Réfléchis avant de poster (Think Before You Post)

Réfléchis avant de poster (Think Before You Post) est une campagne de sensibilisation auprès des élèves américains.
Simple et efficace. Même pour des non anglophones.

Ce spot fait partie de la campagne Don’t Believe The Type. Think Before You Post est le 8e danger recensé par le site et le programme de sensibilisation.
Ce spot doit aussi nous inviter à véritablement former les élèves à l’utilisation des technologies. Des outils existent, tels ceux proposés par le Clemi en France. On peut consulter aussi « Pour aller plus loin » sur la page Blog de ce site. Mon carnet de liens à la rubrique « Education&Médias » propose encore d’autres liens.
MAIS cela suppose avant tout que l’institution scolaire et les enseignant-e-s évitent d’adopter la politique de l’autruche en rejettant la faute sur « l’internet ». Un minimum de culture technologique est nécessaire ainsi que leurs utilisations dans le cadre scolaire au-delà de la maîtrise par les élèves d’un traitement de texte/tableur ou d’une simple collecte d’informations.
Il s’agit d’éduquer aux médias, c’est-à-dire l’apprentissage de leurs spécificités, de leur langage et de leur maîtrise communicationnelle dans une démarche comportant trois axes indissociables :

– donner à voir
– donner à faire
– donner à réfléchir.

Liens (06.04.2007)

Et si on sortait des exercices bêtes et stupides de conversion entre chiffres arabes et chiffres romains dans nos cours d’histoire pour s’intéresser véritablement à leur histoire dans une véritable démarche interdisciplinaire?

Liens (05.04.2007)

Histoire : Enseignement

Histoire-géo : Profs et élèves : un seul lit pour deux rêves (l’Expresso du 5 avril 2007)
Profs et élèves vivent-ils la même leçon en cours ? Nicole Braxmeyer et Jean-Claude Guillaume nous donnent une rare occasion de sonder les attentes, les intentions, les motivations des professeurs d’histoire-géographie de collège. Plus rare encore, à coté des 113 enseignants interrogés, leur étude a consulté près de 3 000 élèves ce qui permet un exceptionnel croisement.

Compte-rendu du Café pédagogique : L’Histoire enseignée : celle vue par les profs et celle vécue par les élèves.

L’étude de la DEPP (ministère) : Image de la discipline et pratiques d’enseignement en histoire-géographie et éducation civique au collège. Les dossiers évaluations et statistiques – D.E.P.P. – N°183. Mars 2007.L’étude

Historiographie / Publications

Le Monde.fr : François Furet, la révolution oubliée

Histoire : Média et technologies

AHC: Bienvenue :Association Histoire et Informatique (H&I). Site en français et en allemand.

GeschichteLernenMitWikisUndWikipedia < Geschichte < Campus : Apprendre l’histoire avec un/des Wikis et Wikipedia. Cours. Langue : allemand

hist.net: Home : Portail l’histoire et les nouveaux médias. Site suisse. Langue : allemand

TDC : L’Histoire au cinéma

Le numéro de TDC-Textes et Documents pour la Classe daté du 15 mars consacre un volumineux dossier à la problématique de L’Histoire au cinéma.

Au sommaire, après une introduction du spécialiste Christian Delage, des approches théoriques (« Enseigner l’Histoire par le cinéma » par Christophe Rabu), des études de cas, des séquences pédagogiques, une bibliographie.

Je signalerai l’article de Raphaëlle Moine (Paris X) intitulé : « La fonction mémorielle du film d’époque« . Définissant comme un genre à part entière la « fiction patrimoniale » (qui réunit « film historique » et « film en costume »), elle analyse sa (re)naissance au début des années 1980, après une éclipse d’une vingtaine d’années, (les Jean de Florette, Cyrano de Bergerac, Germinal… « ont [alors] pour mission d’être le ciment d’une nation ébranlée par les premiers échecs de la politique sociale de la gauche » mais sont aussi « les ambassadeurs de l’identité nationale à l’étranger« …), et un succès qui semble ne pas devoir se démentir à l’orée du XXIème siècle.

[TDC, L’Histoire au cinéma, N° 932, 15 mars 2007]

BP110 – Compléments 4e séance

Le billet suivant permet de faire le point sur vos questions de notre dernière séance :

  • la question du mythe de l’homme des cavernes

L’expression Homme des cavernes est elle-même erronée car les Humains préhistoriques n’ont jamais vécu dans les parties reculées des grottes et ont aussi habité dans des régions qui en étaient totalement dépourvues (Afrique de l’Est par exemple). Ils ont souvent mis a profit les abris-sous-roche et les porches de grottes pour implanter leurs habitats mais il ne faut pas perdre de vue que les sites archéologiques se sont mieux conservés dans de tels contextes et y ont également été recherchés préférentiellement. (article Homme des cavernes de Wikipedia).

On pourra compléter avec l’article Homme des cavernes du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) qui reconstitue l’origine moderne de ce mythe, les étapes de son développement ainsi que l’histoire de certaines découvertes propres à la Suisse.

