La Révolution française d'Albert Mathiez – Révolution Française

Mathiez bartillatAlbert Mathiez, La Révolution française, Paris, Bartillat, 2012, 658 p. Introduction de Yannick Bosc et Florence Gauthier.

Cette réédition rassemble en un seul volume les trois parties de l’ouvrage publiées entre 1922 et 1927 : La Chute de la royauté ; La Gironde et la Montagne ; La Terreur. Pour la première fois, La Révolution française est accompagnée d’un index, d’une chronologie et d’un appareil critique rappelant l’oeuvre et la vie d’Albert Mathiez. Le site Révolution française.net en propose le premier chapitre consacré à « La crise de l’Ancien Régime ».

Bonne lecture !

Pour lire le premier chapitre « La crise de l’Ancien Régime » : La Révolution française d’Albert Mathiez – Révolution Française.

Dans les méandres du Congo | Mediapart

Au moment où le sommet de la Francophonie se tient en République du Congo, ou Congo-Kinshasa, il est utile de revenir sur l’histoire mouvementée de ce pays.

A ce titre, la lecture de l’ouvrage de David Van Reybrouck «Congo. Une histoire»s’impose. Cette histoire remonte bien avant l’arrivée des Portugais au 16e siècle dans l’embouchure du grand fleuve. Comme l’indique également Van Reybrouck

«le Congo n’a pas à attendre Stanley pour entrer dans l’histoire. La région n’est pas vierge et le temps ne s’y est pas arrêté. À partir de 1500, elle participe au commerce mondial. Et même si la plupart des habitants de la forêt n’ont jamais été conscients d’un monde extérieur, ils mangent tous les jours des plantes provenant d’un autre continent », à savoir le maïs et le manioc, venant d’Amérique latine.

Cet ouvrage de plus de 700 pages est traduit aujourd’hui en français après être devenu un best-seller en Belgique néerlandophone et aux Pays-Bas. Pour Médiapart

Il constitue une entreprise presque aussi démesurée que son objet, un «pays de 2,3 millions de kilomètres carrés, aussi grand que l’Europe occidentale ou les deux tiers de l’Inde». Et un projet aussi hybride que son auteur, à la fois archéologue, journaliste, romancier et homme de théâtre, qui correspond à un genre, rarement en usage en France et beaucoup plus fréquent dans le monde anglo-saxon, que l’on nomme « non-fiction littéraire » et se situe entre l’historiographie scientifique, la littérature et le reportage.

Lire le compte-rendu (réservé aux abonnés): Dans les méandres du Congo | Mediapart.

La paix, toujours recommencée | La Vie des idées

Tout évolue dans le cours de l’histoire, y compris la façon d’écrire l’histoire elle-même. Longtemps portée par les chantres des « grandes nations », elle a donné un travers belliqueux à nos manuels d’histoire : l’exaltation des guerres du passé, des batailles et des grands généraux ont accompagné notre enfance. La réconciliation franco-allemande est certes passée par là, mais un bref coup d’œil à l’actualité littéraire nous convaincra que la gloire virile de la guerre (pour l’empire ou l’indépendance, peu importe) tient toujours une place dans les imaginaires nationaux, sur fond de drapeaux, fanfares et défilés militaires. Le culte du dieu Mars, c’est-à-dire de la violence organisée entre États, continue de faire recette auprès du grand public.

Dès lors, cela a-t-il un sens d’écrire un livre sur la paix internationale, cette figure modeste de l’histoire ? Régulièrement bafouée au nom de la « raison d’État », elle a certes pour elle sa patience infinie, qui lui confère quelque chose d’héroïque au regard de ses faiblesses évidentes. On la trouve toujours de retour au lendemain des grandes guerres qui ont dévasté notre continent, et elle est la compagne discrète des Européens de l’Ouest depuis bientôt soixante-dix ans. Elle a même connu une brève heure de gloire au moment de la chute du bloc soviétique — lorsqu’elle devint la clé de voûte d’une Union européenne bientôt élargie à vingt-sept membres.

L’ouvrage de Bruno Arcidiacono, historien des relations internationales, apporte un éclairage original à ce sujet en explorant la genèse de l’idée de la paix entre États.

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Recensé : Bruno Arcidiacono, Cinq types de paix. Une histoire des plans de pacification perpétuelle (XVIIe-XXe siècles), Paris, PUF, 2011, 465 p., 32 €.

