Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique



Les archives de la Société des Nations sont en cours de numérisation et mises progressivement en ligne sur une bibliothèque numérique.

15 millions de pages. Soit près de trois kilomètres linéaires. Les archives de la Société des Nations (SDN) sont progressivement accessibles sur une bibliothèque numérique dédiée. A ce jour, environ un tiers de ce patrimoine documentaire est consultable en ligne.

Lancé en 2017 grâce à un don d’une fondation privée genevoise, ce projet de numérisation est en cours de réalisation dans les locaux des Nations Unies à Genève. 

Source :Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique | Archimag

Crédit image : Atelier de numérisation des archives de la Société des Nations à Genève (https://lontad-project.unog.ch/)

Quelles sont les attitudes des futur.e.s enseignant.e.s face aux fausses nouvelles ou théories du complot ?

Chercheur en éducation de l’Université de Montréal, Florent Michelot a voulu savoir dans quelle mesure les futurs enseignants québécois, belges et français arrivent à distinguer le vrai du faux, à remettre en question les informations qui leur sont présentées.

Dans ses conclusions, il arrive au constat que les futurs enseignants québécois sont très peu formés à débusquer des éléments comme les fausses nouvelles et les théories du complot, ce qui ne les empêche pas d’avoir une pensée critique plutôt développée par rapport à leurs collègues belges et français.

Le chercheur leur a posé des questions telles que l’eau a-t-elle une mémoire moléculaire ? Un sondage mené sur le web par une chaîne télévisée est-il fiable ? L’homéopathie, ça fonctionne ?

Il a découvert que

« Le sentiment d’efficacité personnel est très bon au Québec, tout comme le niveau de pensée critique. En France, c’est l’extrême inverse. En Belgique, c’est médian. On est loin d’être mauvais. »

Il serait intéressant de mener une étude comparable auprès de futur.e.s enseignant.e.s en Suisse.

Source : Les aspirants enseignants critiques mais peu… – La Presse+

Crédit photo : Photo de l’Agence Olloweb sur Unsplash

Lecture de l’été : L’éducation n’est pas un domaine où les espoirs et les rêves sont médiocres.

Histoire de profiter de ce temps pour réfléchir avant l’action, l’été est un temps permettant de prendre le temps de lire.

Voici la lecture stimulante d’un billet de blogue de Sean Michael Morris, enseignant et pédagogue, qui base ses travaux sur ceux de Paulo Freire.

Extrait :
« The web has grown education, and in response, we’ve found ways to automate it more and more, to replicate it more effectively, to distribute it more efficiently. But the challenges of education have never been meant to be how to do it faster, bigger, better. Because while institutions may be large, learning is always small.

And so, along with my colleague Jesse Stommel, I work now to proliferatea critical digital pedagogy. This is less a response to the exacting expansion of learning out from schools and into corporations, but more a return to revolutionary ideas found in educational philosophers like John Dewey, Paulo Freire, bell hooks, Maxine Greene, and Henry Giroux. Ideas that center not just the individual, but the project of humanization. And out of critical digital pedagogy has grown a critical instructional design, which aims at realizing the possibility for learning in digital spaces that supports student agency through a practice of inquiry, empathy, and emergence.»

Traduction :

« Le Web a développé l’éducation, et en réponse, nous avons trouvé des moyens de l’automatiser de plus en plus, de la reproduire plus efficacement, de la distribuer plus efficacement. Mais les défis de l’éducation n’ont jamais été censés être comment le faire plus vite, plus grand, mieux. Parce que même si les institutions sont grandes, l’apprentissage est toujours petit.

