Usages politiques du passé en France (publication et compte-rendu)

En septembre 2003, un colloque était organisé à Paris par le Centre d’Histoire sociale sur le thème des Usages politiques du passé dans la France contemporaine. Aujourd’hui, deux ouvrages rendent compte de la richesses des interventions :

Collectif, Usages politiques du passé dans la France contemporaine (2006).  Presses universitaires de Provence, coll. «Le Temps de l’histoire».

• Vol. 1, sous la dir. de Claire Andrieu, Marie-Claire Lavabre, Danielle Tartakowsky, «Politiques du passé», 264 p.

• Vol. 2, sous la dir. de Maryline Crivello, Patrick Garcia, Nicolas Offenstadt, «Concurrence des passés», 298 p.

Les thèmes abordés par les différentes contributions sont très larges et diversifiés. Des utilisations de l’Histoire par les présidents de la République, on passe à celles qui en sont faites par des mouvements régionalistes. Un détour est possible par des événements devenus des références nationales françaises. De même sont interrogés des faits douloureux de la mémoire collective française, comme la Guerre d’Algérie, l’esclavage ou la Première Guerre mondiale. Mais d’autres usages du passé sont examinés comme la Légion d’honneur ou l’Internet. Les usages de l’Histoire faits dans l’enseignement ne sont pas oubliés. Cette centration sur la France n’empêche donc pas un intérêt pour les enseignants ou historiens suisses.

D’autant que l’actualité ne cesse de montrer que l’Histoire constitue un enjeu politique important. Les remous principalement en Suisse allemande autour du Rapport Bergier et de son emploi en classe, la question du génocide des Arméniens ou la sortie en France du film Indigènes en sont quelques exemples récents. 

On lira donc avec intérêt le compte-rendu de ces deux ouvrages effectués pour les Clionautes par Frédéric Stévenot.

Je terminerai à l’aide de la conclusion faite par Frédéric Stévenot dans son compte-rendu :

« Les Usages politiques du passé dans la France contemporaine constituent un ouvrage destiné e priorité à un public averti, étudiants ou enseignants. On peut aussi le considérer comme un outil de réflexion pour le citoyen soucieux de décoder les manifestations historiques les plus banales, en apparence, en l’aidant à découvrir les enjeux servis derrière la façade festive. Ce citoyen averti peut aussi être à l’occasion un enseignant, sollicité fréquemment pour participer qui à des reconstitutions, à des cérémonies commémoratives, qui à la visite de lieux reconstitués, qui au visionnement de films à caractère historique… Chacun pourra donc trouver matière à prendre le recul critique nécessaire et indispensable avant de s’engager, seul ou, pis encore, avec sa classe. »

Bonne lecture du compte-rendu et des deux ouvrages.

M078 – Interséance et compléments (30.10.2006)

Interséance : A ne pas oublier la séance du 7 novembre.

• apporter pour la prochaine séance, au moins, un document historique (source) devant servir pour une activité d’élève.

Comment faire pour trouver rapidement des informations afin d’élaborer mon cours d’histoire

(Guillaume Roduit)

Thème choisi : la Révolution communiste de 1917

Comment faire pour trouver rapidement des informations afin d’élaborer mon cours d’histoire ?

1. Consultation du manuel Simard/Laville, chapitre 10, pp. 306-309, voire dans d’autres manuels scolaires (cf. le LEP, tome 5, pp. )

2. Recherche d’une documentation dans ma propre bibliothèque (livres, revues, cours universitaires, articles de journaux,…)

3. Un outil incontournable : Internet

Trouver rapidement des informations de base  Dictionnaires/encyclopédies :

– http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

– http://agora.qc.ca/encyclopedie.nsf

– http://encarta.msn.com/

Trouver rapidement des ouvrages de référence :

– http://www.rero.ch/

– http://scholar.google.com/schhp?hl=fr

Trouver rapidement des sites Internet de référence :

– http://www.cndp.fr/spinoo/

– les traditionnels moteurs de recherche (http://www.google.ch, http://www.search.ch/, http://fr.search.yahoo.com, http://www.altavista.com/, …)

