Histoire médiévale et bande dessinée, avec Fanny Madeline et Valérie Theis

Paroles d’histoire nous offre un très intéressant podcast autour de l’histoire médiévale en bande dessinée à l’occasion de la sortie de deux volumes de l’histoire dessinée de la France aux éditions La Découverte. A écouter sans modération.

Croisades et cathédrales, d’Aliénor à Saint Louis ; À la vie, à la mort, des rois maudits à la guerre de cent ans
Croisades et cathédrales, d’Aliénor à Saint Louis ; À la vie, à la mort, des rois maudits à la guerre de cent ans

Les invitées : Fanny Madeline, maître de conférences à l’université Paris-I ; Valérie Theis, professeur à l’ENS (Paris)

Le podcast :

Le fichier : http://content.blubrry.com/parolesdhistoire/bd.mp3

Parmi les thèmes abordés, notons plus particulièrement :

  • Une collection qui a une identité forte, et qui fait souvent usage de narrateurs placés au sein du récit : le choix, ici, de la Mort comme narratrice pour le tome 8 (4’00), et de deux voyageurs pour le tome 7 (6’00)
  • Le jeu avec les représentations médiévales et le « médiévalisme », avec des clins d’œil aux Monty Python ou au Septième sceau (7’10)
  • À quels lecteurs-lectrices s’adressent les albums, avec quels niveaux de lecture ? (12’40)
  • Les codes graphiques très différents des deux livres, et ce qu’ils permettent de montrer du Moyen âge ; comment s’est fait le travail avec les artistes (17’20)
  • Les dessins de paysages et de villes médiévales du tome 7 (22’30)
  • Des images qui prennent parfois le contrepied des clichés sur un Moyen âge crasseux ou obscurantistes (27’15)
  • Une narration dans le tome 7 qui est davantage géographique que chronologique (30’10)
  • mais finalement presque tout…

Les parutions : Croisades et cathédrales, d’Aliénor à Saint Louis ; À la vie, à la mort, des rois maudits à la guerre de cent ans (t. 7 et 8 de l’Histoire dessinée de la France, éditions La découverte / La revue dessinée)

Source : http://parolesdhistoire.fr/index.php/2019/11/13/80-histoire-medievale-et-bande-dessinee-avec-fanny-madeline-et-valerie-theis/

Ouvrage : Michelle Perrot : Le chemin des femmes

Grèves ouvrières, révoltes carcérales, luttes féministes : pionnière de la recherche sur ces sujets, l’historienne a supervisé la sélection de ses textes les plus emblématiques consacrés aux pans délaissés des mouvements sociaux.

Michelle Perroten septembre 2018. Photo Vincent Muller. Opale. Leemage
Michelle Perroten septembre 2018. Photo Vincent Muller. Opale. Leemage

Paru dans la collection Bouquins, Le Chemin des Femmes retrace l’impressionnant parcours d’une carrière d’historienne que Michelle Perrot elle-même se refuse à qualifier de bilan pour lui préférer le terme d’«itinéraire» ou de «trajet». C’est aussi un portrait, celui d’une conscience raccord avec son époque, empreinte d’engagement et d’un désir inlassable de contribuer à l’avancée de la recherche sur des pans délaissés.

L’ouvrage : Michelle Perrot Le chemin des femmes Avant-propos de Josyane Savigneau. Robert Laffont «Bouquins», 1 184 pp., 32 €.

-À lire : Michelle Perrot, l’histoire en marges – Culture / Next

Conférence : L’enseignement des SHS est-il soluble dans les Humanités numérique ? Et inversément.

Le 5 septembre dernier à l’occasion de la 2ème journée romande des didactiques SHS. Penser les SHS pour la “génération Z”… et au delà ? à la HEPVS, Saint-Maurice, je suis intervenu relativement à la question des rapports et rapprochements possibles entre un enseignement des SHS et les Humanités numériques. Désormais la vidéo de mon intervention a été mises en ligne sur YouTube.