C’est pourquoi, avec mon collègue Jesse Stommel, je travaille maintenant à la prolifération d’une pédagogie numérique critique. Il s’agit moins d’une réponse à l’expansion exigeante de l’apprentissage dans les écoles et les entreprises, mais plutôt d’un retour aux idées révolutionnaires que l’on retrouve chez les philosophes de l’éducation comme John Dewey, Paulo Freire, Bell Hooks, Maxine Greene, et Henry Giroux. Des idées qui ne centrent pas seulement l’individu, mais le projet d’humanisation. De la pédagogie numérique critique est née une conception pédagogique critique, qui vise à réaliser la possibilité d’apprendre dans des espaces numériques qui soutiennent l’action étudiante par une pratique d’enquête, d’empathie et d’émergence. »

A retenir et prolonger : il est question ici d’émancipation et d’empowerment des élèves/étudiant.e.s dans le cadre d’une pédagogie numérique critique qui réactualise/adapte la pensée de philosophes de l’éducation telle que John Dewey ou Paolo Freire. La pratique de l’enquête (Dewey) y occupe une place importante.

L’article à lire : Education is not a field for mediocre hopes and mediocre dreams

Crédit photo : Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Connaissez-vous les algorithmes du web ? – Le carnet du master « Sciences-société »

La thèse de Dominique Cardon y est que les algorithmes, loin d’être de simples procédés purement objectifs, projettent sur nos sociétés les système de valeurs mis en avant par leurs concepteurs. Ainsi les algorithmes utilisés par les grandes plateformes d’Internet ont tendance à concentrer l’attention autour de quelques individus considérés comme étant les plus méritants auxquels on accorde une visibilité disproportionnée. La société dont « rêvent » les algorithmes, pour reprendre l’expression de Dominique Cardon est donc une société méritocratique où les algorithmes, en s’adaptant au comportement de chaque internaute, reproduit les inégalités en permettant aux plus populaires, aux plus cultivés, d’augmenter encore leurs réseaux relationnels, les ressources auxquelles ils ont accès et les opportunités.

Face à ces constats, l’auteur insiste sur l’importance capitale de se pencher sur le fonctionnement des algorithmes afin de comprendre les transformations qu’ils provoquent dans nos sociétés et d’être capable de tenir un débat sur ce que nous voulons que les algorithmes fassent ou ne fassent pas, sans que cela ne soit dicté par un nombre restreint de multinationales très puissantes. C’est précisément dans cet objectif que Dominique Cardon a écrit cet essai dont l’intérêt pour le lecteur ne se limite pas aux seuls spécialistes des technologies numériques et de leurs enjeux politiques et sociaux.

Référence
Cardon, Dominique, À quoi rêvent les algorithmes: nos vies à l’heure des big data (Paris, France: Seuil : la République des idées, 2015)
— À lire sur mastersts.hypotheses.org/74

Le renard apprivoisé par les chasseurs-cueilleurs ?

 

Le renard est une espèce sauvage classée parmi les nuisibles, et pourtant…
Andamanec et Ksenia Raykova/Shutterstock , CC BY-NC-ND

Colline Brassard, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

[…]

Apprivoisés ou domestiqués ?

Rappelons-nous les paroles du Petit Prince de Saint-Exupéry : apprivoiser, c’est « créer des liens ». Il y a environ 15 000 ans, des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur se sont rapprochés de loups peu farouches, les apprivoisant sans doute pour en tirer une protection face aux prédateurs, tandis que les loups bénéficiaient, eux, d’un accès facilité à la nourriture.

Opérant progressivement une sélection artificielle sur ces animaux plus dociles que leurs congénères, les humains ont alors initié un processus de domestication, certainement en plusieurs points du globe. Ainsi, à partir du loup sauvage, l’humain a créé son ami le plus fidèle, selon l’image qu’il s’en faisait.

S’il te plaît… apprivoise-moi !
Ivan Protsiuk/Shutterstock, CC BY-NC-ND

Le renard n’a pas eu le même destin. Il est resté sauvage, peut-être parce qu’une cohabitation aurait été moins bénéfique pour nous, étant donné qu’il ne vit pas en meute et a une carrure moins imposante. Pour autant, l’humain ne peut s’empêcher de tenter de « créer un lien » avec le petit rusé, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Bien avant que Le Petit Prince n’en fasse l’expérience, il semblerait que les hommes préhistoriques tentaient déjà d’en faire leur compagnon.

