Ludovia#CH22 (11-13.04.2022): ouverture des inscriptions en ligne

Du 11 au 13 avril 2022, la quatrième édition de LUDOVIA#CH revient à Yverdon-les-Bains. 

Avec son thème « Vivre et apprendre dans un monde num’éthique », cette édition pose la question des comportements et des usages numériques responsables et éthiques dans notre utilisation de ces outils au quotidien et dans une perspective citoyenne.

Vivre à l’ère des réseaux sociaux, des objets connectés, des voitures autonomes, ou des robots, nécessite ainsi l’adoption d’un certain nombre de comportements responsables et notamment chez les jeunes comme les moins jeunes. En d’autres termes, il s’agit pour tout citoyen•ne de comprendre que ses actes “virtuels” ont ou auront des répercussions “réelles” sur sa vie et sur celle des autres.

LUDOVIA#CH, c’est sur deux jours et demi plusieurs formats d’échanges pour mieux interagir et partager : 

  • une conférence inaugurale le lundi soir par la Prof. Divina Frau-Meigs, Université Paris III, Education aux Médias et à l’Information: plus qu’un signal éthique;
  • cinq sessions d’ateliers sur deux jours (mardi/mercredi) couvrant la scolarité obligatoire jusqu’aux Hautes Écoles;
  • 12 communications dans le cadre du colloque scientifique du lundi au mercredi;
  • une session spéciale mémoires – jeunes chercheurs le mercredi après-midi avec les contributions d’étudiant•es de la HEP-VD et de la HEIG-VD;
  • un Séminaire Établissements numériques (mercredi matin) plus particulièrement dédié aux directions d’établissement consacré cette année à la question du leadership au service de la citoyenneté numérique et au stratégie de développement et de mise en œuvre de cette éducation dans les établissements scolaires;
  • deux événements associés le mardi, le premier consacré à la formation des personnes-ressources numériques et le second intitulé Enseigner l’histoire à l’ère des Humanités digitales;
  • une conférence du Prof. Cédric Fluckiger consacrée à « L’éducation numérique confrontée aux usages des élèves, suivie d’une table ronde sur le développement des pratiques num’éthique au quotidien avec des étudiant•es de la HEP-VD et de la HEIG-VD (mardi après-midi); 
  • un OFF le mardi soir avec son Auberge espagnole et sa séance Pechakucha sur le thème Mon école num’éthique.

Ludovia#CH est co-organisé par la HEIG-VD et la HEP Vaud.

Le programme et les informations pratiques : https://www.ludovia.ch

Pour s’inscrire : https://www.conftool.com/hepvd-ludovia

Cours GDH : Une nouvelle histoire des techniques et leurs imaginaires, approche transpériodique (12-13.05.2022)

Les journées annuelles de formation continue du GDH (Groupe d’étude de la Didactique de l’Histoire de la Suisse romande et du Tessin) auront lieu avec la HEP-Vaud à Lausanne : ce cours fait partie des cours de formation continue attestée.

Le GDH propose, à l’occasion de son 24ème cours de formation un questionnement. À l’heure de mutations techniques fortes, voire de mutations anthropologiques, comme l’intelligence artificielle et la robotisation de nos environnements quotidiens, sociaux, qu’en est-il des discours, des enjeux et des représentations que les époques antérieures ont connu face à ces bouleversements : le monde antique et la disparition de l’esclavage en Europe chrétienne ; le monde médiéval et l’essor des énergies renouvelables ; le monde industriel et les énergies fossiles pour prendre quelques grands moments de basculements technologiques et énergétiques.

Jusqu’à récemment, l’histoire des techniques était plutôt une histoire positive, une histoire de ce qui avait « marché », ce qui avait été accepté, plus ou moins de bon gré, dans les cadres économiques, sociaux et mentaux des sociétés. Mais qu’en est-il des usages de la technique ? Les techniques les plus connues sont-elles toujours les plus efficaces ? On s’aperçoit alors que les technologies sont très ancrées dans les enjeux sociaux forts et puissants des rapports de force, des contextes socio- historiques donnés. De même, comment l’Occident s’est-il attribué d’autres savoirs techniques, pour ensuite, exporter, imposer son univers technologique dans le cadre extra-européen, celui du monde colonial ?