Préalablement, voici le texte de présentation de mon intervention :

« Au niveau romand comme au niveau international, c’est le branle-bas de combat pour une éducation numérique ou à l’ère du numérique. Au niveau vaudois et à ce sujet, le projet d’éducation numérique du DFJC comporte même comme premier objectif cette question des Humanités numériques. Le projet parle également de trois piliers de l’éducation numérique (science informatique, usage des outils numériques et éducations aux média). Mais que sont ces fameuses Humanités numériques et quelles peuvent-être les manières de les décliner dans l’enseignement des disciplines des Sciences humaines dans le cadre du PER? Quelles plus-values les SHS ont-elles à apporter à cette éducation dite numérique? Quels peuvent être les liens entre la démarche d’enquête des SHS et la résolution de problèmes en lien avec la pensée computationnelle? Voici quelques questions qui seront abordées lors de ce TedEx.»

Le plan de celle-ci :

  1. Pourquoi enseigner les SHS (quand elles sont déjà sur votre portable) ?
  2. La didactique de l’enquête en SHS (PER)
  3. Les technologies à l’école : continuité sans ruptures ?
  4. L’ère des Big Data et les Humanités numériques
  5. Machine Learning ou l’appétit de géant des algorithmes
  6. Un cadre conceptuel : sociologie du numérique
  7. Démarches d’enquête prospectives et analytiques
  8. Anciens territoires, nouvelles questions ? Et inversément
  9. Des “sciences molles” résistant aux lieux communs
  10. Bibliographie

Le lien vers le support de présentation : https://hackmd.io/lY8z5tHASq2ZR1JBwEmw9Q?view

La présentation intégrale :

Le programme et le résumé des autres interventions : http://www.hepvs.ch/2eme-journee-romande-des-didactiques-shs

Crédit image : Pixabay. Free for commercial use. No attribution required

Berlin 1989, le week-end de la chute – Libération

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Le 11 novembre, du côté Ouest du Mur. Photo Jean-Claude Coutausse

Il y a trente ans, le photographe Jean-Claude Coutausse couvrait les événements à Berlin pour le journal «Libération». Arrivé sur place le 10 novembre au soir, il raconte qu’il a entendu le Mur avant de le voir : des centaines de Berlinois frappaient le béton. Il se souvient d’un week-end polaire et bouleversant durant lequel un flot ininterrompu de gens de l’Est s’échappait par les brèches ouvertes. A ce moment, il savait qu’il vivait la fin de la Seconde Guerre mondiale. 

Crédit image en-tête : Le 10 novembre. Un soldat est-allemand parle avec des habitants de Berlin-Ouest qui ont grimpé sur le Mur, près de la Porte de Brandebourg. Photo Jean-Claude Coutausse

Source : Berlin 1989, le week-end de la chute – Libération

Derrière le mur de Berlin : les clichés fantômes pris par les appareils photo cachés de la Stasi

Donna West Brett, University of Sydney

Quand le mur de Berlin a coupé l’Allemagne en deux, en 1961, le ministère de la Sécurité d’État de l’Allemagne de l’Est – plus connu sous le nom de Stasi – a mis en place une surveillance massive des citoyens de la République démocratique allemande.

Le Centre d’observation de la Stasi forma des agents à la photographie, à la filature des suspects et à l’art du déguisement.

Cette surveillance se traduisit par le recueil d’innombrables documents écrits, d’enregistrements audio et vidéo, d’odeurs individuelles… et de quelque deux millions de photographies qui se trouvent aujourd’hui rassemblées dans les archives de la Stasi.

Afin de prendre des photos en toute discrétion, des appareils photo ont été spécialement conçus pour être dissimulés dans des pots de fleurs, des stylos, des vestes et des sacs. Certains d’entre eux étaient d’une taille si réduite que leur objectif pouvait être cousu derrière une boutonnière, tandis que le déclencheur tenait dans une poche.