Google lance un musée numérique du XXe siècle | Ecrans

Google a annoncé aujourd’hui à Varsovie la mise en ligne d’archives numériques sur les grands faits de l’Histoire du XXe siècle, notamment sur l’Holocauste, le prix Nobel de la paix Nelson Mandela ou encore les événements de Mai 68 en France, provenant de dix-sept musées et instituts historiques dans le monde.

Les internautes peuvent désormais consulter librement, via la plateforme de Google Cultural Institut, quelque 6 millions de photos, documents textes, films, provenant de 17 musées et instituts culturels de différents pays.

La suite Google lance un musée numérique du XXe siècle- Ecrans.

Google lance un musée numérique du XXe siècle | Ecrans

Google a annoncé aujourd’hui à Varsovie la mise en ligne d’archives numériques sur les grands faits de l’Histoire du XXe siècle, notamment sur l’Holocauste, le prix Nobel de la paix Nelson Mandela ou encore les événements de Mai 68 en France, provenant de dix-sept musées et instituts historiques dans le monde.

Les internautes peuvent désormais consulter librement, via la plateforme de Google Cultural Institut, quelque 6 millions de photos, documents textes, films, provenant de 17 musées et instituts culturels de différents pays.

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Revue de presse : Cachez ce cellulaire que je ne saurais voir à l’école… | Mario tout de go

Mario Asselin fait le point sur les différentes attitudes possibles relativement à la place et à l’utilisation (ou non) du téléphone portable en classe.
Il a notamment regroupé plusieurs vidéos et témoignages d’enseignants et s’intéresse à la question du primaire à l’enseignement universitaire.
Bien vu.

Cachez ce cellulaire que je ne saurais voir à l’école… | Mario tout de go

Eric Hobsbawm : fin de parcours

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Né à Alexandrie de parents juifs en 1917, l’historien britannique Eric Hobsbawn s’est éteint le 1er octobre 2012 au Free Hospital de Londres, à l’âge de 95 ans. Membre du Parti communiste de Grande-Bretagne depuis 1936, il collabora jusqu’en 1991 à la revue Marxism Today.

En 2009, Mediapart nous proposait un interview vidéo en cinq parties avec Eric Hobsbawm à l’occasion de la sortie en français de deux ouvrages de cet historien britannique, spécialiste des 19e et 20e siècles. Le premier de ces ouvrages est consacré à L’Empire, la démocratie et le terrorisme et l’autre à Marx & l’histoire.

Dans cet entretien, Eric Hobsbawm analysait la crise du capitalisme, la comparait à celle qu’il a connue dans les années 30 et s’inquiètait de l’état de la gauche et des atteintes répétées aux libertés publiques depuis le 11 Septembre 2001. Il est toujours possible de consulter ces vidéos de l’entretien et d’autres sur DailyMotion, tag «Hobsbawm».

A l’heure de son décès, je vous renvoie à deux quelques articles à propos de cet important historien du 20e siècle:

Par ailleurs, son ouvrage «Les Bandits», paru en français dans les années 1970 est disponible en ligne et en accès libre.

L’histoire selon Dimitri Casali : entre le vide et le trop-plein | aggiornamento hist-geo

Introduction de la critique de l’ouvrage de Casali Dimitri (2012). L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas plus fiers de notre histoire ? Paris :  JC Lattès,

Lire le dernier livre de Dimitri Casali, L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas plus fiers de notre histoire ?, revient à suivre un chemin tortueux où les vides succèdent brutalement aux trop-pleins.  Cet ouvrage est saturé de lieux communs des plus droitiers, accumule les clichés néo-conservateurs, assemble hâtivement, et avec lourdeur, des éléments épars, saute avec assurance du coq à l’âne, se répète et répète les précédentes publications de l’auteur, est truffé enfin de phrases-alibis censées le légitimer comme un historien respectable.

Parallèlement, son argumentation ne s’appuie que sur quelques éléments indigents.  M. Casali ne maîtrise par les outils de l’historien, méconnait les avancées et les débats historiographiques des vingt dernières années. La vacuité atteint son paroxysme, lorsqu’il entreprend, fort de son expérience « d’ancien professeur en ZEP » et de chantre de « l’histo-rock »  (mâtin, quel homme !), d’intervenir dans le domaine de l’histoire scolaire.

Confrontés à tant de clichés éculés, de contre-vérités grossières et de considérations politiques inacceptables, il est impossible de recenser exhaustivement tous les problèmes de L’Histoire de France interdite mais nous pouvons en pointer les faits les plus saillants.

Ceci est donc une critique de combat, qui espère donner des armes pour lutter contre ceux qui instrumentalisent et dénaturent l’histoire à des fins ultra-nationalistes.

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