La guerre après la guerre | Enseigner l'histoire à l'âge du multimédia

  • Claude Robinot nous offre un compte-rendu intéressant du livre publié sous la direction de Christian Delporte, Caroline Moine, Denis Maréchal et Isabelle Veyrat-Masson (2010). La guerre après la guerre. Images et construction des imaginaires de guerre dans l’Europe du XXe siècle. Nouveau Monde éditions.
    Dans son avant-propos, Christian Delporte indique les ambitions de l’ouvrage non pas d’analyser les « images de guerre » produite pendant ou après le conflit mais de voir comment elles continuent, après le conflit, à nourrir les imaginaires de guerre. Ces «premières images» sont ensuite enrichies par d’autres images, plus actuelles et plus présentes. L’ouvrage est en quatre parties:
    – Des images pour exprimer le traumatisme
    – Des images pour reconstruire et commémorer
    – Guerres passées conjuguées au présent
    – Restituer, reconstituer la guerre : entre mémoire et histoire.
  • Article de 2005 (qui mériterait d’être complété/actualisé par rapport à 2010).
    Résumé: Les technologies nouvelles permettant de mettre en ligne à la disposition des étudiants des connaissances, des sources, des cours entiers sont appelées à renouveler profondément l’enseignement de l’histoire. Gregory Brown explique que ces évolutions, pour avoir été plus lentes dans le domaine des études sur l’histoire de France que dans d’autres, n’en sont pas moins rapides et à même de favoriser de nouvelles formes d’apprentissage. Il esquisse ici un état des lieux, côté américain, de ces innovations qui bousculent les habitudes des enseignants dans leur rapport au savoir et à sa diffusion, présentant le contexte juridique, des exemples de ressources existantes (des sites) ainsi que des éléments de sa propre pratique d’enseignant.

Facebook : oui ou non dans la relation prof-élèves?

Enseigner face à Facebook

Le hasard de mes lectures et de ma veille a fait se rencontrer deux articles présentant les relations profs-élèves avec Facebook. Deux extraits. Deux choix différents concernant l’un des élèves, l’autre des étudiants. Une réflexion à mener pour tout en chacun.

Pourquoi je suis « ami » avec mes étudiants – affordance.info

Parce que les/mes étudiants sont TOUS (ou presque) et TOUT LE TEMPS (ou presque) sur Facebook (y compris, hélas, pendant les cours). Parce que c’est sur Facebook qu’ils viennent me poser les questions qu’ils ne me posent plus en commentaires de mon « blog du cours ». Parce que c’est sur Facebook qu’ils sont aussi de plus en plus « disponibles », « ouverts » et « réceptifs », parfois bien davantage que dans l’espace-temps d’un cours, d’un cours dont la capacité de médiation est largement dépendante de la forme de l’acteur qui l’anime. Bref, que ça marche donc.

Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur – La p@sserelle -Histoire Géographie-.

Du coup, je me laisse la liberté d’ouvrir une brèche concernant les anciens élèves. Pourquoi se priver d’un contact sympathique et enrichissant si le courant passait avec un(e) élève ? Ils trouveront sur mon Facebook ce qui fait ma pratique professionnelle et un espace d’échanges. Derrière, il y a ma conviction que la mission d’un enseignant ne s’arrête pas aux quatre murs d’une salle de classe. Si la parole du professeur trouve un écho auprès des élèves, pourquoi s’arrêter une fois que celui-ci a cessé de l’être ? Au pied du mur de Facebook, je laisse donc une ouverture. Par contre, ceux qui m’ont en cours trouveront toujours portes closes : pas de confusion des genres.

Pour prolonger la réflexion, je vous invite également à lire Enseigner face à Facebook par André Gunthert. Voir aussi mes articles précédents répertoriés avec le tag Facebook.

Image empruntée à l’article d’André Gunthert Enseigner face à Facebook. Sous licence CC BY-NC-ND 2.0 (http://www.flickr.com/photos/gunthert)

J'ai vécu la Révolution… | Les péplums | Mondialisation | Europe du Goulag

La Vie des Idées nous propose un entretien avec Patrick Boucheron, éditeur d’un ouvrage collectif sur l’Histoire du Monde au XVe siècle, inspiré notamment des acquis de la world history. Plutôt que de raconter cette histoire du point de vue d’une Europe triomphante, cet ouvrage propose de décentrer notre regard, en suivant la piste d’autres mondialisations possibles. En même temps, c’est au cours du XVe siècle que les différentes parties du monde se sont connectées. L’entretien vidéo est articulé et subdivisé autour des questions suivantes: Peut-on parler de mondialisation au XVe siècle?; Quelles sont les régions du monde qui impulsent cette mondialisation ?; Une mondialisation européenne ?; Les acteurs du XVe siècle avaient-ils conscience de cette globalisation ?; Cette mondialisation est-elle avant tout économique ?; L’Europe est-elle partie à la découverte du monde pour surmonter ses fragilités ?; La mondialisation du XVe siècle a-t-elle renforcé les particularismes ?
Le CNRS et RFI s’associent pour créer les premières archives sonores et d’histoire orale de l’Europe du Goulag. Un projet mené par douze chercheurs européens (français, italien, allemand, roumain, hongrois, lituanien, polonais, russe) dans treize pays (Allemagne, Estonie, France, Hongrie, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Russie, République tchèque et Ukraine). Ce projet se propose de comprendre, à travers d’entretiens, le vécu concentrationnaire en relation avec les identités nationales, la genèse de certaines formes de nationalisme à travers la constitution de groupes nationaux au sein des camps ou à travers des parcours de retour marqués par de telles appartenances. Il présente l’intérêt d’associer étroitement l’ensemble des centres de recherches français de la zone concernée (Centre français de recherche en sciences sociales, Centre Marc-Bloch de Berlin, Centre franco-russe de recherche en sciences humaines et sociales de Moscou).