A noter que comme indiqué lors du cours, hormis la localisation des premières découvertes permettant d’accréditer quelque peu ce mythe, les origines de cette mythologie est bien à chercher dans la tradition antique qui d’Homère à Lucrèce en passant par Platon consacre la caverne comme premier habitat de l’homme (primitif).

  • l’homme de Néanderthal chasssait-il l’ours?

La présence de l’ours, voire d’une espère de l’ours des cavernes, simultanément à l’existence de l’homme de Néaenderthal est établie. Mais l’homme de Neanderthal chassait-il l’ours? Probablement, mais certainement en évitant les ours adultes mâles de grandes taille.

Par ailleurs, un débat a-t-été initié pour déterminer si l’homme de Néanderthal avait ébauché un «culte de l’ours», car certaines structures de pierre comprenaient un ou plusieurs crânes d’ours et faisaient penser à des «sacrcophages». Aujourd’hui, cependant, la plupart des préhistoriens et des géologues estiment que la disposition de ces crânes est le fruit du hasard et des évolutions géologiques. (article Ours des cavernes de Wikipedia)

Par ailleurs, herbivores et bovidés sont les principaux animaux chassés par l’homme de Néanderthal. La pratique ponctuelle d’un charognage actif (accès primaire à la carcasse en écartant les prédateurs ou en recherchant les animaux morts dans des pièges naturels) a également été évoquée.

(article Homme de Néanderal de Wikipedia)

  • A-t-on retrouvé des habits en peaux pour l’homme de Néanderthal?

Formellement non. Par contre, la découpe de peaux est établie. A vous de voir…

  • L’homme de Néanderthal parlait-il?

Pendant longtemps, l’aptitude physique au langage articulé des néanderthaliens a été controversée. En 1983, la découverte d’un os hyoïde néanderthalien très semblable à l’homme moderne a été découvert en Israël à Kébara. L’os hyoïde est un petit os qui maintient la base de la langue et qui est indispensable à l’élocution.

D’après une récente étude de l’os hyoïde de Kébara, le larynx des Néandertaliens aurait été plus court que celui des hommes modernes. Le ton moyen émis par les Néandertaliens aurait donc été plus haut et plus aigu que chez Homo sapiens, à l’opposé des grognements simiesques que leur attribue l’imagerie populaire. (article Homme de Néanderal de Wikipedia)

Par ailleurs, l’article de Wikipedia présente l’état des hypothèses concernant l’extinction de l’homme de Néanderthal. Cet article peut être recommandé sur la base des notes et références qu’il comporte et du label «de qualité» qui lui est attribué.

Liens (04.04.2007)

Aujourd’hui, le lien présenté est en lien avec certaines conditions de réussite de la mémorisation. Certainement à retenir pour des séquences d’enseignement magistral.

Liens (03.04.2007)

Les liens du jour contenteront plus particulièrement soit les étudiants du BP110-Faire de l’histoire aujourd’hui, soit ceux du M078-Transposition didactique en histoire. En effet, tant Marc Bloch que Langlois/Seignobos, nous éclairent sur le travail de l’historien à différentes époques et sur la signification du métier d’historien.

Pour leur part, les deux articles relatifs à des personnages figurant au Panthéon des Explorateurs, nous invitent à proposer des séquences d’enseignement où les certitudes d’un récit historique traditionnel font place à un véritable travail d’enquête historique fait d’hypothèses, de recherches et de débats. Ces deux articles sont évidemment à confronter avec d’autres articles et ouvrages à nature scientifique, mais ils permettent de poser les termes d’une problématique.

BP110 – Troisième et quatrième séances (26.03 et 02.04.2007)

Tout d’abord, les dias utilisés lors de ces deux séances de cours :

  1. Dias troisième séance (format .pdf)
  2. Dias quatrième séance (format .pdf)

Pour un prolongement aux questions relatives à la préhistoire :

Pour la prochaine séance –> A lire dans le polycopié (+ répondre aux questions)

  • Comment aborder l’Antiquité aujourd’hui ? et Que dire du monde antique à l’école (extraits) pages 213 à 216 du polycopié
  • Maîtriser le temps – Entretien avec Jacques Le Goff et Pour un long Moyen Âge (J. Le Goff) pages 221 à 222 du polycopié

Enzo Traverso : « Renvoyer dos à dos le nazisme et le stalinisme est un anachronisme »

A feu et à sang. De la guerre civile européenn
En complément à un précédent billet Publications, un extrait de l’interview accordé par Enzo Traverso à la revue Politis du 22 mars 2007. Cet interview fait suite à la publication de son ouvrage À FEU ET À SANG. De la guerre civile européenne (1914-1945) Stock, « Un ordre d’idées », 370 p.

