La réédition de l’ouvrage de Mark Monmonier est l’occasion pour le blog Cartographie(s) numérique(s) de s’interroger sur les façons, anciennes ou nouvelles, de « faire mentir les cartes » comme nous invite à le faire le titre de son célèbre ouvrage. L’article est complété par une très précieuse bibliographie. Extrait.
« L’apport principal de Monmonier et Harley1 est de nous avoir montré qu’il fallait apprendre à se défaire du réalisme apparent de la carte, à prendre conscience des formes de pouvoir et de domination qu’elle peut exercer. S’il n’y a point d’objectivité de la carte, ce n’est pas pour autant qu’elle n’obéit pas à certaines règles. Mark Monmonier distinguait, parmi les formes de « mensonges », ceux liés aux choix sémiologiques et ceux correspondant davantage à la volonté de manipuler ou de convaincre. Parmi ces éléments, figurait notamment le choix :
– de la projection cartographique
– de l’échelle de représentation
– de la taille, de la forme ou de la couleur des figurés
– du message que le cartographe souhaite délivrer…
Maarten Lambrechts (@maartenzam), data journaliste et consultant en visualisation, s’est appuyé sur l’approche critique de Monmonier pour analyser les cartes que l’on peut trouver aujourd’hui sur Internet. Son constat est intéressant : ces cartes numériques « mentent » pour les mêmes raisons, mais aussi pour de nouvelles raisons non forcément mises en avant dans la première édition de l’ouvrage de Monmonier (d’où les compléments ajoutés dans la réédition de 2018 qui concernent les cartes numériques, les images satellitaires et la cartographie en ligne).
Maarten Lambrechts, The essential lies in news maps, 8 February 2019
Des fossiles datés de 50 000 à plus de 67 000 ans ont été trouvés dans une grotte de l’île de Luçon. « Homo luzonensis » présente un mélange déroutant de caractères archaïques et modernes.
Un des enseignements principaux de la découverte de Callao, est souligné par Jean-Jacques Hublin comme par son collègue paléoanthropologue Antoine Balzeau (CNRS-MNHN) :
« On sort complètement du modèle d’évolution humaine linéaire, où une espèce succède à l’autre, avec la découverte d’humanités variées, originales, plus mobiles et aventureuses qu’on ne l’avait imaginé. »
Homo sapiens, dont le plus ancien représentant a été daté à 315 000 ans au Maroc, a pu compter jusqu’à six autres Homo parmi ses contemporains : Homo naledi en Afrique ; Néandertal au Levant ainsi qu’en Europe et Denisova en Eurasie, qui ont tous deux laissé des traces dans notre ADN à la suite de croisements ; Homo floresiensis et Homo luzonensis dans le Sud-Est asiatique et peut-être même des Homo erectus tardifs en Asie.
Source et crédit image : Le Monde
Comme le souligne Le Monde et Jean-Jacques Hublin (Institut Max-Planck, Leipzig, Collège de France):
L’histoire semble ensuite se répéter : dès lors que Homo sapiens arrive, « c’est terminé pour les autres, résume Jean-Jacques Hublin. Notre espèce les absorbe par croisement ou les remplace ». Aux Philippines, le discret homme de Callao n’a pas échappé à ce grand remplacement…
A lire également l’entretien du journal du CNRS avec le paléoanthropologue Clément Zanolli, qui a contribué à cette découverte majeure. Extrait :
Qu’apporte, plus généralement, cette découverte à la recherche? C. Z. : Avec cette découverte, nous augmentons encore une fois nos connaissances de la diversité des hominidés. Si on regarde quelques décennies en arrière, on se rend compte qu’on ne connaissait pas plus d’une dizaine d’espèces humaines fossiles. Aujourd’hui, on a quasiment triplé ce panel. Dans nos recherches, c’est fascinant de se dire que l’on ne connaît pas toute la diversité et que quelque chose nous échappe encore. Car qu’est-ce que cent mille ans par rapport à l’ensemble de l’histoire de l’évolution humaine ?
Les Millennials — communément appelés la Génération Y — sont-ils vraiment tous accros à leur portable ? Savent-ils encore lire ? Sont-ils le symbole d’une décadence culturelle ? Toutes ces questions, certes très exagérées, ont été le principal moteur d’une enquête de la société australienne The Expert Editor. Elle a décidé d’interroger les personnes nées entre 1980 et 1999 sur leurs habitudes de lecture, afin de vérifier la légitimité des préjugés qui pèsent sur leurs épaules.