Trente ans après la chute du mur, les images de cette période de surveillance étatique de masse nous offrent un regard sans précédent à la fois sur les personnes qui ont tenté de fuir à l’ouest et sur les activités de la Stasi.

Les ombres sur les côtés apparaissent à présent comme des effets dus à la pellicule – il s’agit en fait du bord du tissu de la boutonnière. Photos prises vers 1975, bureau des enregistrements de la Stasi

 

Les clichés pris avec des appareils dissimulés dans des boutonnières ont une étrange ombre sombre autour du bord de l’image qui ressemble aux effets photographiques fantomatiques que produisent parfois les appareils photo en plastique bon marché. Ces images sont souvent floues, l’observateur cherchant avant tout à photographier les suspects sur le vif.

Une série de clichés effectuée en 1975 montre deux personnes échangeant un sac dans la rue.

Ces photos prises en secret capturent l’instant où un couple échange un sac. Photo prise vers 1975, bureau des enregistrements de la Stasi

 

L’agent de la Stasi a suivi le couple, prenant des photos qui montrent les suspects en train de marcher vers une voiture. Les images jettent un voile suspect sur ces actions qui semblent a priori tout à fait innocentes.

Mais il n’y a pas plus d’informations dans les archives de la Stasi sur ce couple ou sur cet événement. C’est probablement dû au fait que de nombreux enregistrements ont par la suite été endommagés ou détruits par le régime afin de dissimuler la surveillance de masse illégalement mise en œuvre.

Le comportement de ces personnes est peut-être anodin, mais le seul fait de les photographier suffit à les rendre suspectes. Photo prise vers 1975, Bureau des enregistrements de la Stasi

Les chemins de l’évasion

Le mur de Berlin a été construit principalement afin d’endiguer le flux de plus de quatre millions de citoyens qui avaient quitté l’Allemagne de l’Est pour un Occident plus prospère et démocratique. Entre 1961 et 1989, plus de 5 000 personnes se sont échappées d’Allemagne de l’Est.

Parmi les méthodes employées, citons le fait de sauter par des fenêtres situées au-dessus de la frontière ; l’emploi de ballons à air chaud ; la construction de tunnels ; la fuite dans des coffres de voiture ; on a même rapporté un cas de tentative d’évasion dans le ventre creux d’une fausse vache.




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World politics explainer: The fall of the Berlin Wall


L’une des fuites les plus fameuses fut celle de Heinz Holzapfel, le 29 juillet 1965. Vivant à Leipzig, il avait d’abord rejoint Berlin-Est avec sa femme et son fils.

La famille s’est cachée dans un bâtiment appartenant à un ministère situé à proximité du mur, avant de monter sur le toit et de signaler sa présence avec une lampe torche à des amis de Berlin-Ouest, qui jetèrent aux Holzapfel une corde en nylon attachée à un marteau. La nuit était froide et venteuse et le passage par-dessus le mur, dans une poulie formée d’une roue de vélo et d’un baudrier, était extrêmement dangereux.

Une photo de presse montre Heinz Holzapfel et son fils en sécurité à Berlin-Ouest, exhibant leur baudrier. On les voit souriants, heureux d’avoir survécu à cette évasion si risquée dont la planification avait duré plus d’un an.

Le harnais que la famille Holzapfel a utilisé pour passer le mur. Photographie d’illustration d’un article consacré à leur fuite. Anonyme : Réfugiés, RDA, fuite de la famille Holzapfel à l’ouest, 1965

Surveiller le mur

Les personnes soupçonnées de vouloir faire défection étaient surveillées par des officiers de la Stasi dont la mission était d’empêcher la fuite des suspects et de procéder à leur arrestation en les prenant sur le fait. Entre juillet et août 1962, des agents ont observé en permanence un restaurant abandonné situé dans le quartier de Kreuzberg, à Berlin. Des informateurs avaient signalé le creusement d’un tunnel passant sous le mur depuis l’intérieur du restaurant.