En effet, de rares trouvailles archéologiques suggèrent que nos ancêtres ont pu développer une relation privilégiée avec le renard, lui attribuant un statut particulier. Ainsi, si l’on en croit les chercheurs Lisa Maher et Edward Banning des universités de Cambridge et de Toronto, la première association homme-renard en contexte funéraire daterait d’il y a 16 500 ans.

À Uyun al-Hammam, en Jordanie, un renard et un homme ont été retrouvés dans deux tombes adjacentes avec des offrandes. Selon les auteurs de l’étude, il pourrait s’agir d’un renard tué pour être enterré avec son « propriétaire » – les deux corps ayant été par la suite partiellement déplacés ensemble pour maintenir le lien qui les unissait de leur vivant –, et ce, avant même que le chien domestique ne soit présent dans la région.

D’autres cas plus récents sont rapportés, datant notamment de l’âge du Bronze, soit il y a environ 4 000 ans. Ainsi, en Alsace un renard aurait été mis en terre avec des offrandes, tandis que plusieurs renards auraient été enterrés aux côtés d’humains et de chiens dans différents sites ibériques.

Ces cas exceptionnels évoquent selon les spécialistes une tentative de rapprochement, voire de domestication, même si l’hypothèse de pratiques rituelles n’est pas à exclure. En effet, notre conception actuelle de l’animal familier peut fausser le débat. Il est possible qu’elle ne soit pas transposable à l’éventail des relations entretenues par les chasseurs-cueilleurs avec la faune sauvage qui les entourait.

[…]

Colline Brassard, Docteur vétérinaire, doctorante en anatomie fonctionnelle et en archéozoologie, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

Tenir la classe ou faire apprendre les élèves ?


A méditer :

« En situation de grande insécurité, les élèves peuvent faire pression pour rester dans les régimes les moins exigeants de ces registres. Ils apprécieront donc des enseignants qui se contentent de dérouler un cours sans surprise en garantissant, par une discipline rigoureuse, une paix qui permet d’être et de demeurer dans la forme scolaire. Si, au contraire, ils estiment que les enseignants sont supérieurs par le savoir, mais proches par le respect qu’ils leur portent, ils acceptent alors d’entrer dans des apprentissages qui exigent davantage d’eux et les émancipent. »

A lire : Claude, M. S. et Rayou, P. (2018). Tenir la classe ou faire apprendre les élèves ? Des perspectives de collégiens sur l’action conjointe des enseignants et des élèves. In Education & Didactique, 3, vol. 12, p. 125-142. Lien : https://www.cairn.info/revue-education-et-didactique-2018-3-page-125.htm

Source : Tenir la classe ou faire apprendre les élèves ? 

Crédit photo : Pixabay License. Free for commercial use. No attribution required

La grande rétrospective de Dora Maar au Centre Pompidou

Du 5 juin au 29 juillet, la plus grande rétrospective jamais consacrée à Dora Maar est exposée au Centre Pompidou à Paris. Ce doit être aussi une opportunité pour développer à l’école une histoire non genrée de l’art dans l’histoire.

Du 5 juin au 29 juillet, le Centre Pompidou accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée en France à Dora Maar, photographe surréaliste emblématique du XXe siècle. Née Henriette Theodora Markovic, le 22 novembre 1907 à Tours, elle étudia à l’Académie Julian à Paris. C’est ici qu’elle fit la rencontre des artistes du mouvements surréaliste et en épousa l’esthétique.

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Le succès de Dora Maar fut posthume, l’époque ne laissant pas la place aux femmes de s’exprimer artistiquement et sa relation avec Picasso l’ayant menée à quitter la photographie. Une relation complexe et controversée dont elle sortit détruite.