Le 23 mars 2019, une infographie avait fait son apparition sur le site The Expert Editor, intitulée « Les habitudes de lecture surprenantes des Millenials ». Visiblement, au grand étonnement des membres de la génération X du site, leurs successeurs savent encore lire et tenir un bouquin.
Le 22 février dernier à Paris, les participants d’une rencontre sur la nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah ont vu des nationalistes polonais faire irruption sur place et scandale sur le net. Dans La Vie des idees Judith Lyon-Caen, co-organisatrice du colloque, revient sur cet événement.
L’amphithéâtre de l’EHESS a accueilli les 21 et 22 février 2019 un colloque consacré à la « nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah », qui avait pour objectif de faire connaître une série de travaux récents, menés par des chercheurs polonais, sur la Shoah et son après-coup en Pologne. Il s’agissait notamment de l’ouvrage Dalej jest noc – C’est encore la nuit –, une vaste enquête collective publiée par le Centre de recherches sur l’extermination des Juifs de l’Académie polonaise des sciences, qui aborde les conditions de survie et de mort des Juifs à l’échelle locale ; et de l’étude sociale détaillée que l’anthropologue Joanna Tokarska-Bakir vient de consacrer au pogrom de Kielce (1946), le plus grand massacre de Juifs dans la Pologne de l’après-guerre.
Le colloque a fait événement, mais non d’abord en tant que rassemblement scientifique. Il a fait événement parce qu’il a été attaqué, avant même d’avoir lieu, comme un scandale « anti-polonais » par différents groupes plus ou moins proches du gouvernement polonais actuel, issu du parti « Droit et Justice » ; les organisateurs ont reçu des mails, des coups de fil dénonçant un colloque « mensonger » et exigeant son annulation ; dès le lendemain, 23 février, « la conférence de Paris » a fait l’objet d’un traitement indigné au journal du soir de la télévision publique polonaise, avant d’occuper les titres de la presse d’extrême droite polonaise pendant plusieurs semaines. L’événement scandaleux se trouve ici produit et instrumentalisé dans un contexte pré-électoral – les élections doivent se tenir en octobre –, où les médias de droite et d’extrême droite battent le tam-tam patriotique (mais aussi moral : la campagne contre les « LGBT+ » fait rage). Ces médias dénoncent avec véhémence ces chercheurs polonais, employés dans des institutions publiques comme l’Académie des sciences, dont le travail viendrait ternir le récit national, et font planer sur ces chercheurs une menace directe : leurs visages apparaissent en une des hebdomadaires les plus radicaux comme des visages de criminels ; on réclame du gouvernement qu’il revoie la politique de financement de leurs instituts de recherche.
Du point de vue des participants – invités, organisateurs, public –, ce colloque a également fait événement, un événement d’une nature différente : celui de la présence, dans une enceinte habituellement réservée au débat scientifique, d’un groupe de « patriotes » polonais déterminés à troubler les débats. De ce fait, les chercheurs réunis à l’EHESS ont fait une expérience inhabituelle : certains de leurs objets de recherche, ou de leurs avatars, se trouvaient dans la salle, sous la figure de ces « patriotes » polonais. Groupés autour du père Stanislaw Jez (ancien recteur de la Mission polonaise catholique en France) et pour beaucoup liés aux clubs créés à l’étranger par le journal de droite Gazeta Polska, ces individus – une trentaine – sont venus « défendre » la « réputation de la nation polonaise » en perturbant les exposés par des gestes et des cris, en invectivant les intervenants, transformant progressivement l’amphithéâtre de l’EHESS en arène hystérique. L’événement, ici, est lié à l’intrusion, à l’expression d’une violence verbale et gestuelle inhabituelle, mais aussi, à la collision entre deux conceptions de ce que doit être l’histoire, comme récit et comme savoir. En s’invitant, pour le dénoncer en son lieu même, dans un colloque ouvert au public – comme il convient pour un événement universitaire de cette nature – ces « patriotes » transforment de fait la rencontre scientifique en affrontement et en « scandale », un scandale qui n’est pas le même pour les uns et pour les autres et qu’il convient de regarder de près si l’on veut comprendre ce qu’il en est, aujourd’hui, des enjeux de la recherche historique et des politiques dites mémorielles dans certains pays de l’Est de l’Europe.