Les agents ont rédigé des rapports détaillés sur chaque personne entrant et sortant du bâtiment : couleur des cheveux, sexe, taille, vêtements, heure d’arrivée et de départ, venue en voiture ou à pied. En plus de ces très nombreuses notes, ils ont pris des photographies. Certaines ressemblent à des images de film. D’autres sont de piètre qualité, comme si le photographe était pressé de saisir l’instant.

Des personnes suspectées de vouloir faire défection sont photographiées en train de retrouver des amis venus en voiture. Observation d’une possible tentative de fuite à proximité d’un checkpoint à Berlin, 26 août 1962, Bureau des enregistrements de la Stasi, Berlin

 

Un jour en août, les agents de la Stasi prirent une série de photos, soupçonnant que la tentative d’évasion était imminente. Un certain nombre de personnes – jugés suspects du fait qu’ils se trouvaient à proximité d’un checkpoint – rencontraient des amis dans une voiture (de nombreuses tentatives d’évasion ont été tentées en voiture, soit en percutant les barrières de contrôle, soit en passant en dessous), tandis que d’autres regardent depuis le toit voisin.

Il s’agissait en fait peut-être d’une diversion. Le tunnel et la tentative d’évasion furent abandonnés pour des raisons inconnues, et la Stasi fut incapable de procéder à la moindre arrestation.

Des souvenirs douloureux enfermés dans les archives

Fin 1989, des citoyens prirent d’assaut les bureaux de la Stasi après une série de révolutions qui bouleversèrent l’Europe de l’Est. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre, marquerait la fin de l’après-guerre et la division de l’Allemagne.

Les personnes ayant été surveillées ou emprisonnées peuvent désormais accéder à leur dossier de la Stasi. Ces dossiers peuvent contenir des photographies et des preuves que des membres de leur famille, leurs épouses, maris ou amants, avaient été des informateurs des services de sécurité.

Des dossiers semblables à celui-ci, qui documente la fuite de la famille Tomas par un tunnel le 7 mai 1962, sont désormais accessibles au public, y compris aux personnes ayant fait l’objet d’une surveillance de la part de la Stasi. Bureau des enregistrements de la Stasi

 

Vera Iburg, qui travaille dans les archives, a déclaré au Spiegel :

« C’est terrible. Les mensonges que les gens racontent et la faiblesse de la nature humaine vous plongent dans le désespoir. »

Nous voyons aujourd’hui dans ces photographies des objets esthétiques et des preuves factuelles de la surveillance de masse mise en œuvre par le régime de surveillance de masse ; mais n’oublions pas qu’elles restent à ce jour porteuses d’une profonde douleur pour les victimes.

Il nous appartient de tirer les leçons de l’expérience de la Stasi et de la surveillance constante de la vie quotidienne.The Conversation

Photo en-tête : Photographie prise par des agents de la Stasi de transfuges présumés dans un restaurant abandonné dans le quartier de Kreuzberg, Berlin, en 1962. Stasi Records Agency Berlin/Bild

Donna West Brett, Lecturer in Art History, University of Sydney

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

A l’école des jeux de rôle: des gymnasiens dans le quotidien des Romains – Le Temps

L’atelier «Qvotidie» propose aux élèves romands de résoudre une enquête dans la Rome antique, un jeu de rôle pédagogique qui complète et rafraîchit les méthodes d’enseignement. Reportage du journal Le Temps au Gymnase Provence à Lausanne.

