L'histoire industrielle de Lyon sur smartphone

« Click’n visit patrimoine industriel de Lyon ». C’est le nom de la nouvelle application pour smartphone, proposée par la région Rhône-Alpes, qui permet de découvrir la ville de Lyon sous un autre jour.

Grâce à une carte géolocalisée et interactive, deux jeux de pistes, 40 audio guides et plus de 700 photographies, vous pouvez suivre les traces de l’industrie à Lyon, ses usines, ses ateliers, ses villas d’industriels.

L’application est téléchargeable gratuitement ici.

Source de l’information : L’histoire industrielle de Lyon sur smartphone / Brèves / Autre contenu / Journal / Lyon Capitale – le journal de l’actualité de Lyon et du Grand Lyon..

Les tablettes tactiles dans l'éducation et l'enseignement

Ce nouveau site a comme objectif de recenser les usages et témoignages relativement à l’utilisation de tablettes tactiles dans l’enseignement. Il a pour ambition que parents, professeurs et élèves puissent mieux comprendre ce qui pourrait les concerner. Le site proposera également des outils pédagogiques, élaborés par des professionnels reconnus dans le but de participer à cette réflexion globale et de combiner les expertises.

Trois contributeurs sont à l’origine de ce site :

  • Sébastien Verbert enseignant au collège La Malaissie dans le Pas de Calais :
  • Jean Debaecker de l’Université de Lille 3
  • Véronique Favre enseignante en classe de petite section dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris

Le site : Les tablettes tactiles dans l’éducation et l’enseignement.

La construction de Brasilia, une aventure médiatique | plan/coupe/image

René Burri, Brasilia (1960), Magnum Photos

Oscar Niemeyer est mort hier à l’âge de 104 ans. Dernier survivant de la dernière génération des “maitres” de l’architecture moderne, l’histoire de sa renommée est aussi celle d’une grande aventure photographique et médiatique. Ce même jour, Marie-Madeleine Ozdoba ouvre son carnet de recherches en cours sur Brasilia, ses représentations, sa médiatisation, et sa réception. Concernant Niemeyer, Brasilia, est son projet le plus important et sans doute le plus médiatique. Ce billet est un hommage à un architecte dont les projets ont fait aimer l’architecture à passablement de personne dont Marie-Madeleine Ozdoba…

Ce premier billet est l’occasion de découvrir toute une série de photographies fort intéressantes de Brasilia au début des années 1960. Un régal.

A lire (et à voir) : La construction de Brasilia, une aventure médiatique | plan/coupe/image.

La construction de Brasilia, une aventure médiatique | plan/coupe/image

René Burri, Brasilia (1960), Magnum Photos

Oscar Niemeyer est mort hier à l’âge de 104 ans. Dernier survivant de la dernière génération des “maitres” de l’architecture moderne, l’histoire de sa renommée est aussi celle d’une grande aventure photographique et médiatique. Ce même jour, Marie-Madeleine Ozdoba ouvre son carnet de recherches en cours sur Brasilia, ses représentations, sa médiatisation, et sa réception. Concernant Niemeyer, Brasilia, est son projet le plus important et sans doute le plus médiatique. Ce billet est un hommage à un architecte dont les projets ont fait aimer l’architecture à passablement de personne dont Marie-Madeleine Ozdoba…

Ce premier billet est l’occasion de découvrir toute une série de photographies fort intéressantes de Brasilia au début des années 1960. Un régal.

A lire (et à voir) : La construction de Brasilia, une aventure médiatique | plan/coupe/image.

Sans empathie historique, point de salut !