En histoire-géographie, de nombreuses activités donnent lieu à des productions médiatiques numériques publiées sur des supports de diffusions divers : site internet, blog, chaîne youtube, réseaux sociaux.
Ainsi, vidéos, livres numériques, podcasts…réalisés par les élèves sont un moment privilégié pour entamer une réflexion sur les droits et notamment le droit d’auteur et les enjeux de la publication sous licence, notamment les licences dites Creative Commons.
La piste pédagogique présentée est une séance d’une heure consacrée à la compréhension et à la création d’un licence creative commons à l’issue d’une production de podcasts à publier sur le site Internet d’une webradio en classe de Seconde.
Dans l’optique de proposer et de mettre à disposition de mes étudiant.e.s des outils du monde libre et de les utiliser également dans le cadre de mes propres travaux, Zotero est l’outil indispensable pour gérer mes références. Le blog Zotero francophone propose un billet très concret pour celles et ceux qui voudraient migrer leurs bibliothèques d’EndNote vers Zotero. Il propose aussi un tutoriel pour migrer de Paper vers Zotero. A consommer sans modération !
Que ce soit un/e collègue ou la lecture du billet Pourquoi Zotero ? qui vous a convaincu de passer à Zotero, encore faut-il migrer les références que vous avez déjà collectées dans le logiciel que vous utilisiez jusqu’à maintenant.
La documentation Zotero comporte des pages détaillées concernant la migration de données d’un autre logiciel de gestion bibliographiques à Zotero. Nous nous proposons aujourd’hui d’illustrer celle consacrée à EndNote, Comment puis-je importer des données depuis EndNote ?
Ce billet est ainsi fondé sur les expériences personnelles des auteurs, chacun de leur côté, dans l’accompagnement d’utilisateurs lors de la migration de leurs bibliothèques d’EndNote vers Zotero. Il sera illustré par 2 cas bien précis que les auteurs ont choisi parce qu’ils permettent de parler du cycle complet.
Le numérique va t-il alléger le poids des cartables ? La question revient régulièrement depuis 20 ans, rappelle Bruno Devauchelle. Mais elle est mal posée. Encore faut-il bien comprendre ce que sont un cartable et un manuel à l’ère numérique. De plus en plus d’enseignants se passent de manuel scolaire mais le remplacent par des photocopies. » Les moyens numériques qui environnent le travail scolaire, cahier de texte numérique, carnet de notes ou même de liaison numérique, environnement numérique de travail, viennent compléter l’idée même d’un allègement des cartables. Et pourtant cela ne semble pas être vraiment le cas. Les enseignants sont majoritairement orientés « papier ». Ils le font pour quelques raisons : d’une part la culture de l’écrit papier reste dominante, de plus les examens se font très majoritairement sous forme écrite ou orale mais sans numérique, d’autre part les défaillances techniques des appareils numériques et des réseaux font craindre la nécessité du fameux « plan B ». » Quant au cartable il doit englober l’univers numérique de l’élève en sus de celui de l’établissement. Au croisement des deux, le smartphone… Une excellente tribune de Bruno Devauchelle à lire sur le Café pédagogique.
Cet article présente Fidus Writer, traitement de texte OpenSource collaboratif et académique, et son intégration dans la formation à l’écriture scientifique et la réalisation du projet de mémoire professionnel de futur.e.s enseignant.e.s primaires. Il participe également à ma volonté de proposer à mes étudiant.e.s des outils numériques libres. Le tout en suivant ma devise «Pédagogie, technologie et simplicité»
Dans le cadre du module de préparation au mémoire professionnel (MP) pour de futurs enseignant.e.s primaires1, il m’importe également de proposer des outils numériques pour accompagner la réalisation de leur travail de MP. De plus en plus, je leur propose des outils numériques OpenSource.