Après sa mort en 1997, ses travaux ont été redécouverts et exposés dans plusieurs lieux, sans pour autant qu’une rétrospective de grande ampleur lui soit consacrée.

Cette exposition ne fait que de lui rendre justice, à elle ainsi qu’à toutes les artistes largement et injustement minorées toutes époques confondues. Un important travail reste à faire pour que nos enseignements intègrent les questions de genre, y compris dans les aspects culturels. Ainsi, les commémorations des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci devraient également être l’occasion de mettre en évidence le statut des femmes artistes de la Renaissance et de mettre en situation leurs réalisations.

Source et informations : La grande rétrospective de Dora Maar au Centre Pompidou | Lense. Crédit photo : @Dora Maar.

La voix de Frida Kahlo dévoilée dans un enregistrement inédit | Courrier international

La Phonothèque nationale du Mexique a rendu public un enregistrement de la voix de l’artiste, jamais entendue auparavant.

Dans l’enregistrement, l’artiste peintre morte en 1954 à l’âge de 47 ans récite des fragments d’un texte écrit en 1949 pour décrire son mari Diego Rivera, un célèbre peintre mexicain également.

Ses épaules enfantines, étroites et rondes, se terminent par des mains merveilleuses, petites et finement dessinées, sensibles et subtiles comme des antennes qui communiqueraient avec l’univers entier. Il est étonnant que ces mains aient tant peint et qu’elles travaillent encore infatigablement. »

L’enregistrement de la voix de Frida Kahlo a été découvert en janvier dernier par le directeur de la Phonothèque nationale, Pavel Granados, en voyage à Huamantla, dans le centre du Mexique. L’enregistrement provient d’une émission consacrée en 1956 à Diego Rivera par le conférencier Álvaro Gálvez y Fuentes, dit « El Bachiller ». La bande originale a été numérisée et sera conservée à la Phonothèque nationale du Mexique.

Source : La voix de Frida Kahlo dévoilée dans un enregistrement inédit | Courrier international. Crédit photo : Tomas Bravo / REUTERS

Archéologie de la vie quotidienne pendant la Grande Guerre : un camp allemand | Inrap

L’archéologie ne se limite, de loin pas, à améliorer notre connaissance du passé très ancien. En voici un exemple en lien avec l’étude de la Première Guerre mondiale.

Une équipe d’archéologues de l’Inrap exhume actuellement des vestiges de la Première Guerre mondiale, près de Reims. Sur 4,5 hectares, cette fouille de l’Inrap, prescrite par l’État (Drac Champagne-Ardenne), est réalisée en amont de la construction d’une zone d’activités par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims-Epernay.

Mises en oeuvre pour l’étude de vestiges de l’âge du Fer et de la période gallo-romaine, ces recherches ont aussi permis la découverte d’un camp de soldats allemands à l’arrière du front. Peu de camps de seconde ligne ont été fouillés à ce jour alors qu’ils documentent un quotidien différent de celui des premières lignes

Actualité | Archéologie de la vie quotidienne pendant la Gra… | Inrap

Crédit photo : Inrap

Gallica et Wikisource désormais liés | Le blog de Gallica

Désormais, Gallica a un bouton Wikisource, vous permettant d’accéder à l’édition améliorée par les Wikisourcien.ne.s.

En 2010, la BnF a soumis à Wikisource près de 1500 ouvrages numérisés, images de pages et textes issus de la reconnaissance optique de caractères (OCR), comme évoqué dans ce précédent billet. Ce partenariat a donné lieu à de nombreuses actions de correction de la part des Wikisourciens et la mise en ligne des textes corrigés.

Aujourd’hui, Gallica valorise ce travail contributif en signalant, sur la page des documents Gallica concernés, la présence dans Wikisource de l’édition corrigée (ou en cours de correction).

Source : Gallica et Wikisource désormais liés | Le blog de Gallica

Source image en-tête : Alphabet des jeux, Capendu, Paris, 1890.