Dans cet extrait, Enzo Traverso revient sur la question du fascisme et de l’anti-fascisme dans l’entre-deux-guerres :

Cette guerre civile se poursuit avec l’avènement des fascismes. Or, le regard sur l’antifascisme fait depuis l’objet de débats importants…

J’appartiens à cette catégorie d’historiens pour lesquels le fascisme et l’antifascisme ne sont pas seulement des catégories historiques mais aussi un héritage actuel et vivant pour la définition des démocraties dans lesquelles nous vivons. Je pense en effet qu’une Europe démocratique qui n’aurait pas tiré les leçons de l’anéantissement de la démocratie par le fascisme serait bien fragile. Récuser l’antifascisme, comme le font certains historiens d’orientation libérale ­ par exemple François Furet ­, fragilise donc nos démocraties, qui ont trouvé leurs raisons d’être dans le combat contre le fascisme. Mais cela implique aussi pour les historiens une réflexion et un travail d’historicisation critiques sur cette expérience historique, visant à reconnaître les contradictions et les limites de l’antifascisme. Une de ses limites a bien sûr été sa relation de complicité avec le stalinisme, qui fut le fait parfois d’une simple incompréhension de la véritable nature de ce dernier, parfois d’une complicité assumée, parfois encore d’une attitude de complaisance avec lui, considérée comme un prix à payer en dépit de tout ce qu’on pouvait connaître.

Une autre limite se trouve dans l’incompréhension de la nature exterminatrice de l’antisémitisme nazi, même si cette incompréhension a frappé la culture européenne dans son ensemble. Il faut ajouter que cela ne permet en rien de plaquer sur le conflit entre fascisme et antifascisme des lectures rétrospectives projetant des catégories de notre temps. Je ne crois pas non plus qu’on puisse analyser ce conflit à la lumière de la notion de totalitarisme, en y plaquant l’opposition totalitarisme/antitotalitarisme. En effet, si on contextualise les postures de l’époque, on voit bien que les (rares) « antitotalitaires » qui renvoyaient alors fascisme et stalinisme comme deux visages d’un même totalitarisme se condamnaient non seulement à l’isolement mais aussi à l’impuissance. C’est pourquoi je parle dans mon livre d’anachronisme vis-à-vis de ceux qui tentent de défendre aujourd’hui cette thèse. Les figures les plus lucides de la culture libérale de l’époque ont en effet fait un choix : Raymond Aron a décidé d’aller à Londres et de rejoindre le camp allié à l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie…

BP110 – Compléments à la deuxième séance (19.03.2007)

Les extraits utilisés lors de notre séance du lundi 19 mars 2007 figurent tous dans l’ouvrage suivant :  Delacroix Ch.  (2003). Histoire et historiens en France depuis 1945. Paris: Association pour la diffusion de la pensée française, 319 p.

Le texte de Fernand Braudel [extrait de La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II] se trouve aux pages 61 à 63. L’extrait de Camille-Ernest Labrousse [La Crise de l’économie française à la fin de l’Ancien Régime et au début de la Révolution] prend place aux pages 66 à 69. Pour l’extrait de Dimanche à Bouvines de Georges Duby vous le trouverez aux pages 143 à 145. Enfin, Jean-Pierre Rioux et son Introduction: un domaine et un regard figurent aux pages 270-273.

Pour celles et ceux qui désireraient en savoir plus relativement à la question des courants historiographiques de 19e et 20e siècle, je vous recommande les trois ouvrages suivants :
– Bourdé G., Martin H. (1997). Les écoles historiques. Paris: Points Seuil
– Delacroix Ch., Dosse Fr., Garcia P. (2005). Les courants historiques en France (19e-20e siècle). Paris: Armand Colin
– Ruano-Borbalan J.-Cl. (coordonné par) (1999). L’histoire aujourd’hui. Nouveaux objets de recherche – Courants et débats – Le métier d’historien. Auxerre: Editions Sciences humaines.

Par ailleurs, une synthèse en ligne de l’ouvrage de Ch. Delacroix (2003). Histoire et historiens en France depuis 1945. est disponible en ligne : http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/histoire/

De plus, à la suite de notre deuxième séance de cours, vous trouverez den annexe les dias utilisés lors de cette séance figurent: Dias 2e séance (format .pdf).
En outre, en complément au travail réalisé à partir de textes d’historiens, ceux qui aimeraient en savoir plus sur ces quatre historiens étudiés pourront consulter les sites suivants :

1) Fernand Braudel :
– Le modèle de Braudel  
– Braudel, Fernand (1902-1985). Article du Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, dirigé par Jacques Lévy et Michel Lussault, 2003.
– Fernand Braudel et la longue durée. 
2) Camille-Ernest Labrousse :
– Histoire et historiens – adpf : Camille-Ernest Labrousse, le traducteur de Simiand
3) Georges Duby :
– Presentation: Georges Duby, Le dimanche de Bouvines 
– Georges Duby a su pénétrer l’altérité du Moyen-Âge
– Georges Duby historien esthète du Moyen Age
– Georges Duby : vers une autre histoire
4) Jean-Pierre Rioux :
–  Jean-Pierre Rioux – Wikipédia
– Un entretien avec Jean-Pierre Rioux
– Histoire culturelle – Wikipédia

Enfin, un texte complémentaire relativement à l’utilisation des sources en histoire : L’histoire se fait avec des sources.

Liens (18.03.2007)