C’est à partir de ce questionnement que le cours proposera des études de cas historiques, des réflexions didactiques et des pistes d’exploitation en classe.

Le délai d’inscription est fixé au 8 avril 2022. Le cours est gratuit pour les enseignant·e·s vaudois·e·s, il vous suffit de demander congé à votre direction d’Établissement qui devrait vous l’accorder puisque la validation de cette formation est certifiée par la HEP Vaud.

Les collègues des autres cantons établissent leur procédure habituelle.

De plus, hors formation, mais en lien avec la thématique, le GDH organise une conférence-débat le mercredi 11 mai à 19h30 sur « Qu’est-ce qu’une révolution technologique ? » au Palais de Rumine entre Jean-Paul Demoule, préhistorien et Rémy Rieffel, sociologue du numérique. Cet événement est public et gratuit.

Pour les deux journées de formation les 12 et 13 mai 2022 inscrivez-vous (délai 8 avril) avec le lien HEP suivant :

https://is-academia.hepl.ch/imoniteur_ISAHEP/docs/!itfHEPFiches.pdf/21- SHS141.pdf?id=700956778 

La propagande nazie et la « guerre des cartes » | visionscarto

La cartographie a été un instrument important de la propagande nazie. Bien que principalement destinée à la population allemande, elle a aussi été massivement diffusée à l’étranger. Visionscarto propose d’explorer ici un atlas de guerre allemand publié en 1941 aux États-Unis, dans lequel sont exposés et justifiés les points de vue nazis sur le déclenchement et les débuts de la Seconde Guerre mondiale.
Visionscarto s’attarde à la fois sur les types d’informations utilisés et les principaux procédés graphiques mis en œuvre. Il souligne aussi que cet atlas conduisit les chercheurs américains aux premières réflexions théoriques sur les cartes comme moyens de communication.

Couverture de la version anglaise de l’atlas The War in Maps 1939/40 de Giselher Wirsing (dir.) avec Albrecht Haushofer, Wolfgang Höpker, Horst Michael et Ulrich Link, publiée à New York en 1941 par la German Library of Information (Bibliothèque allemande d’information). Ce n’était pas très courant à l’époque, mais il y a aussi les noms des dessinateurs cartographes (Ernst Adler et Alois Moser).

La publication de The War in Maps (et de quelques autres cartes insérées par exemple dans Facts in Review) a des conséquences immédiates aux États-Unis, mais pas celles qu’espéraient les auteurs : elle fait prendre conscience de l’importance des cartes comme outils de communication et de propagande. La cartographie devient un média de masse, qui peut déformer la réalité et transmettre non seulement des faits, mais aussi des idées, des doctrines, des politiques, des visions de l’avenir. Les années 1940 sont un tournant pour la discipline cartographique : de nombreux articles sont publiés aux États-Unis entre 1941 et 1949, abordant le thème de l’usage des cartes par la propagande (Quam, 1943 ; Boggs, 1947 ; Thomas, 1949). Le premier et le plus célèbre est celui qu’écrit en 1941 Hans Speier, un sociologue allemand qui a émigré à New York en 1933. Son article, intitulé « Géographie magique » est une réponse directe à l’atlas The War in Maps.

La propagande nazie et la « guerre des cartes » – Gilles Palsky – Visionscarto

L’atlas en version anglaise – The War in Maps 1939/40, publié par la German Library of Information à New York (1941) – est téléchargeable en bonne définition sous la forme d’un fichier pdf sur le site de l’université du Texas (Perry-Castañeda Library Map Collection).

La version allemande de 1942 – Der Krieg 1939/41 in Karten est disponible sur le site de la collection cartographique David Rumsey.

Lire l’article : La propagande nazie et la « guerre des cartes » – Gilles Palsky – Visionscarto

Un voyage à travers la Suisse en 1608 – Musée national – Blog sur l’histoire suisse

Consommation d’alcool, bains publics, mode, rapport à la mort: les étonnantes observations de Thomas Coryate (1577 – 1617), explorateur anglais qui visita la Suisse au début du XVIIe siècle.