« D’un point de vue pédagogique, «le jeu touche aux compétences transversales du plan d’études romand: collaboration, communication, stratégie d’apprentissage, pensée créative et démarche réflexive», explique Grégory Thonney, chargé de projet au SCMS. Ce créateur de Qvotidie a aussi fondé l’association Ars Ludendi, qui organise des événements pour explorer les différents potentiels des jeux de rôle. Il s’avère que l’aspect ludique stimule l’élève, qui «maintient souvent sa concentration de façon plus soutenue et s’autorise à se tromper parce que c’est «pour de faux», détaille la professeure de la HEP Vaud Anne Clerc-Georgy. Sa collègue Florence Quinche confirme que l’aspect ludique intensifie la participation des élèves, «ce qui ouvre une façon différente d’apprendre, complémentaire aux cours classiques: en expérimentant». »

Le Service culture et médiation scientifique (SCMS) de l’Université de Lausanne animait, en septembre dernier, le jeu de rôle Qvotidie auprès d’une classe de culture antique. Les vacances d’automne terminées, il propose de nouveau cette animation aux établissements scolaires.

—A lire :  A l’école des jeux de rôle: des gymnasiens dans le quotidien des Romains – Le Temps

La reine Marie-Antoinette, nouvelle icône pop | Le Monde

La souveraine guillotinée connaît un regain de popularité auprès des artistes. Quelque 200 œuvres que la reine a inspirées sont exposées jusqu’en janvier 2020 à Paris, à la Conciergerie qui fut sa dernière demeure.

Il est peu de personnages historiques dont les légendes concurrentes, noire et dorée, accusent un contraste aussi fort que celles de Marie-Antoinette. Dernière reine de France, l’épouse de Louis XVI incarne à la fois la mère outragée lors d’une parodie de procès, devenue par sa mort sur l’échafaud une figure de martyr, et la princesse dépensière qui joue à la bergère au Trianon, creuse le déficit des finances publiques et méconnaît la situation réelle du pays jusqu’à être surnommée « Madame Veto ».

Deux siècles plus tard, la vision de la reine n’a plus guère de rapport avec celles livrées par la guerre, entre propagande monarchiste et stigmatisation révolutionnaire. C’est cette métamorphose que présente, à travers 200 œuvres, l’exposition proposée par la Conciergerie à Paris.

-A lire : La reine Marie-Antoinette, nouvelle icône pop | Le Monde

Crédit photo : « Queen Marie-Antoinette in a Court Dress by Elisabeth Vigée Le Brun. Self-portrait », de Kimiko Yoshida, 2010. KIMIKO YOSHIDA

MakerEd Workshop : ma deuxième journée Maker au LINE Nice (23 octobre)

Du mardi 21 au mercredi 22 octobre, j’ai participé à un atelier sur le Maker en éducation organisé dans le cadre de la semaine internationale du LINE à Nice. Une belle occasion de vivre de l’intérieure une initiation aux possibilités du Maker en éducation. Margardida Romero, dans une publication sur Facebook, a très bien résumé le travail réalisé par des équipes d’étudiant.e.s (et moi également) durant ces deux jours:

De l’improvisation à la création #makered en passant par l’atelier de deux jours avec Jorge Sanabria-z, Saint-Clair Lefèvre, Inna Artemova, Lyonel Kaufmann, Marina Rafalskaya. M.Sc. Smart Ed Tech – Les étudiants de l’Université Côte d’Azur sont fiers de présenter leurs prototypes de type arduino pour résoudre @UN #GlobalGoals

Au niveau organisationnel, Jorge Sanabria-Z, professeur-chercheur en innovation à l’Université de Guadalajara au Mexique1, et Saint-Clair Lefèvre, coordinateur pédagogique du SmartTech de Nice ont conduit ces deux journées. Gustavo Calderon De Anda, étudiant SmartEdTech a également participé à la réalisation de cet atelier. Voici le compte-rendu de la première journée.

Mercredi 23 octobre

Après une première journée de mise en bouche, cette deuxième journée va nous permettre de mettre en oeuvre une démarche de Design Thinking et de de réaliser en équipe un projet.

