balguy, Doctorante, Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC)

Source : L’esclavage, une histoire à étudier | CNRS Le journal

Crédit image : PROCLAMATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE PAR SONTHONNAX, COMMISSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE, EN CRÉOLE. 29 AOÛT 1793. © Centre historique des Archives nationales – Atelier de photographie. Voir l’analyse de cette image : https://www.histoire-image.org/etudes/abolition-antilles