La Suisse n’a pas toujours été une destination touristique prisée. Avant qu’aux XVIIIe et XIXe siècles, les amoureux de la nature puis les touristes ne déferlent en masse dans les Alpes, l’ancienne Confédération était davantage considérée comme un lieu de transit assez pénible. Rien d’étonnant puisqu’autour de 1600, notre pays n’avait aucune curiosité majeure à offrir aux visiteurs: point de cour princière, des villes plutôt petites… Quant à la traversée des Alpes, elle était réputée dangereuse et difficile. De toute façon, le voyage en soi pour le plaisir de la découverte de nouveaux lieux et la rencontre de personnes différentes étaient quasiment inconnu à l’époque.

Il y avait cependant déjà quelques pionniers qui, mus par la curiosité et la soif d’aventure, partaient explorer des pays étrangers. C’est le cas de l’Anglais Thomas Coryate (1577 – 1617), que ses pérégrinations à travers l’Europe amenèrent à visiter la Confédération en 1608. Un bref compte rendu de voyage, pittoresquement intitulé Coryats crudities: Hastily gobled up in five moneths travells […] (en français, «Les crudités de Coryate: avalées à la hâte au cours d’un voyage de cinq mois […]»), nous livre ses observations. Publié en 1611, cet opuscule était dédié à son protecteur, le prince anglais Henry Frederick.

— Lire la suite : blog.nationalmuseum.ch/fr/2022/02/un-voyage-a-travers-la-suisse-en-1608/

« Comment écrire l’histoire aujourd’hui ? » – Un cycle de conférences à (ré)écouter et (re)voir

Le Service histoire du département Philosophie, histoire, sciences de l’homme de la BnF a proposé de septembre à décembre 2021 un cycle de conférences intitulé : _Comment écrire l’histoire aujourd’hui ?_Reconstruire le passé entre faits et interprétation.

Ce cycle a été élaboré en partenariat avec Denis Forest, Professeur de philosophie et d’histoire des sciences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il invitait historiennes et historiens à exposer leurs méthodes et outils de travail, afin d’interroger la façon dont ils écrivent l’histoire, entre faits et interprétation.

En quoi la reconstruction du passé peut-elle avoir une prétention «[explicative » ? De quel type d’explication s’agit-il ? Histoire croisée, apport des sciences expérimentales, histoire contrefactuelle, histoire environnementale… Ce cycle a été l’occasion de présenter une diversité de méthodes et disciplines utilisées aujourd’hui pour écrire l’histoire.

LA BNF propose de retrouver sur sa page « Médiathèque » de la BnF l’ensemble des conférences en audio ou vidéo.

Pour regarder les conférences en ligne :

Soirée inaugurale : 29 septembre 2021
« Écrire l’histoire aujourd’hui : Quels sources et objectifs dans la reconstruction du passé ? »

Avec Anne Cheng, professeure au Collège de France, Mathilde Larrère, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Gustave Eiffel, et Benjamin Stora, professeur des universités et ancien président du Conseil d’orientation du Musée de l’immigration.
Soirée animée par Jean Lebrun, agrégé d’histoire, chroniqueur et producteur à France Inter.

2e conférence : 13 octobre 2021
« L’histoire croisée. Sources, données et témoignages d’après l’exemple franco-allemand »

Avec Claire Gantet, professeure d’histoire moderne à l’université de Fribourg (Suisse), et Mareike König, directrice adjointe de l’Institut historique allemand à Paris.

3e conférence : 20 octobre 2021
« « Et si ..? ». Introduction à l’histoire contrefactuelle et à l’étude des possibles du passé »
Avec Quentin Deluermoz, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris, et Pierre Singaravélou, professeur d’histoire contemporaine au King’s College London et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

4e conférence : 1er décembre 2021
« Quand la médecine et l’archéologie explorent l’histoire : L’apport des sciences expérimentales pour comprendre le passé »
Avec Philippe Charlier, médecin, anthropologue, archéologue, directeur du département de la recherche et de l’enseignement au musée du Quai Branly – Jacques Chirac ; et Jean-Paul Demoule, archéologue, préhistorien, professeur émérite de protohistoire européenne à l’université Paris 1 et ancien président de l’Inrap.