Chantal Rivard nous narre son expérience avec une classe d’histoire de 3e secondaire avec laquelle elle aborde le Débarquement de Normandie :

«Dans mon grand enthousiasme, je me suis dit qu’afin que les élèves ressentent ce que les soldats impliqués dans le débarquement du jour J ont dû ressentir, je n’avais qu’à leur montrer les 20 premières minutes du film Saving Private Ryan.  Avec ça, ils devaient comprendre la peur, la trouille, l’angoisse, tout ce qu’ont ressenti ces héros qui n’en étaient pas.  Mais quelle erreur ai-je faite!  Des éclats de rire à la vue de ce soldat qui, victime d’un tir allemand, perd son bras et se met à le rechercher.  Aucune empathie envers ce « comédien » qui, dans la vie, n’a évidemment pas perdu son bras pendant le tournage.  Les élèves ont visionné ce film comme ils visionnent un film d’horreur : avec une peur diluée par le rire d’une situation qu’ils jugeaient impossible. Échec donc.  Pas d’empathie historique.»

Se basant ensuite sur les travaux de Forster, ((Foster, Stuart J. (2001). Historical Empathy in Theory and Practice : Some Final Thoughts. Dans O.L. Davis Jr., E.A.Yeager et S.J. Foster (dir.) Historical Empathy and Perspective Taking in the Social Studies (p. 167-181). Lanham, États-Unis: Rowman & Littlefield Publishers, INC.)) elle va modifier son enseignement :

«Foster (2001) le soutient, la compréhension du contexte est essentielle pour que les élèves puissent développer de l’empathie historique. Cette dernière implique une compréhension des actions des gens du passé. […] Le défi des enseignants est ici de fournir un environnement d’apprentissage dans lequel les élèves sont encouragés à examiner les actions et motivations passées (Foster, 2001). Voilà un aspect que je n’ai pas retenu.»

A vous maintenant de découvrir ce que Chantal Rivard a entrepris avec ses élèves pour développer leur empathie historique et les résultats obtenus : Sans empathie, il n’y a point de salut! | The History Education Network.

Revue de presse : Les champs de bataille de 14/18 en Picardie sur votre smartphone

Carnets 14/18…C’est le nom d’une application pour smartphone qui permet la visite de 5 grands sites de bataille de Première Guerre Mondiale en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais.

Au grenier Guillaume Naylor tombe sur un vieux carnet. Au fil des pages jaunies, il découvre le témoignage poignant de son arrière grand-père, Andrew. Ce jeune brancardier britannique vit les grandes offensives de 1914 à 1918 et nous livre son récit de la Grande Guerre. Suivez les aventures d’Andrew du Westhoek au Chemin des Dames, en passant par les champs de batailles de l’Artois et de la Somme.

Cette initiative s’inscrit dans le projet européen Mémoire de la Grande Guerre qui préfigure les cérémonies du centenaire de la Grande Guerre en 2014. D’un coût total d’environ 10 millions d’euros, elle est financée à près de 50% par l’Union européenne.

Source de l’information : Les champs de bataille de 14/18 en Picardie sur votre smartphone

Le projet «Mémoire de la Grande guerre» et son application pour smartphone. On peut aussi signaler l’exposition virtuelle «Sur les chemins de la Grande guerre».

Musée historique allemand

See on Scoop.it – histoire

Qui aurait prédit, lors de sa création, qu’il attirerait douze millions de visiteurs en 25 ans ? Peu de projets ont, à l’origine, suscité autant de controverses que le Musée historique allemand (DHM).

Qui aurait prédit, lors de sa création, qu’il attirerait douze millions de visiteurs en 25 ans ? Peu de projets ont, à l’origine, suscité autant de controverses que le Musée historique allemand (DHM). Pourtant, un quart de siècle plus tard, l’institution berlinoise s’est imposée comme une pièce maîtresse du paysage culturel allemand. Son succès, en Allemagne comme à l’étranger, a été célébré cette semaine lors d’une cérémonie d’anniversaire, que prolongent deux expositions exceptionnelles.

See on www.allemagne.diplo.de

Alchimie de collège : un blog obligatoire pour tout (futur) prof d'histoire

Alchimie du collège. Chronique d’une utopie chaotique est un blog tenu par Mara Goyet, enseignante en Histoire-géographie. Cette chronique est une vraie bouffée de fraicheur et une leçon de vie d’enseignant-e qui doit devenir une lecture obligatoire et jubilatoire pour tout (futur) enseignant d’histoire. Je ne peux que chaleureusement vous en recommander la lecture. 