La journée débute cependant par un récapitulatif de notre journée d’hier. Ensuite, nous passerons par les étapes suivantes du Design Thinking :

  1. Idéation
  2. Croquis
  3. Protoyage rapide
  4. Prototypage
  5. Présentation de notre réalisation

Devant les problèmes techniques rencontrés, chaque membre de notre équipe rejoint une autre équipe. Mon équipe du jour vient d’horizon très différent : Chine, Nigéria, Ghana et Suisse.

Notre projet doit pouvoir répondre à un besoin concret et trouver une solution en recourant à l’un ou plusieurs des éléments suivants travaillés hier : température/humidité, son ou lumière.

Nous allons devoir nous mettre d’accord sur le problème à résoudre, les solutions à trouver et réaliser un prototype.

Les idées principales qui émergent de notre groupe au final seront les suivantes :

  • il s’agit de résoudre un problème industriel de production de plantes;
  • le réchauffement de la planète pose des problèmes de régulation de leur croissance et de variation de température, lumière et humidité;
  • la main d’oeuvre manque et il faut automatiser l’ensemble du processus;
  • le dispositif doit atteindre la neutralité carbone.

Pour nous accompagner dans notre démarche, nous disposons de l’outil de travail ci-dessous :

Notre équipe devant sont projet (prototype rapide) en compagnie de Jorge Sanabria-Z :

Rapide bilan

L’intérêt de la démarche proposée par Jorge Sanabria-Z réside dans la mise en situation consistant à résoudre un problème concret à l’aide notamment de l’Arduino.

La démarche de Design Thinking proposée est une démarche de projet ressemblant par de nombreux aspects à d’autres démarches de projet. Elle est comporte plus particulièrement une phase de prototypage d’une réalisation d’un ou plusieurs objets. Un passage par le faire.

L’outil de travail accompagnant le travail du groupe était fort utile et intéressant.

Ce passage par le concret (maquette, objet, etc.) pour résoudre un problème peut être introduit dans le cadre d’une démarche d’enquête en histoire. Elle se situerait après une phase de recherche d’information (sources et documents) et s’intégrerait ensuite dans la phase de mise en commun de la démarche d’enquête en histoire.

Par contre, la force de notre réalisation ne réside pas dans la programmation de l’Arduino. Pour plusieurs raisons dont principalement, le temps à notre disposition et nos limites en matière de programmation. De manière générale, les groupes qui ont réussi cette partie-là intégrait une personne plus particulièrement à l’aise en matière de programmation.

L’Arduino ne se révèle pas forcément des plus intuitifs pour initier à la programmation. Par contre, le logiciel de simulation fourni s’avére utile.

A noter que la démarche proposée était volontairement limitée et centrée de résoudre un problème à l’aide de l’Arduino. Dans un MakerSpace, les matériaux à dispositions sont plus nombreux et ne se limitent pas à des objects de nature numérique. D’ailleurs, nous avons réutilisé un carton de machine à café, trouvé des petits pots et avons été cherché de la verdure pour rendre concret notre projet.

L’implication des participant.e.s et la dynamique de groupe sont à relever. Il est à souligner que les membres se retrouvaient pour la première fois en présentiel. La belle diversité des parcours de chacun a été un enrichissement de ce séminaire.

Merci à Jorge Sanabria-Z, Anne-Louise Davidson, Margarida Romero, toute l’équipe du LINE et les étudiant.e.s en mobilité pour ces deux excellentes et riches journées passées en leur compagnie. A refaire !

  1. Enseignant-chercheur au sein du Système Virtuel de l’Université de Guadalajara (UDG). Spécialiste dans l’utilisation des technologies pour l’apprentissage et dans la formation de formateurs dans des environnements d’apprentissage basés sur la fabrication numérique. Ses axes de recherche ont pour objectif le développement des compétences du 21e siècle en utilisant une approche interdisciplinaire STEAM, grâce à la mise en place d’un réseau de laboratoires de fabrication numérique dans les lycées. Il a également mis au point une formation aux techniques techno-créatives pour les enseignants basée sur la Méthode d’Immersion Graduelle (Sanabria, 2016). ↩