Hacker l’auteur?! Auteur et autorité dans la culture digitale

A l’ère du numérique et du partage accéléré de l’information, qu’advient-il de notions comme celles d’auteur et de propriété intellectuelle? C’est l’une des questions qui seront abordées lors du cycle de conférences organisé par la Formation continue HEP Vaud-UNIL, du 29 octobre au 3 décembre 2015.

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A l’ère du numérique et du partage accéléré de l’information, qu’advient-il de notions comme celles d’auteur et de propriété intellectuelle? Quelle autorité possède encore un auteur sur ce qu’il produit une fois sa production diffusée? Quels sont les défis que pose le copier-coller aux institutions de formation? Existe-t-il encore une place pour la copie, pratique fondamentale dans l’histoire de l’écrit et des arts? La rédaction de textes et projets collectifs sonne-t-elle le glas de la création individuelle des idées ou, au contraire, favorise-t-elle son essor? Et à l’école, comment se présente la question de l’auteur, de l’autorité, et de l’originalité des idées?

Un grand nombre d’orateurs aborderont la question de l’auteur.

Cette formation, faisant intervenir un grand nombre d’orateurs, abordera la question de l’auteur dans différents domaines: celui de l’histoire et des cultures, celui des logiciels libres et propriétaires, celui du plagiat et de la propriété intellectuelle, celui de l’enseignement et des apprentissages et, enfin celui de nos existences privées sur Internet, avec cette question: à l’heure où nos faits et gestes sont captés via nos smartphones et autres objets connectés, sommes-nous encore auteurs de nos vies numériques?

Programme

Jeudi 29 octobre 2015 La figure de l’auteur à travers le temps et les cultures De 18h30 à 20h30 Philippe Bornet (UNIL, Lettres), Claire Clivaz (SIB/VITAL-IT), Nicole Durisch Gauthier (HEP Vaud), Etienne Honoré (HEP Vaud), Martine Ostorero (UNIL, Lettres)

Animation: Florence Quinche (HEP Vaud)

Jeudi 5 novembre 2015 Les logiciels libres: une révolution sociale? De 18h30 à 20h30 Sébastien Broca (Université Paris 8, Vincennes-Saint-Denis), Frédéric Schütz (UNIL, Swiss Institute of Bioinformatics)

Jeudi 12 novembre 2015 Internet, droit d’auteur et plagiat De 18h30 à 20h30 Ivan Cherpillod (UNIL, Droit), Hélène Maurel-Indart (Université François-Ra- belais de Tours, Lettres)

Jeudi 19 novembre 2015 L’école: entre création et reproduction des gestes et des savoirs De 18h30 à 20h30 Clara Périssé (HEP Vaud), Lyonel Kaufmann (HEP Vaud), François Ottet (HEP Vaud)

Jeudi 26 novembre 2015 L’auteur peut-il résister à la vague numérique? De 18h30 à 20h30 Véronique Taquin (Paris, écrivain), Frédéric Young (Bruxelles, SACD et SCAM)

Jeudi 3 décembre 2015 (table ronde publique à l’UNIL, Amphimax 415) Sommes-nous auteurs de nos vies numériques? De 18h30 à 20h30 Olivier Glassey (UNIL, SSP), Frédéric Kaplan (EPFL, DHLAB), Isaac Pante (UNIL, Lettres), Solange Ghernaouti (UNIL, HEC) Modération: Alain Kaufmann (UNIL, Interface sciences – société) Soirée organisée en partenariat avec l’Interface sciences – société de l’UNIL

Lien : HEP VAUD | Formation continue: Hacker l’auteur?! – Actu HEP – Actualités et agenda

Dipity : outil en ligne pour créer des lignes du temps

Le site : Dipity

Une des forces de la solution Dipity, c’est l’intégration poussée des fonctions de partage. Mail et réseaux sociaux sont à la fête et permettent de partager un ou plusieurs élement d’une frise ou la frise toute entière. Chaque création peut être par ailleurs publique ou privée. Le site Dipity propose d’ailleurs une galerie contenant des centaines de timelines crées par des utilisateurs. Votre frise multimédia peut aussi être intégrée sur un site ou un blog.

L’autre point fort de Dipity ce sont ses fonctions de création en mode collaboratif. C’est un veritable plus. Vous pouvez ainsi créer une frise ou une chronologie multimédia en groupe.