Reprenons. Mara Goyet est professeur d’Histoire-Géographie (et d’Education civique) depuis quinze ans. Après dix ans passés à Saint-Ouen (93), elle enseigne maintenant à Paris. Elle a déjà écrit trois livres consacrés au collège : Collèges de France (Fayard, 2003), Tombeau pour le collège (Flammarion, 2008) . Le dernier, Collège brutal, vient de paraître aux éditions Flammarion. ((Ces livres suscitent cependant quelques interrogations : http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article24 comme http://lmsi.net/Une-prof-d-en-haut-dans-un-college et Une prof en colère))

Pour vous donner un premier aperçu des raisons qui, à mon avis, en font une lecture obligatoire pour tout enseignant d’histoire, je vous en propose un premier extrait. Il s’agit d’un (long) passage de son billet intitulé «Arnaquer ses élèves de manière éthique et responsable» :

«L’une de mes [arnaques pédagogiques] préférées c’est de prétendre qu’un truc a priori rebutant est follement désirable. Avec aplomb. « Si vous n’arrêtez pas de bavarder, il est hors de question que je vous fasse le cours promis sur l’iconoclasme byzantin. Vous y perdriez vraiment car c’est quelque chose d’incroyable, que peu de gens connaissent et qui n’est même pas au programme, c’est dire si vous êtes des privilégiés…Mais si vous ne vous en sentez pas dignes, je peux vous dicter un vulgaire résumé passe-partout sur l’Empire byzantin… « . Là, la classe se tait, elle veut, elle croit vouloir tout savoir de l’iconoclasme (je trouve ça bien d’entamer ainsi, l’air de rien, dès la 6ème la question de la représentation possible ou non du divin…hum, hum) (ruse dans la ruse). Dans le plus grand silence, je leur balance la différence entre iconolâtrie et iconodoulie, la proskynèse, des histoires d’images acheiropoïètes, les affres de l’empereur Constantin Copronyme (« au nom de merde », il aurait chié dans les fonts baptismaux lors de son baptême), je leur explique les enjeux et débats de l’iconoclasme etc…Les élèves tiennent à noter les mots compliqués (ils adorent ce type de mots qui deviennent ensuite notre vocabulaires d’initiés, ça crée une belle complicité), se marrent, posent des questions drôles ou profondes, se passionnent. C’est quand même un sujet aride et ardu, mais ça passe.»

Vous le constatez une vraie leçon de pédagogie et de didactique pour une discipline généralement aride et peu motivante pour les élèves. Le tout dans un style jouissif et enjoué. Le tout est enrobé dans une vraie tranche de vie de classe. Rare et précieux.

Dans notre deuxième extrait, c’est la spécificité du collège, de cet enseignement aux jeunes adolescent-e-s qui entre en jeu et nous renvoie à ce que fut ce temps d’écolier et ce sentiment, parfois, pour l’enseignant-e de collège d’y replonger durement :

«Pour la plupart d’entre nous, le collège charrie de pénibles souvenirs : premiers boutons, pieds trop grands, vexations, piscine en hiver, méchancetés, ragots, seins à poussées variables, bandes, classes imprévisibles, éparpillement et professeurs au bord de la crise de nerf. Retourner au collège, une fois que l’on est enseignant, n’est pas une mince affaire. Nous avons alors tout loisir de constater que nous ne sommes pas encore guéris de notre scolarité, que les élèves viennent gratter nos plaies adolescentes si peu cicatrisées, que nous avons une propension inentamée à déprimer le soir, à nous y faire difficilement des amis, à nous montrer incapable de tempérer nos enthousiasmes et nos mélancolies.

Et puis vient un jour où l’on se surprend à l’aimer.»

Peut-on aimer le collège?

Je vous laisse le soin de lire la suite de ce billet pour y découvrir les raisons et les conditions de ce soudain amour. Je vous laisse aussi le soin de lire L’Art de bordéliser son propre cours. Ce dernier est un billet thérapeutique et ne peut que faire du bien à tout enseignant-e qui, sortant de sa classe, a vu son cours partir en quenouille. Il devrait être remboursé par l’assurance-maladie pour traitement prophylactique contre le burn-out.