5e conférence : 1er décembre 2021
« D’autres récits en histoire ? Introduction à l’histoire environnementale »
Avec Grégory Quenet, professeur en histoire de l’environnement, université UVSQ-Paris Saclay et titulaire de la chaire Laudato si’ «[Pour une nouvelle exploration de la Terre[» au Collège des Bernardins.

6e conférence : 15 décembre 2021
« Qu’est-ce qu’une explication historique ? Whewell, Hempel et nouse»
Avec Denis Forest, professeur de philosophie et d’histoire des sciences à l’université Paris 1 et membre statutaire de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques.

Source de l’information : histoirebnf.hypotheses.org

Documentaire – Paul Grüninger, traître à la patrie puis héros | RTS

Décédé il y a tout juste cinquante ans, Paul Grüninger aurait dû être un héros mais il est pourtant devenu un paria. « Coupable » d’avoir sauvé des milliers de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale en les laissant rester en Suisse, il a tout perdu. C’est cette histoire que retrace le documentaire « L’affaire Grüninger » diffusé cette semaine sur la RTS.

>>Voir le documentaire « L’affaire Grüninger », de Richard Dindo (Suisse, 1997) (En ligne jusqu’au 25.04.22).

L'affaire Grüninger [RTS]
L’affaire Grüninger / Sur les Docs / 96 min. / mercredi à 23:12 

En 1938, alors que l’Allemagne nazie a déjà annexé l’Autriche, le Conseil fédéral décide de fermer les frontières suisses aux réfugiés juifs. A l’époque, Paul Grüninger est déjà chef de la police cantonale de Saint-Gall et pour lui, il est hors de question d’abandonner ces gens à leur sort.

Durant des mois, il va les laisser entrer, allant jusqu’à suggérer la falsification de leur date d’arrivée pour qu’elle soit antérieure à août 1938. Cet homme leur a sauvé la vie, mais il sera démis de son poste, chassé de son logement puis condamné. Il ne sera réhabilité, à titre posthume, qu’à la toute fin du siècle dernier.

>> Lire aussi: Paul Grüninger, traître à la patrie puis héros

Enquête sur une photographie

A l’été 2009 l’historienne américaine Wendy Lower travaillait aux archives du musée-mémorial de l’Holocauste à Washington DC (États-Unis) lorsqu’elle fit connaissance avec deux jeunes journalistes venus de Prague. Ils lui confièrent une photographie du front de l’Est pour l’expertiser.

Si la documentation photographique de la Shoah est particulièrement importante, peu nombreuses sont les images qui saisissent les tueurs dans l’instant même de leur acte. Une dizaine, tout au plus, ont refait surface. Celle-là pose de nombreuses questions : quelle est l’identité des Allemands et des Ukrainiens, celle du témoin, celle des victimes ? Dans quelles conditions et avec quelle intention la photographie a-t-elle été prise ? Surtout quand on sait qu’à partir de l’été 1941 l’armée allemande cherchait à interdire à ses combattants de photographier les violences contre les civils par crainte de l’usage que les propagandes alliées pourraient faire de ces images. Et, finalement, quelle est la responsabilité d’une historienne, lorsqu’elle tient en main l’évidence d’un crime où aucun des visages n’est dissimulé ?

Source : Enquête sur une photographie

Les leçons de Munich par Netflix

Nul doute que l’invasion de l’Ukraine par la Russie donnera lieu à un intérêt encore plus grand au nouveau film de Netflix The Edge of War consacré aux accords de Munich et à Neville Chamberlain, présenté sous un jour extrêmement favorable (c’est le moins qu’on puisse dire).