Organiser ses favoris pour l’enseignement de l’histoire : un exemple (cf. notamment www.tacite.ch)

Dictionnaires et encyclopédies

Annuaires, portails et moteurs de recherche spécialisés

Sites généralistes

Généralités

Académies françaises et IUFM

Autres Institutions scolaires

Cyber profs

Revues d’histoire

Musées, Archives et bibliothèques

Ressources

Généralités

Textes

Image et son

Photographies

Cinéma – télévision

Affiches et propagande

Dessins

Cartes historiques

Chronologies

Sites didactiques

Généralités

Histoire et TIC

Webquest en histoire

Le jeu

Méthodologie, historiographie et philosophie de l’histoire

Thèmes spécifiques

Par périodes

Histoire contemporaine

Histoire moderne

Moyen Age

Antiquité

Préhistoire

Par pays

Par thèmes

Histoire militaire

Histoire économique

Histoire des femmes

Histoire de l’émigration

Histoire du communisme

Histoire de la médecine…

Evaluer les sites trouvés : quelques exemples de grilles d’évaluation

Après une rapide recherche sur Internet et quelques lectures, je peux réaliser la tâche demandée pour l’interséance et identifier, par rapport au thème choisi,  :

– les concepts à travailler durant cette séquence :

  1. Dans le polycopié de cours (p. 47)  concept de Révolution
  2. Dans le manuel Simard/Laville (p. 297)  concepts d’autocratie et de soviets

– 2 éléments importants à traiter :

  1. la fin du tsarisme
  2. le rôle de Lénine dans la Révolution

– un problème : la prise de pouvoir par les Bolcheviks en octobre 1917 est-elle une révolution ?

– 2 compétences du plan d’études à travailler durant cette séquence :

2 compétences associées du PEV figurant au programme de 9ème 

  1. décrire et dégager le caractère propre d’un événement, d’une situation, d’une évolution
  2. identifier les questions qu’il est nécessaire de se poser et les concepts à mobiliser pour définir une problématique historique

– Remplir la fiche Outil 1– La transposition didactique pour les manuels et les plans d’études (polycopié p. 9) 

Résultats d’une rapide recherche sur Internet à propos de la Révolution russe

Recherche à partir des favoris pour l’enseignement de l’histoire (cf. www.tacite.ch) : 

Dictionnaires

– sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_russe

Sites généralistes

– sur MEMO : http://www.memo.fr/article.asp?ID=CON_EDG_006 

– sur Revues d’histoire, « Historia » et « L’Histoire » :

  1. in Historia, « Une journée suffit à Lénine pour prendre le pouvoir », par Marc Ferro, N° 49, septembre 1998, 6 pages
  2. in L’Histoire, dossier spécial « 1917 : quand la révolution russe ébranle le monde », N° 206, janvier 1997, pp. 22 à 49 (en particulier « La prise du pouvoir par les bolchéviks », par Nicolas Werth)
  3. in L’Histoire, « Que savons-nous d’octobre 1917 ? », par Éric Vigne, N° 28, novembre 1980, pp. 98 à 99
  4. in L’Histoire, dossier spécial Le siècle communiste : Révolution et tragédie, N° 223, juillet 1998 (en particulier : « La Russie soviétique : révolution, socialisme et dictature », par Nicolas Werth, pp.8-21 ; « L’aventure d’une secte », par Jean-Jacques Becker, pp. 24-27)

– Annuaires, portails et moteurs de recherche spécialisés

– sur Moteur de recherche sur les sites en histoire-géo : http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/new_look/aphg/cr/cf-dard1.htm (en tapant « révolution communisme historiographie »)

– à partir de divers portails d’histoire :

  1. http://giotsar.free.fr/histoire/
  2. http://lucaarg.club.fr/pricolib/francais/histoire/la_revolution_bolchevique.htm
  3. …

… et la première colonne de la fiche Outil 1 pourrait se remplir ainsi :

Ce qu’en disent les historiens

…

…

…

Depuis près de quatre-vingts ans, la prise du pouvoir par les bolcheviks, le 25 octobre 1917, fait l’objet d’interprétations radicalement différentes.