Je terminerai par un extrait qui montre que les élèves aussi peuvent être réticents à sortir des sentiers battus, mais qu’il vaut aussi la peine de tenir bon et de les emmener plus loin…

La classe est comme immobilisée. Non, ça ils ne peuvent pas. Ça va trop loin. Autant ça peut être marrant à l’oral, et encore, en passant, au débotté, mais de là à écrire ces mots infâmes dans le cahier, il y a un fossé. Le cahier d’Histoire ne peut accueillir d’ignobles vocables tels que « Batman », « Superman » ou « Spiderman ». Je les rassure. Ils hésitent. « Madame, ça ne se fait pas, c’est le cahier ». J’ordonne. Ils ont clairement l’impression que l’on est en plein dérapage. Que l’on a bondi hors du socle commun. Je leur demande ensuite de préciser qu’il s’agit de « super-héros ». Ils tentent de négocier. Ils souhaitent remplacer ce terme par celui de « héros », plus convenable dans le cadre scolaire qu’il veulent me voir respecter (eux, c’est une autre histoire).

Les élèves sont-ils réacs?

Là aussi, après le paragraphe introductif de ce billet, je vous laisse à votre joie d’en lire le miel qui découle par la suite.

Mara Goyet puissiez-vous encore longtemps nous instruire et nous égayer! Merci.

Mise à jour  (02.12.2012)

Un interview récent de Mary Goyet, histoire de vous faire votre opinion concernant cette enseignante : Entretien avec Mara Goyet | Histoire pour tous

Revue de presse : Ralentir travaux : le blog

Si l’ordinateur ou la tablette ne tueront pas les livres, ils tueront cependant un certain type de livre. C’est peut-être le cas du livre de poche, c’est à coup sûr celui du manuel scolaire. Cela pour une raison très simple : si le manuel numérique a mieux à offrir que son jumeau de papier, alors l’espérance de vie de ce dernier est menacée. Cet article écrit à deux pouces, quatre mains, vingt doigts (ou – si l’on préfère – à deux par Ghislain Dominé et Yann Houry), ambitionne non seulement de le démontrer, mais aussi de montrer en quoi cela est possible et souhaitable.

Ralentir travaux : le blog

Berlin années 1930 : «Dans le jardin de la bête»

1797943 6 2e4e couverture de l ouvrage d erik larson dans le 40b96db63e0bc023b8ad027f7591871e Dans cet essai écrit sous la forme d’un roman, Erik Larson brosse la découverte de l’Allemagne nazie par l’Américain William E. Dodd, nommé en 1933 ambassadeur à Berlin – poste qu’il occupera jusqu’en 1937 -, et sa fille Martha, âgée de 24 ans. 

Nommer en 1933 William E. Dodd, modeste professeur à l’université de Chicago, ambassadeur à Berlin, est un choix par défaut. Lorsqu’il accepte la proposition, ce sexagénaire, diplomate novice, n’aspire qu’à mener une vie tranquille, achever son histoire du Vieux Sud des Etats-Unis et renouer avec l’Allemagne qu’il a connue au temps de ses études. Pas question de faire des vagues ni de jeter de l’huile sur le feu : telle est la politique de ce démocrate de la vieille école.

Plus enthousiaste est sa fille, Martha, 24 ans, qui entretiendra une liaison amoureuse avec Rudolf Diels, alors chef de la Gestapo, puis tombera sous le charme du premier secrétaire de l’ambassade soviétique – et deviendra une espionne communiste. L’intéressée prendra soin de dissimuler ses aventures lorsqu’elle publiera Through Embassy Eyes en 1939. A sa mort, elle léguera ses papiers personnels à la Bibliothèque du Congrès à Washington, où Erik Larson a consulté les soixante-dix lettres d’amour adressées par son amant Boris Winogradov.

Des comptes-rendus de lecture sur Babelio : http://www.babelio.com/livres/Larson-Dans-le-jardin-de-la-bete/391114/critiques