Dernier point mais il n’est pas anecdotique, Dipity fonctionne sur votre ordinateur mais aussi sur la tablette iPad. Le service est gratuit.

Source : Dipity. Creer des timelines interactives.

Schlump – Hans Herbert GRIMM – Romans historiques et Aventure

« Anti-nationaliste, anti-héroïque, humaniste […]. Un livre lumineux écrit à une époque sombre. »Frankfurter Allgemeine ZeitungSchlump n’a pas dix-sept ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Malgré son jeune âge, il se porte volontaire. Envoyé en France dans une petite commune occupée par les Allemands, il est chargé d’administrer la vie de plusieurs villages.

Mais la guerre n’a pas seulement besoin de bureaucrates. Schlump doit rejoindre le front. Crasse, maladie, désespoir, déluge de feu… Le jeune soldat découvre l’enfer des tranchées, l’hôpital, puis les séjours plus paisibles dans les campagnes françaises. Il y croise des filles en mal d’amour, des planqués, des profiteurs, mais aussi des compagnons de misère qui tentent de survivre alors que l’armistice tarde à venir.

Paru en 1928, peu de temps avant A l’Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque, Schlump a été d’emblée considéré comme un ouvrage pacifiste, d’une immense valeur littéraire et humaine. Brûlé par les nazis dès 1933, puis tombé dans l’oubli, sa redécouverte est aujourd’hui fondamentale.

Source : Schlump – Hans Herbert GRIMM – Romans historiques et Aventure

Histoire alternative : une classe de Troisième dessine les frontières de l’Europe de 1919.

K-Classroom nous offre une intéressante séquence pédagogique consacrée au Traité de Versailles de 1918.

Afin de mieux comprendre les enjeux nationaux et territoriaux de l’Europe en 1919, lorsque les pays vainqueurs de la Première Guerre mondiale se rencontrent et discutent des frontières et de la paix continentales à la conférence de Versailles (France, Royaume-Uni, Italie, Etats-Unis), les élèves de 3e A se sont livrés à une petite expérience d’histoire alternative.

L’expérience :

Organisés en quatre ateliers de cinq ou six membres, les élèves se sont glissés dans la peau des vainqueurs de la Grande Guerre. Face à une carte politique de l’Europe de 1914, ils ont redessiné les frontières des différents états du continent en se fondant sur leurs réflexions collectives ou en se fiant à leur instinct. Sans références préalables ni documents d’appoint, munis de leurs seules connaissances de cours, ils ont été libres de prendre toutes les décisions jugées nécessaires à condition de suivre deux règles simples :

-montrer, à travers leur production cartographique, que l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie sont les grands états vaincus de la guerre ;

-donner un territoire à chaque peuple aspirant à « disposer de lui-même ».

Afin de ne pas embrouiller les esprits, les modifications territoriales à l’est de l’Europe, issues du traité de Brest-Litovsk de mars 1918, n’ont pas été prises en compte lors de cette expérience.

Bien évidemment, il ne s’agit pas d’en rester là. Les élèves auront ensuite à débattre du résultat et de leurs choix, puis à comparer leur travail au découpage réel issu du Traité de Versailles.

Finalement, un avis d’historien est fourni :

Dénoncé sur le moment comme un Diktat par l’Allemagne, le traité de Versailles a longtemps été critiqué pour son injustice. Il est parfois tenu pour responsable de la montée du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. L’historiographie [c’est à dire l’écriture de l’histoire] récente apporte des jugements plus nuancés. Elle montre que les solutions parfois bancales qui ont été trouvées reflètent une situation d’une incroyable complexité, et sont souvent les seules possibles dans ce contexte. Bien des points précis ont été revisités, comme le célèbre article 231 du traité de Versailles sur la responsabilité allemande. Celui-ci n’était pas conçu comme une condamnation morale mais comme un moyen de justifier juridiquement le paiement de réparations jugées légitimes au regard des dévastations en France et en Belgique, et dont l’étendue, en réalité, sera moins grave que ce qu’en disait [l’économiste anglais] Keynes. Mais le débat sur la question reste toutefois vif. 

 D’après André Loez, la Grande Guerre, Paris, La Découverte, 2010.

La séquence complète : Histoire alternative : une classe de Troisième dessine les frontières de l’Europe de 1919..