Mais, en analysant le film et en le déconstruisant son propos, cet article propose surtout que nous réfléchissions de plus près aux raisons pour lesquelles Hitler a été attrayant pour les élites d’autres pays et à ce qu’il pourrait dire en termes de fonctionnement de la politique étrangère loin des gros titres jusqu’à nos jours.

Neville Chamberlain (Jeremy Irons) brandit un document promettant la paix entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne nazie. Munich : The Edge of War.

Extrait traduit :

Lorsque les gens souhaitent une réponse plus belliqueuse à un conflit international, ils accusent souvent leurs adversaires de ne pas reconnaître les leçons de « Munich ». Nous entendons cela de la part de certains conservateurs canadiens en ce qui concerne la réponse du Canada à la menace d’une invasion russe de l’Ukraine. L’hypothèse dans leur utilisation de « Munich » est que les dirigeants britanniques et français ont « apaisé » Hitler en septembre 1938 en approuvant son plan de s’emparer de la région des Sudètes en Tchécoslovaquie et en ignorant sa saisie antérieure de l’Autriche. Mais cela suppose que les hommes qui négociaient avec Hitler à Munich méprisaient ses objectifs, mais cèdent pour préserver une paix impossible. En fait, il existe des preuves que le Premier ministre britannique Neville Chamberlain et son gouvernement ont soutenu l’objectif d’Hitler de conquérir l’Europe centrale et orientale, puis d’envahir l’Union soviétique, à condition qu’il laisse les nations d’Europe occidentale et leurs colonies seules. Le nouveau film Netflix Munich : The Edge of War, comme une grande partie du travail historique sur l’événement et sur Chamberlain, ignore cette possibilité.

L’article : http://activehistory.ca/2022/02/31576/

Données probantes à l’appui d’un enseignement centré sur l’enseignant (partie 2) | Larry Cuban

Dans ce billet Larry Cuban s’intéresse à l’enseignement magistro-centré  et constate que l’instruction directe a été et reste omniprésente dans les cours des enseignants. Pour beaucoup d’enseignants, mais pas tous, c’est le seul moyen d’enseigner. Cependant, cet historien de l’éducation souligne que l’observation dans les classes montre que c’est plus complexe et que les enseignants hybrident leur enseignement. Sa conclusion (traduction): 

Au cours de mon étude des méthodes d’enseignement depuis la fin du 19e siècle, de mes observations récentes dans des salles de classe et de nombreuses autres études sur l’enseignement, il m’est apparu clairement que la plupart des enseignants (et des formateurs d’enseignants) mélangent des techniques centrées sur l’enseignant et sur l’élève dans leur répertoire de cours. Ces mélanges diffèrent selon la discipline scolaire, l’âge des élèves, les croyances sur la façon dont les élèves apprennent et d’autres facteurs, mais les approches hybrides sont dominantes. Ainsi, les chercheurs ont beaucoup de mal à étudier les effets de stratégies d’enseignement particulières en raison du mélange des deux approches dans de nombreuses salles de classe.


Voilà une énigme à laquelle les chercheurs universitaires, dont beaucoup travaillent dans des départements universitaires et des écoles d’éducation, doivent trouver une solution. Même avec un penchant intellectuel décidé en faveur d’un enseignement centré sur l’étudiant, les chercheurs universitaires devront faire face à des preuves vieilles de plusieurs décennies selon lesquelles la parole de l’enseignant dépasse toujours celle de l’étudiant dans les cours. De telles preuves sur le terrain ne peuvent évidemment pas répondre à la question évidente : quel est le rapport idéal entre le pourcentage de parole de l’enseignant et celui de l’élève dans une leçon enseignée à l’aide d’un « enseignement direct » ou d’une discussion en classe entière, et une leçon enseignée à l’aide d’activités en petits groupes, d’un apprentissage coopératif ou d’un apprentissage par projet ?


Est-ce 80-20 ? 70-30 ? 60-40 ? 50-50 ?