Pour une école d’historiens, que l’on peut qualifier de « libérale » (Richard Pipes, Martin Malia), les événements d’octobre 1917 n’ont été qu’un coup d’État perpétré par un groupuscule minoritaire, résultat d’une habile conspiration tramée à la faveur de désordres sociaux par une poignée de fanatiques dépourvus de toute assise réelle dans le pays.

À l’opposé, l’historiographie soviétique a tenté de démontrer que la « grande révolution socialiste d’Octobre » avait été l’aboutissement logique, inéluctable, d’un itinéraire libérateur entrepris par les masses consciemment ralliées au parti bolchevique, moteur de l’Histoire.

Rejetant ces deux vulgates, un troisième courant historiographique a tenté d’expliquer, comme l’écrivait en 1977 son pionnier Marc Ferro, que « l’insurrection d’octobre avait pu être à la fois un mouvement de masse et que seul un petit nombre y avait participé ».

Tiré de : http://giotsar.free.fr/histoire/histoire5.htm (27.10.2006)- repris de l’Encyclopaedia Universalis)

M078 – Deuxième séance (30.10.2006)

★. Problématiser / conceptualiser en enseignement de l’histoire.

★. Mode d’enseignement : quand ? comment ? à quelles conditions ?

Première partie

Problématiser / conceptualiser

Première phase : en enseignement de l’histoire

. Tâche interséance: identifier un concept au moins en rapport avec mon thème/sujet

. Partir de leur grille. Faire le point :

. « Avez-vous pu en identifier ? Listing par sujet»

Matériel : Tableau – Polycopié (p. 45-47 autour du concept)

Durée : 15 minutes

Deuxième phase : Problématiser / conceptualiser c/o les historiens

★. Reprendre le schéma de la problématique

★. Document complémentaire par thème / sujet

★. regroupement des étudiants en fonction de leur thème.

★. Tâche : Aujourd’hui pour quelle(s) raison(s) faut-il enseigner ce sujet à vos élèves de… ? Quelles questions se pose-t-on relativement à ces sujets ?

★. Concrètement : Sur un transparent, rédiger au moins une problématique possible en lien avec votre sujet (en suivant les exemples du polycopié page 49-51) tenant compte de l’état historiographique et de l’âge de vos élèves.

Matériel : Document remis

Ressources du groupe

Polycopié p. 49-51

– Un transparent par groupe

. Durée : 35-40 minutes

. Mise en commun : durée 10-15 minutes

transparent au rétro – Validation problématique oui / non ?

Deuxième partie :

Modèle d’enseignement et de l’apprentissage

Tâche : déterminer à quelle catégorie dominante chacune des séquences d’apprentissage proposées appartient.

– Premièrement, chacun-e des membres du groupe prend une des trois séquences proposées.

– Deuxièmement, vous prenez connaissance des trois modèles d’apprentissage présenté dans votre polycopié aux pages 14 à 17.

– Troisièmement, vous étudiez la séquence et vous déterminez sa dominante (transmissive, behavoriste, constructiviste). Sur une feuille de brouillon, vous notez votre résultat relativement à votre séquence en relevant :

– 3 indices ayant aidé à votre classement;

– 1 élément problématique relativement à votre séquence et son classement;

Durée : 30 minutes

– Enfin, en groupe, vous discutez de votre classement et remplissez ensuite le tableau de synthèse suivant en vous mettant d’accord: Durée : 15 minutes

Séquence

Le mésolithique

Le passage du … au…

Le Néolithique

Type *

3 indices

1 élément problématique

* transmissif, behavoriste ou constructiviste

Tâche : faire le point personnellement relativement aux différents modèles de l’apprentissage.

Pour chacun des trois modèles (transmissif, behavioriste, constructiviste), j’indique quelles sont les compétences que l’enseignant-e (et donc moi-même) doit disposer pour le pratiquer en classe avec des élèves.