J’ai récemment fait la découverte de Fidus Writer, éditeur de texte qui permet notamment de gérer des références bibliographiques et des les intégrer en fonction d’une norme reconnue comme la norme APA. Devant ses fonctionnalités et qualités, j’ai choisi ce semestre d’inciter mes étudiant.e.s à l’utiliser pour la rédaction de leur projet de mémoire professionnel. Par ses fonctionnalités, je postule que FidusWriter participera à l’acquisition par mes étudiant.e.s des principes d’une écriture académique. Il me permettra également de suivre la progression de leur travail et de les accompagner dans leur projet. La présentation qui suit fait également office de mini mode d’emploi de FidusWriter.
Fidus Writer est un traitement de texte OpenSource collaboratif en ligne spécialement conçu pour les travaux de type universitaire comportant des citations et/ou des formules. La collaboration permet de travailler à plusieurs sur le même document et d’y inclure des commentaires. Ces commentaires sont visibles dans la marge de droite.
La page de connection de FidusWriter
Concernant le travail collaboratif, le suivi des changements (menu Tracks changes) offre la possibilité met en évidence les changements apportés aux documents depuis la dernière version (via Tracks changes –> Record) avant de les enregistrer (via Tracks changes –> Accept all). Ces chagements sont rendus visibles au moyen d’une couleur différente et d’une indication de l’auteur du changement.
La page d’accueil permettant la gestion des fichiers et des bases de données (bibliographiques, images).
FidusWriter comprend également une base de données de références. Vous pouvez ainsi insérer vos références dans votre document. Vous pouvez choisir votre style (via Settings) de référence dont le format APA. Deux variantes de mise en forme :
Kühberger (2018, p. 24)
(Kühberger, 2018, p. 24)
La bibliographie est directement mise à jour et figure en fin de document en fonction du style de référencement bibliographique choisi (p. ex. APA).
L’inteface de travail et d’écriture
L’éditeur se concentre sur le contenu plutôt que sur la mise en page, de sorte qu’avec le même texte, vous pourrez plus tard le publier de plusieurs façons : sur un site Web, sous forme de livre imprimé ou de livre électronique. Dans chaque cas, vous pouvez choisir parmi un certain nombre de mises en page adaptées au support de votre choix.
Dans les préférences du document, il est possible de choisir
le style des références bibliographiques;
la langue du document;
un des styles prédéfinis pour le document.
Une fois la langue choisie, il est possible de vérifier l’orthographe de son document (via le menu Tools).
On dispose également de la possibilité de créer d’une base de donnée bibliographique. Pour importer des références issues de Zotero, la méthode la plus efficace consiste à exporter les références depuis Zotero au format BibTex (menu Fichier –> Exporter la bibliothèque…), puis de se rendre dans l’espace d’accueil de FidusWriter et, via Bibliography, choisir «Upload BibTex file…». Vous sélectionnez ensuite le fichier généré, puis l’import se fera automatiquement. Vous pouvez également procéder par glisser/déposer depuis Zotero.
Il est possible d’insérer un tableau ou des images. Concernant les images, elles intègrent une banque d’images.
Parmi les formats d’exportation, on trouve
le format .docx (Word);
le format epub;
en LaTex;
en pdf.
Concernant l’exportation des documents, il faut souligner qu’il faut utiliser Firefox à la place de Safari. De manière générale, Firefox ou Chrome fonctionnent mieux avec FidusWriter que Safari.
Si vous avez utilisé Google Docs, l’apparence et la convivialité devraient vous permettre de faire la transition en douceur. Ne vous inquiétez pas des sauts de page ou de tout autre formatage à ce stade ; lorsque vous exportez votre document au format PDF, à imprimer, au format .docx, LaTeX ou EPUB, il fera ce qu’il faut en fonction de vos choix de style.
En 2013, le site Les Outils Tice présentait FidusWriter sous l’angle de ses trois points forts :
Le premier d’entre eux, ce sont ses options de travail collaboratif. A partir d’un document crée sur le site vous pouvez inviter d’autres personnes à venir éditer et commenter telle ou telle partie du texte. Ces derniers pourront selon les droits que vous leur accorderez au cas par cas modifier le texte ou seulement le lire et le commenter. Dans tous les cas, FidusWriter conservera les différentes versions d’un même document pour vous permettre au besoin de revenir en arrière.
Deuxième point fort, l’intégration facilitée dans le texte de références, de bibliographies et autres notes. Si votre travail nécessite de citer de nombreuses sources, FidusWriter va sérieusement vous faciliter la tâche. L’interface du traitement de texte particulièrement simple permet de créer des listes de références à la volée. Ces dernières peuvent être des livres, des revues ou des sources en ligne interactives.