D’autres questions se posent également : quels sont les types de discours de l’enseignant (par exemple, poser des questions, donner des cours sur le contenu, faire des expériences, revoir les devoirs) ? Quels sont les différents types de discours des élèves au cours d’une leçon (par exemple, répondre aux questions de l’enseignant, poser leurs propres questions, donner des rapports, travailler en binômes et en petits groupes) ? Quels sont les gestes verbaux des enseignants qui encouragent les élèves à parler davantage (par exemple, poser une question ouverte, éviter les réponses « bonnes » et « mauvaises » aux réponses des élèves) ?


Peu de chercheurs, de praticiens et de responsables politiques, voire aucun, connaissent les réponses à ces questions.

Source : Evidence To Support Teacher-Centered Instruction (Part 2)

Réussir sa classe virtuelle synchrone : références

Elle n’a pas été simple la transition du présentiel au virtuel en enseignement! Hormis les quelques habitués qui animaient déjà ce type de classe, les enseignants se sont retrouvés obligés d’utiliser des outils sur lesquels ils ne possédaient que peu d’expérience. Ils n’étaient pas les seuls à devoir se familiariser à ce nouveau dispositif. Les élèves aussi, habitués de se rendre quotidiennement à l’école, ont eu droit à des défis.

De plus, la situation pandémique n’a pas permis une préparation adéquate. Un article récent de cursus.edu revient sur les paramètres à prendre en compte pour réussis sa classe virtuelle en mode synchrone et propose quelques intéressantes lectures.

Réussir sa classe virtuelle

llustration : Giovanni Gagliardi sur Unsplash

Une des premières stratégies est d’établir un coin de chez soi et d’accepter qu’il soit cet endroit qui va passer du privé au « public » de la classe.

La réussite passe aussi par une bonne scénarisation des classes.

L’engagement est encore plus essentiel dans un contexte synchrone d’enseignement. Il est important d’assurer une part interactive dans chaque cours, des moments de discussion gérés par la levée de main (virtuelle), etc.

Les règles de fonctionnement sont primordiales à adopter dès la première séance.

Beaucoup de logiciels permettent également de faire travailler les élèves en sous-groupes.

Enfin, il n’est pas possible d’effectuer de longues séances en classe virtuelle sans créer de la lassitude. Permettez quelques pauses durant les quelques heures du cours et surtout comptez aussi sur l’asynchrone pour avancer dans le cursus.

Références:

Carignan, Isabelle, Steve Bissonnette, Charlette Ménard, Marie-Christine Beaudry, et Joanie Viau. « Les Défis De La Gestion De Classe Virtuelle Synchrone | Médiations Et Médiatisations. » Médiations Et Médiatisations. Dernière mise à jour : 9 novembre 2021. https://revue-mediations.teluq.ca/index.php/Distances/article/view/260.

« Classe Virtuelle : Comment La Scénariser Et L’animer Efficacement ? » Cree Ta Formation. Dernière mise à jour : 13 octobre 2021. https://creetaformation.com/classe-virtuelle-comment-la-scenariser-et-lanimer-efficacement/.

« Comment Ne Pas S’épuiser Avec Les Classes Virtuelles. » Vyfe. Dernière mise à jour : 14 mai 2020. https://vyfe.fr/video-training-classes-virtuelles/.

Miller, Audrey. « Des Idées Concrètes Pour Mieux Tirer Profit Des Sous-salles (breakout Rooms) En Classe Virtuelle. » École Branchée. Dernière mise à jour : 24 juin 2021. https://ecolebranchee.com/conseils-sous-salles-virtuelles/.

Savarieau, Béatrice, and Hervé Daguet. « La classe virtuelle synchrone une substitution médiatique de l’enseignant pour renforcer la présence en formation à distance ? » ResearchGate. Dernière mise à jour en décembre 2016. https://www.researchgate.net/publication/321906348_La_classe_virtuelle_synchrone_une_substitution_mediatique_de_l’enseignant_pour_renforcer_la_presence_en_formation_a_distance.

Lamontagne, Denys. « De quoi ont besoin les enseignants qui font l’école à distance ? ». Thot Cursus.
https://fr.cursus.edu/23436/de-quoi-ont-besoin-les-enseignants-qui-font-lecole-a-distance


Source : cursus.edu