Troisième point fort de mon point de vue, les nombreux formats d’export proposés par ce service. Vous allez pouvoir chosiir parmi de nombreuses templates si vous envisagez de publier votre travail. Oubliez la lourde tâche de ma mis en forme et concentrez-vous sur l’essentiel: le contenu. Vous pourrez exporter votre travail fini au format PDF, EPUB ou encore HTML. Ultra pratique.
Voilà nous sommes au terme de ce petit tour de présentation rapide de FidusWriter. Pour un éditeur de texte collaboratif en ligne, toujours en OpenSource (moins complet) : FramaPad ou HackMD. Autrement, il y a Google Docs, Evernote ou Microsoft Office Online… , mais ce n’est pas OpenSource et pas forcément gratuit.
Kühberger, C. (2018, December). The Private Use of Public History and its Effects on the Classroom. (M. Demantowsky, Ed.), Public History and School. De Gruyter. https://doi.org/10.1515/9783110466133-004
BP43MEP-9 «Comment penser le monde d’aujourd’hui et de demain, par l’intermédiaire des disciplines des sciences humaines et sociales ?»↩
Après une première édition réussie avec 500 participant.e.s, Ludovia#CH remet le couvert du 16 au 18 avril 2019. Cette deuxième édition interrogera la place des ressources numériques dans le ressourcement des pratiques enseignantes. Désormais les inscriptions en ligne sont possibles.
Ludovia#CH : l’affiche de la deuxième édition
Au programme
Au menu de cette deuxième édition, les ingrédients auront la même saveur : ateliers d’échanges de pratiques et d’expérience (ExplorCamps) ou de construction de ressources (FabCamps), conférences, tables rondes, séminaire pour les directions d’établissement et les collectivités locales, colloque scientifique pimentés de l’indispensable convivialité autour d’activités « off » telle celle de FabLabs ou encore vivre des expériences ludiques avec la Maison d’Ailleurs.
Plus d’une trentaine d’ateliers et pas moins de 15 communications scientifiques seront proposés à Ludovia#CH cette année.
La thématique de cette deuxième édition « Des ressources numériques pour ressourcer les pratiques » s’intéressera à la création de ressources numériques par les enseignants. Ces derniers, loin de n’être que consommateurs, sont les co-créateurs des ressources qu’ils utilisent.
Cette thématique fera l’objet de la conférence inaugurale proposée par Florence Devouard, de Wikimedia France, le mardi 16 avril à 19h : « Impliquer les jeunes dans des projets pédagogiques à l’aide de Wikipedia et des ressources libres ».
Pour sa part, le Séminaire « Établissements scolaires et gouvernance du numérique » abordera la question des plus actuelles du passage à l’établissement numérique et s’interrogera sur les éléments moteurs, les freins et les moyens de dépasser ses derniers.
Des nouveautés !
Pour rester dans « l’ambiance » Ludovia, quoi de mieux que de proposer des évènements associés !
Cette année, deux événements associés ont répondu présents : « #mus » et « Enseigner l’histoire à l’ère des Humanités digitales » qui auront lieu le mardi.
Dans les nouveautés, vous pourrez assister à la soirée off du mercredi à la Maison d’Ailleurs : « La soirée dont vous êtes le héros« et retrouvez, le jeudi,l’environnement des EdTech sur le sujet : « Les start-ups au service de l’éducation », au château d’Yverdon-les-Bains, de 13h30 à 15h30.
Plus d’infos : Dans le cadre du Château d’Yverdon-les-Bains et de la Maison d’Ailleurs, cette deuxième édition se déroulera du mardi 16 au jeudi 18 avril 2019.
The Green Book est un guide de voyage touristique publié entre 1936 et 1966 dont le but était de répertorier les hôtels, restaurants, bars, stations-service, où les voyageurs noirs étaient acceptés. La New York Public Library a développé une interface cartographique en ligne pour vous inviter à en explorer le contenu :
Le site peut être consulté en mode de navigation libre ou en choisissant son itinéraire. Il permet de nous plonger dans l’Amérique de l’après guerre et sa politique de ségrégation. L’occasion de comprendre comment on pouvait « voir le monde en fonction de la couleur de sa peau ».